Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

INFRASTRUCTURES PUBLIQUES> Principaux problèmes liés à leur gestion

La non maîtrise des risques des grands projets d’infrastructure publique, un des gros  problèmes

 

Les grands projets de génie civil sont longs, complexes et font intervenir de multiples acteurs. Les risques de dérapages sont donc nombreux et significatifs. Donc, pour les Etats et gouvernements, il faut  qu’ils mettent en place chaque fois des mesures d’accompagnement permettant d’assurer une bonne gestion des infrastructures d’intérêt public. 

 

Dans les grands projets d’infrastructures et de génie civil, comme les constructions d’usines, de barrages, de tunnels, d’aéroports, d’autoroutes, ou de centrales nucléaires, les enjeux sont tels qu’il est vital d’anticiper le plus tôt possible les risques de dérives. Ce processus unique, qui consiste en un ensemble d’activités coordonnées et maîtrisées, comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d’atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques incluant les contraintes de délais, de coûts et de ressources.

Tous les ingrédients pour un dérapage 

Les pratiques des entreprises montrent que, même sur les projets complexes, rares sont les cas où le management des risques est réellement formalisé, en particulier parce que ces constructions sont des opérations complexes, impliquant de nombreux acteurs, et pour lesquelles les facteurs de risque sont d’origines multiples.  Les risques sont principalement liés au non-respect des délais, des réglementations, des budgets, de la qualité et de la performance. A cela s’ajoutent que la plupart des grands projets d’infrastructures sont souvent des prototypes, que leur durée de construction est très longue et qu’interviennent une multiplicité d’acteurs. On a là tous les ingrédients pour que surviennent des dérapages. Il serait donc intéressant de modéliser les différents types de risques afin de prévoir ces risques de dérapage et, donc de les éliminer de manière préventive.

Quatre types de modèles prédictifs sont à tenir en compte

Pour ce type d’approche, on peut distinguer quatre types de modèles prédictifs. Le premier est le modèle comportemental, basé sur des questionnaires, et qui visent à prédire ce qui peut se passer en fonction de tel ou tel scénario, en associant les risques à des caractéristiques humaines ou comportementales. On trouve ensuite les modèles prédictifs fonctionnels dont l’objectif est d’établir des liens entre les acteurs de risques (techniques, organisationnels…) et les risques. Dans les modèles prédictifs physiques, le projet est imaginé comme un système avec un ensemble de processus assortis de contraintes, et on observe comment se comporte chaque processus en cas de problème. Enfin, les modèles prédictifs «dits boîte noire » décomposent les risques et, par des approches statistiques comme les régressions, les réseaux neuronaux ou la logique floue, on déduit la valeur de données en sortie par rapport à des données d’entrée.
Document exploité par Avit Ndayiragije

Ouvrir