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CULTURE> Les difficultés rencontrées par les écrivains burundais

Quelques unes sont spécifiques au sujet traité

 

DSC05972Le livre «Elle, un hommage aux oubliées» de Christine Ntahe parle des femmes pionnières de toutes les ethnies qui se sont impliqués pour le rapprochement des communautés qui avaient été déchirées par la crise de 1993. Quelques défis auxquels elle a fait face sont spécifiques à ce sujet.  

 

Christine Ntahe a écrit un livre intitulé «Elles, un hommage aux oubliées». Elle a fait savoir qu’elle a recueilli les témoignages contenus dans le recueil à partir de 1999 jusqu’en 2002. Elle recueillait ces informations dans le cadre de  l’émission «Mukenyezi nturambirwe» qu’elle animait à la radio et elle s’est rendu compte que les témoignages recueillis dépassaient largement ce qu’elle pouvait diffuser durant les vingt minutes consacrées à l’émission. Elle écrivait et conservait pour elle. « En 2013 en Suisse, j’ai raconté le travail d’ombre de ces femmes qui ont risqué leurs vies pour la paix et la réconciliation. Ils m’ont suggéré d’en faire un livre et ont promis de m’appuyer financièrement», a-t-elle dit.

Quelques défis sont liés aux temps et moyens financiers 

Elle a souligné que la réalisation de ce livre lui a pris cinq ans. Non seulement les témoignages dataient de plusieurs années mais aussi, les moyens financiers faisaient défaut. «L’écriture n’est pas facile. Il faut d’abord la conception et la collecte des informations. La collecte dans le cadre de la réalisation de ce recueil n’aurait pas été possible sans l’appui de ces partenaires qui m’ont soutenue. Pour arriver au Burundi le plus profond à la rencontre de ces femmes rurales dont la plupart ne savaient ni lire ni écrire, c’était difficile», a-t-elle dit. Elle a indiqué que, des fois, ces sources n’étaient pas disponibles soit qu’elles avaient déménagé à cause de la guerre, soit qu’elles n’étaient pas prêtes à parler. Elle a indiqué que l’équipe chargée de la collecte était obligée d’attendre et de retourner sur terrain. Il était aussi question de se rendre dans plusieurs endroits alors qu’on n’avait pas de moyen de déplacement propre», Parlant des défis qu’elle a rencontrés, elle a cité l’un des témoignages du livre où une femme de Kinama raconte sa surprise quand elle voit Christine Ntahe venir vers elle alors que son quartier n’était pas alors fréquenté par les gens de l’ethnie tutsi. On a souligné qu’il était bizarre de se rendre sur une colline en 2015 et en 2016 et de demander aux gens de témoigner sur la crise interethnique. La collecte a été suspendue pour reprendre plus tard.       

Grâce-Divine Gahimbare

 

ESCEM> Journée culturelle à l’Ecole supérieure de commandement et d’Etat major

La culture est une valeur indéniable pour la sauvegarde de la souveraineté nationale

 

DSC 0480L’Ecole supérieure de commandement et d’Etat-major (Escem) a organisé le vendredi, 1er février 2019 une journée culturelle à l’intention des officiers supérieurs de cette école, troisième promotion. Ces derniers sont au nombre de 29 en provenance des pays membres de la Communauté est-africaine.  

 

Les cérémonies ont été agrémentées par les danses de différentes régions du Burundi ainsi que des pays membres de la Communauté est-africaine. Après ces animations, les participants à la fête ont visité différents stands d’expositions des produits région par région.Dans son interview, Colonel Cassien Ntacebera, commandant de l’Escem  a fait savoir que cette école regroupe  29 officiers supérieurs dont 6 en provenance des pays membres de la Communauté est-africaine et le reste sont des Burundais. C’est pourquoi il y a eu exhibition des cultures des ces pays. Colonel Ntacebera a indiqué que cette journée figure dans le programme d’instruction de l’école. La culture étant une valeur indéniable pour la sauvegarde de la souveraineté nationale. Un peuple sans culture est comme un arbre sans racine. Ces officiers supérieurs ont eu l’occasion de montrer leurs cultures respectives.  C’est pourquoi lorsqu’on enseigne les étudiants (officiers supérieurs), on insiste sur la sauvegarde de la culture nationale parce qu’on ne peut pas être indépendant aussi longtemps qu’on bafoue sa culture. Colonel Ntacebera a fait savoir que la culture est l’une des valeurs de la sauvegarde de l’indépendance, de la souveraineté nationale. Le  rôle ou la mission de l’Escem est la sauvegarde, la protection de l’indépendance, de la culture. 

Lucie Ngoyagoye 

 
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