Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

SOCIETE> La femme burundaise

Elle peut être ambassadrice du bon leadership

 

marinaLes femmes burundaises franchissent aujourd’hui des frontières pour participer à des réunions et conférences dans divers pays tant d’Afrique que d’ailleurs. Certaines y vont pour mission de travail, d’autres pour études. Marina Imanishimwe est partie pour la Chine pour une maitrise en service social : leadership féminin et le développement social pendant deux ans à China Women’s University. Pour elle, la femme burundaise a beaucoup à apprendre de la femme chinoise du fait que les femmes chinoises ont compris que tout doit se faire dans l’unité. La place de la femme reste importante dans la société burundaise, d’où son devoir d’éclairer les autres.  

 

Puiser des expériences à partir des autres est un devoir que chaque femme doit se donner pour pouvoir développer sa société.  Notre interlocutrice indique que les femmes sont capables d’équilibrer leur vie professionnelle et leur vie privée, tout en restant motivées dans leur rôle. Mme Imanishimwe indique qu’elles ont le pouvoir de changer leur milieu de vie. « Les femmes détiennent la moitié du ciel », disent les femmes chinoises, d’où si elles s’y donnent corps et âme, rien ne leur est impossible. Partant des guerres de libération de la Chine, Marina Imanishimwe nous a informé qu’être en contact avec des femmes qui ont vécu des périodes difficiles de la Chine a été d’une grande richesse intellectuelle pour elle. En effet, dans différentes réunions et conférences, notre interlocutrice a eu la chance de rencontrer la Première dame de la Chine, Peng Liyuan, ainsi que d’autres femmes mondialement connues et qui sont influentes dans leurs sociétés. « Cela rend la femme capable d’exprimer ses idées et apporter de l’aide et de l’expérience à d’autres femmes. Ces rencontres avec d’autres femmes constituent aussi une partage d’expériences et une levée de voile d’ignorance face aux situations diverses auxquelles doit faire face la femme en général ». Dans divers témoignages dont ceux liés à la libération de leur nation et à la promotion des droits de la femme, Marina Imanishimwe a appris des femmes chinoises le sens du bon leadership. « Par des efforts et de la persévérance, les femmes chinoises sont capables de maintenir des positions respectables au sein du gouvernement », souligne Mme Imanishimwe. Etant les piliers de la société, Mme Imanishimwe appelle les femmes burundaises à unifier leurs forces indépendamment de leurs ethnies et de veiller à éduquer leurs enfants dans le sens de l’amour de la nation. « Les différences sociales et ethniques entre femmes ne sont pas des défis mais plutôt des chances à exploiter pour rassembler des idées inovatrices et diversifiées », dit Marina Imanishimwe.

BLANDINE NIYONGERE

Ouvrir