Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

PARLE-MOI DOCTEUR > Sur l’épilepsie

Une maladie chronique mais guérissable avec conditions

 

DSC 0075La rédaction du Renouveau du Burundi s’est récemment entretenue, le jeudi 13 décembre 2018, avec Dr Jean Pierre Nshimirimana, spécialiste dans le traitement de l’épilepsie. Même si cette maladie est chronique, elle est guérissable si le malade obéit aux conseils de son médecin. 

 

Dr Nshimirimana, du Centre spécialisé dans le traitement des cas épileptiques dénommé Aple (Action pour la promotion de la lutte contre l’épilepsie), a fait savoir que cette maladie est peu connue dans notre pays. « L’épilepsie est peu connue ici au Burundi. Certains disent qu’il s’agit de malédictions ou d’esprits mauvais de nos ancêtres, et les malades  ont peur de s’auto déclarer » a-t-il dit. Toutefois, Dr. Nshimirimana est contre ces fausses idées.  Il affirme que ces idéologies sans fondement poussent la population burundaise à faire recours à la pharmacopée et, d’autres encore, aux cellules de prières. « L’épilepsie est une maladie. On la traite à l’hôpital et il ya même des médicaments pour la soigner. Que ceux qui croient à la malédiction ou autres se désillusionnent», a-t-il ajouté.

Une maladie qui affecte le cerveau

Quant aux symptômes de cette maladie, Dr. Nshimirimana a fait savoir qu’il y en a plusieurs : «Il s’agit de plusieurs symptômes distincts et quelques fois répétitifs ». Elle est une maladie qui affecte le cerveau. D’abord, selon lui, cette maladie est provoquée par une activité anormale des neurones et, les convulsions peuvent affecter toutes les fonctions coordonnées par le cerveau. Les signes et les symptômes de convulsions peuvent inclure : des périodes de perte de conscience ou de conscience altérée. Parfois les yeux restent ouverts, avec un regard fixe et la personne ne réagit pas. Elle peut être manifestée, dans certains cas, des contractions musculaires prolongées et involontaires des bras et des jambes ou par une respiration bruyante. La personne peut devenir effrayée sans raison apparente ce qui peut même arriver qu’il soit en colère ou avoir des paniques.Dr Nshimirimana réaffirme que l’un des symptômes qui ne trompent pas est que, dans la plupart des cas, une personne atteinte d’épilepsie tend à avoir le même type de crise  à chaque fois, de sorte que les symptômes seront similaires d’une période à une autre.

Accouchement prolongé : une des causes  

Dr Nshimirimana a dit que les causes de cette maladie peuvent être dues d’abord aux conditions de naissances ou conditions obstétricales surtout quand il y a eu un accouchement prolongé. « En réalité l’accouchement, dans les conditions normales, devrait durer entre 2 et 10 min. Alors, si l’accouchement prolonge et que l’enfant s’est déjà détaché du placenta auquel s’ajoutent les problèmes liés à la naissance, il rencontre des souffrances fœtales ».Elle peut être causée aussi par les maladies qui diminuent la résistance des anticorps; par exemple le diabète qui peut changer le fonctionnement du corps alors qu’il a besoin de beaucoup de glucoses. Des gens qui consomment aussi la viande de porc malade de cysticercoses sont attaqués par cette maladie. « Ces cysticercoses migrent vers le cerveau et y développent des larves qui provoquent à leur tour des lésions. Ces hommes connaissent de crises très graves ». 

Des personnes à risques

Les personnes les plus vulnérables sont celles ayant eu des antécédents familiaux d’épilepsie. L’hérédité pourrait jouer plusieurs formes d’épilepsie. Une autre catégorie est celle des personnes ayant subi un traumatisme cervical à la suite d’un coup violent, d’un accident vasculaire cérébral, ayant eu des complications lors de l’accouchement, malade de la méningite etc. 

Nkurunziza Moïse (stagiaire)

Ouvrir