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MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE > Pas d’épidémie de paludisme au Burundi

Contrairement aux informations diffusées par la RFI

 

IMG 556Le ministère de la Santé publique et de la lutte  contre  le  sida  a organisé le mercredi 7 août une conférence de presse pour démentir les informations diffusées par la Radio France internationale signalant la présence de l’ épidémie de paludisme au Burundi.  

 

Dans ses propos, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana a fait savoir que l’objet de la tenue de la conférence de presse est de donner des éclaircissements sur trois sujets, l’état des lieux réel du paludisme au Burundi, l’état des préparatifs pour la prévention de la maladie à virus Ebola mais aussi la situation actuelle de l’épidémie de choléra au Burundi.Concernant l’état des lieux du paludisme au Burundi, il a fait savoir que la RFI a diffusé sur ses ondes qu’il y aurait une épidémie de paludisme que le gouvernement du Burundi n’a pas voulu déclarer. Il a précisé que comparativement aux effectifs enregistrés en 2017 quand le Burundi a déclaré une épidémie de paludisme, les chiffres enregistrés pendant six mois de cette année en cours montrent qu’ils sont en dessous. « De janvier à juin 2017, nous avons enregistré quatre  millions neuf cent  treize  mille  cent  cinquante (4 913 150) patients qui souffrent du paludisme  avec quatre  mille cinq cent (4 500) décès.  De janvier à juin 2019, les effectifs enregistrés étaient de quatre millions trois cent quatre  vingt  quatorze mille six cent seize (4 394 616) malades du paludisme avec mille quatre cent ( 1 400) décès». De ces chiffres, on constate qu’il y a recrudescence des cas de paludisme. Mais, les effectifs n’ont pas atteints ceux de 2017», a précisé Dr Ndikumana.

Le gouvernement du Burundi a débloqué un milliard de francs burundais pour lutter contre le paludisme

Le ministre en charge de la santé publique a indiqué que ce qui est positif pour le Burundi est que, depuis qu’il est constaté une flambée du paludisme dans les districts sanitaires du nord, du centre et de l’est, le gouvernement du Burundi a pris des mesures pour pouvoir assister la population. Ces mesures sont, entre autres, une allocution d’un milliard de francs burundais pour pouvoir engager 360 prestataires additionnels qui sont temporaires pour appuyer les centres de santé et aller auprès des communautés pour faire le dépistage et le traitement gratuit du paludisme. Cela a fait que le nombre de malades a augmenté mais que les décès ont diminué. «D’autres approches ont été aussi prises pour diminuer le nombre de décès. Il y a eu des pulvérisations intra domiciliaires dans les districts sanitaires qui ont connu une flambée de la dite maladie mais aussi le traitement gratuit de première ligne. Parallèlement à ces approches, une étude qui a été faite a montré que le traitement de première ligne est moins efficace. Et, le ministère compte changer ce traitement pour introduire un autre», a-t-il mentionné. Dr Ndikumana a  tranquillisé le public qu’il n’y a pas d’épidémie de paludisme au Burundi contrairement aux informations diffusées par la RFI.

Etat des lieux de la prévention contre Ebola et choléra 

Concernant à l’état des préparatifs pour la prévention d’Ebola, le ministre en charge de la santé publique a précisé qu’à part la formation des prestataires redéployés dans les portes d’entrées, il y a eu d’autres formations des prestataires dans les hôpitaux districts en termes de pratique et de contrôle de l’infection. Il y aura aussi des vaccins donnés prioritairement aux prestataires qui œuvrent dans les hôpitaux  mais aussi aux agents de la Police de l’air, des frontières et des étrangers (Pafe). Un centre de traitement transitoire est érigé à Mudubugu et sera fonctionnel dans dix jours. Les districts sanitaires disposent d’un site d’isolement pour garder un cas suspect. Aussi, le Burundi peut faire un diagnostic différentiel pour savoir s’il y a ou pas un cas d’Ebola.Concernant le choléra, il a indiqué que cette maladie est déclarée comme une épidémie dans la région de l’Imbo (dans les provinces de Cibitoke et Bujumbura mairie). Il a précisé que depuis lors, le ministère en charge de la santé publique a enregistré 235 cas de choléra. Ces derniers ont été traités gratuitement et sont guéris. Mais, 12 cas restent hospitalisés et il y a eu un seul décès dû en même temps au choléra et au paludisme. Pour une lutte efficace du choléra, Dr Ndikumana demande à la population en général de respecter les mesures d’hygiène. Il a terminé en saluant la collaboration avec d’autres ministères pour éradiquer cette maladie.       

Rose Mpekerimana     

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