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Football feminin burundais> Etat des lieux

Nécessité d’organiser beaucoup de matches amicaux

 

IMG 0014Le football féminin burundais est composé de plusieurs équipes. Il y a des filles et des femmes qui ont l’envie de venir jouer. Également, certains parents ont déjà compris l’importance de ce sport. « C’est un avantage pour nous car cela nous permet d’améliorer ou de faire autre chose pour exploiter le football ». Tels sont les propos tenus par Daniella Nimenya, chargée du développement du football féminin à la FFB (Fédération de football du Burundi) lors d’un entretien accordé à notre rédaction.

 

Les équipes féminines se trouvent également à l’intérieur du pays où dans la Ligue A (première division), il y a les provinces de Ngozi, Gitega, Makamba et Rumonge. Dans la deuxième division, la FFB est en train de les chercher dans les provinces de Bururi, Muramvya, Rumonge et Ruyigi. La ligue A compte 10 équipes tandis que la ligue B (2e division) compte 12 équipes. Pour les moins de 17 ans, il y a 11 équipes à Bujumbura.
Etant aussi entraîneur de l’équipe nationale féminine, Daniella Nimenya a indiqué qu’on va créer des équipes dans d’autres provinces du pays et faire une sensibilisation à ce sujet.
Le football féminin burundais a également un championnat des jeunes des moins de 17 ans. «On l’a introduit dans les écoles primaires et secondaires car en commençant à jouer dès le bas âge, cela devient plus facile pour s’habituer au jeu de football et connaître plus de techniques». Ces écoles constituent un lieu de détection des nouveaux talents lors des compétitions interscolaires organisées. Les équipes championnes (filles et garçons) participent dans les compétitions de l’Afrique de l’Est.

Les entraînements ne sont pas réguliers

Les défis ne manquent pas dans la mesure où les entraînements ne se font pas régulièrement. Cela a occasionné des conséquences car le Burundi n’a pas pu gagner dans la Cecafa. Aussi, les rencontres sont peu nombreuses pour livrer des matchs amicaux.
Pour palier à ce défi, il faut organiser plusieurs matches car un joueur est fait de matches. « Et l’entraîneur l’évalue selon les matches livrés . Même si on s’entraîne beaucoup sans livrer aucun match, on ne peut pas évaluer un joueur », d’après notre interlocutrice.
Elle lance un appel aux parents de laisser leurs filles aller jouer au football car, a-t-elle souligné, le football est un sport comme les autres.

Yvette Irambona

 

Province de Rutana> La danse Ihuruma

« Que ceux qui veulent apprendre aillent à la source !»

 

daLa danse Ihuruma est une danse typique de la province de Rutana. Un groupe culturel rencontré dans cette province nous parle de cette danse et de ses spécificités. Le responsable de ce groupe, André Barinakandi, recommande qu’ils soient connus et reconnus et que ceux qui imitent mal cette danse aillent à la source pour apprendre.

 

Ihuruma est une danse qui montre la joie et la paix dans la société. C’est une danse qui se pratique par les hommes en sautant dans toutes les directions montrant la liberté et l’allégresse. Ils sont habillés en tissus, frappant de leurs mains sur l’ouverture des pots en terre, secouant des calebasses remplies de cailloux qui lancent des sons, des grelots attachés aux pieds, les ornements sur la tête et les postiches en forme de barbe, un sifflet et un cor pour agrémenter la danse, etc. Quand on la danse ensemble, on montre un climat de paix.
André Barinakandi est un sage de soixante ans qui pratique cette danse depuis longtemps. Lui-même ne se souvient pas quand il a commencé à danser mais il se souvient que cela fait longtemps car c’est une danse qui lui a été transmise par ses grands-parents. Il s’est donné comme mission d’enseigner aux jeunes cette danse afin qu’il perpétue cette culture. L’avantage de cette danse est que les jeunes qui sont réunis au sein de ce groupe apprennent à vivre ensemble dans leurs différences. Ils voyagent à travers la province pour voir comment les autres groupes culturels se portent. En plus, certains travaux qu’ils font ensemble les aident à aimer le travail et à travailler en synergie.
Quant aux défis, M.Barinakandi signale qu’il y a des gens qui imitent la danse Ihuruma. Il leur demande qu’ils s’approchent de ceux qui savent comment se danse la vraie Ihuruma. De sa part, il serait fier de le leur apprendre. Il est malheureux de voir que certains le font mal et la dévalorisent. En plus, les danseurs de Rutana demandent d’être connus. Ils n’ont pas de moyens pour organiser des concerts mais ils ont le talent. Parfois même, ils doivent parcourir de longues distances à pied pour aller danser dans d’autres localités. Là, ils sont obligés de laisser les petits enfants du groupe qui pourraient se fatiguer alors que ce sont eux qui pourront perpétuer cette culture. Ils demandent aussi des mégaphones qui pourraient aider leurs instruments à porter loin leurs sons.

BLANDINE NIYONGERE

 
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