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BUJUMBURA> Des personnes qui s’approvionnent en vivres dans des dépotoirs

Le risque imminent d’attraper les maladies des mains sales les guette

 

IMG 3258Il s’observe des habitants de la mairie de Bujumbura qui disent être les plus démunis qui sillonnent les dépotoirs à la recherche de certains objets ainsi que les restes de la nourriture.  Cependant, ils semblent ignorer le danger, particulièrement les maladies, de ces déchets sur leur santé.  

 

Le dépotoir de Buterere comme ceux se trouvant au niveau des quartiers contiennent toutes sortes de déchets dont ceux collectés dans les ménages, des sachets en plastique et autres. Hélas, le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on.  La rédaction du journal «Le Renouveau» a constaté, lors de son passage aux dépotoirs de Buterere, de Mubone en commune Mutimbuzi et celui se trouvant à Jabe, un dénominateur commun. A part qu’on y jette des déchets de toutes sortes, il s’y observe également la présence des personnes ; les enfants et adultes, hommes et femmes qui visitent souvent ces lieux à la recherche de  quoi mettre sous la dent. A l’arrivée, dans l’après midi du vendredi 05 juillet 2019 au dépotoir sis à Jabe, des hommes et enfants s’agglutinaient pour chercher ce qui pourrait être consommé, réutilisé ou vendu comme les flacons et les émiettes du charbon. A la question de savoir s’ils ne craignent pas d’attraper les maladies des mains sales, avant de se garder tout commentaire, un jeune homme a laissé entendre qu’entre deux maux vaut mieux choisir le moindre.A Mubone, des mères accompagnées de leurs enfants étaient assises dans le dépotoir se trouvant à proximité du bureau zonal à la recherche du charbon qui, par après, est vendu aux habitants de cette localité. « La faim qui sévit dans notre famille me pousser à me débrouiller de la sorte », a fait savoir une maman qui a requis l’anonymat.

Prosper  Muyuku s’exprime sur cette problématique

Interrogé à propos, le chef du service national d’Hygiène et assainissement, Prosper Muyuku, reconnaît cette problématique. Cependant, il trouve qu’elle ne sera pas résolue aussi longtemps que l’administration, les confessions religieuses et la police ne feront pas d’efforts pour éduquer la population ou punir sévèrement les récalcitrants.

Moïse Nkurunziza

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