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Affection neurologique> L’épilepsie

Elle n’est pas contagieuse, plutôt guérissable

 

IMG 2051La crise épileptique est une réaction particulière du système nerveux et plus particulièrement une hyperactivité des cellules cérébrales. En tant qu’événement isolé, elle peut se produire chez une personne sur vingt et une fois au cours de la vie. Elle est caractérisée par la répétition des crises et concerne un nombre important de personnes. 

 

Dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau le mardi 16 juillet 2019, le représentant légal de l’Action pour la promotion de lutte contre l’épilepsie et aussi spécialiste en psychologie clinique et en électroencéphalogramme, Jean Pierre Nshimirimana a fait savoir que l’épilepsie est une maladie qui peut être guérie si elle est soignée  avec précaution. Il a ajouté que cette maladie n’est pas transmissible comme certains le supposent et que les causes sont variées. Il a cité, entre autres, les conséquences suivantes : difficultés d’accouchement, traumatismes du choc sur la tête, maladies chroniques qui affaiblissent  les anticorps, malformation cérébrale ainsi que la probabilité génétique.Dans le cas d’une crise épileptique, M. Nshimirimana a expliqué que les cellules nerveuses diffusent beaucoup trop d’informations d’un seul coup et l’organisme n’est pas capable de traiter ce flux de données. Il en résulte de fortes convulsions ou perte de connaissance. 

Une maladie à effets variés

M. Nshimirimana a indiqué que l’épilepsie n’est pas une maladie comme les autres. En effet, explique-t-il, elle est non seulement une source d’angoisse mais aussi engendre des conséquences psychologiques, cognitives et scolaires. «Certains considèrent la maladie comme étant une possession démoniaque. L’annonce du diagnostic est un véritable choc pour la famille du malade. Elle affiche directement une image effrayante et la méconnaissance de la pathologie les plongent dans une profonde détresse», a-t-il précisé. Il a ajouté que c’est  pour cette raison que  trop de sujets épileptiques vivent encore dans la honte, le refus de l’exprimer que ce soit sur leur lieu de travail ou même à leurs amis. Pour le grand public, a-t-il insisté, le seul aspect connu est celui de la crise généralisée tonico-clonique avec cri initial, perte de connaissance, chute, convulsions, perte d’urines (bave aux lèvres) et morsure de langue. Cependant M. Nshimirimana a expliqué qu’il existe d’autres aspects de symptôme neurologiques témoins d’une hyperexcitabilité transitoire de neurones corticaux. 

La crise vécue  par la personne

M. Nshimirimana a indiqué que l’épilepsie présente des répercussions plus profondes au niveau psychologique. En effet, selon lui, le regard que porte l’épileptique sur lui-même sera conditionné par le regard que la société porte sur sa maladie.  «Le risque permanent de la survenue d’une crise entraîne de l’anxiété, une peur de soi et du monde extérieur, le risque de régression». De plus, la dénégation, la nature imprévisible des crises occasionnant des difficultés sur le plan social, la discrimination ou rejet sont aussi parmi la crise que la maladie peut entraîner, a-t-il ajouté. 

La maladie vécue par l’entourage et la famille

M. Nshimirimana a expliqué que la maladie est difficile à accepter par la majorité des parents car le terme même d’épilepsie leur fait peur. Il a ajouté que cette peur est due, en grande partie, à une difficulté de compréhension de la maladie autant par eux que par l’extérieur, ce qui pousse les parents à se replier sur eux-mêmes pour se protéger et se mettre à l’abri du rejet des autres. D’autre part, M. Nshimirimana a expliqué que les parents peuvent se sentir coupables suite à l’apparition d’une maladie qui peut être due à l’hérédité et de l’angoisse due à l’incertitude quant à l’évolution de leur enfant. 

Le regard de la société

Vis-à-vis de la société, M. Nshimirimana a expliqué que l’épilepsie constitue souvent un handicap social par de nombreux préjugés existants liés à une méconnaissance de la maladie. Il a ajouté qu’en ce qui concerne la scolarité, les crises  constituent un handicap pour l’apprentissage scolaire. «A l’absentéisme s’ajoutent les difficultés rationnelles dues à l’incompréhension voire même le rejet, mais aussi les effets des médicaments sur la concentration, la démoralisation et la vigilance», a-t-il dit. Il a ajouté que les personnes vivant avec l’épilepsie se heurtent à l’incompréhension et aux préjugés engendrés par les idées préconçues et la peur. Selon lui, cette perception négative peut être pénible pour les épileptiques. M. Nshimirimana déplore que l’épilepsie ne soit pas un sujet souvent abordé en public, et par conséquent l’épilepsie fait que les crises convulsives soient encore méconnues et mal gérées. Il a enfin conseillé d’éviter la stigmatisation des épileptiques mais plutôt de les faire soigner.

Fiacre Nimbona (stagiaire)

 

Zone Buyenzi> Insalubrité de certains restaurants

Prendre des mesures pour faire respecter l’hygiène

 

IMG 20190716 092451Certains restaurants de la zone Buyenzi nécessitent une amélioration en ce qui concerne  la manière dont ils gèrent leur cuisine et surtout l’hygiène dans la préparation de la nourriture car cela a un impact  sur la santé de ceux qui les fréquentent. 

 

L’insalubrité de certains restaurants se trouvant aux environs du marché de Buyenzi en commune urbaine de Mukaza nécessite une grande amélioration, a constaté le mardi 16 juillet 2019 le journal Le Renouveau lors d’une visite qu’elle a effectuée sur le lieu. La rédaction du quotidien Le Renouveau a constaté que les restaurants sont placés en face des ateliers de soudure. La nourriture est exposée à des éclats en provenance de différents ateliers de soudure. Cela peut causer des problèmes sur la santé, étant donné que des éclats tombent parfois dans les marmites contenant de la nourriture prête à être  servie. Ces mêmes restaurants sont aussi  situés tout près des ateliers de menuiserie, mais aussi tout prêt des personnes qui vendent des déchets des bouteilles usagées. L’autre constat est que les règles et les conditions d’hygiène ne sont pas respectées. En effet, les marmites ne sont même pas couvertes. La nourriture est mal conservée et déposée par  terre à l’air libre, les assiettes sont également mal  essuyées. En plus, la tenue des personnes qui servent de la nourriture aux clients n’est pas soignée.Concernant la place destinée à l’accueil des clients, l’hygiène n’est pas du tout respectée. Cette situation devient de plus en plus inquiétante du moment que les maladies des mains sales continuent à sévir. Il est impérieux que les responsables de ces restaurants prennent les mesures nécessaires de lutte contre l’insalubrité dans le but d’éradiquer les maladies des mains sales.

Bahizi Ushindi Ezéchiel (Stagiaire)

 

PASSAGES PUBLICS> Dépôt des matériaux de construction

Un acte qui entraîne tant de problèmes

 

IMG 2048Les matériaux de construction déposés sur les passages publics dans certains quartiers  résidentiels constituent des risques variés.  A part qu’ils gênent la circulation au point de provoquer des accidents, ils mettent aussi  en péril l’effort du gouvernement de pavage des rues et avenues et aussi de la protection d’environnement. 

 

En effet, le poids des moellons déposés aux abords des caniveaux risque d’entraîner sa démolition. De l’autre côté, à considérer la densité de la population dans certains quartiers résidentiels tout en mettant en évidence  la circulation des véhicules, des motocyclettes et des vélos, on constate que les piétons sont  contraints d’utiliser les abords de ces avenues pour éviter d’être cognés par ces derniers. Par contre,  ces moellons, gravier  et sable occupent déjà les pistes des piétons. Ainsi le choix pour eux est clair : contourner les obstacles par la voie d’un autre obstacle très dangereux que le premier.  Il convient de préciser que le danger d’accident causé par ces matériaux ne concerne pas seulement les piétons mais aussi les véhicules surtout quand il s’agit de céder la priorité à l’un des deux vehicules qui se rencontrent sur la place à moitié bouchée par les masses des matériaux malhonnêtement déposés. 

Environnement est aussi menacé.

En plus du danger d’accident que pourraient provoquer  ces amassements de matériaux aux abords des rues et avenues, l’environnement n’est pas non plus épargné. La rédaction du quotidien « Le Renouveau » a  remarqué que certains caniveaux sont bouchés par du sable et des cailloux déposés par les maçons. Par conséquent les eaux des ménages ne peuvent plus couler et forment une demeure de microbes pouvant causer des maladies aux enfants qui estiment que cette marre est un lieu de plaisir. De plus, par ces eaux stagnantes, les moustiques se reproduisent et la transmission du paludisme devient facile. La saison d’été est beaucoup préférée pour la construction des maisons surtout dans les quartiers pauvres car certaines maisons sont construites avec des briques adobes qui ne résistent pas à la pluie. Cependant, ces activités devraient être exercées sans poser aucun problème lié à la dégradation des passages publics et de l’environnement. 

Fiacre NIMBONA (stagiaire)

 

SANTE REPRODUCTIVE> Sensibilisation des jeunes en vacances

Les chiffres montrent que les jeunes sont les plus touchés par les avortements clandestins

 

DSCO8343Certaines jeunes gens ne savent pas les bonnes manières pour le comportement responsable en matière de la santé sexuelle et reproductive. Les filles sont souvent victimes des avortements clandestins et avec risques. Les séances de sensibilisation permanentes s’avèrent nécessaires afin d’éviter ces risques.   

 

Dans un entretien accordé a la rédaction du quotidien «Le Renouveau», Justine Niyokwizera, assistante sociale chargée de la Promotion des droits de la santé sexuelle et reproductive au centre « Ombre de la femme »,  situé en zone Kamenge de la commune Ntahangwa, fait savoir que ce centre organise et mène des séances de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive envers différentes catégories de gens, plus particulièrement pour les jeunes de 15 à 25 ans.Mme Niyokwizera a indiqué que ces jeunes sont sensibilisés sur l’utilisation des méthodes contraceptives. Le centre a pensé à ce genre de travail car il a constaté que cette catégorie de gens, surtout les filles, sont victimes des grossesses non désirées. Cela peut conduire aux avortements clandestins et à risque. Au cours de cette année, l’enquête qui a été faite a montré l’état des lieux dans les provinces de Kayanza, Ngozi, Kirundo, Mwaro et Muramvya.  Les chiffres montrent réellement que les jeunes sont les plus touchés par les avortements clandestins car 60% des avortements dans ces provinces sont pratiqués par des jeunes, parmi lesquels 74% sont des élèves.Mme Niyokwizera a fait savoir que ces sensibilisation concernent les jeunes scolarisés et non scolarisés. Mais, ces séances de sensibilisation sont dispensées différemment selon les catégories. Après ces séances, le centre fait le suivi et l’évaluation afin de voir si elles ont eu un effet positif. Les jeunes qui ont déjà été sensibilisés ont changé de comportement. Concernant les méthodes contraceptives, le centre sensibilise sur leurs usages et oriente ces jeunes dans différentes structures de soins. Le centre distribue seulement les préservatifs gratuitement. Mais, comme obstacle, beaucoup de jeunes filles quand elles vont dans des centres de santé pour la recherche des méthodes contraceptifs, elles sont pointées du doigt. C’est à ce moment qu’en l’absence du préservatif, elles font des rapports sexuels à risque.

Lucie Ngoyagoye

 

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