Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

ASSAINISSEMENT> Quartier 10 de la zone urbaine de Ngagara

Le problème d’évacuation des eaux pluviales est une évidence

aaaaarrDans le quartier 10 de la zone urbaine de Ngagara, l’évacuation des eaux pluviales est un problème sérieux. L’eau stagnante dans les caniveaux constitue un danger à la santé de la population environnante. Réviser le système de drainage serait un atout.

La rédaction du quotidien burundais d’information Le Renouveau a récemment effectué une descente dans le quartier 10 de la zone urbaine de Ngagara. Elle a constaté qu’évacuer les eaux pluviales demeure un problème dans ce quartier. Sont mieux évacuées les eaux empruntant les caniveaux des axes raccordés à la RN9, au moment où pour les axes secondaires, l’eau ne s’évacue pas facilement.

La forme du terrain expliquen en premier la problématique
La raison majeure de la mauvaise évacuation des eaux dans ce quartier est la forme du terrain à laquelle s’ajoute l’orientation générale des avenues. Celles-ci sont perpendiculaires à la pente générale du terrain. Elles ont une pente presque nulle et cela ne permet pas l’écoulement facile de l’eau par la simple gravité. Cela conduit alors à sa stagnation permanente dans les caniveaux, car elle hésite dans son écoulement.

Les conséquences ne manquent pas
Comme l’a aussi constaté Le Renouveau, cette eau qui ne s’écoule pas est tellement sale. Elle constitue un nid d’éclosion des moustiques et grouille aussi des verres. Par cet effet, cette eau apparaît comme un danger pour la santé de la population environnante. Puisqu’il y a trop de chantiers dans ce quartier, les caniveaux se bouchent et sont rarement curés.
Contactés à ce propos, les services techniques municipaux (Setemu) se déchargent de cette affaire. Ils affirment que des imperfections s’observent mais que de leur part, ils ne reçoivent plus de ce genre de marchés. Ils continuent en disant que, dans les quartiers qu’ils ont aménagés, ils s’observe très peu d’erreurs car tout avait été bien étudié. Ils n’ont pas manqué de souligner que cela peut être aussi dû au fait que le gros des travaux de viabilisation est actuellement confié à des entreprises privées.
De toutes les façons, il faudrait revoir l’aménagement des caniveaux pour leur donner une pente permettant à l’eau de s’évacuer. Et comme le stipule le rapport des descentes effectuées par la commission de l’Assemblée nationale chargée de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, du développement communal et des travaux publics, il faut intégrer les Setemu dans les différentes compétitions avec d’autres entreprises relatives aux marchés publics. Grâce à leur expérience en la matière, quelque chose s’améliorerait.

Jean Bosco Nkunzimana (stagiaire)

 

ZONE BUYENZI> Démolition des kiosques en bois en zone urbaine de Buyenzi

Elle contribue à la propreté des quartiers

 

Les habitants de la zone Buyenzi qui ont construit des kiosques en bois et des clôtures en roseau en dehors des parcelles sont en train de les détruire. La démolition rend propre les quartiers. Cela est consécutif à la mesure prise par la municipalité de Bujumbura de démolir les kiosques en bois et les clôtures en roseau construites dans l’espace public, c.-à-d. construits en empiétement de l’espace à laisser sur le bord de la rue.

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue le lundi 6 mars 2017 dans la zone urbaine de Buyenzi pour constater la démolition des kiosques construits en bois et des clôtures en roseau construites dans l’espace public, c.-à-d. construits en empiétement de l’espace à laisser au bord de la rue. Ces derniers, qui rendent la zone impropre, sont construits tout au long des avenues et des rues. Ils sont installés dans l’espace de deux mètres laissé au bord des parcelles, un espace prévu par l’urbanisme pour faire passer les câbles d’électricité et des tuyaux pour transporter l’eau dans les différents ménages.
Certains kiosques sont construits en planche, d’autres en roseaux. Il peut y avoir des accidents causés par l’apparition de l’incendie étant donné que ces kiosques en bois sont facilement enflammés.
Ces kiosques en bois ont des usages multiples : les uns sont des restaurants, d’autres des boutiques, d’autres encore servent de cuisines pour annexes ouvrant les portes dans les rues, etc. Selon les gens rencontrés sur place, les autorités les accusent d’abriter des bandits et d’autres malfaiteurs alors que ce n’est pas le cas. Ces derniers y logent la nuit et pendant la journée, ils quittent l’endroit. Néanmoins, d’autres ont affirmé qu’il peut y avoir l’un ou l’autre cas mais c’est ne pas fréquent.
Ces kiosques en bois rendent aussi impropre la zone. Certaines maisons dont les cuisines en roseau ont pris une teinture noire de la fumée. Certaines personnes jettent des immondices derrière ces kiosques en bois. Leurs apparences physiques sont désagréables à voir, suite à la qualité de propreté inférieure. La rédaction du journal Le Renouveau a contacté le chef de zone Buyenzi pour savoir ce qu’il préconise pour empêcher la construction d’autres kiosques dans les jours à venir, mais en vain.

Evelyne Habonimana (stagiaire)

 

Ruyigi> Journée internationale de la femme

La situation de la femme burundaise a progressé malgré quelques défis qui restent à relever

 

DSC 3177La Première dame du pays, Denise Nkurunziza s’est jointe aux femmes burundaises dans la célébration de la Journée internationale de la femme qui s’est déroulée dans la commune et province de Ruyigi le mercredi 8 mars 2017. Célébrée sous le thème : « Tous ensemble, protégeons l’environnement », les femmes se sont engagées à faire plus d’actions de protection de l’environnement pour garantir la paix, la sécurité et le développement dans les ménages et dans le pays. La Première dame du pays a fait beaucoup d’observations qui montrent ce que doit être une véritable femme pour le ménage, pour la famille et pour son pays.

 

La Première dame du pays trouve qu’au-delà des festivités, la journée internationale de la femme est une occasion pour chaque femme de faire une auto-évaluation sur ce qu’elle a fait pour sa famille, et sa communauté. Ainsi, cela permet d’identifier les défaillances et prendre des mesures pour s’en ressaisir ; d’identifier les réussites et rendre grâce à Dieu pour les bonnes choses à son actif. Mme Nkurunziza a estimé que le choix du thème pour chaque année correspond à une situation malheureusement actuelle dans ce pays. En effet, des changements climatiques ont été vécus et ont provoqué une famine dans le pays. Or, comme la femme est la plus attachée au domaine agricole, elle est également la plus touchée par les conséquences de ces changements climatiques. Elle a ainsi vivement invité toutes les femmes à agir en sorte que l’environnement soit protégé.

Il faut manifester l’amour de sa patrie

D’autant plus que la protection de l’environnement a de bonnes retombées sur la vie des communautés en particulier et du pays en général, elle estime que cette protection fait appel à l’amour de la patrie. Elle a indiqué que la femme a un grand rôle à jouer du sommet à la base, dans la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement du pays. Elle conseille toutes les femmes à vanter l’image de leur pays. « Il faut avoir un estime de soi et ne jamais se sous estimer. Surtout, ayez des objectifs précis et concrets et poursuivez-les courageusement pour atteindre le développement », les a encouragées Mme Nkurunziza. Elle les invite à servir de modèle dans leurs fonctions, à bien collaborer avec leurs collègues, à faire preuve d’honnêteté et à afficher un comportement responsable dans le foyer et dans le voisinage. Pour celles qui ont des responsabilités variées, elle les appelle à chercher toujours à se distinguer positivement des autres, tout en mettant en tête qu’il doit y avoir un temps à consacrer à la famille, au dialogue dans le foyer. La présidente du Forum des femmes Janvière Ndirahisha admire le pas franchi et promet que les femmes vont continuer à jouer leur rôle dans le développement du pays par la protection de l’environnement et la consolidation de la paix et la sécurité.

Les Nations unies restent engagées à soutenir la femme burundaise

La représentante du Fond des Nations unies pour la population qui a parlé au nom des agences du système des Nations unies, Suzane Mandong, a réaffirmé l’engagement des Nations unies à la vision que le monde se fait de la femme d’ici 2030, « les femmes dans un monde de travail et évolution ». Elle a félicité le gouvernement et ses partenaires pour d’énormes efforts fournis pour la promotion de l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles burundaises. Revenant sur le thème de l’année 2017, elle a déploré les conséquences du changement climatique au Burundi que les femmes et les enfants ont vécues. Elle regrette qu’il y a encore des défis qui constituent l’obstacle au développement de la femme. Elle cite ceux liés à la transmission de la terre, la migration, l’analphabétisme qui limite l’accès aux femmes rurales à l’information et l’apprentissage de nouvelles techniques agricoles innovantes ; le non accès aux services financiers adaptés à elles, dû au faible intérêt des financiers aux secteurs agricoles et l’élevage; le manque d’équipement adapté suite aux conditions de vie précaires des agricultrices qui limitent les chances des travailleuses agricoles d’accéder et de contrôler les ressources de production, d’adopter de nouvelles technologies, d’avoir accès aux intrants ou encore de bénéficier d’une formation pour des services de vulgarisation et de réfléchir sur les possibilités de plaider pour leur cause.

Le Burundi avance au niveau de la promotion de la femme

Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, est revenu sur l’origine de cette fête. Ainsi, cette célébration a permis de fixer un regard sur la situation de la femme au Burundi par rapport à ses droits. Il apprécie le pas jusque-là franchi par rapport à la situation passée de la femme burundaise et espère que les choses vont toujours aller de l’avant. Déjà, les femmes sont représentées à près de 30% dans différentes institutions du pays, du sommet à la base, dit M. Nivyabandi. « Un fond de crédit pour les femmes a été mis en place, des femmes se regroupent en associations et sont facilement encadrées ; un Forum des femmes a également été créé pour conduire le combat contre les inégalités, les femmes et les filles sont enrôlées dans les corps des forces de l’ordre et de défense… » souligne le ministre. Il reconnaît cependant qu’il y a encore des choses à faire et réitère l’engagement du gouvernement à aller toujours de l’avant. Martin Nivyabandi a remercié tous les partenaires qui ont contribué pour la réussite de la célébration de cette journée. Vous saurez que ce ministère a remis des prix aux femmes qui se sont distinguées dans leurs services, en tête de flèche la Première dame Denise Nkurunziza, Daphrose Ruganuka titulaire du centre de santé Busoro, Candide Ntawuyankira qui enseigne à Nyabitsinda depuis 1974, Antoinette Kabunguguru qui développe les associations, Domine Kamana et Francine Niyonsaba.

Alfred Nimbona

 

 

PROPRETE> Vente de nourriture cuite aux bords des routes

L’hygiène laisse toujours à désirer

aaaakLa vente de nourriture cuite aux bords des routes est une activité qui aide les passants et ceux qui la font. Il a été constaté que leur hygiène laisse toujours à désirer. Une attention particulière au regard de la propreté doit être faite pour éviter que ces nourritures soient une source de certaines maladies liées au manque d’hygiène.

Dans les différentes villes du Burundi, la vente de nourriture cuite aux bords des routes est une activité exercée par un bon nombre de personnes. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est rendue à la Gare du nord, dans la matinée de ce lundi 06 mars 2017, pour se rendre compte de l’état des lieux de cette activité.
Dans cette localité, des aliments cuits y sont vendus. Il y a lieu de citer la bouillie, le thé, les frites de patate douce et le maïs. A propos de leur hygiène, elle laisse encore à désirer. Toutes ces nourritures sont vendues étant à l’air libre. Les poussières en provenance de la route après le passage des véhicules se déposent chaque fois sur ces nourritures. En plus de cela, les mouches ne manquent pas de se donner rendez-vous en se déposant sur ces nourritures que les gens achètent et mangent sur place sans se soucier de rien.
D’autres personnes voulant connaître le prix de vente de ces nourritures les touchent avec leurs doigts, exposant de ce fait les consommateurs aux maladies des mains sales. Pour la bouillie, l’eau utilisée pour laver les gobelets est impropre. Les gobelets peuvent être lavés à maintes reprises dans la même eau. L’huile de palme utilisée pour cuire les frites a une couleur noirâtre, car elle est utilisée à plusieurs reprises, ce qui témoigne qu’elle est déjà oxydée. Pour essayer de remédier à cela, il faut que les vendeurs de ces nourritures les couvrent avec au moins un sachet transparent afin de permettre aux clients de les contempler. La plupart des vendeurs de ces nourritures cuites refusent de les couvrir de peur que les clients ne puissent pas les voir facilement. Il est temps, si pas tard, que les administratifs locaux et les services chargés de la promotion de la santé réglementent ce commerce et s’assurent qu’il se fait en suivant les règles d’hygiène dans le but de protéger la vie des consommateurs.

MARTIN KARABAGEGA
EMMANUEL NKURUNZIZA(STAGIAIRE)
ARTHUR MANIRATUNGA (STAGIAIRE)

 

Page 1 sur 199

Ouvrir