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Musique> Mélange de langues dans une chanson

Il n’apporte aucune valeur particulière

 

La musique est faite de plusieurs styles dont le mélange de langues. Cela dépend du choix de l’artiste et des objectifs qu’il poursuit. Etant donné que les paroles que nos musiciens actuels chantent et répètent plusieurs fois de manière quasi inconsciente n’ont pas du tout de rapport entre elles. De petites expressions (comme baby, akabaju, etc.), empruntées à d’autres langues au passage comme si cela devait constituer un langage universel des musiciens, n’apportent aucune valeur particulière à leurs chansons, d’après Mgr Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de musicologie de Gitega.

 

DSC01021Pour Mgr Baransananikiye, ce mélange est bien sûr présent dans les chansons modernes actuelles. Il a souligné de nouveau ici que l’art musical traditionnel du Burundi a ses propres règles liées à la linguistique du kirundi, et qui ne peuvent être découvertes qu’à partir des études et des recherches devant être entreprises et menées par des personnes compétentes en la matière.
En tant qu’artistes burundais appelés à traverser un mélange inévitable avec diverses cultures, « nous ne pouvons nous limiter à prétendre seulement imiter éternellement les poésies occidentales dans lesquelles nous avons été instruits aux principes des rimes [a-a, b-b] ou [a-b, a-b], ou adopter l’alexandrin comme base de référence dans la rédaction des textes des paroles à chanter. Nous avons quelque chose de nouveau et de spécial à offrir au monde», a-t-il indiqué.

Difficultés de rédiger les paroles en langue maternelle

S’il y en a qui reconnaissent avoir des difficultés à pouvoir écrire les paroles des chansons en bon kirundi, qu’ils approchent l’Institut de musicologie de Gitega pour les aider dans ce travail. Bien sûr qu’ils devront payer pour acheter les poèmes. S’ils veulent des mélodies en même temps, ils en auront également. « Malheureusement, personne n’a fait appel à nous », a déploré le directeur de l’institut de musicologie de Gitega.
Une formation en langue maternelle de six mois est prévue prochainement par l’Institut de musicologie de Gitega. « Que les artistes burundais fassent un premier pas de bonne volonté d’abord ». L’Institut de musicologie de Gitega a prévu dans ses projets d’organiser de nombreux ateliers de formation des artistes dans le travail de rédaction des paroles à chanter en langue kirundi. Il s’agit de toute une recherche qui doit être faite.
Yvette Irambona

 

CAMP D’ETE>Sur le site de l’Ecofo Jabe I

Développer l’esprit patriotique dès le bas âge

 

Après le lancement des activités des camps d’été en mairie de Bujumbura par la ministre en charge de l’éducation le 1er août 2016, le site de l’Ecofo Jabe I a débuté comme les autres sites les activités proprement dites le mardi 2 août 2016. Pour le responsable du centre, comme il s’agissait du 1er jour, tous les enfants attendus n’étaient pas encore présents. Au moment de notre passage vers 10h00, sur 500 enfants attendus, environ 300 étaient déjà à l’œuvre.

 

DSC01351Dans l’avant midi du mardi 2 août 2016, les enfants habitants les quartiers de la zone Bwiza affluaient vers l’Ecofo Jabe I pour le camp d’été prévu jusqu’au 2 septembre 2016, certains étaient accompagnés par leurs parents. D’après le responsable du site Ecofo Jabe 1, au 1er jour des camps d’été, les enfants ont répondu présents même s’ils n’ont pas atteint l’effectif attendu. Notre source indique que les enfants sont subdivisés en catégories. La première catégorie regroupe les enfants des classes de 1ère, 2è et 3è, la deuxième catégorie est composé des classes de 4è, 5è et 6è tendis que de la 7è à la 9è se retrouvent dans la troisième catégorie. La quatrième catégorie regroupe les élèves des classes de 10è jusqu’en 2nde.

Parmi les thèmes, la tolérance,le respect de la loi, la culture de la paix et la protection de l’environnement

S’exprimant sur les activités qui vont occuper les enfants dans le camp d’été, notre interlocutrice a fait savoir que le gros des activités sera centré sur les jeux significatifs. Même si les enfants sont subdivisés en catégories, les thèmes sont presque les même, seulement la façon de le faire diffère selon l’âge. Ainsi, a-t-elle ajouté, il y aura des jeux sur la tolérance, la collaboration et le partage à travers le handball.
Le jeu qui incitera les enfants au respect de la loi et le partage c’est le football et celui-ci aura sa place de choix. Il y aura également des jeux favorisant la culture scolaire non violente et l’inclusivité. L’environnement n’a pas été oublié par les organisateurs des camps d’été. Ainsi, il y aura des jeux sur la protection de l’environnement, des jeux sur la lutte contre le VIH-sida. Le volley-ball quant à lui, figure sur la liste des jeux pour favoriser l’égalité du genre.
Pour les élèves des classes de 7e jusqu’en seconde, il y a des thèmes qui seront traités en plus de ceux qui sont communs à tout le monde. Il s’agit notamment de la gestion de l’adolescence, des questions en rapport avec les stupéfiants, comment déjouer la manipulation, les jeux sur les droits et devoirs des enfants et les jeux sur le planning familial.
AMEDEE HABIMANA

 
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