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FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI> Championnat national de Ligue A, 25ème journée

Aigle Noir, en déplacement à Muyinga, s’impose devant Olympic star (2-1)

 

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la 25ème journée du championnat national de Ligue A. C’était le vendredi 31 mars 2017, au stade Umuco de Muyinga qui a ouvert ses portes avec une pelouse synthétique. Lydia Ludic Burundi et Vital’0, les deux équipes en tête du tableau, ont gagné leurs matchs au moment où Bujumbura city a arraché un nul face à Athletico, la troisième équipe en course pour le titre.

 

La journée du 31 mars 2017 restera inoubliable pour les habitants de la province de Muyinga en général et pour les fans du football en particulier. En effet, le tout nouveau stade a ouvert ses portes pour le plaisir des nombreux supporters du ballon rond qui viennent massivement assister aux matches. Des tribunes soigneusement érigées entourent la formidable pelouse synthétique qui a été foulée pour sa première fois lors des matches organisés pour cette journée.
C’est sur cette belle pelouse que le club Olympic star a accueilli celui d’Aigle Noir de Makamba. Dans son propre fief, Olympic star s'est incliné devant Aigle Noir (1-2). Le premier but a été inscrit par Olympic Star et des applaudissements ont retenti dans un stade plein. Sans tarder, Aigle Noir est successivement revenu au score en égalisant et puis en prenant le dessus du match avec sa deuxième réalisation.
Sur un score de deux buts à un, les noirs et blancs ont décroché les trois points qui leur permettent de garder la quatrième place. Le président de la Fédération de football du Burundi et président du Sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo, a assisté à cette rencontre après avoir inauguré la réhabilitation de cette infrastructure réhabilitée.

Victoire de Messager Ngozi devant Messager Bujumbura

Dans le duel qui a opposé les deux équipes de l’Académie Le Messager, celle de Ngozi l’a remporté sur le score de 2 buts à 1 devant son frère de Bujumbura. Un match, d’un niveau technico-tactique très élevé, auquel le président fondateur de l’Académie et président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a assisté pour contempler les performances de ses académiciens.
Dans les autres résultats, Lydia Ludic Burundi et Vital’0 ont gagné leurs matchs, respectivement devant Magara (2-0) et Muzinga (2-0). Victoire également de Rusizi devant Inter star (3-1). Trois matchs se sont soldés sur des résultats nuls entre Athletico et Bujumbura city (1-1), Musongati et Ngozi city (2-2) et Les Lierres et Flambeau de l’Est (2-2).
Kazadi Mwilambwe

 

COMMENTAIRE> Le tambour burundais, une richesse de grande valeur

 

Depuis l’année dernière, le 26 novembre de chaque année est dédiée à la Journée nationale de célébration de la danse traditionnelle emblématique du tambour du Burundi « Umurisho w’ingoma». 

 

Il s’agit d’un événement plus important dans le domaine de la musique burundaise. L’honneur lui a été également fait d’être inscrit, en 2015, par l’Unesco, au patrimoine culturel de l’humanité.

L’art de nos tambours traditionnels constitue aussi une richesse musicale de grande valeur. En effet, en dansant le tambour burundais, il nous entraîne dans ses rythmes qui impriment en nous ces gestes, ces sauts, ces mouvements indescriptibles de notre corps qui se tord dans une agilité quasi angélique, miraculeuse, élastique, portant en elle des expressions et des messages de grandeur, de fierté, de bravoure, d’amour, d’héroïsme, de fidélité, de dur labeur, lesquelles vertus ont caractérisé de tous temps l’homme burundais. Ainsi, le rythme constitue l’essence même de la musique.
Le fait déjà constaté est que les gens toutes catégories confondues, même les étrangers, en train d’écouter les battements des tambours combien ordonnés, magiques et savamment orchestrés selon la science traditionnelle de nos ancêtres, ont toujours répondu par un grand sourire d’espoir, se laissant aussi emporter en bougeant naturellement.
Mis à part le rôle d’attraction touristique que revêt cet art unique au monde, la danse du tambour du Burundi est traditionnellement perçue comme symbole incarnant l’unité des Burundais de toutes les ethnies, de toutes les régions et de tous les clans sociaux tout au long de notre histoire. Cette danse doit être enseignée correctement à la jeune génération afin de cimenter davantage l’honneur déjà acquise.
Beaucoup de rythmes musicaux encore inexploités se trouvent en effet enfouis dans notre « Umurisho w’ingoma ». Ainsi, les rythmes des tambours burundais ont une destinée de devenir un jour une grande source de revenus, si des promoteurs y étaient associés et venaient à découvrir, que ce sont de nouveaux styles de rythmiques musicales pouvant se vendre auprès des artistes du monde en quête d’innovations.

Yvette Irambona

 
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