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EVENEMENT CULTUREL> Vernissage et présentation d’un livre

Contribuer à un débat public sur la maîtrise de la croissance de la population 

 

DSC 1152Le livre intitulé « Maîtriser la croissance de la population pour profiter du dividende démographique en Afrique subsaharienne : Le cas du Burundi» a  été présenté le mercredi 10 juillet 2019. Selon les auteurs, le but de ce livre est de produire des données actualisées et contribuer à un débat public sur la maîtrise de la croissance de la population.        

 

Aloys Kamuragiye et Déogratias Buzingo, co-auteurs du livre « Maîtriser la croissance de la population pour profiter du dividende démographique en Afrique subsaharienne : Le cas du Burundi» ont souligné qu’ils ont été motivés par deux raisons majeures pour réaliser ce travail. « C’est d’abord de produire des données actualisées qui pourraient servir au gouvernement du Burundi pour préparer une politique publique en matière de population qui est basée sur des évidences. Deuxièmement, c’est aussi pour contribuer à un débat public sur cette problématique qui plombe le développement, non seulement du Burundi, mais aussi de l’Afrique subsaharienne d’une manière générale», a expliqué Dr. Kamuragiye. 

Il faut investir dans les politiques publiques

Les deux auteurs proposent au gouvernement de définir une politique en matière de population assortie d’un plan d’action et la prioriser dans le financement des politiques publiques. Ils ont également suggéré la réalisation de la révolution contraceptive et de se donner les moyens de récolter les fruits du dividende démographique. « Nous proposons des méthodes directes comme la planification familiale. Nous avons proposé que le Burundi s’inscrive dans une logique d’atteindre une couverture contraceptive de 60 à 85% alors qu’actuellement, nous sommes à une couverture de 29%. Il y a aussi des méthodes indirectes qui riment avec l’accélération du développement de manière générale notamment l’éducation des enfants, accélérer le développement dans la santé, il faut aussi investir dans des politiques publiques génératrices d’emploi car, il faut améliorer les conditions de vie de la population», a-t-il souligné. 

L’initiative est saluée par les représentants du gouvernement 

Les participants à la séance de vernissage et de présentation du livre ont salué cette initiative. Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociale et du genre, Martin Nivyabandi, a félicité les auteurs. Il a souligné que le message ne tombe pas dans les oreilles d’un sourd et que l’engagement du gouvernement du Burundi est fort. Le directeur général au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique, Térence Mbonabuca a abondé dans le même sens que le ministre Nivyabandi sur les efforts que le gouvernement du Burundi a déjà entrepris. Le représentant du ministère en charge de la santé publique a fait savoir que ce ministère est en train de se focaliser sur l’indicateur en rapport avec la fécondité pour faire face au problème de la démographie. « Le problème de la population galopante est un problème multisectoriel, nous allons justement conjuguer les efforts», a-t-il dit.   «J’ai eu beaucoup de joie à lire ce livre, il a suscité en moi, un espoir. Il devrait être pour les décideurs et pour les acteurs du développement socio-économique au Burundi, un livre de chevet. C’est un livre qui est une suggestion à l’endroit des décideurs qui doivent savoir comment orienter leurs actions», a indiqué Sylvestre Ntibantunganya, ancien président de la République. 

Grâce-Divine Gahimbare     
 

 

FEBUKA> Formation d’entraîneurs, niveau II

Développer le système sportif national, un des obejectifs

 

DSC 0633La Fédération burundaise de karaté ( Febuka) a organisé, en collaboration avec le Comité national olympique (Cno), du 4 au 10 juillet dans les enceintes de l’Ecole française, une formation en faveur de 47 entraîneurs dont 11 femmes et 36 hommes. Le volet suivant concerne les arbitres, du 3 au 9 août 2019 et le dernier va s’occuper du personnel et les cadres administratifs dans la gestion et l’organisation des compétitions. L’expert de la Fédération mondiale de karaté, Sensei Farid Shuhaibi est venu pour faciliter cette activité.  

 

Dans un entretien avec le président de la Febuka Sensei Christophe Nkurunziza, le mercredi 10 juillet, il a fait savoir que l’objectif de la Febuka est d’implanter le karaté sur tout le territoire national et c’est pourquoi on a invité les entraîneurs provenant de l’intérieur du pays suivant les régions, c’est-à-dire Muyinga, Ngozi et Gitega et qui ont rencontré ceux de Bujumbura. M. Nkurunziza salue la façon dont cette formation se déroule et pense que ce sera une belle occasion pour les bénéficiaires de découvrir les difficultés rencontrées par rapport au nouveau règlement, surtout qu’on est dans l’année olympique où on a mené des changements au niveau de la réglementation des compétitions. Dans le même cadre de renforcer le niveau du karaté  au Burundi, le président de la Febuka a indiqué qu’il a élaboré un  projet qu’il a intitulé projet de développement intégral du karaté via la solidarité olympique et la Fédération mondiale de karaté. « Je leur ai communiqué les besoins et nos défis au niveau du  karaté burundais et ils ont compris. Nous les en remercions beaucoup. Nous attendons de cette formation alors, des résultats satisfaisants après les trois sessions et tout cela va se remarquer lors de la compétition d’évaluation.»  Il a promis que la Febuka va organiser des séances de formation pour partager l’expérience avec ceux de l’intérieur du pays pour que lors des compétitions, on ne puisse savoir celui qui va gagner.Pour Révérien Mbanzendore, un des bénéficiaires de la formation,  cette séance vient au moment opportun car, elle va aider dans l’amélioration de la méthodologie de travail. «Cette formation va nous permettre d’acquérir suffisamment de capacités pour pouvoir les partager à nos petits frères karatékas.»

Olivier Nishirimbere, Nanan Kashindi Glorieuse (Stagiaire)

 
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