Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Assainissement> Non-respect des contrats par les associations chargées d’enlever les ordures ménagères

Désormais, le système pollueur payeur va s’appliquer avec le mois de mars

Dans différent quartiers de la municipalité de Bujumbura, les habitants ont signé des contrats avec différentes associations qui sont chargées d’enlever les ordures ménagères. Mais des fois, ces associations n’honorent pas leurs engagements. Suite à cette situation, la population de certains quartiers dont les associations contractuelles ne sont pas régulières se lamente.

Au lieu d’enlever les ordures ménagères une fois par semaine comme convenu, certaines associations viennent une fois les deux semaines. Les habitants de ces quartiers indiquent que les responsables de ces associations s’excusent en disant chaque fois que les véhicules sont en panne. Malgré qu’elles ne respectent pas les contrats, elles veulent être payées à temps.
Selon Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura, la mairie n’est pas au courant de l’organisation de ces associations qui se sont organisées pour enlever les immondices. Au niveau de la mairie, il y a eu décision du conseil municipal qui a institué une pratique ou une mesure qui s’appelle pollueur payeur. Ce système va commencer avec le mois de mars de cette année. Toute personne qui a une maison ou un magasin devra contribuer à l’enlèvement de ces immondices.
M. Mbonimpa a indiqué que cela va s’organiser au niveau de la mairie avec les comités de ces entités. Ces mêmes gens vont faire partie de ces comités pour qu’eux-mêmes soient responsables de l’enlèvement des immondices en provenance de leurs ménages.
Que des gens aient signé aujourd’hui des contrats avec différentes associations, cela ne concerne pas la mairie. Raison pour laquelle, maintenant, la mairie veut s’organiser au niveau du centre-ville et au niveau des différentes communes de la mairie. Les associations qui seront agréées pourront entrer en contact directement avec la mairie et avec les bénéficiaires, autrement dit, avec les pollueurs. A ce moment, on espère qu’il y aura une très grande amélioration au niveau de la salubrité.
M. Mbonimpa a révélé que les associations devront s’accommoder avec la nouvelle stratégie de la mairie, sinon, elles seront radiées et on va agréer de nouvelles associations qui vont respecter ce principe de pollueur payeur. Les gens, les détenteurs de maisons ou magasins vont faire partie de ces comités. A ce moment, ils pourront même surveiller la bonne marche de l’enlèvement de ces ordures ménagères.

Lucie Ngoyagoye

 

ENVIRONNEMENT> Le monastère des Clarisses

Il est menacé par la rivière Nyabagere

Le monastère des Clarisses situé dans le quartier 7 de la zone urbaine de Ngagara est menacé par la rivière Nyabagere. Cette menace est due au fait que le système de gabionnage utilisé pour protéger ses berges s’est détérioré à cause de sa vétusté.
La Nyabagere est l’une des principales rivières traversant la ville de Bujumbura. Suite à l’orientation est-ouest de son cours, donc une descente directe des escarpements des Mirwa, celle-ci connaît une activité érosive très intense. Ses berges s’éboulent sur tout son parcours. C’est ainsi qu’à quelques endroits les plus touchés par l’érosion, elle se trouve canalisée par un système de gabionnage.
Au large du monastère des Clarisses, sur une centaine de mètres depuis le pont qui relie les zones urbaines de Ngagara et Cibitoke, sur l’avenue des Forces armées, le système de protection a fortement vieilli. Le grillage en fer utilisé a fini par s’user suite aux chocs répétitifs des cailloux que la Nyabagere charie en cas de crue.
La détérioration est aussi due à l’abaissement du chenal d’étiage de la Nyabagere suite à l’érosion régressive qu’elle connaît et cela dans le but de régulariser son profil d’équilibre. Cela pourrait avoir fait que les gabions sont restés suspendus et ont fini par s’écrouler.

Pourquoi le monastère est-il menacé ?
Au moment de la pose de ce système de gabionnage, les talus de la rivière ont été décapés pour faciliter l’installation des grillages utilisés qui ont une forme géométrique le plus souvent carrée. Ce décapage fragilise et expose les berges à l’érosion par eau. Car à cet état, le talus ne résiste pas à l’érosion de la même manière qu’une paroi en contact permanente avec l’eau. Le sol fraîchement décapé est facilement érodé. La menace qui guette ce monastère des Clarisses trouve là ses origines.
Si l’on avait songé à gabionner cette partie de la Nyabagere, c’est parce que l’on avait constaté l’impact que l’érosion avait sur ce monastère. Comme le système de protection s’est donc détérioré, il serait clément de revoir comment le réhabiliter afin de mettre à l’abri ce monastère ainsi que les maisons d’habitation qui bordent la Nyabagere.

Jean Bosco Nkunzimana (stagiaire)

 

CENTRE SERUKA> Visite de la ministre britannique aux Affaires étrangères

Une assistance de deux millions de livres sterling a été accordée à ce centre

0A1La ministre britannique aux Affaires étrangères, Baroness Anelay, a visité, le jeudi 16 février 2017, le centre Seruka de Bujumbura. Une assistance humanitaire de deux millions de livres sterling a été accordée à ce centre. Cette somme sera utilisée pour subvenir aux besoins en alimentation d’urgence, aux médicaments essentiels en vue de répondre aux besoins des enfants vulnarables.

Dans une conférence de presse qu’elle a animée après la visite des différents services du centre Seruka, Madame Baroness Anelay, a indiqué que cette assistance est octroyée de la part du département britannique pour le développement international (DFID). Mme Baroness a également ajouté que ce don, conjointement destiné à l’Unicef et au comité international de la Croix rouge sera utilisé pour subvenir aux besoins en alimentation d’urgence, aux médicaments essentiels en vue de répondre aux besoins des enfants vulnérables ainsi que les services de protection de l’enfant et de l’éducation pendant les moments des urgences afin de leur donner plus d’espoir et d’opportunités pour leur avenir.
«Avec cette même somme, plus de cent mille Burundais seront assistés. Et cette assistance comprendra les soins médicaux pour soixante mille enfants souffrant de la malaria et de la malnutrition ainsi que l’approvisionnement en eau potable et la propreté pour plus de quarante mille personnes », a précisé Mme. Baroness. Cette dernière a aussi informé qu’elle est heureuse d’annoncer ce don additionnel de l’assistance humanitaire pour le Burundi qui pourra atteindre des milliers de personnes vulnérables.
«Et cela est un signe parlant qui montre le soutien et l’engagement de la Grande Bretagne en faveur du peuple Burundais » a affirmé Mme Baroness. Elle a terminé tout en signalant que l’Angleterre est prête à appuyer tous les efforts de la communauté internationale pour aider dans ce processus. Rappelons que ce nouveau financement vient s’ajouter à un autre de trois millions de livres sterling que le fond humanitaire du DFID avait donnés aux Burundais les plus vulnérables en 2016.

Avit Ndayiragije

 

PNILT> Célébration de la journée mondiale des lépreux

Sous le thème : « Rendons visible l’invisible, regardons la lèpre en face »

00aa12Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a célébré le vendredi 17 février 2017 la journée mondiale des lépreux. Les intervenants à cette cérémonie ont demandé à tout le monde de soutenir les lépreux pour une lutte efficace contre la lèpre. Cette journée a été célébrée dans les enceintes du centre antituberculeux de Bujumbura (CATB) où de nouveaux locaux ont été inaugurés.

Dans son allocution, le représentant légal de l’Action Damien au Burundi, Michel Sawadogo a fait savoir que la lèpre reste une réalité au Burundi. Au cours de 2016, 419 cas de lèpre ont été enregistrés parmi lesquels 83% sont des cas contagieux. Pour une lutte efficace contre la lèpre, il a précisé que l’Action Damien a contribué pour chercher les financements qui s’élèvent à plus de 95 millions destinés à construire les nouveaux locaux au sein du CATB (Centre anti-tuberculeux de Bujumbura).

Le ministère en charge de la Santé soutient les initiatives contre la lèpre
Dans son mot de circonstance, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere a fait savoir que la journée mondiale des lépreux a été initiée pour appeler tout en chacun à s’impliquer pour lutter contre la lèpre.
Elle a indiqué que la lèpre est une maladie guérissable si elle est diagnostiquée et traitée dans les meilleurs délais. Elle a rappelé que les signes de la lèpre sont entre autres les tâches inodores et insensibles sur le corps humain. Les provinces qui sont les plus touchées par cette maladie sont Rutana, Bururi, Makamba, Rumonge , Bubanza et Cibitoke.
Dr Nijimbere a affirmé que le gouvernement du Burundi soutient les initiatives de la lutte contre la lèpre. Elle a cité entre autres les actions en rapport avec la sensibilisation, le soutien et le traitement gratuit des malades mais aussi la mise en place d’un programme national chargé de la lutte contre cette maladie.
Elle a enfin interpellé toute la population en général et celle vivant dans les provinces endémiques en particulier de toujours aller dans les structures de soins chaque fois qu’elle voit des tâches inhabituelles sur son corps.
Elle a demandé à tout un chacun de contribuer pour éradiquer la lèpre au Burundi. Les cérémonies ont été clôturées par la distribution d’une aide aux gens qui sont guéris de la lèpre.

Rose Mpekerimana

 

Page 1 sur 195

Ouvrir