Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE> Célébration de la journée mondiale sans tabac

Sous le thème «Tabac et cardiopathies»

 

Le 31 mai de chaque année, le Burundi se joint aux autres pays du monde entier pour célébrer la journée mondiale sans tabac. Cette année, le gouvernement du Burundi, à travers le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a célébré la journée mondiale sans tabac, le vendredi  1er juin 2018 en mairie de Bujumbura sous le thème  « Tabac et cardiopathies ».  

 

Dans son discours, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a indiqué que le thème de cette année  « Tabac et cardiopathies » rappelle particulièrement que le tabagisme est le principal facteur de risque des cardiophathies et autres maladies connexes, notamment, les accidents vasculaires cérébraux. C’est alors l’occasion de rappeller  et de sensibiliser la population burundaise sur les conséquences facheûses dues à la consommation de tabac et comment les combattre. Le tabac n’a aucune utilité dans la vie de l’Homme. Sa consommation conduit plutôt à la mort, à l’infirmité et aux maladies qui ne guérissent pas. Si rien n’est fait, jusqu’en 2030, plus de 8 millions d’hommes et de femmes pourraient mourir des effets du tabac. C’est pourquoi il est temps de mettre en œuvre les mesures de combattre le tabagisme telles que préconisées dans la Convention-cadre de l’OMS que le Burundi a aussi ratifiée. Egalement, le ministère en charge de la santé publique a élaboré  le projet de loi  portant code de l’offre des soins et services de santé au Burundi, dans lequel il y a des mesures de lutter contre ce fléau. Le ministère attend sa promulgation par le président de la République car, les deux chambres du Parlement l’ont déjà voté. Quant au représentant de l’OMS, Walter Kazadi Mulombo, il a fait savoir que dans la région africaine, près de 146 000 adultes âgés de 30 ans au moins meurent chaque année de maladies liées à la consommation de tabac. Lorsqu’un fumeur meurt prématurément dans les années où il est le plus productif, c’est sa famille qui perd un être cher et des revenus, et c’est  le développement économique qui est ainsi compromis. Les politiques visant à réguler la consommation de tabac, à promouvoir les espaces non-fumeurs et à encourager les fumeurs à arrêtter de fumer contribueront à améliorer la santé et le bien-être des populations. Il faut pour ce faire un leadership fort, de l’engagement politique et une société civile éclairée qui demande instamment des politiques favorisant la santé cardiaque et le droit à la santé. 

Interdire la publicité et la promotion du tabac

L’on peut, en très peu de temps et à un coût raisonnable, réduire la demande de tabac en appliquant des mesures efficaces consistant notamment à accroître la fiscalité et la tarification du tabac. Cette démarche permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de générer des ressources publiques. On pourrait en outre instaurer des espaces intérieurs dans les lieux de travail et ceux publics complètement interdits aux fumeurs, utiliser des mises en garde percutantes et des images explicites sur les emballages des cigarettes pour illustrer les dangers du tabagisme, interdire la publicité et la promotion du tabac, ainsi que le parrainage  par l’industrie du tabac. Signalons que cette célébration a été débutée par une marche sportive et clôturée par un match de basketball qui a opposé le ministère de la Santé publique à celui  de la Jeunesse, des sports et des technologies de l’information. Ainsi, un appareil défibrilateur a été offert au ministère de la Santé publique par l’OMS. Un nommé Désiré Habonimana a été aussi honoré par l’OMS, pour avoir créé l’Association de lutte contre le tabac.
EVELYNE HABONIMANA

Ouvrir