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Environnement> Changements climatiques au Burundi et les secteurs les plus vulnérables

Plusieurs mesuresont été prises pour y faire face


Les effets néfastes des changements climatiques auxquels le Burundi fait face sont principalement dus aux concentrations de gaz à effets de serre émis dans l’atmosphère.  A l’heure actuelle, ces changements climatiques ont déjà induit des conséquences évidentes radicales sur la vie socio-économique des populations dont les secteurs importants pour leur survie sont les plus touchés. Plusieurs mesures ont été prises pour y faire face.

Les secteurs qui affichent une certaine vulnérabilité sont nombreux. Il s’agit de l’agriculture, de l’énergie, des ressources en eaux, des écosystèmes forestiers et paysages, de la santé ainsi que le transport et les infrastructures.Les impacts dus aux changements climatiques induisent une vulnérabilité qui revêt un caractère multisectoriel sur l’échelle nationale même si les séquences diffèrent  spatialement et temporellement d’une région à l’autre. Les cas les plus évidents de vulnérabilité résultant des événements climatiques sont les déplacements des familles suite à des périodes  de famines répétitives, la persistance de la malnutrition suite à la perte des productions agricoles et qui, finalement interpellent des cas d’interventions humaines.

Efforts d’adaptation du pays face aux changements climatiques

Les changements climatiques sont une réalité au Burundi. Les conséquences sur la survie  des communautés  s’aggravent du jour au jour d’où les mesures d’adaptation sont incontournables  et devront constituer une priorité nationale. Dans les conditions de changement climatique, tout le monde tente de s’adapter. Les pratiques culturales évoluent aussi bien sur le plan des dates de réalisation que des techniques employées et dans certains endroits l’on assiste à l’abandon du travail du sol.Chez les éleveurs, l’on constate d’une part, le changement  de structure de troupeaux notamment la répartition entre espèces, et d‘autre part, la modification des calendriers fourragers basés notamment sur la mobilité des troupeaux. Dans d’autres cas, la recherche de solutions se situe bien souvent hors de l’agriculture, avec la recherche d’autres emplois  non agricoles ; ce qui est à l’origine des migrations internes  et externes observés  aujourd’hui.Sur le plan décisionnel et institutionnel, les efforts d’adaptation sont aussi mobilisés malgré leur inefficacité et se manifestent dans la mise  en place des textes légaux, des stratégies et des plans qui proposent des solutions d’adaptation afin de mitiger les risques induits par ces changements climatiques. Dans ce cas, certains outils ont été mis en place. Il s’agit en l’occurrence du plan d’actions sur le changement climatiques.

Il y a aussi les communications nationales sur les changements climatiques qui ont donné une occasion de renforcer les capacités nationales en matière d’inventaire  de gaz à effet de serre, d’analyse d’atténuation, de la vulnérabilité et d’adaptation aux changements climatiques. L’autre outils est la Stratégie nationale de communication en matière d’adaptation au changement climatique allant de 2014-2018 ayant pour objectif de contribuer à l’adaptation durable de la société burundaise aux effets du changement climatique et la réduction des dégâts et des pertes provoqués par des événements climatiques extrêmes, à travers une communication améliorée , etc. 

Source : Troisième communication  nationale  sur les changements

Martin  Karabagega 

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