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COMMENTAIRE >La femme burundaise est perdante suite à de l’ignorance des bibliothèques

En passant dans différentes bibliothèques de la ville de Bujumbura, on constate que ce n’est pas l’endroit préféré des femmes. Il y a quelques présences féminines mais quand on s’y penche de plus près, on se rend compte que ce sont notamment celles qui font des recherches pour leurs travaux de fin d’études universitaires ou des lycéennes qui participent aux travaux en groupes.

Le nombre des femmes scolarisées a augementé au Burundi par rapport aux années passées. Toutefois, certaines habitudes que partagent les intellectuels dont la fréquentation des bibliothèques ne les occupent pas. La femme burundaise, qu’elle soit intellectuelle ou non, est sollicitée dans plusieurs tâches au foyer car, la culture n’a pas encore beaucoup évolué à ce sujet. Mais, la raison majeure qui freine la lecture chez la femme, n’est pas le manque du temps mais plutôt l’absence de l’amour de la lecture. Les femmes qui font la lecture, témoignent qu’elles s’arrangent pour trouver de temps car, c’est leur passion.

Les mêmes sources révèlent que les femmes lisent les livres qu’elles se passent main à main et les sujets qui les intéressent sont souvent des histoires de fiction. Si l’on en croit la citation du célèbre romancier, Louis Aragon, «La lecture d’un roman jette une lumière sur la vie», la femme burundaise ne sait pas ce qu’elle rate en ignorant cette source du savoir. En effet, plusieurs connaissances sont conservées dans les livres. Les femmes devraient puiser dans le livre des idées sur la cuisine, la gestion de l’adolescence difficile, l’autonomisation de la femme et sur d’autres sujets d’intérêt pour la femme elle-même, la famille et la société, au lieu de passer leur temps sur les réseaux sociaux. Ces derniers, bien qu’ils semblent concourir dans le même sens que le livre, on ne peut pas se fier à leur authenticité. C’est aussi grâce aux livres que la femme pourrait apprendre quelques notions sur les sujets qui lui échappent souvent comme la politique, le sport, l’actualité. Ainsi, c’est grâce à la lecture qu’on a des arguments convaincants lors des discussions avec les autres. Sans oublier que la lecture peut renforcer les acquis intellectuels et garder à jour les connaissances respectives de son domaine de formation.          

 

Grâce-Divine Gahimbare

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