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Municipalite de bujumbura> Construction anarchique au bord de la rivière Ntahangwa

Des maisons à risques, la population vit entre le marteau et l’enclume

000aaa0a0a0a0Plusieurs maisons construites au bord de la rivière Ntahangwa sans tenir compte des normes environnementales  sont sur le point de s’effondrer. La rédaction du journal Le Renouveau a fait le tour des quartiers  Buyenzi, Mutanga sud  et  Gikungu le mardi 07 janvier 2020. Le constat est que la population de ces quartiers très proche de cette rivière vit entre le marteau et l’enclume.


Les constructions anarchiques en municipalité de Bujumbura ne sont plus une hypothèse qui nécessite des preuves. Il y a de quoi s’inquiéter si l’on considère les scènes dramatiques qui se sont dernièrement passées à Winterekwa et que l’on sait qu’il y a plusieurs dizaines de constructions hors normes environnementales à Buyenzi, Mutanga sud , Gikungu et ailleurs qui servent de maisons d’habitation.A Buyenzi, c’est très regrettable. Les fondations de certaines maisons sont même construites à moins d’un mètre des rives de la rivière  Ntahangwa au moment où d’autres maisons ont été déjà emportées par les inondations. Ces mêmes cas s’observent également au quartier Mutanga sud dans la zone Rohero et à Gikungu rural dans la zone Gihosha. Dans ces deux dernières localités, la pression démographique pousse les gens à ériger des constructions anarchiques à des endroit non viabilisés sans tenir compte des dégâts dont elles peuvent être à l’orgine.Comme l’a dit l’écrivain Amadou Hampâté Bâ  dans «Amkoullel, l’enfant peul», « c’est la petite épine dont on ne se méfie pas qui t’éborgne l’œil». Si rien ne se fait dans l’immédiat, des conséquences dramatiques et plus graves que celles qui viennent de se passer à Winterekwa vont surprendre la population de ces quartiers. Pire encore, ces constructions sont en matériaux non durables, notamment en briques adobes, et les maisons sont à moins de deux mètres des rives qui se glissent continuellement.Pour ne pas plonger dans le deuil répétitif, certains habitants de Gikungu rural lancent un cri d’alarme au gouvernement burundais à prendre toutes les mesures afin  que les familles en danger déménagent.Le Sénat du Burundi  est aussi préoccupé par cette question. Dans ce cadre, en date du 24 septembre 2018, il a organisé une séance plénière sur les constructions anarchiques dans la municipalité de Bujumbura. A cette date, plusieurs recommandations avaient été émises.                                                                      

Moïse Nkurunziza

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