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DOSSIER> Lutte contre la malaria

Un fléau qui préoccupe et inquiète plus d’un

 

NdikumanaLa malaria, appelée aussi paludisme est une triste réalité au Burundi, que ce soit à Bujumbura ou à l’intérieur du pays. Même si des personnes peuvent en mourir, il existe heureusement des moyens pour bien combattre ce fléau. 

 

Un secret de Polichinelle. De nombreuses familles au Burundi se sont déjà retrouvées avec un de leurs membres qui fait face à la malaria. Certains patients parviennent à survivre après avoir été soignés au moment où d’autres en sont morts.
 

Les symptômes apparaissent entre 10 et 15 jours 

Selon les médecins, la malaria peut être mortelle. Elle est due à des parasites du genre plasmodium qui sont transmis par des moustiques de type anophèleinfectés qui piquent habituellement la nuit.Il existe quatre types de paludisme humain, les deux plus fréquents étant le plasmodium falciparum (le plus mortel) et le plasmodium vivax. Les deux autres sont le plasmodium malariae et le plasmodium ovale.D’après  docteur Gilbert Nyabenda que nous avons rencontré au centre de santé Tabaruka de Kibenga en zone Kinindo, les symptômes de la malaria apparaissent entre 10 et 15 jours après la piqure de l’insecte infecté. Certains types de parasite de la malaria (plasmodium vivax et plasmodium ovale) peuvent demeurer inactifs dans le foie durant des semaines ou même des mois avant que les premiers signes de la maladie ne se manifestent. D’après lui,le paludisme se caractérise par des frissons, des maux de tête,de la fatigue, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissementset même de ladiarrhée mais occasionnellement. Une heure ou deux heures plus tard, c’est-à-dire après les symptômes, il y’a de fortes fièvres et la peau devient chaude et sèche.

Les parasites matures attaquent les cellules sanguines

Lors de  notre entretien avec docteur Nyabenda, il nous a confirmé que les moustiques anophèles s’infectent lorsqu’ils piquent une personne atteinte de paludisme. En effet, la petite quantité de sang qu’ils sucent de la personne souffrant du paludisme contient ainsi des parasites. Ceux-ci se mélangent à leur salive et sont à leur tour injectés à la prochaine personne qu’ils piquent. Dans le corps humain, les parasites atteignent le foie et peuvent y rester en dormance durant  plusieurs jours, jusqu’à plusieurs mois (selon le parasite en cause). Lorsque les parasites sont matures, ils attaquent alors les cellules sanguines. C’est à ce moment que les personnes atteintes ressentent les symptômes du paludisme. Comme le parasite est présent dans les cellules sanguines, le paludisme peut aussi se transmettre par une transfusion sanguine, unetransplantation d’organes ou le partage de seringues contaminées. Le paludisme peut aussi être transmis d’une mère enceinte à son enfant avant ou lors de la naissance.
 

Des traitements existent mais de la résistance aussi

Dr Nyabenda explique que le paludisme peut être soigné. Des médicaments pour traiter la maladie sont disponibles partout et ils sont surtout accessibles. Il s’agit notamment du traitement à base de la chloroquinine,le méfloquine, l’halofantrine, la quinine, la pytiméthamine, le proguanil, lasulfadoxine, l’artémisine. Tous ces médicaments cités peuvent en effet soigner le paludisme. Le problème est qu’il existe aujourd’hui de la résistance face aux médicaments antipaludéens, les médicaments étant moins efficaces en raison de modifications d’ordre génétique apparues chez les parasites.

Bientôt des plants de cataire pour lutter contre le paludisme 

Dans le cadre de lutte contre le paludisme au Burundi,le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Thaddée Ndikumana  avec Tatien Masharabu, chercheur à l’université du Burundi et Ginette Karirekinyana,fondatrice et directrice de l’Agence consultative en éthique de la coopération internationale (Aceci) ont animé une conférence de presse pour annoncer que les plants de cataire et artémisia seront bientôt multipliés dans notre pays afin  de lutter contre le paludisme. C’était le 15 août 2019 à Bujumbura. Tatien Masharabu a informé, à cette occasion que la cataire déjà introduite au Burundi par Ginette Karirekinyana est expérimentée dans la commune Gihanga en province de Bubanza. Elle contient des huiles essentielles anti-malaria. Le ministre Ndikumana a quant à lui fait savoir que ces plantes seront bientôt vulgarisées dans tout le pays dans le cadre du programme de reboisement « Ewe Burundi Urambaye ». La population burundaise en est reconnaissante et est pleine d’espoir grâce à cette louable initiative. Les gens sont rassurés et sont tous motivés pour pouvoir aussi se lancer dans cette lutte contre le paludisme qui est devenu un grand danger pour toute la population entière.

Plus de 6,5millions de moustiquaires distribuées en 2017

Plusieurs actions sont déjà engagées dans la lutte contre le paludisme au Burundi. D’après une information publiée à la RTNB (Radio télévision nationale du Burundi) le 24 avril 2019, dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le ministère burundais de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé le 24 avril 2019, un atelier médias pour échanger avec les journalistes sur la situation épidémiologique du paludisme dans le monde, en Afrique et au Burundi. Le thème retenu cette année est« zéro paludisme, je m’engage ». Les échanges ont également porté sur les progrès, les défis et les perspectives en vue d’éradiquer le paludisme au Burundi.Le secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida, Jean-Baptiste Nzorirokankuze a, à cette occasion,indiqué que le paludisme est la première cause de mortalité au Burundi.Dans ce même cadre de lutte contre le paludisme, le gouvernement burundais a consenti des efforts dans la campagne de distribution des moustiquaires tous les 3ans. En 2017, plus de 6,5millions de moustiquaires ont été distribuées, a indiqué le secrétaire permanent.En matière de prise en charge des malades, Jean Baptiste Nzorirokankuze a précisé que des médicaments sont disponibles dans toutes les structures de soins et sont données gratuitement à tout patient.Au Burundi, les provinces les plus touchées par le paludisme sont celles du Nord-est, de l’Est et du Sud-est, à savoir Kirundo, Muyinga, Karuzi, Cankuzo, Ruyigi et Rutana.Pour atteindre le thème « Zéro paludisme, je m’engage”, la directrice générale du Programme national intégré de lutte contre le paludisme (PNILP), Dr Jeanne d’Arc Ntiranyibagira et son adjoint, Dr Denis Sinzinkayo, demandent l’engagement de tout un chacun, l’engagement politique et communautaire ainsi que la disponibilité des fonds nécessaires incluant le secteur privé. « Des programmes de santé efficaces et des infrastructures suffisantes ainsi que la collaboration transfrontalière s’avèrent également indispensables », insistent les responsables du PNILP.Selon Divin Barutwanayo, jeune étudiant en médecine, les jeunes doivent aussi s’engager dans la lutte contre le paludisme notamment en participant dans des travaux communautaires qui portent sur l’hygiène et l’assainissement dans leurs quartiers respectifs. Il faut également que les canaux soient débouchés ; enlever les immondices ; nettoyer les caniveaux ; … Il ajoute que «  nous devrions avoir l’habitude de dormir sous moustiquaire comme nous l’ont toujours conseillé les médecins. »De la sorte,« nous allons réduire le risque du paludisme dans nos milieux. »Lutter ensemble contre le paludisme doit être comme un devoir afin de préserver et de protéger nos familles.

Nasrah Awazi Frida, Stagiaire au Département de la Documentation, Service Rédaction

 

KARIRE PRODUCTS> Lutte contre le paludisme

L’artemisia peut sauver plusieurs vies humaines

 

DSC 0897L’entreprise Karire product a organisé le lundi 16 septembre 2019, un point de presse sur la lutte contre le paludisme avec la plante artemisia. C’était une occasion d’accueillir  deux visiteurs français qui parcourent l’Afrique de l’est à la recherche des acteurs engagés pour promouvoir la plante artemisia dans la lutte contre le paludisme.  

 

Les deux Français qui visitent des acteurs qui s’engagent dans la lutte contre le paludisme grâce à l’artemisia, l’un est un étudiant en médecine en France et l’autre est un employé d’une organisation qui œuvre pour l’éducation de l’environnement et le développement durable en France. Avec leur « projet  sportif et solidaire », ils ont fait savoir qu’ils parcourent les différents endroits dans l’Afrique de l’est où il y a des personnes motivées pour promouvoir la plante artemisia. Car cette dernière peut sauver plusieurs vies humaines en luttant contre le paludisme.  Ces visiteurs comptent recueillir des témoignages auprès des personnes qui ont pu combattre le paludisme grâce à la plante artemisia.Pour la directrice de l’entreprise  Karire product, Ginette Karire, la plante artemisia est une plante qui est accessible à tout le monde et qui pousse dans toutes les régions du pays. Cela pour dire que tout citoyen est capable de cultiver cette plante sans problème afin de lutter contre le paludisme. Car, elle ne nécessite pas de moyens coûteux dans sa culture. Mme Karire a précisé que grâce à cette plante, il est possible que les citoyens pourront être moins dépendants à la consommation pharmaceutique à un coût très élevé.  Concernant la multiplication de cette plante, Mme Karire a précisé que le pas franchi est satisfaisant car les citoyens ont déjà compris la nécessité de cette plante. Aussi, elle a indiqué que  le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida va inclure cette plante dans les projets de lutte contre le paludisme. Aussi, elle a souligné que cette plante est incluse dans le projet du gouvernement « Ewe Burundi urambaye ». Selon Mme Karire, l’artemisia est une plante miraculeuse et  il est possible d’éradiquer la malaria au Burundi grâce à elle. C’est pourquoi elle a invité tout un chacun à se lancer dans la culture de cette plante dans l’objectif de lutter contre le paludisme. Et elle a saisi l’occasion pour remercier ces visiteurs qui sont venus afin de se rendre compte que l’Afrique est à l’œuvre dans les activités de développement. Le développement durable commence dans la préservation de la santé.  

Fidès Ndereyimana

 

ZONE KAMENGE> Lutte contre le choléra

Des mesures ont été prises

 

IMG 083Depuis la déclaration de la présence de l’épidémie de choléra en mairie de Bujumbura, la zone urbaine de Kamenge a déjà enregistré six cas. Selon le chef de zone Kamenge, Espérance Hakizimana, des mesures ont été prises pour lutter contre ce fléau dans cette zone. Mais, elle informe que certains quartiers de la zone Kamenge ont un problème de manque d’eau potable. 

 

Dans un entretien accordé au quotidien d’informations « Le Renouveau », le lundi 16 septembre 2019, le chef de zone Kamenge Espérance Hakizimana a informé qu’en collaboration avec les chefs des quartiers de la zone Kamenge, ella a pris des mesures pour lutter contre le choléra. Elle a précisé que depuis la déclaration de cette épidémie dans la municipalité de Bujumbura, six cas sont déjà déclarés dans cette zone.Mme Hakizimana a fait savoir que suite aux irrégularités dans l’enlèvement des déchets ménagers dans certains quartiers de la zone Kamenge qui s’observaient souvent, l’autorité de cette zone a décidé de prendre en main cette question. Elle a signalé que cela a été causé par les irrégularités dans le paiement des frais de collecte de ces déchets dans les ménages. Elle a précisé que cette fois-ci, la Coopérative Usafi kwetu a repris ses activités dans tous les quartiers de cette zone. Quant au représentant de cette coopérative, Arsène Harerimana, il a confirmé qu’ils ont repris ces activités. M. Harerimana a fait savoir qu’ils ont des difficultés qui rendent difficiles leurs travaux, dues aux irrégularités de paiement des frais destinés à la collecte des déchets. Cela a poussé le chef de zone Kamenge à intervenir et à prendre des mesures à quiconque ne veut pas payer ces frais d’un montant de deux milles francs burundais. Selon Mme Hakizimana et un agent de santé de cette zone, une déscente a été faite dans le quartier de Mirango I pour vérifier l’état d’hygiène et des latrines dans ce quartier. Elle a fait savoir que d’autres déscentes vont être organisées dans les autres quartiers de cette zone. Elle a ajouté qu’en collaboration avec les chefs de quartier et les agents de santé, ils sont en train de sensibiliser la population de cette zone à pratiquer les méthodes d’hygiène enfin de lutter contre ce fléau. Elle a signalé que certains quartiers de cette zone ont des problèmes de manque d’eau potable. Ce qui présente un danger dans cette période de recrudescence de l’épidémie du choléra.Le chef de zone Kamenge termine en informant que des dispositifs de lavage ont été installés au bureau de la zone Kamenge et de la commune Ntahangwa afin que toute personne se lave les mains avant d’entrer. Elle appelle la population de la municipalité de Bujumbura à suivre les conseils des agents de santé à fin d’éradiquer les maladies des mains sales.

JULIEN NZAMBIMANA(Stagiaire)

 

KINOGONO> Constructions anarchiques

Un quartier mal viabilisé

 

IMG201La rédaction du quotidien «LeRenouveau» a visité le quartier Buyenzi dans la partie communément appelée  «Kinogono». Comme son nom l’indique, ce quartier se trouve dans un endroit un peu caché où les habitants  construisent des maisons n’importe comment, d’autant plus que c’est un quartier non viabilisé. 

 

La zone Buyenzi est l’une des zones de la municipalité de Bujumbura . Elle présente des particularités par rapport aux autres  zones urbaines de la ville de Bujumbura. Dans cette zone, on  trouve une partie située tout près de la rivière Ntahangwa dont les infrastructures sont disposées anarchiquement.Après avoir visité le quartier Kinogono de cette zone, la rédaction du quotidien «Le Renouveau» s’est entretenue avec un des habitants de cette localité. Il nous a indiqué que, contrairement aux autres quartiers, Kinogono appartenait aux particuliers et non à l’Etat. Et c’est pour cette raison que cette partie n’est pas viabilisée au même titre que les autres quartiers. Il nous a dit que cette localité de Kinogono est très large. Elle s’etend du pont Ntahangwa jusqu’a laquatorzième avenue. Le journal «Le Renouveau» a constaté que la plupart des maisons de ce quartier n’ont pas de numéros, ce qui rend son contrôle difficile . Des parcelles sont séparées par de petits sentiers . Il est même difficile de passer à cet endroit à pied.Selon notre interlocuteur, cette partie appartient à une minorité de gens, chacun  a une grande étendue et ils construisent n’importe comment . Ils construisent de petites maisons pour les faire louer à de nombreuses personnes. Il nous a indique également que lorsqu’ on est nouveau  dans ce quartier, pendant la nuit, il y a risque de ne pas reconnaître son lieu de résidence,  du fait que ce quartier n’est pas  viabilisé.Même si on trouve de petites maisons mal construites, il y a aussi d’autres maisons bien construites mais en nombre insuffisant.La rédaction du journal « Le Renouveau»   a voulu savoir pourquoi les autorités de la mairie de Bujumbura n’ont pas pris de mesures consistant à viabiliser ce quartier. Selon les habitants, du fait que ce quartier se trouve dans un endroit caché, souvent quand les autorités se rendent compte de l’existence d’une nouvelle maison, elle est déjà fonctionnelle. 

Yves Ndekatubane (Stagiaire)

 

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