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RIVIERE KAMENGE> Le danger qui guette les maisons construites sur ses berges

Elles risquent d’être emportées

 

IMG 181026La surpopulation urbaine et le manque d’espaces viabilisés à bâtir, poussent beaucoup de gens à la spéculation sur tous les espaces vides qui s’offrent. C’est pourquoi ils construisent dans des lieux même interdits, le plus souvent à risque.  

 

Dans cette édition, la rédaction du journal Le Renouveau a jugé bon de vous parler des dangers qui guettent les maisons construites sur les berges de la rivière Kamenge. Celle-ci traverse la zone urbaine de Gihosha et sépare les quartiers Gihosha-rural et Muyaga en amont. Dans ces quartiers, les gens qui ont des parcelles le long de cette rivière, construisent leurs maisons jusque même sur les berges. Et tout cela en spéculant sur l’espace. Beaucoup de maisons se trouvent perchées sur les talus et sont menacées par cette rivière. C’est surtout pendant  la saison pluvieuse que les eaux venant des montagnes qui surplombent la localité se déversent dans cette rivière. Ces dernières ont une très grande activité érosive sur les berges de cette rivière,  taillés dans un sol moins résistant. Le moindre écroulement des berges entraînerait leur départ, ce qui causerait d’énormes dégâts matériels ou humains. La situation est telle que le Code de l’eau en vigueur au Burundi  interdit toute activité dans le périmètre allant jusqu’à 25 m de part et d’autre de la  rivière traversant la ville de Bujumbura. Ce périmètre, selon cette loi, devrait être végétalisé afin de protéger ses  berges. Ce qui est étonnant, c’est que les propriétaires des parcelles se trouvant le long de cette rivière n’ignorent pas les dégâts déjà causés par d’autres rivières comme la Nyabagere, Gasenyi, Ntahangwa et d’autres. Ce qui serait très avantageux est que ces gens qui possèdent des parcelles le long des berges de certaines rivières et qui y construisent, devraient respecter le Code de l’eau. En plus, ils devraient considérer les moyens financiers qu’ils utilisent pour construire ces maisons afin de ne pas dépenser pour rien. Ainsi, ces gens seraient mis à l’abri de la dépression au cas où leur patrimoine sombrerait,  si ce n’est pas leur vie qui s’efface.  

Evelyne Habonimana

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