Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

HYGIENNE ET ASSAINISSEMENT > Certaines dispositions

Elles répriment tous ceux qui iront à l’encontre de la loi

 

Alors que le Code d’hygiène dont disposait le Burundi datait de longtemps et était fortement lacunaire, le Parlement burundais a adopté, en mars 2018, un projet de loi portant Code d’hygiène et d’assainissement au Burundi. Celui-ci réprime quiconque passe outre ses dispositions et cela pour l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement au Burundi. 

 

Ce nouveau code qui va désormais régir les domaines d’hygiène et d’assainissement au Burundi est beaucoup plus riche. Dans cette édition, votre Quotidien vous propose certaines dispositions afin que quiconque puisse agir en connaissance de cause. L’article 13 de cette loi dispose qu’il est interdit de jeter des papiers, des emballages en plastique ou de déféquer en dehors des installations prévues à cet effet. Pour sa mise en application, l’article 21 en explique clairement : « Au niveau des places publiques, l’installation et l’entretien des douches, des latrines, des urinoirs et des poubelles relèvent des services chargés de leurs gestion. Chaque commune s’organise pour mettre à la disposition de la population des latrines publiques avec dispositif de lavage dans toutes les agglomérations, les centres de négoces et sur tous les arrêts-bus de grands axes routiers à grande fréquentation dont le financement est assuré par la commune. Une distance de 500 mètres devra séparer les toilettes dans toutes les agglomérations et centres de négoces ». 

Les établissements industriels, artisanaux ou commerciaux doivent être salubres

L’article 152 de ce nouveau code d’hygiène stipule que les locaux et les alentours des établissements industriels, artisanaux ou commerciaux doivent être salubres. Pour cela il est interdit de déverser les déchets et les eaux usées résiduaires directement dans la nature et surtout dans les fleuves, les rivières, les lacs, les mares, les étangs et les lagunes. Pour une bonne mise en application de cet article, les dispositions des articles 37 et 218 sont claires. Article 37 : Tout propriétaire doit doter de son habitation d’un système de recueil des excréta (latrines, fosses septiques) et des eaux usées (puisards), ou assurer le raccordement de son habitation à l’égout public. Il doit en faire une utilisation adéquate. Tout les lieux d’aisance doivent être équipés de dispositifs de lavage des mains avec du savon. Le propriétaire doit assurer l’entretien et le bon fonctionnement des dispositifs d’assainissement, tout en faisant évacuer les déchets conformément à la règlementation en vigueur. Article 218 : Est passible d’une amende de cinq à dix mille francs burundais quiconque urine, défèque en dehors des installations prévues à cet effet, jette des papiers ou des emballages en plastique, crache dans les lieux publics et les transports en communs. 

L’eau non polluée pour arroser les  fruits et légumes

En ce moment où il se remarque, surtout dans les milieux urbains, des gens qui arrosent des champs de légumes avec des eaux sales, l’épandage des matières de vidange non hygiénisées est interdit sur tout les terrains où sont cultivés des fruits et des légumes poussant à ras de terre et destinés à être consommés crus. Pour cela, l’article 222 dispose : « Quiconque procède à l’épandage des matières de vidange à ras le sol, sur les légumes ou les fruits destinés à la consommation est puni d’une amende de cinquante mille francs burundais »
Les produits avariés sont interdits

L’article 223 dispose ce qui suit dans ses alinéas un et deux «Est puni d’une servitude pénale de six mois à un an et d’une amende d’un million à cinq millions de francs burundais quiconque importe, produit et commercialise ou distribue des denrées avariées, périmées, falsifiées ou contenant des substances pathogènes et toxiques. Lorsque les faits prévus au présent article sont commis par une personne expert en matière ou qui est appelée à respecter l’éthique et la déontologie, la peine est portée au double, suivie de la fermeture de son établissement». 
Jean Bosco Nkunzimana

 

SOCIETE> Les avis des uns et des autres sur la succession des femmes

Divergence d’opinions

 

L’héritage chez les filles et les femmes  au Burundi est un sujet de polémique. Les avis de certains sont différents, ce qui, parfois cause des divergences dans des familles, voire des bagarres dues au fait de ne pas comprendre la question de la même façon. 

 

La culture burundaise, telle qu’elle est construite, ne donne pas la chance aux filles et aux femmes d’hériter de leurs parents équitablement avec leurs frères. La rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau s’est entretenue le mercredi 4 juillet 2018 avec quelques habitants de la capitale Bujumbura pour recueillir des informations sur la problématique de l’héritage des filles.Selon Denis Nsengiyumva, la notion d’hériter chez les filles, est à percevoir de deux manières. D’une part, à Bujumbura et dans les autres villes, les enfants devraient partager à parts égales ce que leurs parents leur ont laissé, notamment les maisons, les voitures et autres biens familiaux. Le problème réside au niveau des propriétés foncières en zone rurale, signale encore M. Nsengiyumva.  Il a dit que quand les filles vont se marier, elles héritent de leurs belles-familles ; elles ne devraient pas venir réclamer quelque chose chez leurs frères. Mais, en cas de force majeure, leurs frères peuvent leur donner un petit lopin de terre pour y cultiver et survivre. «Pour moi, en ce qui me concerne, ma fille ne peut pas vivre dans la misère, quand elle ne s’entend plus avec son mari et qu’ils décident de se séparer ; elle doit partager à parts égales avec ses frères ce qui m’appartient », ajoute-il.Marie-Goreth Budeyi, quant à elle, a dit que, depuis son enfance, elle n’a jamais entendu ou vu une fille qui hérite de ses parents. Elle dit qu’elle ne veut même pas entendre parler de cette histoire. C’est comme s’il était stipulé : « les filles, qu’elles aillent profiter de ce que leur donnent leurs maris sans venir importuner leurs frères».Les autres femmes rencontrées disent que parler d’autonomisation de la femme au Burundi est une illusion, du moment qu’elle n’a rien quand elle ne peut même pas posséder une bananeraie. C’est une inégalité consacrée quand on n’a pas les mêmes droits simplement parce que l’un est garçon et l’autre fille.
Sonia Busogoro (stagiaire)

 

PENURIE > Zone Gatumba

Elle est confrontée au problème d’eau potable

 

IMG 0705Les habitants de Gatumba connaissent ces derniers temps la pénurie d’eau potable. Pour s’approvisionner en cette denrée, les familles puisent l’eau potable en se rendant à vélo à Kajaga. Elles utilisent des bidons pour s’approvisionner en cette denrée. L’eau du lac Tanganyika et  des puits sert à laver les habits et à la vaisselle. 

 

La zone Gatumba est actuellement confrontée au problème d’eau potable lié à la pénurie de cette denrée dans la plupart des ménages de cette partie de la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura.  Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le jeudi 5 juillet 2018, lorsqu’il était de passage dans cette partie du pays. En effet, l’eau ne parvient pas correctement dans les robinets et dans les bornes fontaines étant donné que le débit est faible. D’après les personnes que nous avons interrogées, chaque fois que la saison sèche s’annonce, il y a pénurie d’eau. La population est obligée de recourir à d’autres sources d’approvisionnement en eau potable. C’est ainsi que l’on voit des personnes prendre des bidons pour puiser l’eau aux robinets de  Kajaga ou recourir à l’eau du lac Tanganyika. Les femmes sont obligées de parcourir de longues distances pour parvenir aux sources d’eau potable. Il y a lieu de remarquer que les hommes puisent également l’eau en utilisant les vélos. D’autres personnes sont contraintes d’en acheter. Un bidon d’eau du lac Tanganyika coûte 50 FBu alors que celui du robinet revient à 100 FBu. La situation est désagréable pour les familles vulnérables qui se voient dans l’obligation de puiser l’eau des puits. Il  existe cependant d’autres opportunités pour obtenir l’eau potable. Il faut, à cet effet, attendre les heures avancées de la nuit pour puiser l’eau. Les femmes font de longues files devant les bornes fontaines. Pour les ménages qui disposent des robinets dans leurs parcelles, la tâche revient aux domestiques. Il est à noter que l’eau commence à couler aux environs de minuit. Les gens puisent jusqu’à 2 heures 30 minutes du matin. C’est alors que l’eau coule à compte-gouttes et, à 5 heures, il n’y a plus aucune goutte d’eau. 

Masta Shabani

 

SECURITE ROUTIERE>Route nationale no 7

Elle mérite d’être réhabilitée

DSC 0868L’état défectueux de la route nationale no 7 appelle les pouvoirs publics à entreprendre aux travaux de réhabilitation. Cela faciliterait les véhicules de rouler en toute sécurité. En outre, les passagers seraient à l’abri des secousses.  

 

La route nationale no 7 reliant Bujumbura à  Jenda est dans un état défectueux dans la mesure où elle est jonchée de beaucoup de  nids-de-poule. Rien qu’en observant le tronçon qui traverse la zone Musaga située dans la commune urbaine de Muha, il y a lieu de s’en rendre compte. Le quotidien « Le Renouveau» a visité ce tronçon le vendredi 29 juin 2018. En effet, à partir de la zone Musaga, les véhicules commencent à faire des secousses. Pour éviter de secouer davantage les passagers à bord de ces véhicules, les conducteurs sont obligés de se frayer le chemin en faisant des zigzags. De telles manœuvres qui semblent dangereuses ne sont pas de nature à sécuriser les passagers, d’autant plus que les véhicules sont exposés au risque d’accident. C’est pour cette raison que les pouvoirs publics en l’occurrence le ministère des Transports, des travaux publics et de l’equipement et de l’aménagement du territoire, devraient entreprendre les travaux de réhabilitation dudit tronçon, à défaut de s’occuper de tout l’itinéraire. Ce qui pourrait faciliter la circulation routière en toute sécurité. Il y va d’ailleurs de l’intérêt, non seulement des passagers, mais également des véhicules pour leur durabilité. Signalons qu’il y a eu tentative de boucher les trous à l’aide de la terre argileuse, mais celle-ci ne tarde pas à être délogée suite au poids des véhicules qui fréquentent ce tronçon. Et quand les conducteurs des véhicules y arrivent, ils sont contraints de ralentir de façon remarquable pour ne pas abîmer les pièces de leurs engins. Remarquons que, lorsque l’allure est normale, les gens parviennent à destination à temps. Et l’on sait pertinemment que le temps, c’est l’argent.  L’urgence s’impose pour la réhabilitation soit du tronçon, soit de tout l’itinéraire. 

MASTA SHABANI      

 

Page 1 sur 294

Ouvrir