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AFEMUB> Conférence

Des pensées innovatrices pour un développement durable de la femme au Burundi

 

DSC 0539Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, l’Association des femmes musulmanes du Burundi (Afemubu) a organisé le dimanche 17 mars 2019 au Centre culturel islamique de Bujumbura une conférence à l’intention des membres de ladite association. Cette conférence avait pour thème : Des pensées innovatrices pour un développement durable de la femme au Burundi. 

 

Chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme. Les femmes musulmanes se sont jointes au monde pour organiser une conférence dans l’objectif de montrer la valeur de la femme, en général, et celle de la femme musulmane, en particulier. Pour Hadjah Shamim Muhiteka, vice-présidente de l’Afemubu, qui a ouvert les travaux, c’est une occasion de se rappeler le rôle inconditionnel de la femme musulmane, sa place dans notre pays.Dans son discours d’ouverture, la vice-présidente de l’Afemubu a rappelé que la femme devrait être fière de la place qu’elle occupe, car dit-elle, elle nous a été donnée par le Dieu Tout-Puissant. Dans le Coran, il y a au moins deux chapitres consacrés à la femme pour nous rappeler la valeur de la femme musulmane et son rôle. L’Islam donne donc la première place à la femme.Selon Mme Muhiteka, dans le monde entier, 67% des heures de travail sont effectuées par les femmes. C’est elle qui puise de l’eau, cuisine, bref, c’est elle qui fait tous les travaux ménagers, élève les enfants, cultive, etc. Cela montre  qu’elle est le pilier du développement dans la famille et dans le pays tout entier. Cependant, il est clair que la femme fait face à de nombreux défis qui la freinent dans son développement.  Parmi ces contraintes, il y en a qui sont liées à la condition de la femme même, et celles qui sont extérieur à elle. Ce sont entres autres, l’analphabétisme, la pauvreté,  la non indépendance  économique, l’ignorance de ses droits et ses devoirs, la culture et les mœurs, etc. Pour arriver au développement durable, la vice-présidente de l’Afemubu rappelle aux femmes musulmanes de participer beaucoup dans les groupements associatifs, dans les coopératives, car, c’est un cadre d’échange permettant d’accéder au renforcement des capacités ; c’est aussi le cadre d’apprentissage des activités génératrice de revenu.

Aline Nshimirimana

 

CCAVB> Atelier sur la problématique des droits d’héritage de la terre par les femmes au Burundi

« Il faut bannir la discrimination à l’égard des femmes en matière d’héritage »

 

DSC06837Le Cadre de concertation des associations des veuves du Burundi (CCAVB), a organisé le 15 mars 2019 à Bujumbura, un atelier de renforcement  des capacités sur la problématique des droits d’héritage de la terre par les femmes au Burundi. 

 

Dans son mot, la coordinatrice du CCAVB Christella Nduwimana rappelle que la veuve rencontre beaucoup de problèmes tant dans sa famille d’origine que dans la belle famille. La question d’héritage pour la femme est un problème sérieux au Burundi.Dans son exposé, l’orateur du jour Léopold Manirambona a fait savoir que la terre au Burundi est une source de richesse pour la plupart de familles. Bien plus, la femme joue un rôle important dans les activités agricoles.Au Burundi, a dit M. Manirambona, l’héritage est basé sur la tradition. Aujourd’hui, la loi ne dit rien sur le régime de la succession d’où la référence reste la coutume. La femme n’hérite pas la terre de son père, elle exploite celle de son conjoint. La terre reste la principale source de revenus pour la femme rurale. Le père de la famille lègue la terre à ses enfants surtout les garçons et ceux-ci la laisseront en héritage à leurs progénitures.La terre qui est partagée entre le père et sa progéniture en de très petits morceaux connaît une dégradation à grande échelle car elle n’est pas mise en jachère. M. Manirambona a précisé que généralement lors d’une succession, la répartition de l’héritage du défunt  entre les différents héritiers est fixée par le Code civil. Une veuve qui vivait avec un mari illégalement ne peut pas hériter les biens de son conjoint. Dans ce cas, ce sont les  enfants  qui partagent les biens de leur père, a dit M.Manirambona. Pour le Burundi, ce sont les garçons qui héritent les biens de leur père et non les filles. Pour l’orateur, il faut bannir la discrimination à l’égard des femmes en matière d’héritage et reconnaître explicitement le droit des femmes d’hériter la terre comme les hommes. La loi burundaise doit veiller à ce que le mari et la femme aient le même droit d’héritage à parts égales.

Martin Karabagega

 

ARCT> Atelier régional sur la gestion des déchets électroniques

Les statistiques montrent qu’en Afrique, les méthodes de rejet des équipements en fin de vie varient

 

DSC 1002Le ministère de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information en collaboration avec  l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT), a organisé du 18  20 mars 2019, un atelier régional sur la gestion écologiquement rationnelle des déchets d’équipements électriques et électroniques. 

 

Dans son discours d’ouverture des activités, Bienvenue Irakoze, secrétaire permanent au ministère en charge des technologies de l’information, a fait savoir que le monde actuel nous impose l’utilisation des technologies modernes, les technologies de l’information et de la communication étant définies comme un ensemble d’outils utilisés pour produire, traiter et échanger de l’information en temps presque réel. Cela constitue de nos jours un passage obligé pour le développement humain durable et un vecteur d’intégration des communautés. M. Irakoze a indiqué que l’utilisation des technologies de l’information et de la communication peut être à la fois source de bienfaits pour la santé humaine et l’environnement et avoir des effets néfastes, dus aux matériaux dangereux contenus dans les équipements. Mais, malheureusement, l’absence d’un cadre juridique et d’une organisation propre au secteur des déchets d’équipements électronique et informatique est à la base de tous les problèmes. Il importe de souligner l’urgence de dispositions relatives à la législation, à l’information, à la sensibilisation et l’éducation, etc. M. Irakoze a fait savoir que le Burundi ainsi que les pays de la région ne sont pas épargnés dans ce processus. Les statistiques montrent qu’en Afrique, les méthodes de rejet des équipements en fin de vie varient. Environ 45,96% des enquêtés disent les donner à des amis, les autres affirment les jeter avec les déchets domestiques (31,98%) et les démonter pour la réutilisation de certaines parties, 5,90% déclarent les conserver à la maison, 3,10% en avoir fait d’autres usages. M. Irakoze a indiqué que le gouvernement du Burundi vient de se doter du Plan national de développement du Burundi 2018-2027 dans l’optique de mettre en place des actions concrètes dans différents secteurs de la vie y compris la protection de l’environnement d’où la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques trouve sa place. 

Lucie Ngoyagoye

 

MDPHASG> Sensibilisation sur la lutte contre les VSBG aux populations batwa

Un long chemin reste à parcourir

 

DSCI6726Dans le cadre du projet d’urgence relatif aux violences sexuelles basées sur le genre et la santé des femmes dans la région des Grands lacs (PUVSB GSG-RGL), le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a fait une visite le jeudi 14 mars 2019, aux populations batwa de la zone Rugari, dans la province et commune Muyinga. Cette activité a été réalisée conjointement par la représentante du ministère en charge de la santé, de la justice ainsi que celui en charge des droits de la personne humaine.  

 

Les populations qui ont reçu les enseignements se sont réjouies, car la plupart n’était pas au courant que les  violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) existent dans leur communauté. Cela a été une occasion pour en savoir plus quant à leurs causes et leurs conséquences. La représentante du ministère en charge des droits de la personne humaine, a commencé par rappeler que le projet d’Urgence contre les violences sexuelles et celle basées sur le genre appuie le gouvernement du Burundi à vaincre les VSBG en général, et en faveur des populations batwa, en particulier. Laetitia Twagirimana, conseillère chargée de la promotion de la femme au ministère en charge de la personne humaine a rappelé les sortes de VSBG, qui peut subir les VSBG et comment se protéger.Quant à Jeanine Ntawuyankira du MSPLS, a montré les conséquences des VSBG et comment s’en prévenir. Et enfin, Dona Fabiola Niyonkuru, du ministère de la Justice et garde des sceaux, les a informé que les auteurs du viol doivent être punis. Selon Mme Twagirimana, les VSBG sont de quatre sortes, à savoir : les violences physiques, les violences psychologiques, les violences économiques ainsi que les violences sexuelles. Les chiffres montrent très bien que ce sont les filles et les femmes qui  subissent les VSBG.

Les conséquences des VSBG 

Mme Twagirimana a démontré que les VSBG sont multipliées et favorisées par la culture burundaise. Les enfants ne sont pas élevés de la même façon ; cela peut engendrer des différences entre la fille et le garçon. L’école est faite pour les garçons, ce qui n’est plus le cas actuellement, poursuit-elle.Les VSBG peuvent avoir comme conséquences les maladies sexuellement transmissibles. Mais ces maladies peuvent être soignées et guéries une fois traitées très tôt. Le fait de se taire une fois victime des VSBG n’aide en rien, explique Mme Ntawuyankira.Elle précise en outre que la victime des VSBG peut attraper le VIH/sida, ainsi que des grossesses non désirées, qui peuvent conduire aux avortements avec toutes ses conséquences.Mme Ntawuyankira leur a suggéré de se rendre vers les structures de soins les plus proches pour être soignées. Elle leur a garanti qu’elles seront protégées contre le VIH/sida, les IST et les grossesses non désirées. Pour les femmes et filles enceintes  atteintes de VIH/sida, elles peuvent suivre le Programme de protection mère-enfant (PTME) pour protéger l’enfant qui va naître. Toujours dans le but de vaincre les VSBG, le ministère en charge de la justice  a mis en place les punitions pour les auteurs. Donna Fabiola Niyonkuru, conseillère audit ministère a rappelé aux populations batwa qui pourraient subir ces violences de se rendre au poste de police le plus proche, une fois que le chef de colline n’a rien pu faire pour eux. L’OPJ pourra poursuivre le dossier et trainer en justice l’auteur. Mais tout cela sera possible si l’auteur ose dénoncer l’auteur du viol. Et tout cela sera facilité par l’aide des centres intégrés mis en place dans les provinces de Muyinga, Cibitoke et Makamba en plus de celui qui se trouve déjà à Gitega.Cette activité a été agrémentée par un jeux concours qui donnait le droit à avoir des prix. 

Aline Nshimirimana

 

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