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MINISTERE EN CHARGE DE LA SANTE > Lutte contre le sida

Malgré les efforts fournis, des défis persistent dans ce domaine

 

DSC01883 1Dans son exposé sur la situation du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans au Burundi, Dr Raphael Nshimirimana du Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (PNLS/IST), a précisé qu’une féminisation de l’épidémie s’observe au Burundi. Pour lui, l’insuffisance des supports de communication est l’un des principaux défis dans la lutte contre le sida. 

 

Selon une étude faite en 2017, la prévalence du VIH pour la population de 15-49 ans est de 0,9% pour un total de 1 603 095 de gens conseillés et dépistés. Pour un total de 631 168 jeunes de 15-24 ans dépistés, 3 678 dont 2 871 filles soit 20%, ont eu des résultats positifs. Cependant, dit Dr Nshimirimana, on note une variation de la prévalence du VIH dans tout le pays. Par exemple, en Mairie de Bujumbura, 3,6% vivent avec le VIH, contre 2,3 à Gitega, 1,9 à Mwaro, 1,3 à Kirundo et 1,1 à Rumonge. Dans toutes ces provinces, on observe une féminisation de l’épidémie avec 1,2% chez les femmes contre 0,6% chez les hommes. Cela s’explique par le fait qu’un seul homme peut connaître plusieurs femmes mais aussi par la tendance à l’urbanisation des milieux ruraux. Dr Nshimirimana a ajouté que 30% des nouvelles infections apparaissent chez les jeunes de 15-24 ans et, parmi ces dernières, les filles représentent 22%, la cause étant les relations hétérosexuelles qui contribuent à ces infections à hauteur de 17%. «C’est pour cette raison que les jeunes de moins de 25 ans constituent une cible des interventions de prévention du VIH », a-t-il fait entendre. 

Les défis sont multiples

Dr Nshimirimana a dit que parmi les principaux défis, il faut souligner les messages transmis qui sont généraux et moins adaptés aux différentes catégories des jeunes, l’insuffisance des supports de communication, l’approche de la paire éducative sans assises solides au niveau communautaire, l’automédication des IST, le faible rendement du dépistage et la dégradation des mœurs burundaises. Il a aussi souligné la faible adhérence au traitement, la persistance des attitudes discriminatoire à l’égard des malades du sida, la problématique de diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons ainsi que le faible taux de consultation prénatale précoce. Pour y faire face, Dr. Nshimirimana a indiqué que le ministère en charge de la santé publique a pris des stratégies. C’est le cas notamment de l’introduction de nouvelles approches de dépistage (Autotest, indextesting) pour renforcer le rendement du dépistage, la décentralisation des services de prévention et de prise en charge, le renforcement de l’implication des leaders communautaires dans la réponse au VIH. 
Jean Bosco Nkunzimana

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