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Art> Encadrement du musicien dans son travail

Des exigences du business musical doivent être considérées

 

DSCO 1340Quel que soit le genre ou le style de musique d’un chanteur visant la conquête du marché musical, les exigences suivantes du business musical doivent être considérées : la qualité des œuvres musicales produites d’une part et, l’organisation intelligente d’un encadrement efficace autour de l’artiste dans son travail en tant qu’auteur-compositeur et dans la distribution de ses œuvres sur le marché, d’après Mgr Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de musicologie de Gitega.  

 

Avoir des chansons de qualité ne suffit pas pour assurer à l’artiste de conquérir le marché du disque, où sa carrière doit se placer obligatoirement entre les mains de trois spécialistes du domaine, à savoir le label, le tourneur et l’éditeur. Le label qui, normalement détient un contrat avec le producteur de la musique de l’artiste, est la maison commerciale qui se charge de proposer à la vente les albums du chanteur. Le Label s’associe à un distributeur qui va commercialiser par ventes en gros les albums dans les magasins. Le Label encore, engage un attaché de presse pour s’occuper de l’expédition des albums aux médias. Enfin, le Label paie le marketing des albums dans les journaux, sur panneaux d’affichage, sur sites internet, radios, télé, etc.Mgr Baransananikiye a indiqué que l’artiste doit aussi travailler avec celui qu’on appelle tourneur, qui est une personne chargée de tenter de convaincre la programmation des salles ou des festivals, d’acheter le concert de son chanteur. Une fois le contrat de vente acquis, le tourneur organise le déplacement du groupe musical de son artiste. 

Notre production musicale manque de ces trois spécialistes

L’artiste a besoin également d’un éditeur musical, qui est la personne ou l’entreprise qui protège et gère les droits de l’artiste auteur-compositeur des chansons. Pour ce faire, l’éditeur aura aussi besoin de l’appui professionnel d’un conseiller juridique. L’éditeur pourra aussi appeler des investisseurs à injecter de l’argent  pour  notamment l’enregistrement, la promotion de l’artiste qu’il représente. «Comment voulons-nous que le secteur de la production musicale soit productif et profitable chez nous au Burundi, alors que toutes les tâches que nous venons de mentionner sont accomplies par le chanteur/musicien lui-même, avec toutes les maladresses et incompétences que cela entraîne ? », déplore-t-il.Notre interlocuteur a donné l’exemple du site «Indundi Magazine» qui a posté une vidéo sur Facebook, où le chanteur Fariouz est en train de se plaindre vis-à-vis des animateurs des radios qui préfèrent diffuser des chansons étrangères plutôt que celles des artistes locaux. Voilà un exemple clair d’une grave erreur, car cela ne devrait pas être le rôle de Fariouz, chanteur, mais bien de son label, de son tourneur et de son éditeur, s’il en avait bien sûr !, a souligné le directeur de l’Institut de musicologie de Gitega.                                                                                                          

Yvette Irambona

 

Coupe du monde féminine U20, France 2018> Entretien avec la sélectionneuse, Daniella Niyibimenya

« Je reste optimiste sur la qualification de mon équipe pour le prochain tour »

 

DaniellaLes Hirondelles filles du Burundi ont pris l’avion, le mercredi 2 août 2017 pour le Djibouti. Elles vont disputer le match retour dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde de football féminin U20, France 2018. Elles partent avec une marge positive de 6 buts. La sélectionneuse de l’équipe nationale, Daniela Niyibimenya, a déclaré qu’elle reste optimiste sur la qualification de son équipe.

Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien « Le Renouveau » lors de la dernière séance d’entrainement au Centre technique national de Ngagara, avant leur départ pour le Djibouti, Daniela Niyibimenya, a exprimé son optimisme sur les résultats du match retour. «Nous nous sommes préparés pour la victoire» a-t-elle souligné. Le match sera joué le samedi 5 août 2017 au stade Gouled de Djibouti.
A propos des préparatifs, Daniella Niyibimenya indique qu’ils se sont très bien déroulés et que toutes les joueuses sont en bonne santé. Elles ont sérieusement travaillé dans le but de gagner encore cette phase retour en déplacement. Malgré la large victoire à Bujumbura, rien n’a été négligé, a-t-elle souligné. Et d’ajouter que cela les a poussées à travailler plus et à projeter très loin pour atteindre leurs objectifs, qui sont ceux de multiplier de bons résultats.
« Dans nos séances, nous avons corrigé certaines erreurs pour essayer d’améliorer nos qualités même si nous avions fait un grand match lors de la première phase. Le plus dur est devant nous », a fait remarquer Mme Niyibimenya.
A propos de la liste qu’elle va amener à Djibouti, sur les dix-huit joueuses qui étaient sur la feuille du match aller, il y a deux qui ne vont pas partir à cause de l’Examen d’Etat qu’elles vont passer. Il s’agit de la prénommée Charlotte qui avait inscrit le but par coup franc contre le Djibouti ainsi que la prénommée Ladouce qui évolue au poste de latéral gauche.

La liste des joueuses qui ont fait le déplacement

Jeannine Irakoze, Adidja Nzeyimana, Evelyne Manishimwe, Sandrine Niyonkuru, Falonne Nahimana, Suzanne Zilfa, Adélaïde Nifasha, Rachel Bukuru, Erica Kanyamuneza, Mariam Ndikubwayo, Asha Djafari, Evelyne Nininahazwe, Allyah Sibomana, Divine Kaneza, Emmerence Girukwishaka, Noëlla-Olga Ndizeye, Lina Manisha, Béatrice Hamissi.

Les membres du staff
Daniella Niyibimenya (Coach principal), Vivier Bahati (Coach adjoint), Méthode Bipfubusa (Coach des gardiens), Dr Annick Munezero (Médecin de la délégation) et Elvis Gakunzi (Journaliste de la Radio nationale).
KAZADI MWILAMBWE

 
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