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GENRE> Contributions de l’AFJB dans la promotion de la femme

Aider les victimes à accéder à la justice

 

DSC 2164L’Association des femmes juristes du Burundi (AFJB) aide les victimes à accéder à la justice. Cela ressort d’un entretien qu’a donné la coordinatrice nationale de cette association, prénommée Marie Emerusabe, le vendredi 30 août 2019, à la rédaction du journal Le Renouveau.  

 

Au cours de cet entretien, Mme Emerusabe a fait savoir que depuis sa création, l’Association des femmes juristes a pour objectif primordial de contribuer à la promotion des droits de l’Homme avec un accent particulier sur le cadre légal. En effet, l’AFJB aide les victimes aussi bien féminines que masculines  à avoir des avocats. « Même si quelque fois, il s’observe des défis financiers, notre association est composée en grande partie par les avocates. Au minimum, chaque femme juriste doit aider une victime par an ». D’après Mme Emerusabe, l’AFJB a contribué énormément dans l’adoption ou la réforme de certaines lois.  Elle a donné l’exemple de la loi n°1/013 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. Concernant la loi sur les successions, Mme Emerusabe dit que cette association a élaboré en 2004 un projet de loi et qu’elle attend jusqu’aujourd’hui la suite.  Dans le but d’accompagner le gouvernement, l’AFJB a déjà élaboré  un avant projet de la loi portant réforme  de certaines dispositions du Code des personnes et de la famille qui mettent à l’écart la femme burundaise. «Nous avons espoir que ces dispositions qui handicapent la promotion de la femme seront améliorées».L’AFJB remercie l’Assemblée nationale d’avoir pris en compte leurs propositions  en les mettant dans le Code pénal de 2009. « Notre association, en collaboration avec d’autres associations œuvrant dans le domaine de la promotion de la femme, a donné des propositions d’amendement. C’est encourageant de voir comment les élus du peuple ont tenu compte de nos propositions pour ce Code mais aussi pour le Code de procédure pénale qui a suivi».

Des défis ne manquent pas

Même si la coordinatrice nationale de l’AFJB salue une certaine amélioration, des défis ne manquent pas. Parmi les défis évoqués figure la persistance de certaines lois qui présentent des articles qui ne favorisent pas ou qui handicapent la promotion de la femme. Mme Emerusabe donne l’exemple du code des personnes et de la famille. « Il y a ceux qui l’utilisent pour empêcher la femme de jouir de ses droits». L’autre défi est lié à la dépendance économique de la femme ainsi que ce qu’elle qualifie de vide juridique. 

Une loi sur les successions, une des demandes et préoccupations de l’AFJB

Dans le but de promouvoir les droits de la femme burundaise, l’AFJB plaide pour que les textes internationaux en rapport avec la promotion de la femme soient considérés. « Pour certaines lois, nous demandons aussi qu’il y ait la réforme des articles qui handicapent l’épanouissement de la femme ». Elle affirme que la loi sur les successions reste une préoccupation et une nécessité. Bien que les auteurs des violences basées sur le genre soient punis, Mme Emerusabe trouve un manquement en ce qui concerne l’indemnisation. Elle a ainsi demandé au gouvernement de créer un fonds national pour pouvoir indemniser les victimes des violences basées sur le genre. 

Moïse NKURUNZIZA.

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