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Mugongo-Manga> La vie comme elle va à Ijenda

A part les travaux champêtres, les habitants de cette localité exercent de multiples activités

 

IMG 5038La zone d’Ijenda se situe dans la commune Mugongo-Manga. La majorité de sa population vit de l’agriculture et de l’élevage. Le lundi 29 octobre 2018, la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a effectué une visite à Ijenda pour se rendre compte de la vie comme elle va dans cet endroit.  

 

Au Burundi, l’agriculture et l’élevage constituent des activités principales qui font vivre la population des milieux ruraux. Lors de la visite que nous avons effectuée dans la localité d’Ijenda, nous avons constaté qu’à part les travaux champêtres, la population exerce aussi de multiples activités. Pendant les week ends, à partir de vendredi soir jusqu’à dimanche, c’est le moment opportun pour les commerçants de vendre leur récolte. C’est à ce moment  où il y a un fort mouvement de va-et-vient des gens venus d’ailleurs pour participer dans différentes fêtes organisées, que ce soit des cérémonies de mariage, levée de deuil partielle ou définitive, et d’autres. Il y en a qui, parmi eux vont à Ijenda pour profiter de cette air frais qui y règne. Des bars sont remplis de gens de façon qu’il est très difficile de trouver le parking.Marie Louise Niyonzima, une des femmes cultivatrices avec laquelle nous nous sommes entretenue, a indiqué que sa journée est occupée par les travaux dans les champs et vente du manioc au marché d’Ijenda. «Au cours de toute la semaine, je me réveille très tôt le matin pour aller chercher la nourriture pour mes enfants avant d’aller à l’école. Après avoir préparé le repas de midi et travailler dans le champ, je me prépare pour aller vendre ma récolte jusque dans la soirée », a indiqué Mme Niyonzima. C’est ainsi que vivent la plupart de la population de la localité pour faire remonter le revenu familial.  Béatrice Bucumi, quant à elle, a fait savoir que «ces dernières jours, la vie est dure. C’est pour cela que j’ai  discuté avec mon mari sur ce que l’on peut faire pour aider dans le développement de notre famille. Il a promis de chercher un capital pour moi afin que je puisse entrer dans le commerce des tomates au marché d’Ijenda.» Pour elle, la vente des tomates lui apporte une fortune et lui permet de ne plus dépendre de son mari, a ajouté Mme Bucumi. La population d’Ijenda a pris cette habitude d’exercer de multiples activités pour survivre.

Sonia Busogoro (stagiaire)

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