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IFB> Exposition « Une vue sur le 7e art »

Les femmes ont une place très accessoire

 

DSC 0395Suite à la célébration de la Journée internationale de la femme, le 3hi Africa, en collaboration avec l’Institut français du Burundi (IFB), organise du 6 mars au 19 avril 2019, une exposition illustrant les inégalités de genre qui existent dans le monde du cinéma. 

 

Autour du « Syndrome de la Schtroumpfette » étant la seule incarnation du féminin dans un univers 100% masculin,  et du « Test de Bechdel » qui est un outil pour déjouer le sexisme au cinéma, cette exposition montre comment une pratique, parce que très courante, devient invisible, acceptée.Des photos et des vidéos donnent un aperçu sur le rôle et la place des femmes au cinéma, y compris dans le film d’animation. La discrimination par le genre au cinéma s’illustre par la qualité et le nombre de personnages féminins. Alors que les messieurs occupent les rôles principaux, les personnages féminins sont trop souvent réduits à la passivité, la maternité, ou être les faire-valoir de l’homme.Dans l’ensemble du cinéma, les femmes ont une place très accessoire. Il ne faudra ainsi que quelques films ne contenant qu’un seul et unique personnage féminin, ou encore une simple présence féminine désinformée. Quelques séquences présentées ont montré que les femmes ont été complètement mises au placard  et ce, pour un long moment  malgré la production de certains des plus grands chefs-d’œuvre dans les années 90.                   

Offrir aux jeunes filles un parallèle aux garçons     

Les contraintes sexistes apposées par la société affectent tout autant le domaine de l’art que les autres secteurs. Pour que les femmes s’affranchissent véritablement, le monde du cinéma et la création artistique doivent offrir aux jeunes filles un parallèle aux garçons, des personnages auxquels s’identifier dignement. Assurer une visibilité à la diversité, qu’elle soit sexuelle ou raciale, est gage d’une société plus héréditaire. Plus il y aura de femmes derrière la caméra, plus il y en aura aussi devant et vis-versa.                                                                                               

Yvette Irambona

 

FESTICAB> Préparatifs de la onzième édition

Ils vont bon train

DSC 0077Chaque année, le festival international du cinéma et de l’audiovisuel au Burundi (Festicab) organise une compétition des films dont le but comme tout festival est la projection des films. Les films qui ont l’éligibilité de passer au Festicab sont  ceux qui sont faits par les Africains ou la dispora traitant de la thématique africaine. 

 

D’après la directrice du Fescticab, Francine Munyana, le Festicab a commencé depuis 2009, maintenant il est à sa onzième édition. Le but principal est de faire la promotion des films notamment la promotion des films burundais qui sont mis à l’honneur. Concernant l’état des lieux des préparatifs, elle a indiqué qu’ils vont bon train. En effet, le Festicab a déjà reçu des films qui seront mis en compétition et les salles de projection sont déjà disponibles pour que les gens puissent y avoir accès.Mme Munyana a indiqué que la onzième édition commence du 31 mai au 7 juin de cette année. « C’est la semaine du Festicab », a-t-elle précisé. Il y aura la présence des invités internationaux et  la projection des films. La cérémonie d’ouverture est  prévue  le 31 mai et celle de clôture le 7 juin. Cette dernière sera marquée par la remise de prix aux films qui se sont classés les meilleurs. Pour cette onzième édition, a mentionné la directrice, le festival sera rythmé sous le thème « Jeunesse et santé » et  l’objectif principal est de sensibiliser la jeunesse sur la santé. Selon toujours la même source, le Festicab accueille toutes sortes de films pour la compétition. Comme d’habitude, a dit Mme Munyana, les projections se feront au Centre jeunes Kamenge et à l’Institut français du Burundi. Elle a signalé qu’il y aura également des projections mobiles et tout le monde est invité à participer à ces projections. Le Festicab insiste à ce que les gens viennent assister aux films car ce sont des films des Burundais et  des films qui traitent de la thématique africaine.Auparavant, la projection se faisait dans les écoles à internat mais, pour cette année, vous saurez que  la projection se fera dans toutes les provinces du pays et dans une ou deux communes.  Vous saurez que la période a été prolongée pour donner plus de chances aux participants. 

Joy Kamariyagwe (stagiaire)

 
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