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ENTRETIEN > Défis et opportunités du Musée vivant de Gitega

Le manque du plan cadastral bloque des projets d’avenir

 

DSC09697Le Musée vivant de Gitega jouit de plusieurs opportunités dont sa situation géographique, sa structure architecturale et l’existence des sites touristiques dans ses environs. Toutefois, il souffre d’une grande faiblesse qui est le manque d’un plan cadastral.

 

Selon Jaques Mapfarakora, conservateur du Musée vivant de Gitega, ce musée a ouvert ses portes en 1955 et contient plus de 1 500 éléments. Il a souligné que la structure architecturale favorise l’existence d’un micro climat, à l’intérieur du musée, bénéfique à la conservation. Il a ajouté qu’une autre force de cette institution, c’est la situation géographique du bâtiment. Il a expliqué cette force par le fait que le musée est situé sur la route principale Bujumbura-Gitega, au centre du pays et dans la deuxième ville du pays. Et, dans la même ville, il y a d’autres entités historiques et culturelles notamment des sites sacrés, ce qui favorise le flux des visiteurs au musée.
Quant aux faiblesses du musée, le conservateur a parlé notamment de l’exigüité des bâtiments. Il a expliqué que le musée est trop étroit par rapport aux objets qu’il contient et par conséquent, qu’il est très difficile de bien exposer les différentes collections afin de les montrer aux visiteurs. Le manque criant du personnel professionnel est une autre faiblesse mentionnée par notre interlocuteur. Selon, M. Mapfarakora le Musée de Gitega manque aussi de matériel de sécurité. C’est notamment le matériel anti-intrusion et de lutte contre l’incendie, a-t-il précisé. «Nous avons peur que les objets du musée peuvent être volés ou abimés à l’image du palais de Lorraine, un château magnifique que l’incendie a ruiné.», a-t-il souligné.

Le musée est encore considéré comme un endroit élitiste

Le conservateur du Musée vivant de Gitega a déploré qu’une telle institution n’ait pas de plan cadastral. Il a expliqué que sans plan cadastral, il est difficile de penser à la réparation du bâtiment ou de faire toute autre planification pour l’avenir du musée. Il a souhaité que le domaine du musée soit délimité. Il a souligné que la délimitation et la clôture des propriétés du musée rentrent dans le cadre de la protection des richesses de ce musée face à son entourage. Il a mentionné que le musée est environné d’une population non scolarisée, ce qui le rend plus vulnérable étant donné que le musée est encore considéré comme une entité élitiste.

Grâce-Divine Gahimbare

 

JUDO> Première édition du championnat cadet et junior de l’Afrique de l’Est

Le Burundi a pris la première place chez les cadets comme chez les juniors

 

Judo KazadiChez les cadets, le Burundi a gagné 31 médailles dont 12 en or et chez les juniors, 35 médailles dont 12 en or. Le Kenya, le seul pays qui a répondu à ce championnat, a gagné 15 médailles dont 3 en or chez les cadets et 16 médailles dont 4 en or chez les juniors. Le Kenya abritera le deuxième championnat, la semaine prochaine.

Le dit championnat s’est déroulé du 28 au 29 octobre 2016, c’est la première édition de la catégorie de cadets et juniors. Seul le Kenya a répondu au rendez-vous avec 28 judokas. Le Burundi, quant à lui, a aligné 56 judokas. La Tanzanie et le Zanzibar étaient annoncés mais ils n’ont pas pu faire déplacement de Bujumbura. Au niveau de la Fédération burundaise de judo, on pense que c’est par manque des moyens car les invitations leurs avaient été envoyées six mois avant.
Pour Valéry Manirakiza, le président de la Fédération burundaise de judo, ce championnat sert aux judokas de la région à bien se préparer pour les championnats d’Afrique à venir, mais aussi pour la détection des talents. Le niveau des jeunes Burundais, estime M. Manirakiza, était nettement supérieur à celui des Kenyans et surtout chez les filles.
L’organisation de ce championnat a été beaucoup appréciée par le chef de la délégation kenyane qui a saisi l’opportunité de remercier le Burundi pour l’accueil qui leur avait été réservée car la délégation kenyane était à Bujumbura depuis le 23 octobre.
M. Manirakiza a rappelé que la première journée de ce championnat (le 28 octobre) a coïncidé avec la Journée mondiale de judo. La célébration de cette journée s’est également déroulée sur le tapis en faisant des démonstrations conjointes avec des papiers blancs synonymes de la paix.
Le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Jean Bosco Hitimana, a rehaussé de sa présence les cérémonies de remise des médailles. Ce dernier a félicité les judokas burundais pour avoir fait honneur au pays.
Les jeunes judokas burundais, dont la majorité venait de participer pour la première fois à une compétition sous régionale, ont salué l’initiative de commencer par la base (cadets et juniors) mais aussi, ils ont promis de remporter encore plus de médailles lors de la deuxième édition qui se déroulera au Kenya, l’année prochaine.

Kazadi Mwilambwe

 
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