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SPORT> Entretien avec une ancienne joueuse au handball

Il y avait autrefois des équipes de handball féminines aussi fortes comme aujourd’hui

 

IMG 0732Comme aujourd’hui, les jeux sportifs étaient depuis longtemps ouverts à tout le monde, sans distinction de genre. Pour tout le jeu, il y avait des équipes masculines et féminines. Les filles étaient aussi compétentes dans différents jeux sportifs comme le précise Pauline Musabimana, une ancienne joueuse au handball lors d’un entretien avec la rédaction du journal Le Renouveau. 

 

Il y avait autrefois des équipes féminines de handball aussi fortes comme aujourd’hui d’après la sportive retraitée Pauline Musabimana. Celle-ci fait savoir qu’elle dominait dans le jeu de handball pendant sa jeunesse. « Depuis l’école j’aimais beaucoup le sport et j’ai fini par être une bonne joueuse de handball à côté d’être athlète», fait savoir Mme Musabimana. Il y avait autrefois des équipes féminines de handball aussi fortes comme aujourd’hui d’après la sportive retraitée Pauline Musabimana. Celle-ci fait savoir qu’elle dominait dans le jeu de handball pendant sa jeunesse. « Depuis l’école j’aimais beaucoup le sport et j’ai fini par être une bonne joueuse de handball à côté d’être athlète», fait savoir Mme Musabimana.  Ce n’est qu’à l’âge de 16 ans, en 1987, quand elle était en 7ème année au lycée de Ruyigi que Mme Musabimana a commencé à bien développer ses talents. En même temps joueuse du handball, elle était aussi une athlète compétente surtout dans le relais 4 fois 100 ainsi que dans la course de 100 metrès. L’interlocutrice  signale que même si, à son époque, les gens étaient moins éveillés au sport, elle n’a pas connu des difficultés du fait que ses parents étaient un peu modernisés. « Mes parents étaient fiers de voir leur fille performante en sport ». Elle poursuit qu’elle apportait souvent des médailles dans l’athlétisme, ce quiréjouissait beaucoup ses parents.Avec son équipe de handball, Mme Musabimana fait savoir que le lycée  de Ruyigi occupait toujours la première place dans les tournois interscolaires.Mme Musabimana demeura dans cette carrière sportive jusqu’à ce qu’elle termine  les humanités générales en 1993. « A l’Université du Burundi, j’ai été orientée en Sciences, et j’ai trouvé le temps insuffisant pour continuer mes entrainements, et je me suis concentré sur les études seules et mettant de côté le jeu », explique l’interlocutrice. Elle ajoute qu’après ces études supérieures, les conditions de vie ne lui ont pas permis de reprendre sa carrière.Etant passionnée par les jeux sportifs, Mme Musabimana fait savoir qu’elle éduque sportivement ses enfants. « J’essaie d’encourager mes quatre filles, chacune dans le jeux qu’elle préfère et que je vois qu’elle y est mieux placée », dit-elle. Elle  ajoute que tous les samedis, elle amène ses filles au Jardin public pour les exercices.Cette sportive retraitée fait savoir que la soif de jouer demeure en elle et signale qu’elle va bientôt adhérer l’équipe des vétérans. 
Eric Sabumukama

 

Musique> Importance des concerts

Ils promettent aux musiciens de faire connaître leurs œuvres et leurs talents

 

Les concerts constituent en quelque sorte aussi un médium pour les chanteurs/musiciens qui y font connaître leurs œuvres et leurs talents. C’est pour cette raison que les chanteurs/musiciens doivent être capables de se produire en concert tous les trois à six mois, avec deux ou trois nouvelles chansons auxquelles ils ajoutent d’anciens titres déjà connus. 

 

D’après Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de musicologie de Gitega, le concert donne à l’artiste trois grands avantages à savoir conquérir le public en le rencontrant en ‘live’ pour gagner sa sympathie et peser ses émotions vis-à-vis des chansons qu’il lui présente. Ensuite, sceller ses albums par une prestation professionnelle témoignant de son habileté instrumentale et vocale que le public ne découvrait qu’au travers des albums. Enfin, promouvoir les ventes d’albums. Un seul ‘hit’ bien interprété en concert se solde souvent par de grosses ventes à la sortie d’un spectacle et même plus tard.

La régularité aux répétitions, condition première

Avant de devenir une réussite en salle de spectacle, un concert se réussit avant tout dans les répétitions qui le préparent. C’est dans le foyer que le forgeron donne la forme et la qualité aux outils qu’il fabrique. « Plusieurs musiciens/chanteurs s’étonnent de ce que leurs concerts n’ont pas de succès alors qu’ils n’accordent jamais la rigueur exigée aux répétitions et à la conformité aux normes générales artistiques standard », a-t-il déploré.Organiser un concert, c’est être conscient de  ce  que l’on va faire. S’agit-il d’un groupe qui chante en s’accompagnant d’instruments ? Est-ce   un ensemble  vocal seulement? Est-ce un  groupe  jouant  de  la musique instrumentale ? Pour M.Baransananikiye, quel que soit le genre de prestation musicale prévue, les conditions requises pour la réussite d’un concert sont identiques, notamment l’organisation des séances suffisantes de répétition jusqu’à la maîtrise parfaite des chansons à la fois par les chanteurs en vocal et les instrumentistes. « Une discipline rigoureuse de régularité aux répétitions est la condition première assurant un travail qui progresse de jour en jour. C’est de là aussi que l’on s’accorde sur un répertoire à préparer.

La qualité des instruments musicaux, l’harmonie correcte des voix

Les thèmes des chansons à présenter répondent-ils à des préoccupations de la société ? S’agit-il de sujets d’actualité ? Ont-ils une valeur culturelle intéressant le public : style musical local développé et promu, danse nationale mise en honneur, etc ?, s’interroge-t-il.La qualité des instruments musicaux et la sonorisation en général par un professionnel du son. L’équilibre des instruments avec les voix des chanteurs joue également un grand rôle dans la réussite d’un concert. Il a rappelé qu’un concert en salle où le public écoute assis n’est pas une animation à volume tous azimuts comme dans les soirées dansantes ou les spectacles de plein air.L’harmonie correcte des voix est un autre facteur conditionnant la réussite d’un concert. Plusieurs groupes musicaux burundais n’y font point attention et offrent sans cesse des œuvres de très basse qualité. Ils devraient se confier à la compétence d’un arrangeur/orchestrateur qualifié en musique.Les autres points qui entrent aussi en jeu pour la réussite d’un concert sont la publicité : elle doit passer par tous les canaux disponibles, entre autres, les posters, les messages sur portables/smartphones, les annonces par radio/TV, les dépliants à distribuer main à main, etc. Il existe des spécialistes de la communication qui peuvent aider les artistes à le faire correctement.La vente des billets doit se faire de préférence une ou deux semaines avant le spectacle pour éviter de longues files d’attente devant la salle de concert le jour venu. Eviter de fixer des tarifs très élevés car on risque de repousser un grand nombre de client désirant venir au concert.La sécurité garantie à la fois pour les spectateurs, les instruments et les musiciens aussi. L’état de la salle de concert  comme l’aération, la lumière suffisante, les échos à éviter, etc. Aussi, s’assurer du transport des spectateurs si la salle est située loin du centre-ville.Etre sûr que l’alimentation en électricité est garantie. Par conséquent, prévoir un groupe électrogène de secours en cas de coupure.Depuis que les hommes d’affaires burundais ont commencé à s’intéresser au business musical voici trois décennies environ, l’achat d’équipements professionnels pour les spectacles a sensiblement augmenté. Certaines maisons de production peuvent actuellement mettre à la disposition des chanteurs organisant des concerts, des équipements de qualité moyennant location. Mais il en faut encore davantage.

Insuffisance de salles appropriées aux spectacles musicaux

Notre interlocuteur a aussi indiqué que les salles appropriées aux spectacles musicaux restent par contre en nombre insuffisant au Burundi. Pour une ville comme Bujumbura comptant plus d’un million d’habitants, la seule salle de l’Institut Français du Burundi (IFB), abordable par tous au centre-ville, ne peut pas répondre à toutes les demandes en temps voulu. La salle du campus Kiriri offrant de très bonnes conditions, serait une très bonne solution, mais elle est située très loin de la ville. Il faut chaque fois assurer un transport des spectateurs. Le palais des Arts construit sous la colonisation belge pour le Parlement burundais ne répond pas aux normes acoustiques requises pour les concerts musicaux. « Les nombreuses salles de fêtes parsemées ici et là dans la capitale et accueillant généralement autour de trois cents personnes peuvent-elles servir entre-temps pour des concerts ? ». Certains chanteurs le pensent mais elles ne sont pas fermées pour que le spectacle ne soit servi qu’à ceux qui ont payé. Les salles luxueuses des hôtels ne font pas le choix des jeunes musiciens souvent sans moyens pour les louer, a précisé Justin Baransananikiye.

Des albums de qualité à présenter

Pour la ville de Gitega, une grande salle de spectacle, le Magnificat de Mushasha, avec un maximum de mille places assises, est un bon atout, mais qui demande encore de l’amélioration au niveau de l’acoustique. Le lycée Don Bosco de Burengo à Ngozi possède une grande salle de spectacles, nécessitant aussi des améliorations pour accueillir des concerts de qualité, a-t-il poursuivi.Le directeur de l’Institut de musicologie de Gitega souligne que le problème d’organisation de concerts au Burundi présente plusieurs façades. « Parler de concert c’est penser surtout à la créativité de nos artistes, laquelle laisse encore beaucoup à désirer. Nos musiciens sont des amateurs non engagés dans une production professionnelle continue pouvant appeler des investisseurs à y injecter de l’argent ». Il faut qu’il y ait des albums de qualité à présenter. Les talents de nos jeunes compositeurs, sans formation, sont de loin inférieurs à ceux des pionniers de la musique burundaise moderne des années 1970. Cela bloque terriblement le rêve que plusieurs ont de pouvoir un jour monter sur scène. Ils préfèrent alors seulement se lancer sur le marché de la chanson avec de petits albums d’imitation, n’ayant aucune force d’attraction, a dit notre interlocuteur.

Yvette Irambona

 
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