Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Construiction> Les femmes sur les chantiers

Il ne s’observe aucune discrimination de la part des hommes

Aussi travailleuses sur les chantiers de construction que dans leurs ménages, ces femmes n’éprouvent pas de difficulté dans les travaux leur assignés.  La plupart d’entre-elles sont des aide-maçons et passent toute la journée sur les chantiers. Cela ne les empêche pas d’exercer leurs autres responsabilités à la maison comme prendre soin de leur famille bien que le travail ne soit pas facile.

Au passage dans la plupart des chantiers du quartier Gahahe en zone Rubirizi de la commune Mutimbuzi, il est étonnant de voir que chaque chantier compte deux ou trois femmes, même plus, qui aident les maçons dans la construction des maisons. Elles savent ce qu’elles doivent faire, les hommes les respectent comme tout autre aide-maçon masculin. Il n’est pas question de les discriminer car les travaux que les hommes font sont les mêmes que ceux exécutés par ces femmes. En plus, elles savent bien se défendre car ces chantiers font partie de leur vie.Quant à leur mode de vie, ces femmes sont fortes. Certaines s’installent dans des endroits où affluent des chantiers pour changer d’habitation selon le travail restant dans tel ou tel chantier. Ces femmes sont caractérisées par une fidélité hors pair dans le travail.

Elles ont des charges, et à la maison et sur les chantiers, mais elles ne laissent jamais le travail pendant là où elles l’ont commencé. Percevant une petite somme variant entre 3 000 FBu et 3 500 FBu par jour, on ne les entendra jamais se plaindre. Comme elles ne peuvent pas se permettre d’engager des domestiques, certaines de ces femmes ayant des enfants vont travailler avec eux au dos et doivent emporter aussi ceux qui ne sont pas encore en âge d’aller à l’école. Ce qui s’observe plus sur ces chantiers est la solidarité entre ces femmes. Celles qui travaillent avec leurs enfants se relaient avec celles qui n’en ont pas sur les chantiers pour les aider à les porter. En plus, les hommes qui font travailler ces femmes ne se plaignent pas. Ils disent que c’est le travail qui compte. Si ces femmes travaillent comme on le veut, on ne voit pas pourquoi les différencier des hommes. Entre soulever de grosses pierres, du sable et des briques, seules celles qui le peuvent vont demander du travail. S’il faut rentrer tard dans la nuit, souvent en attendant leur paiement, ces femmes ne craignent rien. Dans leurs relations avec les hommes sur les chantiers, elles rassurent qu’il n’y a rien à signaler.

Blandine Niyongere

Ouvrir