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ZONE URBAINE DE NGAGARA >Le respect de l’espace public

 Il ne doit être exploité que pour l’intérêt de tous

 

Respecter la chose publique est un devoir pour tout citoyen. Mais des fois, elle est exploitée pour des intérêts privés. C’est le cas notamment de l’espace public se trouvant dans le quartier 6, le long de la RN1 où la pelouse qui y a été aménagée est en train d’être détruite au profit de la culture des légumes.

 

Très récemment, le quotidien burundais d’informations Le Renouveau a effectué une descente dans le quartier 6 de la zone urbaine de Ngagara, dans la municipalité de Bujumbura. L’objectif de la descente était de se rendre compte de la gestion de l’espace public dans ce quartier.Comme il l’a constaté, la situation est satisfaisante mais des irrégularités ne manquent pas.  Dans cette édition, il sied de souligner le non respect et la dégradation excessive de l’espace public situé dans ce quartier 6, le long de la route nationale 1 (RN1). Aux environs de l’arrêt bus communément appelé « Ku mwembe », depuis le mois d’août, des gens se sont autorisés de défricher et exploiter cet espace. Ils détruisent progressivement la pelouse à gazon qui y a été mise en 2008, à grand prix et dont l’entretien était régulier jusque dans les années 2013, au profit de la culture des légumes (des amarantes). Un autre constat est que c’est par cet espace que passent les égouts de collecte des eaux usées et de toilette. Il y a donc risque de les endommager si l’exploitation continue. 

Les autorités locales seraient-elles sous-informées ?

La question qu’il y a est de savoir si les autorités locales sont informées de cette situation. Si elles le savent déjà, que sont-elles en train de faire pour arrêter cette activité illégale ? Vu la nature morpho-géologique de l’endroit, détruire cette pelouse expose le terrain à une érosion intense et risque de porter atteinte à l’infrastructure routière en face. Car ces amarantes ne sont pas des plantes fixatrices du sol qui pourraient le retenir en cas d’érosion hydrique. De toutes les constatations faites, Le Renouveau appellerait les autorités compétentes à visiter l’endroit et agir sans délai, dans le but d’une gestion rationnelle des espaces publics. Si un budget a été déployé pour aménager cet espace, il y a dix ans, est-il temps maintenant de le sacrifier pour un intérêt non public ? 
Jean Bosco Nkunzimana

 

Saison pluvieuse> Prévention des maladies liées au manque d’hygiène

L’ implication de différents ministères s’avère nécessaire

 

Au début de la saison des pluies, il apparaît souvent des maladies liées au manque d’hygiène. Certaines sont fréquentes dans tout le pays, d’autres se remarquent dans certaines régions. Pour une bonne prévention de ces maladies, l’ implication de différents ministères s’avère nécessaire.  

 

DSC09780Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien. Le Renouveau, le chef du Service national d’hygiène et assainissement au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Prosper Muyuku , a fait savoir qu’au début de la saison pluvieuse, il est remarqué beaucoup de maladies liées au manque d’hygiène. Il a indiqué que cela est dû aux comportements de la population de certains pays africains de déféquer à l’air libre. Et, suite à la consommation des eaux non potables, les gens s’infectent et se réinfectent davantage de beaucoup de maladies. Il s’agit notamment des maladies diarrhéiques, des maladies parasito-intestinales mais aussi de la dysenterie ou du choléra. Il a affirmé que ces maladies sont enregistrées avec un taux élevé dans les structures de santé.Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien. Le Renouveau, le chef du Service national d’hygiène et assainissement au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Prosper Muyuku , a fait savoir qu’au début de la saison pluvieuse, il est remarqué beaucoup de maladies liées au manque d’hygiène. Il a indiqué que cela est dû aux comportements de la population de certains pays africains de déféquer à l’air libre. Et, suite à la consommation des eaux non potables, les gens s’infectent et se réinfectent davantage de beaucoup de maladies. Il s’agit notamment des maladies diarrhéiques, des maladies parasito-intestinales mais aussi de la dysenterie ou du choléra. Il a affirmé que ces maladies sont enregistrées avec un taux élevé dans les structures de santé.M.Muyuku a indiqué que ces maladies sont entre autres la dysenterie bacillaire, la fièvre typhoïde qui sont souvent remarquées sur tout le territoire mais aussi le choléra  qui, lui,  se limite dans la région de l’Imbo, sur le long du lac Tanganyika, du fait qu’il y a une multitude de contacts. Il a également cité les parasito-intestinales qui sont enregistrées dans tout le pays. Il a dit que ces derniers menacent les enfants surtout de moins de cinq ans. « C’est pour cette raison que les mères qui sont souvent à côté de leurs enfants prennent conscience de la contamination et mettent  en place par conséquent les dispositions nécessaires pour éviter de se contaminer », a-t-il dit.Il a fait remarquer que c’est pour ce faire que, quant à la prévention, les intervenants en matière de lutte contre les maladies liées au manque d’hygiène doivent commencer par l’éducation de la population dans le but de lui apprendre à consommer de l’eau potable. Et, il faut aussi l’informer que si cette dernière ne vient pas du robinet ou des points aménagés, il faut qu’elle fasse bouillir cette eau jusqu’à l’ébullition. Comme cela, cette population pourra être sûre qu’elle consomme de l’eau potable, utilisable sans risque. Une autre mesure est le lavage des mains au savon. Notre source a souligné que , jusqu’aujourd’hui, certains Burundais ne savent pas comment se laver les mains et quand il faut le faire. Il a tenu d’abord à rappeler les techniques de lavage des mains. Mais avant cet acte, il a dit qu’il y a des préalables. « Avant de se laver les mains, il faut enlever tous les bijoux, les bracelets et couper les ongles à rat. Puis, après avoir mouillé les mains, on frotte le savon, on frotte les mains entre les doigts par le devant et derrière et on frotte autour de la main, on se rince et étale les mains à l’air libre », a-t-il mentionné. Celui-ci a affirmé que, malheureusement, la réalités chez  certains burundais est qu’ils lavent une seule main surtout chez ceux qui mangeaient souvent la patte. Il a tenu de signaler que  c’est comme si ces personnes mangent sans se laver la main. Cela parce que, sans la technique ci-haut citée, les bactéries  ne quittent pas l’endroit. Par contre, ils créent une résistance.M.Muyuku a également rappelé les moments critiques de lavage des mains. Il a indiqué qu’il est indispensable de se laver les mains après avoir quitté la toilette, après le nettoyage des enfants, avant de manger, de préparer la nourriture et avant de faire  téter les enfants.

La cause des maladies liées au manqued’hygiène dans les mêmes régions 

A la question de savoir pourquoi il y a recrudescence des maladies liées au manque d’hygiène dans les mêmes régions, il a répondu que c’est parce que les gens ne veulent pas suivre les conseils donnés concernant l’utilisation de l’eau potable et d’autres stratégies pour prévenir les maladies liées au manque d’hygiène. Il a signalé que c’est pour cette raison que, pour une bonne prévention, la collaboration entre différents ministères s’avère indispensable. Il a cité le ministère en charge de la santé publique pour la sensibilisation au changement de comportement et la prise en charge des maladies liées au manque  d’hygiène ,celui en charge de l’environnement, de la sécurité publique, de l’énergie et des mines mais aussi celui de l’Intérieur et de la formation patriotique, etc.Il a enfin fait un clin d’œil à la population qu’il faut toujours suivre les conseils de ces ministères ci-haut cités afin de se prémunir efficacement contre les maladies liées au manque d’hygiène.    

Rose Mpekerimana

 

 

SFBLSP- BURUNDI> Célébration de la Journée internationale des filles

Sous le thème : «Autonomisation économique des filles avant, pendant et après la crise »

 

DSC 0279L’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme a procédé le mercredi 11 octobre 2017 à la célébration de la Journée internationale des filles. Cette journée a été célébrée sous le thème : « Autonomisation des filles avant, pendant et après la crise ».  

 

L’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme s’est joint au monde dans la célébration de la Journée internationale des filles célébrée le 11 octobre de chaque année.  Dans son mot d’ouverture des cérémonies marquant cette activité, la présidente et représentante légale de cette association Espérance Ntirampeba a indiqué que cette journée est une occasion de lutter contre le mariage précoce et forcé des filles. Elle a précisé que les causes de ces mariages sont, entre autres, la non scolarisation,  la pauvreté dans la famille.  Elle a souligné que ces mariages ont des conséquences néfastes sur la santé et la vie  de la jeune fille.Elle a ajouté que comme le précise  le thème de cette année « Autonomisation économique des filles avant, pendant et après la crise », la fille a droit à une éducation dans le but de préparer un bon avenir afin de s’auto développer, développer sa famille et la nation tout entière. Ntirampeba a fait savoir que le mariage  précoce et forcé  est une réalité dans notre pays et qu’il est pour la plupart des cas causé par la pauvreté dans les familles, les croyances religieuses. Elle a précisé que ce mariage est   même à l’origine des violences faites aux femmes et aux filles. «  En cette journée, la solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme s’engage à continuer la campagne de lutter contre les violences de toutes formes faites aux femmes et aux filles.  Tous ensemble, luttons contre le mariage des enfants au Burundi en vue de les aider à préparer leur avenir », a insisté Mme Ntirampeba.Il est à souligner que lors  de ces cérémonies, les participants ont eu le temps de suivre un sketch montrant les causes et les conséquences du mariage précoce et forcé des filles mineures. 
Emelyne Iradukunda

 

GENRE> Femmes et médias

La représentativité de la femme dans les médias s’élève à 6%

 

DSC09112L’AFJO (Association des femmes journalistes) a organisé le mercredi 11 octobre 2017 un café de presse offert aux responsables des médias pour échanger sur la représentativité et la participation des femmes dans les médias. Il a été constaté que les femmes sont représentées à 6 % dans les médias. 

 

Dans son mot de bienvenu, la représentante légale de l’AFJO, Agnès Nindorera a fait savoir que le café de presse offert aux responsables des médias a pour but de présenter les résultats des rencontres qu’elle a réalisées avec les responsables des médias  et la synthèse de l’atelier de formation en genre et droits des femmes auquel les responsables des médias ont pris part en dates des 23 et 24 mai 2017.Elle a indiqué que dans les données collectées en septembre 2017 par l’AFJO et en décembre 2016 par l’AFRABU (Association des femmes rapatriées du Burundi), la représentativité des femmes dans les organes de prise de décision au sein des médias est en dessous de la moyenne générale. En effet, alors qu’il se dégage un taux moyen de 17% de représentativité des femmes dans les postes de prise de décision au niveau national, le secteur des médias n’enregistre que 6%.Elle a signalé que c’est pour cette raison que l’objectif dudit café de presse est de promouvoir la prise en compte de l’égalité genre dans les nominations aux postes de prise de décision des institutions des médias et dans leurs contenus médiatiques. Elle a pour ce faire invité les responsables des médias à échanger sur les recommandations et les engagements à formuler pour accroître le taux de représentativité et de participation des femmes dans les médias. Elle leur demande de proposer des actions concrètes visant la mise en œuvre de la politique nationale de la communication en son chapitre relatif à l’aspect genre ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre d’une charte des médias sensibles au genre.

Le gouvernement soutient les initiatives de la parité homme-femme dans les médias

Le directeur général de la communication au sein du ministère des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias, Jerôme Ndikuriyo a, quant à lui, indiqué que ce ministère salue l’initiative de réfléchir sur les actions à mener pour concrétiser  la parité homme-femme dans les médias. Il a précisé que le document de la politique nationale de la communication reconnaît que les médias sont incontestablement le reflet de la société. De ce fait, ils doivent faire ressortir davantage le fait que l’égalité des genres est un droit humain fondamental. Il a dans le même ordre d’idées signalé que la parité hommes-femmes implique que les hommes et les femmes soient représentés de façon équitable non seulement dans les postes de responsabilités et les emplois disponibles dans les entreprises de presse, mais aussi dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.M. Ndikuriyo a en outre rappelé que les medias est un secteur de la vie dans lequel les femmes et les hommes doivent jouir pleinement de leurs droits économiques, socioculturels et politiques. Et, même si les chiffres restent relativement bas, le gouvernement  du Burundi a fourni des efforts remarquables dans la prise en compte du genre dans ses politiques sectoriels et programmes.Il a de ce fait interpellé les participants de profiter de cette occasion pour mettre ensemble les idées d’actions concrètes pour accroître le taux de représentativité et de participation des femmes dans les médias. Il a enfin affirmé que le ministère en charge de la communication ne ménage aucun effort pour soutenir les initiatives qui visent la parité homme-femme dans les médias.    

Rose Mpekerimana

 

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