Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

TROUBLES NEURO CErEBRALES > Electroencéphalogramme

Il est très adéquat pour la détection des causes en vue de traitement

 

IMG 2060 1L’électroencéphalogramme est un examen permettant d’enregistrer l’activité électrique du cerveau au moyen des électrodes placées au niveau du scalp. C’est un examen totalement indolore, pratiqué couramment aussi bien chez les adultes que les enfants y compris les nouveaux-nés. 

 

Dans une entrevue dernièrement accordée à la rédaction du quotidien « Le Renouveau » le spécialiste en psychologie clinique et en électroencéphalogramme, Jean Pierre Nshimirimana, a fait savoir que l’électroencéphalogramme est utile dans le bilan des malaises, le diagnostic et le suivi de l’épilepsie mais également pour d’autres pathologies neurologiques comme l’origine de certains comas, les encéphalites, les troubles de la vigilance,  l’état confusionnel, et chez le nouveau-né dans tous les cas de souffrances cérébrales. Les indications portent aussi sur le diagnostic de mort cérébral, sur le cas des lésions cérébrales, sur les troubles cognitifs, sur le traumatisme crânien et sur les céphalées primaires ou secondaires.

La procédure d’enregistrement

M. Nshimirimana a indiqué que l’enregistrement s’effectue à l’aide d’électrodes placées sur le cuir chevelu nettoyé avec une pâte conductrice. Les électrodes sont maintenues par un casque ou collées dans le cas des enregistrements prolongés et reliés par des câbles électriques à l’électroencéphalogramme. Il a expliqué que le patient doit être installé dans  une position confortable, assis ou allongé dans une pièce calme afin d’éviter des ondes erronées provoquées par des bruits externes. Notre source a ajouté qu’après l’installation, on procède à l’examen standard qui dure en moyenne vingt minutes, les yeux du patient sont fermés la plupart du temps. Pour sensibiliser l’enregistrement, M. Nshimirimana a dit qu’il est proposé au patient une respiration accélérée et amplifiée durant trois à cinq minutes (si et seulement si le patient n’a pas de problème de respiration et puis on applique une stimulation lumineuse intermittente au cours de laquelle un stroboscope (source de lumière émettant par intermittence) délivre des éclairs lumineux de fréquence variable.

Des enregistrements complémentaires

Selon la même source, un enregistrement plus prolongé de sieste peut être réalisé en complément du premier, parfois après privation de sommeil la nuit précédente. Il a ajouté qu’un enregistrement vidéo peut également y être associé. Lors des examens polysomnographiques qui se font le plus souvent la nuit, M. Nshimirimana a expliqué que l’électroencéphalogramme sera couplé à un enregistrement des mouvements respiratoires, des mouvements oculaires, de l’électrocardiogramme, de l’activité musculaire et du taux d’oxygénation du sang. Pour lui, dans certains cas le bilan pré-chirurgical de patients présentant une épilepsie dite focale résistante aux traitements, pourra faire appel à un enregistrement vidéo électroencéphalogramme de plusieurs jours  à l’aide d’électrodes intracérébrales. Ces enregistrements doivent être réalisés dans des centres spécialisés afin de pouvoir intervenir chirurgicalement en cas de complications graves. M. Nshimirimana a ajouté que dans les conditions standards, il n’y a pas de contre-indication à cet examen ; la coopération du patient est cependant requise autant que possible. Aussi des réponses curatives sont applicables selon les causes des troubles.

Fiacre Nimbona (stagiaire)

Ouvrir