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Inondations> Construire sur des terrains menacés

Se préparer aux éventuelles catastrophes naturelles

00a0azOn ne peut pas prévoir les catastrophes naturelles. Mais on peut s’y préparer en érigeant des infrastructures pouvant y faire face. Cela demande bien sûr de gros moyens financiers, une conjugaison des forces et surtout une préparation du terrain sur lequel on va construire sa maison. Cela n’est un travail d’une seule personne mais de toute une communauté pour la sécurisation des infrastructures. Cela ressort d’un entretien avec Gaspard Sinumvayaje, conducteur des travaux de construction.


« On ne s’improvise pas pour construire sur un terrain. Il faut tenir compte de quelques critères pour commencer », affirme M. Sinumvayaje dans un entretien lors d’un passage sur un chantier où il conduit les travaux de construction d’une maison à l’endroit appelé « Ku mashurwe » en commune Mutimbuzi. En visitant cet endroit, il nous a montré que l’on ne peut pas y construire une maison si on ignore comment ses voisins ont construit. Ce qui veut dire qu’il faut se concerter avant de bâtir sa maison. Même si l’on doit disposer de gros moyens financiers, il faut aussi aménager le passage des eaux pluviales pour éviter des inondations. Pour y arriver, on doit veiller aux normes urbanistiques pour être à l’abri des inondations. En effet, le terrain est surplombé par des montagnes et se trouve lui-même sur une petite pente en dessous de ces montagnes. Ainsi, lors des pluies torrentielles, toutes les eaux provenant de ces montagnes se déversent sur les parcelles. Les propriétaires de ces dernières doivent donc veiller à ce que ces eaux puissent correctement ruisseler. Il faut donc des infrastructures adaptées en canalisant les eaux. Avant de construire, il faut préparer le terrain, veiller à ce que l’endroit dispose d’avenues et de caniveaux pour laisser couler les eaux. L’on doit savoir que lors des inondations, l’eau détruit  tout ce qui est à son passage. Il faut donc relever le niveau de la fondation, veiller à ce que l’eau coule, faire que l’eau ne se déverse pas sur la parcelle voisine car cela peut occasionner  la destruction des maisons se trouvant derrière. Les voisins doivent donc se concerter en vue de canaliser les eaux via les caniveaux. Ce n’est pas une affaire d’une personne mais de tout un groupe de gens. 

Investir dans ces constructions

Il ne faut pas se lancer dans la construction d’une maison sur un terrain glissant ou susceptible d’inondations si on n’a pas de moyens financiers suffisants. Beaucoup veulent fuir le coût des loyers mais ne considèrent pas l’ampleur de ne pas se préparer à  la construction d’une maison solide. En construisant, on ne peut pas prévoir ce qui va arriver mais on peut prévenir en construisant une maison adaptée  à l’endroit ciblé. Il faut donc le concours des gens spécialisés dans le domaine. Notre interlocuteur dit qu’il faut que les terres soient distribuées après avoir été viabilisées. 

Blandine Niyongere

 

Don de sang> Plaintes de certaines gens

Le gouvernement devrait réglementer la gestion du don de sang dans les structures de soins

000azazeCertaines gens se lamentent qu’elles ne voient pas l’intérêt de donner le sang. Ils disent qu’ils font cet acte par amour, mais quand, à leur tour, ils ont besoin du sang, ils en achetent comme les autres. Pour renouer la confiance avec les donneurs de sang, le gouvernement devrait réglementer la gestion du don de sang dans les structures de soins.

Jerôme Ndagijimana est un donneur de sang rencontré au CNTS. Il a fait savoir qu’il a répondu à l’appel lancé par cette institution en don de sang. « J’ai lu sur les réseaux sociaux un communiqué du CNTS lançant un cri d’alarme qu’il y a une diminution du don de sang. J’ai demandé à mes voisins s’ils pouvaient m’accompagner pour répondre à cet appel. L’une d’entre eux m’a répondu qu’il a été déçu un jour quand il avait eu un accident qui nécessitait un don de sang. Il a dû l’acheter alors qu’il avait une carte blanche du CNTS attestant qu’il pouvait  recevoir le don de sang chaque fois qu’il en aurait besoin», a-t-il précisé.Un autre interlocuteur a indiqué que la perfusion du sang faite par les structures de soins aux malades est très chère alors que les gens donnent  ce sang gratuitement aux centres de collecte de sang. Ils disent qu’ils ne voient pas l’importance de donner le sang alors qu’on sait qu’en retour, le donneur n’en recevra pas gratuitement.

Le CNTS demande le remboursement du prix de la poche de conservation du sang

Le directeur technique au sein du CNTS, Félicien Nzotungwanayo a signalé que, normalement, cette institution ne vend pas le sang collecté. Elle demande aux  structures de soins qui viennent pour la  réquisition de rembourser juste les frais de la poche et la trousse pour faciliter d’autres commandes.  Au total, a-t-il indiqué, ces deux matériels ne dépassent pas six mille francs burundais.Cependant, il a fait remarquer que la gestion du don de sang par ces structures de soins est une affaire qui n’engage pas le CNTS. Mais, il a quand même déploré que parmi ces structures, il y en a qui donnent ce sang au triple prix. Concernant les donneurs qui ne reçoivent pas le sang en cas de besoin, Dr Nzotungwanayo a précisé que dans les conditions normales, les donneurs devraient être gratuitement servis en don de sang quand ils en ont besoin. Mais, il arrive que les structures de soins ne facilitent pas cet acte en disant qu’ils en ont en petite quantité dans leurs stocks et que, pour cela, ils ne peuvent pas le donner gratuitement. Dans ce cas, a-t-il expliqué, le donneur peut acheter la quantité de sang dont il  a besoin et adresser une déclaration de créance au CNTS pour le remboursement. Pour pallier les plaintes des donneurs de sang, le gouvernement devrait réglementer la gestion du don de sang dans les structures de soins afin de maintenir la confiance des donneurs.    

Rose Mpekerimana

 

Salubrité> Valorisation des espaces verts

« Notre objectif est que la ville soit propre et belle »

0012gfrtDes gens se sont donné comme objectif de valoriser les espaces dits abandonnés. Certains d’entre eux sont des espaces verts. Ils y aménagent des projets démontables mais qui aident à l’assainissement de la ville. Diverses activités comme les cabarets, les kiosques, les alimentations et autres sont construites pour remplacer les mauvaises herbes et les immondices que les gens jettent ci et là dans la capitale. Christophe Manirankunda est l’un d’eux. Il livre ses impression.


«L’on constate que certains endroits sont présentables mais qu’il faut davantage réamenager. On avait une association de gestion des immondices. Il y a donc veillé à ce que ces dernières soient évacuées», dit Christophe Manirankunda lors d’un entretien. L’objectif principal de Christophe Manirankunda et son équipe est de faire de la ville de Bujumbura un endroit propre. L’initiateur de ce projet a pensé aux petits travaux d’aménagement de ces espaces. Encore faut-il parler avec la population des environs. Ce qui les a encouragés le plus est que même les autorités sont fières de notre initiative et viennent pour nous féliciter, a-t-il poursuivi.Quant à la population locale, on ne pourrait pas réaliser de tels projets sans la consulter.

Ce qui nous aiderait à avoir du soutien des gens des environs. «  Certains épousent l’idée pendant que d’autres la rejettent. Mais quand on a un objectif, il faut à tout prix l’atteindre en intéressant les bénéficiaires. Beaucoup s’étonnent des réalisations vers la fin. A part Kamenge, le groupe présidé par M. Manirankunda compte  étendre ses activités sur toute l’étendue de la capitale. « Sur la RN1 aussi, on a implanté un kiosque qui sera bientôt fonctionel. On a l’idée d’approcher l’autorité zonale de Buterere pour y réaliser aussi ses rêves ». L’endroit ciblé est orné d’arbres et de fleurs pour embellir l’espace et protéger l’environnement. « On le fait aussi pour développer notre pays car c’est l’esprit patriotique qui nous pousse à le faire », dit M. Manirankunda.Son groupe tient à se transformer en association. «  Pour le moment, on est un groupe de gens qui ont un même objectif. On compte continuer jusque dans d’autres quartiers. On veille à ce que l’on ait la permission des autorités municipales avant de démarrer effectivement les activités ». 

Blandine Niyongere

 

Municipalite de bujumbura> Construction anarchique au bord de la rivière Ntahangwa

Des maisons à risques, la population vit entre le marteau et l’enclume

000aaa0a0a0a0Plusieurs maisons construites au bord de la rivière Ntahangwa sans tenir compte des normes environnementales  sont sur le point de s’effondrer. La rédaction du journal Le Renouveau a fait le tour des quartiers  Buyenzi, Mutanga sud  et  Gikungu le mardi 07 janvier 2020. Le constat est que la population de ces quartiers très proche de cette rivière vit entre le marteau et l’enclume.


Les constructions anarchiques en municipalité de Bujumbura ne sont plus une hypothèse qui nécessite des preuves. Il y a de quoi s’inquiéter si l’on considère les scènes dramatiques qui se sont dernièrement passées à Winterekwa et que l’on sait qu’il y a plusieurs dizaines de constructions hors normes environnementales à Buyenzi, Mutanga sud , Gikungu et ailleurs qui servent de maisons d’habitation.A Buyenzi, c’est très regrettable. Les fondations de certaines maisons sont même construites à moins d’un mètre des rives de la rivière  Ntahangwa au moment où d’autres maisons ont été déjà emportées par les inondations. Ces mêmes cas s’observent également au quartier Mutanga sud dans la zone Rohero et à Gikungu rural dans la zone Gihosha. Dans ces deux dernières localités, la pression démographique pousse les gens à ériger des constructions anarchiques à des endroit non viabilisés sans tenir compte des dégâts dont elles peuvent être à l’orgine.Comme l’a dit l’écrivain Amadou Hampâté Bâ  dans «Amkoullel, l’enfant peul», « c’est la petite épine dont on ne se méfie pas qui t’éborgne l’œil». Si rien ne se fait dans l’immédiat, des conséquences dramatiques et plus graves que celles qui viennent de se passer à Winterekwa vont surprendre la population de ces quartiers. Pire encore, ces constructions sont en matériaux non durables, notamment en briques adobes, et les maisons sont à moins de deux mètres des rives qui se glissent continuellement.Pour ne pas plonger dans le deuil répétitif, certains habitants de Gikungu rural lancent un cri d’alarme au gouvernement burundais à prendre toutes les mesures afin  que les familles en danger déménagent.Le Sénat du Burundi  est aussi préoccupé par cette question. Dans ce cadre, en date du 24 septembre 2018, il a organisé une séance plénière sur les constructions anarchiques dans la municipalité de Bujumbura. A cette date, plusieurs recommandations avaient été émises.                                                                      

Moïse Nkurunziza

 

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