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Ajax Nzeyimana> Artiste-illustrateur-caricaturiste

Son parcours artistique

 

Ajax Nzeyimana est un jeune artiste illustrateur caricaturiste faisant des bandes dessinées et de la peinture. Actuellement membre du « Collectif MaoniI » qui regroupe les artistes burundais et étrangers, femmes et hommes, afin de dynamiser et stimuler l’expression de chaque artiste, les arts plastiques et la création au Burundi, il nous a partagé sa carrière artistique.

 

DSC08129Interrogé par le quotidien Le Renouveau, Ajax Nzeyimana a indiqué que sa passion pour l’art a commencé dès son jeune âge. Déjà à l’école primaire, il refaisait les dessins vus dans les bandes dessinée (Lucky Luck, Tintin …) et l’école technique secondaire d’art de Gitega (ETSA), lui a permis d’élargir ses connaissances artistiques.
« Je dessinais juste pour mon plaisir mais en 2006, j’ai intégré le collectif maoni, une association d’artistes burundais et étrangers, qui était déjà en fonctionnel depuis 2001 »

Le début de sa carrière

Tout ce qui est de la bande dessinée et de la caricature, a commencé en 2008 lorsque l’ex CCF (centre culturel français) aujourd’hui IFB (institut français du Burundi) a organisé un concours de dessin.
« J’ai eu la chance d’être le premier et d’avoir un prix. Par la suite le CCF a organisé une formation avec un dessinateur professionnelle français jean marc Troublet sur les techniques de comment faire la bande dessinée, le scénario. On a eu droit, de faire un petit livret où chaque artiste devrait y faire une présentation et mettre des dessins » , a poursuit M. Nzeyimana. Il a aussi souligné qu’il a fait une formation avec un peintre italien Giovanni Boccia en matière des techniques et des couleurs ; comment faire des tableaux, etc.
Il a indiqué que son inspiration vient de la vie quotidienne : « Je suis profondément touché par l’hospitalité des gens, parfois très pauvres et malgré le fait qu’ils n’aient rien, ce sont des gens qui m’intéressent beaucoup ».
L’artiste a une grande place dans la société mais tout dépend de sa volonté et de son vouloir faire. Il interpelle le gouvernement de les soutenir moralement, mettre en place de politiques qui permettent à l’artiste de se développer et de s’épanouir. Selon lui, es autorités responsables devraient les accompagner en ayant accès à certains matériaux et peintures de qualité qu’on ne trouve pas ici au Burundi.
Chanelle Irabaruta (Stagiaire)

 

ENTRETIEN> Sur les objets d’art générateurs de revenu

«Leur apport numéraire demande de la patience»

 

«La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est dernièrement entretenue avec un artiste-sculpteur burundais, Bernard Bigendako, sur la valeur fructueuse dont dispose les objets d’art. Avec 46 ans d’expérience, M. Bigendako se dit être satisfait de son métier car, ajoute-t-il, pendant tout ce temps, ça lui a permis de s’organiser dans la vie qu’il mène jusqu’à ce jour.

 

DSC07205Dans son tablier de travail, Bernard Bigendako, devant ses objets d’art en exposition permanente au Musée vivant de Bujumbura, a d’abord indiqué les quelques problèmes qui handicapent la reconnaissance de la culture burundaise vue à travers les images de ces objets d’art. Cet artiste-sculpteur trouve paradoxal le fait que les étrangers achètent les objets d’art fabriqués au Burundi alors que les Burundais ne peuvent pas les acheter. M. Bigendako a fait savoir que ces derniers apprécient ces objets mais qu’ils ne s’en procurent pas. Il a indiqué, que les Burundais en général ont du mal à acheter les objets fabriqués chez eux et préfèrent ceux de l’étranger alors qu’ils sont chers comparativement aux objets conçus au Burundi.

Un métier rejeté mais plutôt rentable

Bernard Bigendako a regretté la plupart des raisons avancées par les clients burundais en sous-estimant les objets fabriqués manuellement soi-disant qu’ils ne sont pas durables par rapport à ceux fabriqués à l’aide des machines. Toutefois, a révélé M. Bigendako, ces objets peuvent durer plus de cent ans. De plus, a ajouté l’artiste-sculpteur, à part que ces objets relatent l’histoire du pays, les artistes contribuent, par ces objets d’art, à faire connaître la culture burundaise à l’étranger.
A cette occasion, M. Bigendako a révélé que ces objets génèrent des revenus, mais que ça demande une persévérance voire de la patience car, a-t-il dit, les clients ne sont pas réguliers. S’il y a un achat, ça lui permet de couvrir pas mal de ses besoins.
Bernard Bigendako a saisi l’opportunité pour déplorer la négligence de certaines autorités administratives dans la prise des décisions pouvant promouvoir la culture burundaise à travers les objets qui découlent des œuvres de ces artistes et artisans. Il a fait constater le manque d’éducation culturelle vue à travers l’absence des écoles ou centres d’instructeurs au Burundi. Et d’interpeller tout un chacun à fournir des efforts enfin d’inciter la jeunesse burundaise à aimer ce que nous renseigne la culture et à se lancer dans ce domaine.
Rosine Mugisha

 
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