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MINISANTE> Célébration de la journée africaine de la médecine traditionnelle

Sous le thème : « Intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation universitaire en science de la santé dans la région africaine »

 

DSC 0368Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a célébré le vendredi 6 septembre 2019, la journée africaine de la médecine traditionnelle, 17e édition. Le thème retenu pour cette année met l’accent sur l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation universitaire en science de la santé dans la région africaine.  

 

Le 31 août de chaque année, l’Afrique célèbre la journée de la médecine traditionnelle. Selon le message de la directrice régionale de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, l’essentiel de la population de la région africaine recourt à la médecine traditionnelle pour combler ses besoins de soins de santé. Ainsi, 70% de la population du Bénin utilise la médecine traditionnelle, et ce pourcentage atteint 90% au Burundi et en Ethiopie. En effet, les Etats membres possèdent, chacun, son cadre réglementaire, son modèle de prestation des soins de santé primaire et son profil de médecine traditionnelle. Par conséquent, l’OMS a mis au point et testé, dans quatorze Etats membres, des outils de formation en médecine traditionnelle à l’intention des étudiants en médecine et en pharmacie. Car, les institutions académiques évoquent parfois les difficultés qu’elles rencontrent pour intégrer la médecine traditionnelle. Ce sont, entre autres, un corpus de données limité, la saturation des programmes d’études et, dans certains cas, les problèmes d’harmonisation entre les savoirs indigènes et les approches biomédicales. Ainsi, le secrétariat de l’OMS reste disposé à travailler avec les Etats membres dans le but de renforcer l’intégration de la médecine traditionnelle dans les systèmes nationaux santé.

Beaucoup d’activités ont été réalisées dans ce secteur 

Quant au directeur général au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, Dr Isaac Minani, beaucoup d’activités concernant le secteur de la médecine traditionnelle ont été réalisées au Burundi. C’est, entre autres,  la mise en place de la loi qui régit la médecine traditionnelle. Cela va permettre aux tradipraticiens de travailler dans la transparence et de partager leurs savoirs avec les autres sans problèmes. Il a indiqué que les recteurs d’universités devraient s’y impliquer pour que l’intégration de la médecine traditionnelle dans les programmes de formation universitaire soit une réalité.       Ainsi, Dr Minani a indiqué qu’une collaboration entre les tradipraticiens et les médecins est nécessaire de sorte qu’un médecin pourra transférer les malades chez les tradipraticiens et vice-versa.  Et cela pour que les malades puissent faire les examens au laboratoire afin que ces tradipraticiens puissent traiter une maladie qui est connue et éviter des tâtonnements. Ainsi, il a signalé  qu’un centre pour contrôler les médicaments traditionnels va être mis  en place à l’Institut national de santé publique (INSP). Pour le représentant du réseau des associations des tradipraticiens, Jothan Nikora, c’est un sentiment de satisfaction et il a remercié le gouvernement du Burundi qui a mis en place la loi qui les régit. Il a souligné que les tradipraticiens se sont regroupés dans les associations comme le stipule la loi. Et il a promis que ces associations continueront à travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida et respecteront la loi qui les regit.

FIDES NDEREYIMANA

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