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Journée internationale de la femme> Avec les femmes rabatteuses

Elles vont se mettre ensemble pour la célébrer

 

DSCO5864Les femmes rabatteuses se joignent avec d’autres femmes pour la célébration de la Journée internationale de la femme qui est célébrée le 8 mars de chaque année. Cela se fait au sein de leur association nommée «Urunani rw’abakokayi». 

 

Dans un entretien avec certaines femmes rabatteuses rencontrées au marché Ngagara II dit Cotebu, elles ont fait savoir que d’habitude elles se mettent ensemble pour fêter cette journée.  Florence Bukuru, membre de l’association « Urunani rw’abakokayi » a fait savoir que l’association soutient ces femmes en leur offrant un rafraichissement. En plus de cela, les femmes qui se regroupent au sein de cette association ont créé une sorte de caisse d’entraide. A la fin de chaque semaine, chaque membre cotise une somme de deux mille francs. Grâce à cet argent, une femme membre de l’association peut contracter un petit crédit afin de faire un petit commerce. Ou encore si un membre de l’association a un problème, on peut le soutenir grâce à ces cotisations.Mme Bukuru a indiqué que même une femme mariée à un rabatteur peut aussi se rejoindre à ces femmes rabatteuses dans cette caisse d’entraide. Grâce à cette association, les femmes rabatteuses se connaissent d’autant plus qu’elles exercent ce métier dans différents parkings de la mairie de Bujumbura. Notre interlocutrice a remercié vivement les hommes qui soutiennent les femmes dans ce genre de métier. Pour Frida Maniragaba qui est aussi membre de l’association depuis une année et six mois, la fête internationale de la femme est une occasion pour les femmes d’échanger sur la vie de tous les jours. Comme ces femmes se relayent par groupes sur les parkings, au moment où elles ne vont pas sur les parkings, elles entretiennent un petit commerce grâce à l’argent emprunté à la caisse. Toutes nos interlocutrices ont fait savoir qu’elles avaient aussi le souhait de défiler à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, mais qu’elles n’ont pas d’uniformes. Elles ont lancé un appel aux autorités habilitées de penser aux femmes rabatteuses en leur donnant les uniformes en rapport avec cette journée. C'est-à-dire les pagnes qui sont réservées à cette occasion.

Lucie Ngoyagoye, Joy Kamariyagwe (Stagiaire)

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