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APLE> Problématique de l’épilepsie

Des chiffres inquiétants

 

«L’épilepsie semble être un problème de santé  au Burundi du fait de sa prévalance. C’est un facteur d’exclusion sociale qui entraîne des conséquences négatives sur le plan économique », tels sont les propos du représentant légal de l’Action pour la promotion de la lutte contre l’épilepsie. Jean Pierre Nshimirimana (Aple en sigle). C’était au cours d’un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau le mercredi 31 juillet 2019. 

 

Selon M. Nshimirimana, les données collectées par l’Aple sur les cas de l’épilepsie alignent les six premières provinces avec à la tête la municipalité de Bujumbura (1 202 cas des patients) suivie respectivement par les provinces de Gitega, Bubanza, Bujumbura rural, Makamba, Cibitoke et Bururi dont chacune présente plus de cent cas. Expliquant la position qu’occupe la municipalité de Bujumbura, M. Nshimirimana a précisé que la proximité de la ville de Bujumbura avec l’Aple  favorise l’identification des cas de maladie. Il a ajouté que les citadins reçoivent une information en temps réel par des multiples canaux d’information, ce qui n’est pas le cas dans les campagnes. Parlant de la province de Cankuzo qui vient en dernière position en ce qui concerne cette maladie, il a dit que cela ne justifie pas qu’elle est épargnée de la maladie. M. Nshimirimana a plutôt expliqué que cela pourrait être justifié par le manque de sensibilisation en ce qui concerne la maladie. Selon M. Nshimirimana, les données collectées par l’Aple sur les cas de l’épilepsie alignent les six premières provinces avec à la tête la municipalité de Bujumbura (1 202 cas des patients) suivie respectivement par les provinces de Gitega, Bubanza, Bujumbura rural, Makamba, Cibitoke et Bururi dont chacune présente plus de cent cas. Expliquant la position qu’occupe la municipalité de Bujumbura, M. Nshimirimana a précisé que la proximité de la ville de Bujumbura avec l’Aple  favorise l’identification des cas de maladie. Il a ajouté que les citadins reçoivent une information en temps réel par des multiples canaux d’information, ce qui n’est pas le cas dans les campagnes. Parlant de la province de Cankuzo qui vient en dernière position en ce qui concerne cette maladie, il a dit que cela ne justifie pas qu’elle est épargnée de la maladie. M. Nshimirimana a plutôt expliqué que cela pourrait être justifié par le manque de sensibilisation en ce qui concerne la maladie. 

Elle est médicalement bénigne dans certains cas

Selon la même source, l’épilepsie est une maladie qui est rarement traitée. «L’épilepsie est une maladie qui suscite beaucoup de crainte et de préjugés alors qu’elle est médicalement bénigne dans près de trois cas sur quatre. M. Nshimirimana a expliqué que le déficit thérapeutique est dû à plusieurs facteurs. Il a cité entre autres  la perception culturelle de la maladie, le peu de priorité qui lui est accordée, la carence en infrastructures et l’irrégularités dans l’approvisionnement en médicament. «L’épilepsie est à la fois une des maladies neurologiques  les plus répandues et l’une des mal comprises du public», a-t-il expliqué. Selon M. Nshimirimana, comme la tuberculose, le cancer ou le sida, l’épilepsie constitue un fait social autant qu’une maladie. Cependant, M. Nshimirimana a expliqué que les problèmes d’intégration liés aux préjugés subsistent et cet aspect de la maladie est le plus pénible et le plus difficile à vivre.

Fiacre Nimbona (stagiaire)

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