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ENVIRONNEMENT> Non curage des caniveaux à Buyenzi

Pendant la saison pluvieuse, beaucoup de caniveaux situés dans différents quartiers sont bouchés. On y trouve des déchets de plusieurs sortes entre autres les bouteilles en plastiques, les morceaux de bois. En zone Buyenzi, les caniveaux sont bouchés et les eaux ne coulent plus comme il faut.

caniveaux
En zone Buyenzi de la municipalité de Bujumbura plus précisément en bas du marché de Ruvumera sur la route qui va jusqu’au boulevard Melchior Ndadaye non loin de la Brasserie, les caniveaux sont débordés quand il pleut. L’eau en provenance des quartiers se déverse ainsi sur le boulevard Melchior Ndadaye, ce qui fait que la circulation devient difficile surtout pour les piétons. Pour traverser, ces derniers sont transportés par les hommes sur dos. Les petits véhicules eux aussi y passent difficilement car l’eau se trouve à un niveau élevé. Comme nous l’avons constaté, tout au long de ce collecteur se trouvant sur cette route, il y a également plusieurs personnes qui exercent différentes activités génératrices de revenus. Il y a de petits restaurants, de petites boutiques. Quand il pleut, les activités sont paralysées car l’eau envahit ces boutiques. En plus de cela, les clients de ces boutiques ne trouvent pas l’accès. Dans un échange avec les taxis vélos rencontrés sur place, ils ont fait savoir que chaque fois qu’il pleut, la route devient impraticable. Selon eux, l’eau que l’on trouve dans ces caniveaux provient des quartiers Buyenzi et Jabe. Tout au long de son passage, l’eau remporte tous les déchets depuis les quartiers de la zone Bwiza jusqu’à Buyenzi. Pour faire face à cette situation, ces gens rencontrés sur place demandent aux autorités habilitée d’initier les travaux de curage. Comme ces caniveaux sont bouchés depuis longtemp, les autorités devraient mobiliser des moyens afin de faire un curage adéquat. A défaut des moyens, les autorités de la zone Buyenzi pourraient sensibiliser les gens afin de faire le curage régulier  de ces caniveaux lors des travaux de développement communautaire. La population devrait aussi être sensibilisée pour adopter de bons comportements afin de ne pas jeter les ordures dans les caniveaux.

Lucie Ngoyagoye

 

SANTE> Dépistage du cancer du col de l’utérus

Il peut guérir s’il est dépisté à temps

0000tttttggggg Au cours de la semaine dédiée à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, le centre de dépistage dénommé « Bujapath » s’est joint au Cafob pour dépister quarante femmes de la  même association. Le directeur de Bujapath Dr Jean Marie Harimenshi a indiqué que le cancer du col de l’utérus peut guérir une fois traité et dépisté à temps. 


Le cancer du col de l’utérus a sensiblement diminué dans les pays développés, alors qu’il fait ravage dans les pays en voie de développement. Les femmes ont le devoir de se faire dépister tous les deux ans. Il est le deuxième type de cancer chez les femmes et l’homme est le porteur de ce virus, mais il est porteur sain. Selon Dr Harimenshi, toute fille ou femme qui a fait des relations sexuelles doit penser à se faire dépister puisque c’est la seule voie de transmission. Au Burundi, comme il n’y a pas de programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, il n’y a pas par conséquent de statistiques qui démontreraient le nombre de femmes qui sont atteintes de ce cancer. Mais d’après Dr Harimenshi, dans cent cinquante six cas de frottis, 14% sont positifs.Bujapath est le premier centre de dépistage et Dr Harimenshi voudrait qu’il soit un grand centre anti-cancéreux. Il a interpellé toutes les femmes à se faire dépister. Quant à  Agrippine Nyandwi, présidente de l’association des personnes atteintes du cancer (Apac) et qui a guéri du cancer, elle se réjouit de la mise en place du centre de dépistage du cancer mais déplore que certaines femmes ne puissent pas accéder à ce centre puisque les coûts sont trop élevés. Mme Nyandwi a demandé que l’Etat puisse prendre en charge le dépistage du cancer du col de l’utérus. Elle a en outre demandé que ces centres soient multipliés dans tout le pays pour aider les femmes qui ne peuvent pas accéder aux structures de soins dont le coû est généralement très cher. Le fait que le centre veuille collaborer avec le ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida aiderait beaucoup de personnes, d’autant plus que ce virus est transmis par les hommes, et qu’il y a des hommes polygames, ce qui implique la transmission du virus chez plusieurs femmes en même temps, explique Mme Nyandwi. L’association peut aider les femmes dépistées du cancer en leur prodiguant des conseils comme la nourriture à prendre. Elle a interpellé toutes les femmes qui n’ont pas encore fait le test de se faire dépister puisque le cancer du col de l’utérus une fois dépisté à temps guéri très bien. Elle a témoigné elle-même qu’elle a guéri du cancer du col de l’utérus parce qu’elle est allée se faire dépister à temps.

Aline Nshimirimana

 

Violences sexuelles > Défis rencontrés par les filles mineures

Une attention particulière devrait être accordée à cette catégorie de personnes

00000AZTRYUILes filles mineures  victimes des violences sexuelles font face à différents problèmes. Elles peuvent attraper certaines maladies sexuellement  transmissibles. Elles peuvent également avoir des grossesses non-désirées. Dans ce dernier cas, il leur est difficile de bénéficier de la gratuité des soins sauf si elles sont prises en charge par les centres spécialisés.


Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, la chargée de la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre au centre Seruka, Scholastique Rubarika a fait savoir que ce centre accueille entre 114 et 120 cas de  violences par mois. Parmi eux, beaucoup sont des filles mineures.  « Quand elles subissent des violences sexuelles, elles font face à différents problèmes, entre autres les grossesses non-désirées. Au cours de celles-ci, les filles mineures se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Elles ne sont plus des jeunes filles. Non plus, elles ne sont pas des femmes. Dans ce cas, elles ne peuvent pas bénéficier de la gratuité des soins comme d’autres femmes enceintes. Cela parce qu’elles ne possèdent pas de carte d’identité parce qu’elles sont encore des mineures. Elles n’ont pas non plus d’attestation de mariage. Beaucoup n’ont pas non plus d’accès à la justice faute de l’expertise médicale qui est un document prouvant que la victime a subi la violence sexuelle », a-t-elle précisé.Dr Rubarika a indiqué que ces filles mineures ne bénéficient de la gratuité des soins que lorsqu’elles sont allées dans des centres de prise en charge de ce genre de violence.

Dans d’autres structures de soins, elles se prennent en charge depuis la grossesse jusqu’à l’accouchement. C’est pour cette raison que cette catégorie de personnes n’a pas le courage de faire des consultations prénatales pour savoir l’état de santé du fœtus mais aussi du sien. Par conséquent, elles peuvent avoir des complications liées à la grossesse qui, dans certains cas, peuvent provoquer la mort de deux individus ( le bébé et sa mère).La chargée de la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre au centre Seruka interpelle le ministère en charge de la santé à accorder une attention particulière à ces filles mineures violées. Cela parce qu’elles subissent des crimes inattendus.     

Rose Mpekerimana

 

GARE DU NORD> Lieu transformé en dépotoir d’ordures

La vie de la population environnante est en danger

0000aqpouytA la Gare du Nord, en zone urbaine de Gihosha au bord de la RN1, un emplacement a été transformé en dépotoir d’ordures. Ce sont les commerçants de cette localité qui en sont auteurs. Cela met en danger la vie de la population environnante et celle des gens qui utilisent les eaux d’un petit ruisseau qui prend sa source en ce lieu.

Dans une descente effectuée le mardi 4 février 2020 à la Gare du Nord la rédaction du quotidien «Le Renouveau» s’est rendue compte qu’une montagne d’immondices est en train d’accroître petit à petit. Des mesures sévères s’avèrent nécessaires pour empêcher le jet des déchets dans ce lieu afin d’arrêter cet accroissement d’immondices qui s’y observe.Durant cette période des pluies diluviennes, il s’observe des eaux de pluie dans les caniveaux draînant des déchets de toutes sortes. La plupart de ces déchets proviennent des ménages du fait que certains habitants se cachent derrière l’obscurité et jettent ces déchets dans les rues des quartiers ou au bord des routes.

A la Gare du Nord, à la RN1, en face de la clôture de l’hôpital roi Khaled de Kamenge, un autre endroit transformé en dépotoir d’ordures accroît au jour le jour. Le pire est qu’à côté de ce dépotoir, il y a un petit ruisseau et les habitants se servent de ces eaux pour se laver et laver leurs habits. Selon Alexis Niyongabo, un habitant rencontré sur place, les conducteurs de taxis vélos se servent également de ses eaux pour laver leurs vélos. Les passagers qui se sont exprimé sur la situation ont confié au quotidien d’information, Le Renouveau qu’ils ont peur que des maladies liées au manque d’hygiène et aux défauts respiratoires soient causées par ces déchets. Un autre constat en est que la clôture de l’hôpital roi Khaled est ménacée si rien n’est fait dans l’immédiat.Le jet des déchets dans les espaces verts dans la plupart des quartiers de la Mairie de Bujumbura est lié au fait que certaines coopératives et associations chargées d’enlever les déchets ménagers dans les quartiers n’accomplissent pas bien leur tâche et certains habitants refusent de payer des frais d’enlèvement de ces déchets. Il faut que la Mairie prenne des mesures sévères pouvant empêcher les gens de se servir de ces lieux pour y jeter des ordures.

Julien Nzambimana

 

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