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Province de Gitega > Session de sensibilisation des jeunes chrétiens sur la lutte contre les VBG organisée par la CNIDH

Adopter un comportement qu’il faut pour prévenir et lutter contre les VBG

 

DSC 0783La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) en partenariat avec le Campus pour Christ (CPC) a organisé le vendredi 18 août 2017 au lycée Notre dame de la sagesse de Gitega une cession de sensibilisation des jeunes chrétiens sur la  lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Cette session vise à stimuler les jeunes à adopter un comportement qu’il faut pour prévenir et lutter contre les VBG.C’était dans le cadre d’un congrès des jeunes que le CPC tient annuellement à l’intention des élèves en vacances et des étudiants. 

 

Le président de la CNIDH, Jean-Baptiste Baribonekeza a informé que la lutte contre les VBG fait partie de la mission de cette institution et que les VBG constituent une préoccupation pour le Burundi et pour les autres pays. Et de dire que la catégorie des jeunes  est choisie parce qu’elle est particulièrement vulnérable surtout pour les questions liées au viol, au mariage précoce, à la prostitution forcée, aux grossesses non désirées et auharcèlement. M. Baribonekeza a ajouté que les organisations de la société civile notamment les organisations confessionnelles dont le Campus pour Christ qui a organisé ledit Congrès des jeunes, sont les grands partenaires  de la CNIDH en matière de production de promotion des droits de l’Homme. C’est une bonne occasion de s’adresser aux jeunes qui participent au congrès des jeunes chrétiens pour passer le message aux  jeunes d’adopter un comportement qu’il faut pour prévenir et lutte rcontre les VBG.
Devenir des hommes et des femmes responsables

« Nous avons surtout montré aux jeunes les tenants et les aboutissants de ce phénomène, d’où est ce que ça vient et quelles en sont les causes, quelles en sont les différentes manifestations que ce soit sur le viol, le harcèlement, le mariage forcé ou autres formes de violences. Nous avons insisté sur les conséquences néfastes que cela peut avoir sur la vie des victimes, des auteurs et de la société, a précisé le président de la CNIDH. M. Baribonekeza a fait appel aux jeunes d’adopter un comportement responsable, d’éviter la voix de la facilité et de suivre leurs ambitions d’une façon focalisée et sereine, d’éviter tout ce qui puisse les induire en erreurs en attirant leur attention sur les conséquences légales des comportements délictueux. C’est de cette manière que les jeunes finiront par devenir des hommes et des femmes responsables.M. Baribonekeza a indiqué que la CNDIH ne joue pas seul ce rôle de lutte contre les VBG ; elle travaille en synergie avec d’autres partenaires institutionnels et organisationnels dont les autorités judiciaires, les responsables de la sécurité, les autorités religieuses, les leaders communautaires et les responsables de la société civile. Il a signalé que le partage d’information sur les VBG et les actions de sensibilisation et de formation à l’endroit des parties prenantes notamment les forces de l’ordre.L’année dernière, la CNIDH a fait une campagne de sensibilisation autour des questions de trafic des êtres humains à travers  le pays qui permis aux autorités de la police et du ministère de l’Intérieur d’attirer l’attention sur ce genre de problème et de réagir en arrêtant certaines sociétés qui étaient impliquées dans le trafic. 

Après la formation, ces jeunes vont contribuer dans la lutte contre ce fléau

Après l’exposé de la commissaire Chantal Bakamiriza sur les violences basées sur le genre, les participants ont voulu savoir ce que la CNIDH est en train de faire pour arrêter ce fléau. Elle a indiqué que les textes et lois en vue d’éradication de ce phénomène ont été mise en place. Les centres psychothérapeutiques pour les victimes des VBG sont également mise en place dans différentes provinces. A la question de savoir comment éviter les VBG, Mme Bakamiriza a conseillé les jeunes d’éviter la voie de la facilité et avoir la patience ainsi qu’éviter d’avoir envie des biens qui sont au-delà des moyens de leurs parents.Selon le président du comité d’organisation de ce congrès et chargé de mobilisation des ressources au Campus pour Christ, Emmanuel Ntakarutimana, les participants à ce congrès étaient au nombre de 238 venus de 11 provinces sur 250 attendus. Parmi eux, il y avait 102 filles et 136 hommes, 11 congolais dont 3 filles et 8 hommes.Il a dit que les VBG constituent un problème au niveau national, après la formation, ces jeunes vont contribuer dans la lutte contre ce fléau au niveau de leur entourage et dans tout le pays.
Ezéchiel Misigaro

 

HPRC > Lancement officiel de l’unité d’hémodialyse

Elle va aider à limiter les dépenses des patients qui allaient se faire soigner à l’étranger

 

DSC 8208La ministre de la Santé publique et de lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, a lancé officiellement, le lundi 21 août 2017, l’unité d’hémodialyse à l’hôpital prince régent Charles de Bujumbura.  Il devient le troisième hôpital public qui est doté de l’unité d’hémodialyse. La ministre en charge de la santé a invité le personnel de cet hôpital à veiller à ce que ces appareils restent toujours en bon état et à éviter la rupture de stock des consommables d’hémodialyse.   

 

Dans son discours d’accueil, la directrice de l’Hôpital prince régent Charles, Inès Roselyne Nduwimana, a indiqué qu’en 2006 existaient déjà trois machines d’hémodialyse à cet hôpital mais que ces dernières n’ont jamais fonctionné car il n’y avait pas de personnel formé à cette époque et le retard des travaux de réhabilitation des locaux. Selon elle, l’existence de cette unité va aider à limiter les dépenses de beaucoup de patients qui devaient payer très cher pour aller à l’étranger pour une prise en charge d’une insuffisance rénale.S’adressant à la presse, la ministre Nijimbere a indiqué que l’hôpital prince régent Charles de Bujumbura est le troisième hôpital public qui vient d’être doté de ces machines après l’Hôpital roi Khaled et l’Hôpital Natwe Turashoboye de Karuzi ainsi que  l’Hôpital privé Kira hospital de Kinindo. Elle a signalé que dans ces trois hôpitaux, les Burundais et les étrangers sont bien accueillis et qu’à l’hôpital prince régent Charles il y a non seulement les appareils   mais aussi il existe dix personnes qui ont été formées pour utiliser ces appareils ainsi que celles qui vont assurer la maintenance. Elle a ainsi invité le personnel de cet hôpital à faire une formation continue et à assurer le renforcement des capacités du personnel qui n’a pas été formé sur le fonctionnement de ces appareils. Elle a ainsi invité la direction de l’hôpital à faire tout le possible afin qu’il n’y ait pas de rupture de stock des consommables pour le fonctionnement des ces machines. Ainsi, les nouvelles machines installées l’hôpital prince régent Charles sont au nombre de huit et sont capables de recevoir huit personnes par jour. Le prix pour la première séance est de cinq cent milles francs burundais mais pour les séances suivantes, il est de deux cent mille francs. 
Astère Nduwamungu

 

ENVIRONNEMENT > Les polluants organiques persistants

Ils  affectent  notamment la santé humaine

 

Les polluants organiques sont des produits chimiques qui affectent la santé et l’environnement. D’après les recherches faites, il existe trois catégories de polluants organiques persistants. Les scientifiques disent ces derniers durent à peu près plus de cinquante ans dans la nature sans être détruits. Ils sont insolubles dans l’eau mais solubles dans la graisse. Dans ce cas, le corps humain comporte un produit chimique mélangé dans les graisses. Ils sont ainsi volatils et se transmettent à longue distance.  

    

Les polluants organiques persistants peuvent causer des cancers à l’homme, ou une femme peut donner naissance à des enfants qui ont une malformation. Au Burundi, les sites potentiellement contaminés par ces polluants ont été identifiés. Il faut que les gens puissent connaître que ce site est dangereux  pour y faire moins de visites et porter  des objets de protection.  

Dans un entretien que Polisi Alphonse, directeur de l’environnement et du changement climatique et en même temps point focal national de la Convention sur les polluants organiques persistants, a accordé au quotidien d’informations «Le Renouveau», il indique que les polluants organiques  sont des produits chimiques qui sont persistants dans la nature, c'est-à-dire qu’ils restent plus longtemps dans la nature. « Les scientifiques disent qu’un produit chimique, polluant organique persistant dure à peu près plus de cinquante ans dans la nature sans être détruit. Donc, un polluant organique persistant est insoluble dans l’eau mais soluble dans la graisse c'est-à-dire si un produit chimique est jeté dans l’eau, il ne se mélange pas avec de l’eau. Il reste intact, il ne se dilue pas avec de l’eau. Mais, quand il est dans le corps humain, il se mélange dans les graisses. Dans ce cas, le corps humain comporte un produit chimique mélangé dans les graisses. Il se retrouve essentiellement dans les seins d’une femme », a précisé Polisi. 

Les polluants organiques persistants se retrouvent dans l’organisme éternellement

M. Polisi a souligné que si une femme est enceinte, elle les transmet directement au fœtus qui va bientôt naître. Avec ce phénomène, une femme transmet de génération en génération un produit chimique qui se retrouverait dans son organisme. Un  produit chimique, quand il est mélangé dans les graisses, quand l’enfant tète, il tète le lait maternel qui contient  ce produit.      «Voilà la dangerosité de ces produits parce qu’ils se retrouvent dans l’organisme éternellement », a-t-il insisté. Les polluants organiques persistants continuent à être transmis quand une femme transmet les germes, elle transmet en même temps un produit chimique qui se retrouverait dans son organisme. L’interlocuteur a fait savoir qu’un polluant organique persistant quand il fait chaud, il est volatil. C'est-à-dire qu’un produit chimique, polluant organique persistant qui se retrouverait à Bujumbura quand la température augmente, on peut le retrouver au delà des frontière. Il  se transmet également à longue distance. Il est par exemple véhiculé par l’eau de pluie ou par l’eau de mer. Un polluant organique persistant se retrouve au-delà du lieu de stockage ou du lieu de production s’il est difficilement géré. 

Il existe trois catégories de polluants organiques persistants

M. Polisi a indiqué que  d’après les recherches  déjà faites, il se montre trois catégories de polluants organiques persistants. D’abord il y a les pesticides. « Si nous parlons des pesticides  c'est-à-dire les produits chimiques qu’on  utilise quand on veut tuer les acariens ou bien  les destructeurs ou les maladies des plantes. Il y a des produits chimiques qu’on utilise pour protéger et prévenir les cultures. Il y a d’autres produits chimiques qu’on utilise pour protéger les animaux contre les maladies. Tout ça rentre dans la catégorie des pesticides », a dit M. Polisi. «En second lieu, dans les transformateurs du courants électriques, les huiles qui ont été utilisés longtemps appelées les polychlorobiphényles (PCB). Ce sont des huiles qui ont des potentialités d’être utilisés dans le courant électrique car ils    ne chauffent pas trop vite. Alors les chercheurs, en analysant ce produit chimique ont trouvé que cette huile possède les caractéristiques des polluants organiques persistants », a-t-il souligné. Il a fait savoir que la troisième catégorie s’appelle les dioxines et les furanes qui sont produits quand on brule les déchets ménagers par exemple ou quand on fait le labour.  Quand on brule, il y a de la fumée qui est dégagée. Cette fumée dégagée se mélange avec l’oxygène de l’air, ils forment alors un polluant organique persistant appelée dioxines et furanes qui sont deux types de polluants organiques persistants. 

Les femmes constituent un groupe très vulnérable

M. Polisi a rappelé que les polluants organiques persistants ont des effets néfastes sur la santé de l’homme quand ils se mélangent dans les graisses  par exemple chez les femmes. Ces dernières constituent un groupe très vulnérable face aux polluants organiques persistants. « Si la femme est exposée au polluant organique persistant, les chercheurs ont prouvé que ces femmes peuvent donner naissance à des enfants qui ont des malformations par exemple ou dont les membres ne sont pas complets. Ils ont signalé que la présence des polluants organiques persistants dans l’organisme humain peut causer des cancers chez l’homme. Ils peuvent causer des maladies de la peau, » a insisté M. Polisi. Il a fait savoir que chez les être vivants marins qui se trouvent dans l’eau, comme les huiles ou les pesticides y sont accumulés. S’ils les avalent,  les chercheurs ont découvert que ces polluants peuvent causer des mutations. C'est-à-dire qu’un être vivant féminin peut se convertir en masculin. Donc, il y a une perturbation dans la chaîne alimentaire. Ces polluants sont donc des produits chimiques dangereux qu’il faut  se protéger et gérer. « Nous disons la gestion écologique c'est-à-dire qu’il faudrait essayer de sorte que les gens qui utilisent les produits chimiques d’une façon générale, les utilisent en se protégeant  contre les effets, contre les poussières, les fumées, contre la perte de ces produits chimiques », a-t-il souligné.
Emelyne Iradukunda

 

PROVINCE DE BURURI> Distribution d’une aide médicale, alimentaire et des semences par l’ambassade de l’Egypte au Burundi

Renforcer la coopération égypto-burundaise

 

DSC 7491L’ambassade de l’Egypte au Burundi a effectué une descente en province de Bururi  le jeudi 17 août 2017. Elle a procédé à la distribution d’une aide d’outils médicaux au centre médical  égypto-burundais de l’hôpital Bururi, une aide alimentaire à l’orphelinat de Kiremba et des semences de maïs à la population de la commune Rutovu. Le but était de renforcer la coopération déjà existante  entre le Burundi et l’Egypte.      

 

Comme l’a indiqué le conseiller principal du gouverneur de la province de Bururi Mélchiade Ndayirukiye, la province de Bururi est calme, la paix et la sécurité y règnent. Le conseiller principal du gouverneur de la province de Bururi a demandé à l’ambassadrice de l’Egypte au Burundi un appui d’autres médecins spécialistes car la population burundaise en a besoin.A l’hôpital de Bururi,  la délégation égyptienne,  dirigée par l’ambassadrice Abeer Basiouny, a remis un don médical ophtalmologique au Centre médical égypto-burundais situé au sein de cet hôpital. Ce matériel médical servira au traitement du glaucome  et de la cataracte.

L’aide aux Burundais va continuerà être accordée. 

Dans son mot de circonstance, Mme Basiouny a promis que l’Egypte va continuer à accorder de l’aide aux Burundais car ces derniers sont des frères et sœurs des Egyptiens. Après ce don médical, la délégation égyptienne, conduite par l’ambassadrice Basiouny, a visité l’hôpital de Bururi et a remis une aide alimentaire à certains  malades de cet hôpital. Chaque malade recevait un kilo de riz, un kilo du sucre, un litre d’huile de tournesol, un kilo de farine pour bouillie et deux paquets de spaghettis. Les malades assistés étaient des mamans de la maternité qui ont accouché, des malades de la médecine interne et ceux de la pédiatrie. L’ambassadrice Basiouny a continué ses activités à l’orphelinat de Kiremba sud appartenant à l’Eglise pentecôte de Kiremba sud. Cet orphelinat compte 80 enfants de 0-6 ans qui ont perdu leurs mères après l’accouchement.  Après la visite guidée au sein de cet orphelinat, elle a également donné une aide alimentaire variée destinée à l’alimentation de ces enfants. Selon le pasteur Venant Nijimbere qui a prononcé le discours au nom du 1er et 2è pasteur de l’Eglise pentecôte qui étaient empêchés, cet orphelinat accueille les enfants burundais et même étrangers comme ceux en provenance de la République démocratique du Congo. Il a indiqué que cet orphelinat a besoin du lait approprié à ces enfants mais qu’il n’en a pas car il coûte cher.

Il faut des vaches laitières pour trouver du lait aux enfants.

M.Nijimbere a saisi l’occasion pour demander à l’ambassadrice d’Egypte des vaches laitières afin de pouvoir trouver du lait pour ces enfants. Il a également demandé une aide pour construire la clôture et des habits pour ces enfants car les moyens leur font défaut.  Selon l’ambassadrice Basiouny, elle était venue appuyer cet orphelinat idéal qui aide les enfants en difficultés.En commune Rutovu de la même province de Bururi, l’ambassadrice Basiouny a donné une aide d’environ deux tonnes de semences à la population de cette commune pour la saison culturale prochaine. Compte tenu de l’importance que l’Egypte attache au fleuve Nil, l’ambassadrice Basiouny a visité la source du Nil et la pyramide situées sur la colline Gikizi de la zone Muzenga en commune Rutovu.
MARTIN  KARABAGEGA

 

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