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Lac Tanganyika> Construction anarchique

Les règles ne sont pas suivies, les conséquences sont multiples

 

DSC00052Il est bien connu, normalement, la construction des maisons et autres immeubles autour des lacs doit suivre les règles. Ces règles visent la protection du lac et de la faune vivant dans ce lac. Mais, quand les constructions deviennent anarchiques, des conséquences néfastes  s’en suivent.  Il y en a même qui sont difficiles à remédier.  

 

A certains endroits autour du lac Tanganyika, les espaces qui étaient libres pour bien s’assurer de la protection du lac se sont transformés en véritables quartiers résidentiels. La question qui se pose immédiatement au vu de ce phénomène, est de savoir si finalement on a abandonné le lac.  La motivation de sa protection, où serait-elle allée.  Et, les conséquences sont multiples. D’une manière générale, l’eau du lac devient progressivement polluée. Cette pollution entraîne la disparition de différentes espèces d’animaux qui vivent dans ce lac. Ainsi, la production au niveau de la pêche devient dérisoire. Il s’en suit la faible perception des taxes, la pauvreté chez ceux qui vivent de la pêche. Le consommateur du poisson sent aussi ce coup. En effet, le produit devient rare au marché, et le peu qui est disponible coûte les yeux de la tête.  On se demande quelques fois comment un si grand lac comme Tanganyika peut fournir une si petite quantité de poissons, ne pouvant même pas satisfaire les besoins des habitants de la capitale Bujumbura. Bien plus, ces espaces libres permettaient aux hippopotames de trouver là où brouter. Aujourd’hui, s’ils sortent du lac pour chercher de la nourriture, ils se retrouvent au milieu du quartier. En effet, directement à la sortie du lac, il y a les maisons. Plus loin derrière deux ou trois maisons, il y a une ou deux parcelles non bâties, et là, il y a encore de l’herbe. Un hippopotame affamé  se précipite vers ce terrain, avec beaucoup de dangers que cela présente sur le plan de sa sécurité et celle des habitants de ce quartier.  Tout cela se fait petit à petit sous nos yeux.  Nous semblons ne pas le voir, et l’on se rend compte qu’on a commis une erreur quand il est déjà tard.  Qu’est-ce qui manque réellement pour  mener des    actions visant à protéger de telles richesses de tout un peuple ? Tout le monde doit avoir un rôle à jouer, mais les responsables de telle politique doivent prendre les devants, et à temps, avant qu’il ne soit tard.    
Alfred Nimbona

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