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Les jeunes des zones périphériques> Lutte contre la violence

Leur ouverture aux autres les aide

 

Ils sont la plupart ouverts  au monde grâce aux métiers qu’ils exercent en dehors de leurs études. Ce sont des jeunes des zones kamenge et Kinama rencontrés dans des salons de coiffure pour dames ou pour hommes, au sein des associations, des mouvements d’action catholique, des groupes bibliques, etc., bref des activités qui les aident à faire connaissance d’autres jeunes des autres quartiers. 

 

Ce genre d’activités les aide aussi à apprendre à vivre avec les autres jeunes de diverses provenances, à les accepter tels qu’ils sont et à travailler avec eux pour le profit de tous. C’est du moins ce qui s’observe au sein de ces jeunes vivants dans les quartiers de la périphérie de Bujumbura. Pour ceux qui le veulent et qui peuvent être disponibles, le Centre jeunes Kamenge est devenu un centre où la cohabitation pacifique, l’entente mutuelle et l’accueil de l’autre malgré leurs différences, sont devenues une réalité. En plus des rencontres qui se caractérisent par des matchs amicaux, des clubs de théâtre, des jeux divers organisés dans ces milieux, les jeunes de Kamenge, Kinama, Ngagara, cibitoke et Buterere s’attèlent aussi à la lecture et aux études. Tout cela participant à un avenir non dépendant de l’influence des politiciens et ceux qui veulent les induire en erreur. Dans divers milieux où on les rencontre, ces jeunes sont de vrais témoignages de la non violence active. Cela s’observant surtout par leur esprit d’entraide. C’est entre autres le cas des jeunes au sein des mouvements d’action catholique qui organisent des séances d’entraide mutuelle en assistant leurs amis en cas de vulnérabilité. D’autres étant devenus des responsables dans leurs familles, se lancent dans des activités les aidant à subvenir à leurs besoins et aux besoins de leurs familles. La non violence active, pour les jeunes d’aujourd’hui, est devenue une partie de leur vie quotidienne. Les diverses activités qui s’organisent par et pour ces jeunes parlent d’elles-mêmes. Dans les quartiers périphériques, ces jeunes ont compris que la voie des conflits et des affrontations est révolue. Que  seules les actions visant l’intérêt de tout un chacun peut les conduire à cohabiter pacifiquement  et s’accepter mutuellement tout en visant la protection de ses propres intérêts. 

Blandine Niyongere

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