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COMMUNE RUGOMBO> Insuffisance de l’eau potable

Un des facteurs de transmission du choléra

 

DSC 0030 2L’eau c’est la vie. Le manque d’eau et surtout l’eau potable en commune Rugombo de la province de Cibitoke est un des facteurs de transmissiondes maladies des mains sales et surtout du choléra. Pour y faire face, le Coordonateur provincial de l’Eau et de l’assainissement à Cibitoke, Elkana Niyongabo, demande la sensibilisation de la population en matière d’hygiène et d’assainissement. 

 

Chaque année, l’épidémie de choléra s’annonce dans certains coins du pays notamment en commune Rugombo. Très récemment, la rédaction du quotidien Le Renouveau, s’est entretenue avec le Coordonateur provincial de l’Eau et de l’assainissement à Cibitoke, Elkana Niyongabo, sur les impacts de l’insuffisance de l’eau potable en commune Rugombo.  Selon Elkana Niyongabo, Rugombo est une commune se trouvant dans la région naturelle de l’Imbo. Elle ne dispose d’aucune source d’émergence pouvant servir de captage. Pour cela, le seul réseau d’adduction d’eau dont elle dispose prend source surtout en commune Mugina, à une longue distance. « Cette longue distance que l’eau doit parcourir, indique-t-il, constitue un handicap majeur quand il y a une panne sur le réseau ». M. Niyongabo a ajouté que suite à l’insuffisance de l’eau potable en commune Rugombo, le choléra s’est déclaré en 2016. Pour contrecarrer cette épidémie, des efforts ont été conjugués et un réseau de 35 km a été construit pour servir la commune Rugombo en eau potable. « A cette époque, dit-il, la commune Rugombo ne comptait que seulement douze bornes fontaines auxquelles se sont ajoutées celles raccordées au réseau nouvellement construit. Cela a eu un effet positif car en 2017 et en 2018, aucun cas de choléra n’a été enregistré mais cette année il s’est encore déclaré.Elkana Niyongabo ajoute que, malgré de bons résultats, enregistrés auparavant, le réseau ne fonctionne pas actuellement suite à une panne, mais qu’ils sont en train de voir comment le réparer ».

Des études pour de nouveaux réseaux sont en cours

Pour Elkana Niyongabo, la commune Rugombo est devenue ces dernières années, un foyer d’accueil de nombreuses populations venues des autres communes de la province de Cibitoke se trouvant dans les Mirwa ou les autres provinces. Cela a abouti à une forte explosion démographique dans cette commune. Ce qui, face à cette pénurie d’eau, a empiré la situation.Pour lutter contre les maladies des mains sales et du choléra en particulier dans cette commune et dans toute la province, M. Niyongabo appelle l’intervention de tout un chacun. Mais il a signalé que des projets d’études pour de nouveaux réseaux sont en cours pour pouvoir augmenter la quantité d’eau de réseaux existants et en ajouter d’autres afin d’alimenter suffisamment en eau, toute la plaine qui est sujette au choléra. Il demande qu’il y ait de nouvelles méthodes de lutte contre cette maladie en l’occurrence l’introduction des latrines environnementales mais aussi la sensibilisation de la population en matière d’hygiène et d’assainissement. « C’est le seul moyen de se protéger contre les maladies dues au manque d’hygiène », a-t-il souligné.Ce manque d’eau fait que dans certains endroits, l’eau se vend à raison de cinquante francs burundais pour trois bidons; ce qui constitue une entrave pour les personnes indigentes, lesquelles vont recourir aux eaux des marais. Mais ici, le Coordonateur Niyongabo, en donne des raisons.       «Cinquante franc pour trois bidons n’est pas un prix exagéré. On paie cette somme pour qu’on ait de l’argent qui permettra la réparation des pannes sur le réseau mais aussi pour la main d’œuvre », a-t-il indiqué. Il a néanmoins souligné qu’en cas d’épidémies de choléra comme celle qui s’est dernièrement déclarée sur certaines collines de la commune Rugombo, la population puise l’eau gratuitement. 

Jean Bosco Nkunzimana

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