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Structures de soins privées> Témoignages

La qualité des services est peu satisfaisante

 

Les témoignages de certaines personnes qui se font soigner dans les structures de soins privées affirment que la qualité des services offerts est peu satisfaisante. Cela du fait que dans beaucoup de cas, ils accueillent un nombre très élevé des patients. Par conséquent, le personnel médical est débordé et n’arrive pas à satisfaire les besoins des patients.

 

T.M. témoigne qu’il a amené son enfant dans un cabinet privé. « J’ai amené mon enfant dans un hôpital public et j’y ai passé une demi journée sans être accueilli. Le lendemain, je me suis décidé de l’amener dans un cabinet privé. Je me suis réveillé très tôt le matin dans le souci de faire soigner l’enfant le plus rapidement possible parce qu’il avait une fièvre élevée. Arrivé dans ce cabinet, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de gens qui attendaient un seul médecin. J’ai demandé un numéro pour respecter l’ordre d’arrivée. J’y ai passé là aussi plus de quatre heures sans voir le médecin. Pendant ce temps, j’ai remarqué que les patients se lamentaient que dans ces jours, les médecins qui ont des cabinets privés mettent en avant l’argent et non le service rendu », a-t-il déclaré.
Notre interlocuteur souligne qu’il n’arrive pas à comprendre comment un seul médecin peut accueillir plus de cinquante patients pendant une seule journée et leur donner un service satisfaisant. Il a précisé qu’il y a des services dans le domaine de la santé qui demandent une attention particulière. Ce sont notamment les services de pédiatrie, de chirurgie et de gynécologie. « Dans ces services, on ne peut pas prétendre accueillir un grand nombre de patients et leur donner des services satisfaisants », a-t-il mentionné.

Mettre en avant les services offerts et non la concurrence

T.M. a également signalé que lorsqu’un patient consulte ces cabinets et que son état de santé n’est pas amélioré, il se décide à aller ailleurs. Là- bas, pendant la consultation, un médecin peut lui recommander de laisser tomber les médicaments qu’il est en train de prendre et d’entamer ceux qu’il lui prescrit.
D’une part, a-t-il expliqué, on peut imaginer que les médecins se concurrencent en essayant de dire du mal des autres médecins. D’une autre part, on dirait qu’ils mettent en avant l’argent au lieu des services à offrir.
Dans tous les cas, les médecins qui travaillent dans les structures de soins privées devraient se souvenir de leur déontologie en accueillant le nombre de patients auxquels ils sont capables de donner de bons services.
Rose MPpekimana
Jean Bosco Nkunzimana(stagiaire)

 

SANTE MENTALE> Les réalisations

Un pas est déjà franchi malgré les contraintes budgétaires

 

Dans le secteur de la santé mentale, plusieurs activités ont été réalisées au cours de l’année qui vient de s’écouler au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida et au Centre neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK). Des innovations très importantes dans ce secteur ont été réalisées dont la création d’un centre spécialisé en santé mentale dans l’hôpital de Gihofi et qui est à charge de l’Etat. Les garde-malades se sont dits satisfaits du pas déjà franchi dans le secteur de la santé mentale, maïs il y a encore des choses à améliorer.

 

smPour Joselyne Miburo, chargée du service de la Santé mentale dans le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, il y a des activités qui ont été planifiées au cours de l’année 2016 et qui ont été réalisées. Mais il y a d’autres qui n’ont pas été planifiées et qui ont été réalisées. Pour celles qui ont été planifiées, elle a indiqué qu’on a élaboré et validé un plan stratégique de la santé mentale 2016-2020. Elle a fait savoir que cette activité a été réalisée sous le financement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle a souligné que dans ce secteur, on a organisé des supervisions formatives sur les maladies chroniques non transmissibles et les maladies mentales dans les formations sanitaires. Ces supervisons ont été faites trimestriellement. Concernant la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, édition 2016, Mme Miburo a révélé que cette journée a été marquée par l’ouverture d’un centre de la prise en charge des malades mentaux dans l’hôpital de Gihofi en province Rutana. Cela dans l’optique de l’intégration de soins de santé mentale dans les districts sanitaires. Elle a révélé que ce centre est fonctionnel grâce au financement conjoint de l’OMS, du Centre neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK) et du Programme national intégré de lutte contre les maladies chroniques non-transmissibles (PNILMCNT).
Concernant les activités non planifiées mais qui ont été réalisées, Mme Miburo a indiqué qu’il a eu une intervention d’urgence à Bubanza sur la colline Zina pour stabiliser une crise d’hystéroconversion des jeunes écoliers. Cette activité a été réalisée grâce au financement conjoint du CNPK et PNILMCNT. Ainsi, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, en collaboration avec le CNPK sous le financement de l’Organisation internationale des migrants (OIM), a renforcé les capacités des médecins et infirmiers pour intégrer les soins de santé mentale dans les hôpitaux de Gihofi, Rutana et Musongati. Cette activité a une grande importance pour la population de cette localité et ceux qui sont proches. Car, aujourd’hui, les malades mentaux n’ont pas besoin de se rendre à Bujumbura pour se faire soigner.
Dans le cadre de la prévention et la prise en charge des maladies mentales et de l’épilepsie, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a tenu un atelier de sensibilisation des intervenants dans ce secteur sur le rôle de la communauté et cette activité a été réalisée à Gitega.
Concernant les prévisions de l’année 2017 en santé mentale, Mme Miburo a révélé qu’il est prévu de produire des sketchs sur la prévention et la gestion communautaire des maladies mentales. Il est prévu également d’organiser un atelier de sensibilisation des leaders politiques, administratifs, religieux et sanitaires sur la santé mentale et l’épilepsie. Elle a souligné qu’il est prévu aussi d’élaborer et valider des outils de communication sur la lutte contre la maladie mentale. Elle a précisé que parmi les prévisions, il y a l’organisation de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, édition 2017.
Selon Mme Miburo, la contrainte majeure rencontrée dans ce secteur est d’ordre budgétaire.

Il reste encore un chemin à parcourir

Pour les gardes-malades, il y a une amélioration dans le secteur de la santé mentale, mais il reste encore un chemin à parcourir. Des activités de sensibilisation sur la santé mentale à l’endroit de la communauté s’avèrent nécessaires. Car certains malades mentaux font des rechutes à cause de la communauté. Cela parce que cette dernière n’a pas encore compris que la maladie mentale est une maladie comme les autres et qui se soigne dans les structures de soins. G.M; une garde-malade au Centre neuropsychiatrique de Kamenge, a indiqué qu’avoir un membre de la famille qui a une maladie mentale est un travail très fatigant,étant donné qu’il doit rester là tout le temps. Elle a fait savoir qu’elle passe plus de trois mois sans retourner à la maison. Cela constitue un problème du fait qu’elle a abandonné ses enfants et les activités de la maison. Un autre problème évoqué par notre interlocutrice est que la maladie mentale est une maladie pour laquelle le patient doit prendre les médicaments tous les jours. En plus la plupart de ces malades sont des indigents, pour dire qu’il leur est difficile de se prendre en charge. Même si le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre assiste les malades mentaux indigents, c’est une procédure très longue, a précisé G.M. Comme les malades mentaux doivent prendre les médicaments tous les jours, lorsqu’ils rentrent à la maison, ils peuvent manquer des prises à cause de cette longue procédure. Et cela constitue des cas de rechute car les médecins ordonnent aux patients de prendre les médicaments tous les jours sans interruption.

Un problème de stigmatisation reste d’actualité

Selon G.M.; le problème de stigmatiser les malades mentaux reste d’actualité car il y a encore des personnes qui pointent du doigt les malades mentaux. A cause de cette stigmatisation, certains malades préfèrent rester dans leur monde au lieu de retourner à la maison une fois guéris.
Même s’il y a des séances de sensibilisation qui se font ici et là concernant la santé mentale, peu de gens comprennent réellement cette maladie. Car il y a encore ceux qui confondent la maladie mentale et la sorcellerie ou les esprits mauvais. Et cela fait qu’il y a encore des malades mentaux qui fréquentent les chambres de prière au lieu d’aller consulter les médecins. Pour notre source, il s’avère nécessaire de renforcer les séances de sensibilisations via les agents communautaires car ces derniers sont proches des citoyens.
Toutefois, dans certains endroits la maladie mentale est déjà connue et les citoyens s’entraident en cas d’une maladie mentale qui survient dans la communauté. Ce sont les propos de C. N. ; un garde-malade au CNPK. Pour lui, il n’a pas rencontré des problèmes dans le voisinage à cause de son enfant malade. Il a dit que les agents communautaires faisaient des sensibilisations dans sa localité sur la maladie mentale et c’est pourquoi il n’a pas eu du mal à reconnaitre que son enfant avait des troubles mentaux. Il a interpellé la population à consulter les médecins à temps afin d’éviter des cas graves. Car si on traîne à se faire soigner, la maladie s’aggrave.

Le centre neuropsychiatrique de Kamenge a réalisé beaucoup d’actions pour améliorer la santé mentale

cnpkLe chargé de l’Administration au Centre neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK), Joseph Gahungu,a fait savoir que dans ces jours, la prise en charge des malades mentaux est plus ou moins satisfaisante. Cela du fait que le gouvernement s’implique dans ce secteur avec l’appui de certains partenaires. Mais aussi, la population est en train d’être sensibilisée sur la maladie mentale.
Il a précisé que le CNPK a la capacité d’accueillir 141 malades en hospitalisation. Et, les années passées, le centre recevait entre 700 et 800 malades ambulants par mois. « Mais, au cours de l’année 2016, le centre a toujours dépassé 1 000 patients chaque mois. Cela montre que la population en général est consciente que la maladie mentale doit être traitée dans les structures de soins», a-t-il annoncé.
Il a ajouté que dans le souci d’améliorer l’état de santé des malades mentaux, le CNPK a ouvert des antennes dans les provinces de Ngozi et Gitega. Et, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida avec l’appui de l’Organisation internationale des migrants, (OIM), le CNPK a ouvert un autre centre de prise en charge des malades mentaux au sein de l’hôpital de Gihofi en province de Rutana. Il a rappelé que ce centre a été inauguré lors de la célébration de la Journée internationale de la santé mentale. Il a annoncé que comme ce centre est abrité par l’hôpital de Gihofi, il va fonctionner comme un centre public. Les districts sanitaires de Rutana et Musongati offrent également des services de la santé mentale. M. Gahungu a en outre signalé que le CNPK a fait des cliniques mobiles en province de Makamba et Rutana.

Un léger mieux pour la population

A la question de savoir pourquoi la création des antennes à l’intérieur du pays pour la prise en charge des maladies mentales, notre source a fait savoir que le CNPK a déjà constaté que ceux qui souffrent des maladies mentales viennent de toutes les provinces du pays. Et, beaucoup sont indigents et manquent de moyens pour se déplacer toujours jusqu’au CNPK. C’est pour cette raison que pour faciliter les malades mentaux et pour éviter qu’ils ne tombont en rechute, le CNPK a ouvert ces antennes. M. Gahungu a déclaré que l’antenne de Ngozi accueille les malades ambulants. Et, lorsqu’il accueille des cas compliqués, il les réfère au CNPK pour être hospitalisés. Le centre de Gitega peut hospitaliser par contre une quinzaine des malades mentaux.
Notre interlocuteur a affirmé qu’il y a un léger mieux pour la population qui vit dans les provinces où se trouvent ces antennes mais aussi pour la population environnante. Cela parce qu’au lieu de descendre au CNPK, ils peuvent aller se faire consulter dans ces antennes. Mais aussi, ceux qui doivent prendre les médicaments tous les jours peuvent aller les demander dans lesdits centres.
Quant au nouveau centre abrité par l’hôpital de Gihofi, M. Gahungu a indiqué qu’il est bénéfique pour les gens qui vivent dans sud du pays. Cela parce qu’il fonctionne comme un centre public. Pour ce faire, ceux qui utilisent les cartes de la Mutuelle de la Fonction publique et les cartes d’assistance médicale sont pris en charge par ces dernières quand ils font des consultations. Et, ceux qui bénéficient de la gratuité du gouvernement notamment les enfants de moins de cinq et les femmes enceintes consultent gratuitement.
Néanmoins, il déplore que ce qui est cher dans la prise en charge des maladies mentales soient les médicaments. Or, beaucoup de ces derniers s’achètent à cent pour cent. Et, il a rappelé que ceux qui souffrent de la maladie mentale doivent prendre les médicaments toute leur vie.

Le centre neuropsychiatrique de Kamenge fait face à beaucoup de défis

Le chargé de l’Administration au CNPK a indiqué que ce centre fait face à certains défis. Il a cité entre autres le manque de moyens pour prendre en charge les malades mentaux indigents. Il a précisé que beaucoup de ces derniers sont pris en charge par le ministère des Affaires sociales, des droits de la personne humaine et du genre. Et, celui-ci a un budget donné par le gouvernement de 200 millions de francs burundais par an pour la prise en charge des malades mentaux. Mais, ce budget n’est pas suffisant parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont besoin d’être pris en charge. « Quand ces malades sont hospitalisés au CNPK et que Dieu leur accorde une guérison, on fait des factures avant qu’ils regagnent leurs domiciles. Ces factures sont présentées au ministère qui les a pris en charge. Mais, le CNPK attend beaucoup de jours pour être remboursé », a-t-il signalé.
Il a fait remarquer que cela se répercute sur le CNPK car, il peut manquer des moyens pour acheter d’autres médicaments que ces malades indigents ont consommés.
Le CNPK enregistre souvent des malades qui font des rechutes. Par conséquent, ils reviennent en hospitalisation et consomment beaucoup de médicaments pendant plusieurs jours. Il a cité les cas des toxicomanes et des hystériques mais aussi des maladies mentales liées à l’hérédité.
M. Gahungu a en outre mentionné que le CNPK a un manque du personnel qualifié. « Les médecins et les infirmiers qui travaillent au CNPK et dans ses antennes sont formés au sein de ce centre même. Il n y a pas de personnel qualifié en santé mentale. Heureusement, il y a 14 étudiants qui poursuivent leurs études en santé mentale à l’INSP (Institut nationale de santé publique). Parmi eux, trois sont envoyés par le CNPK. Ce nombre reste insuffisant vu les personnes qui souffrent des maladies mentales qui ont besoin d’être pris en charge.

L’appel lancé par le CNPK

Le chargé de l’Administration au CNPK lance un appel au gouvernement du Burundi de faire de la santé mentale une priorité. Cela en prenant en main l’importation des médicaments pour traiter les maladies mentales via la CAMEBU. Il l’interpelle à allouer un budget suffisant au ministère qui prend en charge les personnes indigentes qui souffrent des maladies mentales. Il souhaite que le gouvernement cherche des partenaires qui l’appuient afin de prendre en charge ceux qui souffrent de maladies mentales au même pied d’égalité que les personnes vivant avec le sida.
M. Gahungu fait un clin d’œil à toute la population en général que personne n’est épargnée par la maladie mentale. Pour ce faire, la société doit comprendre, accompagner et soutenir une personne qui a les signes d’une maladie mentale. Il la demande de ne pas stigmatiser les personnes qui ont souffert de la maladie mentale mais dont leur état de santé s’est améliorée. Car, ils peuvent faire des rechutes de tant plus qu’ils sont toujours pointés du doigt en les taxant de fous.
Il interpelle enfin les familles que lorsqu’elles constatent que l’un de leurs membres présentent les premiers signes de la maladie mentale, qu’au lieu de l’emmener chez les féticheurs ou les chambres de prière, de l’accompagner directement dans les structures de soins spécialisées en santé mentale. Cela permettra aux victimes de la maladie mentale de guérir rapidement.

ROSE MPEKERIMANA
FIDES NDEREYIMANA

 

 

Santé mentale> L’ergothérapie

Il présente un double avantage

 

DSC06517L’ergothérapie consiste à donner du travail aux malades mentales dans le but de les occuper. Avec cette technique, leur santé s’améliore. Cette pratique a beaucoup d’avantages chez les malades et chez les familles.

 

Le psychologue traitant au CNPK (Centre neuro psychiatrique de Kamenge), Pierre Claver Njejimana a fait savoir qu’au sein de ce centre, il y a des malades mentaux qui y passent beaucoup de jours. Et, quand on voit que leur santé s’est améliorée, on leur demande ce qu’ils faisaient avant d’être malades. « Le personnel chargé de s’occuper de ces malades organise des séances de travail physique. C’est notamment la vannerie, la couture, les broderies ainsi que les activités physiques comme le sport. Dans certains cas, les malades font correctement le travail donné dans les delais. Dans d’autres cas, ils le font négligemment et n’arrivent pas à résister jusqu’au temps imparti au travail donné. Dans ce dernier cas, le psychologue qui traite ces malades conclut qu’ils ne sont pas bien remis. Mais, il continue à leur donner de petits travaux jusqu’à ce qu’ils s’habituent.

Avec l’ergothérapie, les malades se sentent à l’aise dans leurs familles

M. Njejimana a affirmé que d’un côté, pendant les séances d’ergothérapie, les malades réalisent certaines activités qui peuvent générer un certain revenu. Il s’agit notamment des corbeilles, des paniers, des broderies sur les tissus mais aussi la couture.
D’un autre côté, lorsque les malades s’occupent par le travail, ils ont le temps d’oublier leur maladie. Mais aussi, ils gagnent en estime de soi. « Au moment où ils se jugent qu’ils ne valent plus rien, qu’ils ne sont pas utiles à la société, avec l’ergothérapie, ils réalisent que finalement, ils peuvent reprendre la vie d’avant et vivre dans la société en participant comme les autres dans les travaux de développement du pays », a-t-il ajouté.
Notre source a signalé que quand ces malades regagnent leurs familles, ils ne se culpabilisent pas. Ils continuent à faire les activités apprises pendant les séances de l’ergothérapie.
M. Njejimana a profité de l’occasion pour lancer un appel à toute la population en général et aux familles qui ont les malades mentaux améliorés en particulier, de ne pas les stigmatiser en les pointant toujours du doigt. Il leur recommande d’intégrer ces malades en les encourageant à continuer les activités apprises pendant l’ergothérapie.

Rose Mpekerimana

 

ABATTOIR DE KAMENGE>Etat de la salubrité

La situation s’est améliorée suite aux mesures prises

 

La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est rendu le jeudi 12 janvier 2017 au quartier Kigobe Nord, zone Gihosha de la commune Ntahangwa en mairie de Bujumbura, plus précisément à l’abattoir de Bujumbura pour se rendre compte de la situation de la salubrité. Le constat est que la situation de la salubrité s’est bien améliorée.

 

Selon les informations reçues sur place auprès des travailleurs de l’abattoir de Kamenge, ils ont indiqué qu’auparavant l’abattoir était éloigné d’autres habitations. Ce qui n’est pas le cas actuellement parce qu’on y trouve beaucoup de maisons mais également de grands bureaux de travail pour les hautes autorités. A cela, on peut citer le bureau de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burundi qui se trouve juste derrière cet abattoir ; l’école technique professionnelle de Bujumbura de l’autre coté ainsi que d’autres maisons appartenant à des particuliers.
« C’est pour cette raison que le patron de l’Abattoir s’est vu obligé de signer les contrats avec les particuliers en vue de bien assurer la propreté de cet endroit ». Ils devaient s’occuper des reste de vaches abattues comme les cornes ; les sabots ainsi que les bouses qui dégagent une odeur nauséabonde, ont-ils expliqué.
Le premier contrat a été signé entre le nouveau patron de l’abattoir et un certain Egide. Ce dernier est chargé d’évacuer chaque semaine toutes les bouses de vaches pour les acheminer dans les rizicultures de Gihanga, mais aussi il doit évacuer les autres déchets. Et le second a été signé avec les Chinois. Il s’agit pour ces derniers d’acheter toutes les cornes des vaches abattues en vue de transformer ces cornes en bijoux. Quant aux habitants riverains de cet abattoir, ils ont salué cette initiative des propriétaires d’avoir pris les mesures pour évacuer ces déchets.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

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