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Autonomisation de la femme> Le rôle de l’homme

« Il ne doit pas se  sentir écarté »

 

Il y a lieu de constater que quand on parle de l’autonomisation de la femme, on oublie souvent que l’homme a un grand rôle à jouer pour que cela se déroule dans l’harmonie. Parler d’autonomisation est possible et facile avec l’intervention des deux parties dont la femme elle-même et l’homme. Que ce soit dans la promotion de la femme, la lutte contre les violences basées sur le genre, la reconnaissance de ses compétences, l’encouragement dans ses projets, l’homme reste un acteur clé dans ce système. Les femmes rurales de Mutimbuzi sont un exemple concret. 

 

L’homme peut être le frère, le mari, le cousin, le beau frère, ou qui que ce soit qui occupe une place dans la vie de sa sœur, son épouse, sa cousine, sa belle sœur, etc. la femme et l’homme deviennent dans ce cas partenaires dans divers domaines de la vie. Au passage dans certaines localités de la commune Mutimbuzi, les faits montrent que la femme rurale ne se plaint pas du tout d’être née femme dans ces localités. Elle se retrouve partout avec l’homme. Dans les chantiers de construction, dans les durs travaux de manœuvre, dans les marchés, dans les diverses instances de prise de décision et comités de sécurité, etc. A part que la femme de Mutimbuzi sait défendre ses droits, l’homme aussi reconnait la place de cette dernière dans les diverses activités qu’ils partagent.Dans ce même cadre, M.K., un homme questionné sur le rôle qu’il devrait jouer pour faciliter l’autonomisation de la femme nous indique qu’il faut d’abord laisser la femme libre de choisir et d’avoir une réflexion sur les projets à réaliser. Lesquels projets peuvent être bénéfiques à toutes les parties. Il faut  l’encourager dans ses initiatives, échanger pour avoir beaucoup d’ idées et discuter pour qu’on puisse trouver un terrain d’entente. Selon lui, la femme doit se sentir responsable et capable d’agir en l’absence de son mari mais tout se faisant dans la communication.  « Même si l’homme doit reconnaitre les compétences de cette dernière dans certains domaines, il faut qu’elle sache garder sa place et son rôle sans chercher à se comparer à l’homme car les deux sont complémentaires », rappelle notre interlocuteur. Selon le thème de cette année au Burundi, la femme doit être mise en avant dans les plans de développement qui l’aident a préparer son avenir. De nombreuses  femmes l’ont compris. Mais le soutien de l’homme reste primordial.

Blandine Niyongere

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