Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Institut français de Bujumbura> Cours de théâtre

Formidable outil pour le développement de la confiance en soi, l’écoute, l’expression et la communication avec autrui

 

L’Institut français du Bujumbura (IFB) propose des cours de théâtre aux adultes dans la continuité des activités artistiques organisées occasionnellement. Ces activités étaient très récemment destinées principalement aux jeunes (activités d’art plastique, de danses, de théâtre, de peinture).

 

DSCO 2010Elsa Hummel, la chargée d’action culturelle à l’IFB a indiqué que ces activités viennent répondre à ce créneau qui était un peu libre. Ces cours de théâtre permettent aux élèves de faciliter la communication avec l’autre, développer la confiance en soi pour mieux s’exprimer en public. Le théâtre permet aussi de développer son imagination, apprendre à incarner une multitude de personnages pris dans diverses situations.
Bref, « c’est un formidable outil pour la confiance en soi, l’écoute, l’expression et la communication avec autrui ». Le groupe d’élèves est mixte et les Burundais répondent à cette proposition, d’après Mme Hummel. Dans ce même groupe, on y trouve des personnes qui font leur début dans le théâtre, d’autres qui sont des professionnels. Il s’agit d’une activité ludique, extrascolaire, artistique pour n’importe qui.
Des défis ont été relevés lors de la restitution du premier trimestre, entre autres jouer devant un grand nombre de spectateurs, continuer à incarner ses rôles, rester concentrer face au public puisque c’est assez différent d’être devant le public que quand on est en répétition entre élèves. Cinq élèves viennent de participer au premier trimestre. Pour le second trimestre, huit personnes sont déjà inscrites et douze cours sont prévus.
Le théâtre se fait avec, des personnes qui sont réunis, interprètent des rôles et jouent des situations qui ne sont pas forcément celles du quotidien. Ces situations peuvent être proches de la réalité ou être très éloignées de la réalité. Toutes les configurations sont possibles sur la scène.
Yvette Irambona

 

SENAT> Questions adressées au ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture

Les descendants des artistes vont bénéficier des œuvres des leurs

 

Avant l’adoption du projet de loi portant adhésion de la république du Burundi au Traité de l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) sur le droit d’auteur, les sénateurs ont posé plusieurs questions au Ministre ayant la culture dans ses attributions. Parmi ces questions figure celle relative au sort des artistes morts et dont les œuvres continuent à être diffusées. Le Ministre Adolphe Rukenkanya a rassuré les sénateurs et a répondu à toutes les questions.

 

DSC 7343Les sénateurs ont posé beaucoup de questions au Ministre de la jeunesse, des sports et de la culture avant d’adopter à l’unanimité le projet de loi portant adhésion de la république du Burundi à l’OMPI sur le droit d’auteurs et celui relatif aux interprétations, exécutions et phonogrammes.
Parmi les inquiétudes des sénateurs, le sort des descendants des artistes dont les œuvres sont régulièrement vendues et diffusées de façon anarchique au profit des studios implantées dans les différentes quartiers. Le Ministre Rukenkanya a fait savoir qu’avec la promulgation de la nouvelle loi, les œuvres des artistes et auteurs morts profiteront à leurs descendants. S’agissant des sanctions à l’encontre de ceux qui copient les œuvres des artistes sans leur consentiment elles vont être prises conformément aux dispositions de la nouvelle loi. Mais à ce sujet, les sénateurs ont souhaité que ces sanctions figurent dans le Code pénal en vigueur au Burundi mais le ministre les a tranquillisés en indiquant que les dispositions de la nouvelle loi sont sévères mais n’a pas exclu l’idée d’inclure ces sanctions dans le code pénal.

Après ratification, les traités internationaux doivent être respectés et appliqués

Les membres de la chambre haute du Parlement burundais ont demandé qu’il y ait réellement application des traités internationaux au Burundi. Ici, ils ont fait allusion à la loi portant protection des œuvres et les droits d’auteur qui devait être en vigueur depuis 2005, mais le projet de loi portant adhésion du Burundi au traité de l’OMPI vient 10 ans plus tard.
Ils ont également suggéré qu’il y ait un service spécial pour la protection des œuvres et les droits d’auteur étant donné que, sous d’autres cieux c’est un métier qui fait vivre les artistes et qui les rend même riches, faisant ainsi entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat et surtout créant de l’emploi.
Les sénateurs ont souhaité qu’il y ait un cadre légal pour protéger concrètement les œuvres et leurs auteurs.
Amédée Habimana

 
Ouvrir