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Structures sanitaires> Lavage des mains pour prévenir la maladie à virus Ebola

Une sensibilisation s’avère nécessaire avant d’implanter les robinets

 

Dans différentes formations sanitaires, le ministère en charge de la santé a installé des robinets mobiles pour que les gens se lavent les mains avant d’y entrer et d’y sortir. L’objectif principal est de prévenir la maladie à virus Ebola. Mais, certains gens résistent à cette stratégie parce qu’ils ne sont pas sensibilisés du bien fait de cette dernière.  

 

A l’Hôpital militaire de Kamenge, des robinets mobiles se trouvent à l’entrée et à l’intérieur de cet hôpital. Des militaires qui assurent la garde à l’entrée et orientent les gens qui fréquentent cette structure sanitaire pour se laver les mains avant d’y entrer. Même ceux qui entrent avec les véhicules doivent s’arrêter pour se laver.A l’Hôpital militaire de Kamenge, des robinets mobiles se trouvent à l’entrée et à l’intérieur de cet hôpital. Des militaires qui assurent la garde à l’entrée et orientent les gens qui fréquentent cette structure sanitaire pour se laver les mains avant d’y entrer. Même ceux qui entrent avec les véhicules doivent s’arrêter pour se laver.A la Clinique prince Louis Rwagasore, ces robinets se trouvent également à l’entrée. Mais, personne n’est là pour orienter les gens. Ces derniers le font selon leur volonté.Certains gens qui fréquentent les structures sanitaires ont fait savoir que le ministère en charge de la santé a pris une bonne décision pour prévenir la maladie à virus Ebola. « Mais, quand on constate comment les gens se comportent au moment où ils veulent entrer ou sortir des structures sanitaires, on déduit qu’ils ne sont pas sensibilisés sur le bien-fondé de l’implantation de ces robinets. Certains refusent de se laver et se précipitent pour entrer directement. D’autres, quand ils se lavent, ils le font négligemment comme s’il s’agissait d’une corvée », ont-t-ils mentionné.     

Certains gens restent résistants  

Nos interlocuteurs reconnaissent les efforts fournis par le ministère en charge de la santé. Néanmoins, ils suggèrent qu’avant de prendre une décision pour lutter contre une maladie quelcoque, la sensibilisation s’avère nécessaire pour faire comprendre à la population ses bienfaits. Ils ont ajouté que malgré que l’initiative soit bonne, certains gens résistent et ne veulent pas la suivre. Ils ont donné l’exemple de la distribution des moustiquaires dans l’objectif de lutter contre la malaria. Au lieu de les utiliser à leurs fins, certaines gens les utilisent pour couvrir les tomates dans les champs ou faire la pêche. De ces exemples, on peut déduire que ces gens ne sont pas d’abord sensibilisés à propos des mesures prises pour lutter contre différentes maladies.       

ROSE MPEKERIMANA 

 

Alcoolisme> Les solutions contre la dépendance

Casser les habitudes qui conduisent à la prise de l’alcool

 

Chaque consommateur a ses propres habitudes. Au moment où certains boivent modérément et régulièrement, d'autres s'adonnent à la boisson exclusivement et excessivement le week-end. S'il y a autant d'habitudes de consommation que de consommateurs, le tout est de s'interroger sur l'impact que ces habitudes ont sur la vie de ceux-ci. 

 

Pour de nombreuses personnes, l’alcool permet de lâcher prise, d’aller plus facilement vers les autres et donne l’impression de profiter pleinement de l’occasion.  Avec l’effet de groupe,  les verres s’enchaînent et l’on peut se retrouver en état d’ivresse sans vraiment s’en rendre compte. L’ivresse a des conséquences immédiates qui, dans les cas les plus graves, débouchent  à la dépendance à l’alcool.

Rester à l’écart des lieux à risque 

A.K raconte : «  Au début, j’ai pris le pari de limiter les sorties, d’abord pour éviter les questions que pourraient poser mes amis, ensuite parce qu’il y en a toujours un qui aurait tenté de me faire craquer. Une fois que je me suis sentie plus forte, j’ai recommencé à sortir. Et quand on me demandait pourquoi je refusais un verre, je répondais : « Je ne bois plus car j’avais un problème d’alcool ». Le fait de le poser au passé a fait changer les regards  envers moi : ils n’étaient plus culpabilisants, mais admiratifs». Quant à P.N, il soutien que pour éviter les tentations, il est logique de rester à l’écart des lieux à risque des consommateurs excessifs et des compagnons de boisson avec qui les liens sont superficiels, et de rencontrer les amis plus proches autrement que dans un cadre festif, par exemple en balade ou au petit déjeuner. Mais il est important de privilégier ceux qui, parce qu’ils ne boivent pas ou peu, auront une influence positive sur notre guérison, a-t-il fait savoir. Pour Eric Iradukunda, psychologue, il est essentiel de casser  les habitudes et automatismes qui conduisent à la prise d’alcool. Selon lui, un accompagnement psychologique peut alors être utile pour réfléchir, en puisant dans ses propres ressources, à ce que l’on pourrait mettre à la place de l’alcool, et à trouver l’énergie pour le faire. M. Iradukunda a précisé que l’accent doit être mis sur les activités physiques mais aussi sur celles qui relèvent de la créativité. Elles aident ces personnes, qui ont souvent une faible estime de soi, qui disent ne s’aimer ni physiquement ni intellectuellement, à remplacer l’alcool par d’autres « sensations fortes » et à retrouver confiance en elles.

RODRIGUE MFURANZIMA (STAGIAIRE)

 

Pression démographique> Ses conséquences sur l’environnement

La déforestation est l’une d’entre elles

 

Le Burundi connaît une dégradation alarmante de son environnement du fait de la pression démographique. Certaines activités humaines menacent les forêts. Les besoins en bois augmentent proportionnellement avec l’accroissement démographique et avec parfois des risques de déséquilibre entre l’offre et la demande. 

 

Le Burundi connaît une dégradation alarmante de son environnement du fait de la pression démographique importante dans un pays où plus de 90 % de la population vit de l’agriculture. Cela se traduit par une surexploitation des terres, la dégradation des sols, la destruction des aires protégées et le déboisement », a indiqué Gérard Nduwayezu,  cadre au ministère ayant l’environnement dans ses attributions.Il a indiqué que la dégradation des ressources forestières favorise l’érosion et la perte de fertilité des sols ainsi que, la disparition des espèces végétales et animales. La forte pression sur les ressources naturelles se traduit par la disparition quasi-totale des réserves et aires protégées qui constituaient jadis des réservoirs d’eau et de biodiversité. « Certaines activités humaines menacent la forêt. Cela est dû à la pression démographique qui a comme conséquences l’expansion agricole et les feux de brousse qui s’observent dans le pays», a ajouté M. Nduwayezu. Il a donné l’exemple des provinces de Bururi, Ruyigi et Cankuzo où se remarquent des feux de brousse à grande échelle.Il a fait observer que les ressources forestières sont de deux types à savoir les boisements artificiels appartenant à l’Etat, aux communes et aux privés et les forêts naturelles constituées par les parcs nationaux, les réserves naturelles et les aires protégées des arbres hors forêts. L’agroforesterie représente environ 60 000 ha. Les formations forestières naturelles couvrent 127 600 ha. Malheureusement, ces ressources sont menacées de dégradation par la démographie galopante et l’exploitation anarchique.L’étude du Pnud a montré que la population burundaise est aujourd’hui estimée à un peu plus de 11 millions d’habitants avec un taux d’accroissement annuel moyen de 3.27 %. Elle pourrait atteindre les 15 millions d’habitants en 2035. « Les besoins en bois augmentent proportionnellement avec l’accroissement démographique et avec parfois des risques de déséquilibre entre l’offre et la demande. La ressource en bois est la principale source d’énergie utilisée au Burundi. Les données récentes sur le secteur forestier indiquent que celui-ci satisfait plus de 95 % des besoins énergétiques totaux du pays où les produits pétroliers et l’électricité ne fournissent que 4 % », selon la même étude menée par le Pnud en 2015.

Des pots en écorces de bananiers biodégradables 

« Face à ces défis, 10 000 plants ont été mis en place au département des Forêts pour la protection des rivières qui traversent la capitale, notamment Kanyosha, Muha et Ntahangwa », a précisé Gérard Nduwayezu avant d’ajouter que 50 ha d’arbres devraient être plantés dans chaque commune et aussi chaque année pour lutter contre les changements climatiques. Le Pnud a produit 310 000 plants en province de Ngozi lors de la célébration de la Journée nationale de l’arbre en 2016 dont 222 600 eucalyptus, 54 400 grevillea et 33 000 calliandra. Une partie de ces plants a été utilisée pour protéger la colline Munyinya en commune et province de Ngozi. Pour réduire l’usage des sachets en plastique lors de la mise en place des pépinières, les plants sont placés dans des pots en écorces de bananiers biodégradables. Ceux-ci servent ensuite de fumier pour les plants. Quatre pépinières contenant 1 200 000 plants ont été installées dans les provinces de Gitega, Kirundo et Ngozi.

Vincent Mbonihankuye

 

CODE FORESTIER> Droits d’usage forestier

Excepté certains fruits, la commercialisation des produits forestiers n’est pas autorisée

Dans ses éditions antérieures, la rédaction du  «Le Renouveau» vous avait promis de vous proposer prochainement les dispositions du Code forestier  relatives aux droits d’usage forestier, afin que chacun sache ce qui est permis et ce qui est interdit. D’emblée, il faut savoir que l’exercice des droits d’usage est gratuit et est toujours subordonné à une déclaration d’engagement écrite pour le respect de l’état des forêts.  

 

L’article 51 de la loi n° 1 / 07 portant révision du Code forestier précise que les droits d’usage sont ceux par lesquels des personnes physiques ou morales jouissent à titre temporaire ou définitif des produits de la forêt en vue de satisfaire les besoins domestiques individuels ou collectifs. En son deuxième alinéa on lit que l’exercice des droits d’usage est gratuit et est toujours subordonné à une déclaration d’engagement écrite pour le respect de l’état des forêts. Et à l’article 52 de compléter le précédent en disant que les droits d’usage comprennent ceux portant sur le sol forestier, ceux qui portent sur les fruits et les produits de la forêt naturelle ainsi que ceux à caractère commercial, scientifique ou médicinal qui portent sur certains fruits et produits de la forêt. 

Dans le domaine forestier de l’Etat

Même si le domaine forestier de l’Etat est exempt de tout droit d’usage portant sur le sol forestier, dans tous les domaines forestiers de l’Etat, selon l’article 54, les droits d’usage portant sur les fruits et les produits forestiers sont limités au ramassage de bois mort et de la paille n’ayant pas un caractère commercial, sauf dans le cadre de la mise en œuvre de plans d’aménagement ; à la cueillette des fruits et des plantes alimentaires ou médicinales n’ayant pas un caractère commercial ; au parcours de certains animaux dans les zones ayant fait l’objet d’aménagement à cet effet ; à la pêche artisanale ; à l’apiculture […]. Cet article signale que tous ces droits d’usage s’exercent sous la supervision des services forestiers. Toutefois, la commercialisation des produits forestiers prélevés au titre des droits d’usage n’est pas autorisée ; excepté certains fruits et produits dont la liste est fixée par l’administration forestière. 

Domaines forestiers des communes, des établissements publics et des boisements privés

Comme le stipule l’article 58 de cette loi, il ne peut être fait […] aucune concession de droit d’usage de quelque nature et sous quelque prétexte que ce soit. Mais l’article 59 donne des éclaircissements en précisant que seul l’exercice du droit d’usage par les populations riveraines est autorisé. A cet effet ; sont interdits, sauf autorisation de l’administration forestière, l’abattage, l’émondage, la saignée, l’ébranchage, la mutilation, l’arrachage et l’incinération des produits forestiers.  En ce qui est des boisements privés, l’article 60 obligent les propriétaires de s’assurer qu’ils ne causent pas de dommages aux cultures avoisinantes à défaut de quoi, leur responsabilité civile est engagée conformément aux dispositions de l’article 258 du code civile, livre III. Et l’article 61 le complète en disant que tout exploitant forestier détenteur d’un boisement de plus d’un demi-hectare est tenu d’élaborer, avec l’appui des services techniques, un plan de gestion et de le soumettre pour approbation aux services forestiers communal et provincial. Le propriétaire peut néanmoins procéder, à l’abattage de quelques arbres pour les besoins de sa consommation personnelle et domestique. […]. Toutefois, il doit, avant d’entreprendre la coupe, aviser l’administration forestière et observer un délai fixé par des dispositions réglementaires (al.3). Dans ses prochaines éditions, la rédaction du quotidien Le Renouveau vous promet de continuer à vous livrer certaines dispositions essentielles de ce code, à commencer par celles relatives à la gestion et à la protection des forêts au Burundi. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

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