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FAMILLE> Femme humiliée par son mari

Une honte devant ses propres enfants et ses voisins

 

Dans la société burundaise, l’obéissance est une des qualités régissant les conjoints  dans beaucoup de foyers. Mais de nos jours, la plupart de foyers vivent en pleine humiliation entre père, mère et enfants et cela a un impact négatif sur la société. 

 

La rédaction du quotidien d’informations «  Le Renouveau », a rencontré, le lundi 26 février 2019, Aline Ndayishimiye,  une des femmes qui a été humiliée par son mari devant ses enfants et ses voisins.Mme Ndayishimiye  est une femme qui habite le quartier Buterere de la commune Ntahangwa, dans la municipalité de Bujumbura. Elle raconte comment son mari la maltraite publiquement sans tenir compte des conséquences pouvant affecter ses enfants. «Mon mari  me maltraite, c’est lui qui est salarié et censé nous rationner avec mes petits enfants, payer le loyer et les frais de scolarisation de nos enfants. Mais au retour de son travail, il se dirige vers le bar. Il arrive à la maison dans des heures avancées tout ivre, il commence à m’insulter et à me battre. L’une des injures graves qui m’a psychologiquement blessée, c’est qu’il me dit chaque jour.  «Tu ne vaut rien, tu ne fais que manger seulement». Il le dit et le répète à maintes reprises. C’est à partir de cela qu’il commence à me battre injustement sans tenir compte de mes enfants qui sont déjà endormis », a dit Mme Ndayishimiye.Mme Ndayishimiye a souligné qu’il ne connaît pas la cause de ces injures graves. Elle a terminé ses études au Lycée pédagogique de Ngagara, elle n’a pas de travail, mais elle s’organise pour faire face aux dépenses éventuelles de son foyer.      «  Il est vrai  que je n’ai pas de travail fixe pouvant me procurer un salaire chaque mois, mais je m’organise en faisant le petit commerce, tel que la vente des unités de recharge pour téléphone; la vente des fruits et légumes ; j’essaie même d’acheter des habits de seconde main pour les revendre, même si mon capital est trop petit. A tout cela, au lieu de prendre les intérêts comme capital, je les utilise pour les dépenses quotidiennes », nous a informé Mme Ndayishimiye.  Elle n’a pas manqué  de souligner  que son mari  la menace à tel point que beaucoup de  fois, il la renvoie dehors durant toute la nuit. Et cela, oubliant que très tôt le matin, elle s’occupe de ses enfants et les amène à l’école avant de retourner pour son travail de commerce.

Mireille Kubwayo (Stagiaire)

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