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MINISTERE DE LA SANTE> Détection de la maladie à virus d’Ebola sur les postes frontaliers de la région nord

Pour prévenir la transmission de cette maladie à la population burundaise

 

IMG457Après avoir constaté l’apparition de la maladie à virus d’Ebola dans certains pays frontaliers avec le Burundi, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida  à travers les directions provinciales de la santé ainsi que certains districts sanitaires, a pris une mesure de mettre en place les infirmiers chargés de la détection de la cette maladie à l’endroit  de tous les passagers qui entrent au Burundi en passant  par tous les postes  frontières.  C’’est dans le but d’éviter et prévenir la transmission de ladite maladie à la population burundaise.

 

Dans la région nord du pays, la délégation du ministère ayant la santé dans ses attributions, s’est rendue sur la frontière burundo-tanzanienne, plus précisément à Kobero en province de Muyinga. Le constat a été que tous les  passagers en provenance de la Tanzanie doivent d’abord être détectés par les infirmiers avant qu’ils puissent entrer au Burundi. Pour Raymond Havyarimana, infirmier  rencontré sur la frontière de Kobero, ils sont en groupe de sept infirmiers qui sont affectés sur ce poste d’entrée. S’agissant de la question de savoir la catégorie des personnes à détecter, M. Havyarimana a signalé que la mesure qui a été prise par le ministère de tutelle concerne tout le monde sans aucune exception.  « Et le passager doit d’abord passer  sur le premier étage pour se laver les mains pour qu’il ne puisse pas entrer dans le poste de surveillance avec certains microbes. Ensuite, se poursuit la détection  de la maladie à virus d’Ebola afin de lui donner la permission d’entrer au Burundi étant en bonne santé », a expliqué M. Havyarimana.  Ce dernier a précisé que depuis le début de cette activité, aucune personne n’a été détectée  comme étant contaminée par cette maladie.

« Quelques symptômes doivent être connues par  tous»

Concernant  les symptômes de cette maladie, M. Habonimana  a dit que la personne  déjà contaminée doit avoir une fièvre, des maux  de tête, des vomissement et de la diarrhée. Pour clôturer, M. Habonimana n’a pas oublié de signaler qu’à part la détection de cette maladie, les infirmiers doivent donner des conseils à tous les passagers sur la manière dont ils peuvent se comporter au quotidien afin de se prémunir contre cette maladie. S’agissant des gens qui entrent dans le pays mais en passant sur les autres points non connus, il a dit que cela peut rentrer dans le cadre de sensibiliser et surtout d’impliquer l’administration et les agents de santé communautaire afin de pouvoir surveiller tous les petits postes d’entrée. Quant à tous les passagers rencontrés sur la frontière, ils ont tous apprécié cette mesure du ministère de la Santé de pouvoir détecter chaque personne qui veut entrer dans le pays afin de ne pas transmettre cette maladie à la population.

Sur le poste d’entrée de Gasenyi-Nemba à Kirundo

Après  la visite de la frontière burundo-tanzanienne, la délégation s’est également rendue sur la frontière burundo-rwandaise, plus précisément à Gasenyi-Nemba  en province de Kirundo, où est installé le poste de surveillance pour la détection de la même maladie à l’endroit des passagers en provenance du Rwanda. Selon Pacifique Thierry Manirakiza, infirmier rencontré sur les lieux, cette activité se déroule normalement même si les infirmiers affectés à ce poste rencontrent pas mal des difficultés de travail. A cela, M. Manirakiza a cité les problèmes liés aux moyens de déplacement du fait qu’ils habitent à plus de dix kilomètres du lieu de travail, de la disponibilité de certains matériels comme les gants pour leur protection ainsi que le manque d’un lieu pour le lavage des mains des passagers. S’agissant des conséquences  liées au manque de moyens de déplacement, il a informé que sur cette frontière, les activités commencent à 5 heures  du matin  et se terminent à  22 heures du soir. « Alors, suite au manque de déplacement, j’arrivée au travail à 7 heures et je rentre à 17 heures. Donc, ici, il y’a des passagers qui entrent dans le pays sans avoir été détectés  de la maladie », a mentionné M. Manirakiza. Ce dernier  demande aux autorités concernées de faire tout leur possible pour mettre à leur disposition tous les matériels nécessaires pour le bon déroulement de cette activité et améliorer également les conditions de travail des infirmiers affectés sur ce poste.

Avit Ndayiragije   

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