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QUARTIER MIRANGO I> Manque d’eau potable

La population grogne, la désolation y est totale

 

IMG 8990Le quartier Mirango I de la zone Kamenge en commune Ntahangwa connaît une carence d’eau potable, depuis quatre semaines.  La rédaction du journal « Le Renouveau » s’y est  rendue le mercredi  07 août 2019. La population et l’administration à la base grognent et poussent un cri d’alarme.  Bien que cette problématique soit bien connue au niveau communal, la population se retrouve dans la désolation totale. 

 

A notre arrivée, dans la matinée du mercredi 7 août 2019, vers 10h, la population vaquait à ses activités quotidiennes. Cependant, il y n’avait aucune goutte d’eau dans les robinets publics se trouvant dans ce quartier. A la sixième avenue, des jeunes filles et femmes avec des bidons et de seaux se faisaient voir. Là, il  y a une manne, un puits creusé et aménagé à deux mètres de latrines. Ce dernier appartient à un certain Alexandre Mpawenimana qui assure son assainissement. La population de ce quartier utilise ce puits et d’autres creusés aux environs. Elle s’approvisionne par bidon de 20 litres chacun à 50FBu. Dominique Seseka, un des habitants de ce quartier, dit que ce problème est sans solution et que même l’administration en est au courant. « Malheureusement, il y a tout un mois sans aucun remède. La population est dépassée, nous ne savons pas à quel saint nous  vouer », a raconté M. Seseka.Ce problème serait dû à deux personnes habitant le quartier de Mirango II qui ont bloqué l’eau pour alimenter leurs maisons en étages.  «L’administration communale est aussi au courant de cela, nous avons plaidé pour qu’elle intervienne avant qu’il ne soit trop tard », dit un autre habitant.M. Seseka craint l’insalubrité de cette eau. « Je doute fort que cette eau ne soit pas bonne à la consommation. Ici, il y a des latrines avec de fosses septiques, je doute même que cette eau soit sale et qu’elle puisse provenir de ces fosses septiques ». Cet avis est partagé avec le chef de quartier adjoint, Evariste Nibaruta. Cette autorité locale admet avoir transmis lui-même ce problème à l’administration hiérarchique. « Nous attendons qu’elle intervienne ».Cet administratif local convergent avec chez de Dominique Seseka sur les mécanismes de faire face à ce problème. « C’est incompréhensible de manquer de l’eau tout un mois alors que les quartiers environnants en ont assez », se lamente M. Seseka. Et d’ajouter que pour avoir de l’eau propre, il dépense cinq mille francs burundais par jour. Pour Evariste Nibaruta vaut mieux que la Régideso procède au délestage pour que tous les quartiers soient servis.

La crainte d’attraper le choléra 

La situation est ainsi au moment où le choléra frappe fort dans différents quartiers de la ville de Bujumbura. Selon le communiqué du maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, sorti en date du 05 août 2019, 126 cas de choléra avaient été enregistrés. Dominique Seseka affirme qu’un grand nombre de la population utilise l’eau sale qu’elle puise dans le ruisseau Nyabagere. Selon lui, l’administration locale semble être dépassé et ils n’ont pas quoi à faireContacté à propos, l’administrateur de la commune Ntahangwa, Eddy Paul Hakizimana, reconnaît ce calvaire auquel la population du quartier de Mirango I fait face. Cependant, il s’est gardé de tout commentaire avant de nous envoyer à la Régideso qui selon lui s’en occupe.                                                             

Moise Nkurunziza

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