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Commentaire > Journée internationale à la Femme : Pensons la femme « à mille bras »

Toutes les femmes du monde ont le regard rivé sur la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année. En ce qui la concerne, la femme burundaise se dispose à la célébrer, solidairement avec toutes les femmes du continent africain et avec celles de toute la planète. Le 8 mars de chaque année est une occasion unique offerte aux femmes d’exiger que leurs droits soient respectés et que soit reconnue et considérée la place qu’elles occupent dans la société ; la femme n’étant pas seulement cette personne adulte de sexe féminin, cette femme sans profession ne s’occupant que des travaux ménagers. Toutes les femmes du monde ont le regard rivé sur la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année. En ce qui la concerne, la femme burundaise se dispose à la célébrer, solidairement avec toutes les femmes du continent africain et avec celles de toute la planète. Le 8 mars de chaque année est une occasion unique offerte aux femmes d’exiger que leurs droits soient respectés et que soit reconnue et considérée la place qu’elles occupent dans la société ; la femme n’étant pas seulement cette personne adulte de sexe féminin, cette femme sans profession ne s’occupant que des travaux ménagers. Même si dans notre pays, la femme s’ouvre progressivement et largement à la société, on ne peut s’empêcher de penser, à l’occasion de cette journée, à la femme au foyer, cette femme « à mille bras», autrement dit à mille problèmes ; tenant un enfant dans les bras, avec un autre au dos, marchant lentement et prudemment en raison  de sa grossesse, portant du bois de chauffage sur une épaule et une cruche d’eau sur la tête. Alors que le jour naissant se lève à peine, un repas fait de restes d’aliments de la veille est vite chauffé pour les enfants à envoyer à l’école. Les enfants, une couvée en général de quatre à six gamins de tous âges, sont lavés un à un, peignés, habillés et vite envoyés à l’école. Cela fait, la femme prend sa houe sur l’épaule, se dirige vers ses champs où le travail laborieux du sol l’attend jusqu’aux heures avancées de la journée. Puis suit la préparation du repas qui ne peut se faire sans de l’eau puisée loin du foyer et du bois de chauffage ramassé tout aussi loin de la demeure familiale. Le repas servi, c’est la soirée puis la nuit qui tombent. Elle essaie de se défaire, sans y parvenir, des fatigues de la journée, en attendant d’autres corvées du lendemain. Telle est la femme « à mille bras », la femme à mille corvées. Comment, en ce moment où nous célébrons demain la Journée internationale dédiée à la femme, ne pas penser à cette femme « à mille bras » à laquelle hommage doit être rendu ? Comment ne pas lui rendre tout l’hommage qu’elle mérite alors que c’est elle qui, laborieusement, a façonné la société burundaise dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? Il est important, actuellement et dans l’avenir, de garder en mémoire toutes ces femmes qui, de par leurs tâches quotidiennes fort difficiles, ont su construire une société d’hommes et de femmes aujourd’hui épanouis et responsables. La Journée internationale de la femme doit nous permettre de prendre conscience du rôle joué par la femme « à mille bras » pour faire de la société burundaise ce qu’elle est aujourd’hui.La femme « à mille bras » demeure et demeurera celle qui a forgé l’adulte d’aujourd’hui, de par les difficultés quotidiennes de son existence. C’est grâce à elle qu’ont mûri et mûrissent encore des hommes et des femmes appelés aujourd’hui à assumer des responsabilités politiques et sociales. 

Pascaline Biduda

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