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GENRE> Les femmes vulnérables qui sont retournées sur leurs collines

Le problème foncier, une des difficultés qu’elles vont rencontrer

 

DSC 0347Les femmes vulnérables qui ont pris la décision de regagner leurs collines d’origine volontairement  ont témoigné comment elles prévoient organiser leur nouvelle vie. Mais, certaines ont peur pour ce qui concerne les problèmes fonciers. 

 

Les femmes vulnérables rencontrent beaucoup de difficultés dans la vie de tous les jours. Mais, la situation s’empire davantage si elles vivent dans les villes sans rien faire. Pour la prénommée Mélanie, la plupart des femmes ont voulu  retourner sur leurs collines d’origine mais elles manquaient des moyens requis pour y parvenir. Elle a indiqué que maintenant que le ministère des Droits de la personne humaine et du genre a réalisé les rêves des uns et  des autres, c’est un sentiment de satisfaction. Et d’ajouter que c’est aussi un sentiment de peur car ces femmes n’ont aucune idée de l’accueil qui leur est réservé. Elle a précisé que le problème foncier est parmi les difficultés auxquelles elles vont faire face.  Cela parce qu’il sera difficile pour ceux qui cultivaient leurs terres de les céder facilement.  Pour son cas, elle a indiqué qu’elle est descendue à Bujumbura à cause de la crise de 1993. Depuis lors, elle n’est pas retournée sur sa colline natale car les membres de sa famille se sont appropriés de ses  terres cultivables. Toutefois, elle se réjouit du fait que c’est le ministère en charge des affaires sociales qui a voulu les aider afin qu’elles puissent rentrer chez eux. Cela est très important car les administratifs à la base sont au courant de leur retour. Pour dire que ces personnes  seront protégées de la base au sommet. C’est pourquoi elle a pris l’occasion de remercier le ministère en charge des affaires sociales pour cet acte très noble de les appuyer afin qu’elles puissent retourner chez eux et commencer une nouvelle vie. Notre interlocutrice a saisi cette occasion pour interpeller les autres personnes vulnérables en général et les femmes en particulier qui n’ont pas encore pris la décision de rentrer chez elles de la prendre le plus rapidement possible car la vie de la mendicité ou autres métiers non autorisés n’est pas facile. « La vie dans des villes sans métier quelconque reste pénible », a-t-elle conclu. 

Fidès Ndereyimana

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