Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MICRO BALADEUR> Conséquences des grossesses rapprochées

Le sevrage précoce coupe brusquement le lien affectif qui relie la mère à l’enfant

 

La rédaction du journal «Le Renouveau» a recueilli,  le lundi 7 janvier 2019, les avis de certaines femmes sur les conséquences des grossesses rapprochées. Ces dernières soulignent que ces grossesses présentent des dangers pour la santé de la mère mais également à celle de l’enfant. Elles ont précisé que ça coupe brusquement le lien affectif qui relie la mère à  l’enfant.  

 

Selon J.N, les grossesses rapprochées sont dangereuses pour la santé de la mère et celle de l’enfant. Pour l’enfant, il y a un risque élevé de diverses maladies puisque l’enfant est précocement sevré. Car si l’enfant est mal nourri, il résistera mal aux infections et à d’autres maladies étant donné que les anticorps se trouvent en grande quantité dans le lait maternel.  J.N a souligné qu’il y a ainsi une coupure de liens affectifs qui relient la mère à l’enfant, ce qui pousse ce dernier à développer en lui un esprit de révolte. Selon J.N qui a vécu l’expérience, pour y faire face, elle essayait chaque fois de rester plus de temps avec l’enfant sevré afin de gagner son affection. Notre interlocutrice a ajouté que pour la mère, les grossesses rapprochées affaiblissent son organisme du fait qu’elle n’a pas eu le temps de récupérer entre ses grossesses. Et d’ajouter également que c’est très fatiguant puisque la mère, en plus de son travail au quotidien, elle doit trouver du temps suffisant  pour  s’occuper de ses enfants. Solon F. N, les grossesses rapprochées présentent ainsi des conséquences du point de vue économique. Elle a précisé que  cela occasionne des dépenses énormes parce que l’enfant sevré brusquement a besoin du lait de substitut. Sans oublier également les frais pour les soins de santé. Et des fois on se sent obligé d’embaucher deux travailleurs domestiques qui vont s’occuper de ses enfants. Nos interlocutrices ont terminé en conseillant aux autres femmes d’attendre au moins 24 mois pour concevoir un autre enfant. Cela pour l’intérêt de la famille, de la société et du pays. 

Emelyne Irakunda
                                                                                             

Ouvrir