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MICRO BALADEUR> Sur la Journée internationale de la femme

Certaines femmes ne la connaissent pas

 

IMG 3431La rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau a recueilli le lundi 4 mars 2019, les avis de certaines femmes sur la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année. Ces dernières disent que cette journée est pour elle une histoire inconnue.

 

Le 8 mars de chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme. Au Burundi, plus de la moitié de la population est constituée de personnes de sexe féminin, et surtout des femmes rurales, la plupart incultes. Nous avons voulu savoir ce que pense la femme rurale à propos de cette journée.Yvette Nshimirimana habitant le quartier Mugoboka, zone urbaine de Rohero, mère de cinq enfants et qui fait un commerce ambulant, a signalé qu’elle se soucie peu de cette journée. Car dit-elle, dans mes conditions de vie, je ne vois pas l’importance de cette journée. Je dois vendre du manioc même ce jour, afin d’avoir la ration pour ma famille ».

La journée devrait être une occasion de prise de conscience.

D’autres femmes rencontrées sur les lieux ont indiqué qu’elles connaissent cette journée et qu’elles la célèbrent avec leurs amis en partageant un petit verre ensemble et en rigolant. Chantal Kamikazi, elle, signale que la femme doit avoir ses droits dans la société parce qu’il y a des femmes qui sont maltraitées dans leurs foyers. «La journée devrait être une occasion de prise de conscience, de la part des femmes afin de pouvoir élever haut leur voix,  pour défendre leurs droits. Sinon, la journée n’aurait  aucune raison d’être», a-t-elle fait entendre.Les femmes rurales disent que, selon leur constat, cette journée serait uniquement réserve aux femmes intellectuelles et leaders. «On parle de journée internationale qui nous est réservée. Mais curieusement, on remarque qu’elle est plutôt dédiée aux seules femmes instruites, auxquelles on donne des pagnes et qui fêtent et boivent ensemble le champagne. Et pourtant, nous devrions fêter toutes ensemble et on nous ignore», se sont-elles indignées.Selon les propos de ces femmes rurales, le constat majeur est que la journée n’est pas vulgarisée au sein des basses couches de la société burundaise. Il serait souhaitable que la femme rurale connaisse aussi le bien-fondé de cette fête qui lui est dédiée.

Mireille Kubwayo (Stagiaire)

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