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JUDO> 8e Championnat national cadet et junior

Cent-vingt-sept judokas, dont trente filles, ont pris part à ce championnat

 

Le 8e Championnat national cadet et junior a eu lieu, le dimanche 16 octobre 2016, au dojo national (derrière le stade Prince Louis Rwagasore) et cent vingt-sept judokas dont 63 juniors et 64 cadets, avec quinze filles dans chaque catégorie ont pris part à ce rendez-vous annuel. Chez les cadets, le club de Muzinga a pris la première place avec 2 médailles en Or et 2 en argent et chez les juniors, Turikumwe de Kinama vient en tête avec 3 médailles en or.

 

Quinze clubs en provenance des provinces de Gitega, Makamba, Ngozi, Cibitoke, Bubanza, Rutana et Bujumbura Mairie ont participé à ce rendez-vous annuel. Au niveau des médailles, chez les cadets, le club de Muzinga a pris la première place avec 2 médailles en or et 2 en argent, suivi par le club Ippon de Ngagara avec 2 médailles en or, 1 en argent et 2 en bronze et en troisième position, il y a Turikumwe de Kinama avec 2 médailles en or, 1 en argent et 1 en bronze. Chez les juniors, Turikumwe de Kinama vient en tête avec 3 médailles en or, il est suivi par Muzinga avec 2 médailles en or, 1 en argent et 3 en bronze, et l’Entente judo club a pris la troisième place avec une médaille en or et une en argent.
Selon le président de la Fédération burundaise de judo, Valéry Manirakiza, ce championnat s’inscrit dans le cadre de la préparation du championnat de la communauté de l’Afrique de l’Est pour les cadets et juniors qui se dérouleront à Bujumbura, le week-end des 29 et 30 octobre 2016.

Le 4e championnat interscolaire de judo

M. Manirakiza a, par ailleurs, rappelé que la fédération de judo a organisé, le dimanche 2 octobre 2016, le 4e Championnat interscolaire de judo qui a connu la participation de quinze établissements en provenance de cinq provinces (Ngozi, Makamba, Bubanza, Cibitoke et Bujumbura Mairie) avec un effectif de 66 judokas dont 42 filles.
Le Lycée technique de Carama a pris la première place avec 4 médailles en or et le Lycée technique Sainte Famille est venue en deuxième position avec 2 médailles en Or.
Le directeur du Bepes, Joêl Gashaka, qui avait rehaussé de sa présence ledit championnat, a promis d’integrer le judo, dans les années à venir, parmi les sports scolaires au Burundi. Il a aussi félicité la Fédération burundaise de judo pour l’encadrement de la jeunesse.

Kazadi Mwilambwe

 

DOSSIER > La place de la fille burundaise dans la musique moderne

Elle n’a pas encore pris ses racines convenablement

 

01abm3La place occupée par la fille burundaise dans la musique moderne ne correspond pas au désir ardent qu’elle manifeste pour cette profession artistique. Les obstacles viennent d’elle-même ou de l’extérieur. Le soutien, la patience, la détermination et l’établissement des priorités sont quelques forces citées par nos interlocuteurs.

 

Selon Mgr Justin Baransananikiye, directeur de l’institut de musicologie de Gitega, depuis la création des deux premiers grands orchestres modernes (Orchestre national et Amabano) que le Burundi a connus vers la fin des années 70, la place de la jeune fille burundaise avait toutefois été valorisée.

Les mœurs, un des obstacles
Il a fait savoir que les différents concours musicaux qui sont progressivement nés et se sont développés dans le pays ont aussi permis à certaines jeunes filles de se démarquer et de s’imposer tout de même sur les podiums musicaux. « Si cela n’était pas le cas, nous n’aurions pas connu l’émergence miraculeuse de la célèbre Kha Djanin dans les années 1980 et des filles qui ont courageusement servi au sein des groupes Amabano et Orchestre national. Elles n’auraient pas facilement consenti à y prendre part ». A cette époque-là, l’on avait cru que plusieurs autres jeunes filles burundaises allaient aussi tenter de se lancer sur la scène de la musique moderne. Malheureusement ce ne fut pas le cas, a-t-il déploré.
Concernant les obstacles auxquels la fille fait face, Mgr Baransananikiye a indiqué que cette question est cruciale. En effet, a-t-il expliqué, mis à part la situation économique déplorable dont tous les artistes burundais sont victimes, y compris les filles, nous devons également mentionner le manque de formation en matière de musique et de business musical comme faisant partie des obstacles majeurs auxquels la fille burundaise musicienne doit faire face. Ce facteur, souvent négligé par tous les musiciens du Burundi et d’ailleurs serait pour les jeunes filles un atout de poids qui leur pousserait à aborder le métier de musiciennes sans complexe ni honte. «Mais n’oublions pas non plus la question des mœurs traditionnelles burundaises ».
La culture, plus exactement les mœurs traditionnelles, est dans presque toutes sociétés africaines, un des grands obstacles à la participation de la jeune fille aux activités musicales, voire chorégraphiques. Nos mœurs, bien que constituant une richesse dont nous sommes tous fiers, restreignent souvent la liberté d’expression artistique chez les filles. Mais une chose est certaine cependant : c’est que la jeune fille instruite, c’est-à-dire intellectuelle, se retrouve comme libérée de cette emprise injuste sur ses droits. Elle n’est généralement plus otage de ces croyances.

Compter sur la personnalité dans la dignité et la fierté interne
Quoi que l’on puisse faire à partir de l’extérieur pour stimuler les jeunes filles à occuper vraiment leur place dans l’activité musicale moderne, le directeur de l’Institut de musicologie de Gitega fait savoir qu’il faudrait surtout compter sur ce qui rebâtirait leur personnalité dans la dignité et la fierté interne à exercer ce métier. « Je veux signifier ici, notamment, la formation professionnelle en musique et en musicologie. Nous voudrions absolument arriver à former des jeunes filles élites diplômées en musique et musicologie qui pourraient occuper notamment des postes de responsabilité au ministère de la Culture et dans divers groupes musicaux professionnels ».
Parmi d’autres méthodes suggérées, il a parlé, par exemple, de l’organisation chaque année d’un « Concours national des chanteuses burundaises », comme nous le souhaitons ardemment, à l’Institut de musicologie de Gitega, lequel événement serait accompagné de l’octroi de prix importants. Cette stratégie élèverait sans aucun doute la jeune fille burundaise à chercher l’acquisition d’une estime et d’un respect particuliers quant à l’exercice du métier de chanteuse musicienne. Il n’y a pas de doute que plusieurs jeunes filles seraient par conséquent poussées à participer à ces concours exclusivement réservés à elles, d’après notre interlocuteur.

Combattre l’inégalité des genres dans le domaine musical
L’Institut de musicologie de Gitega a justement été établi pour ouvrir à la jeune fille burundaise des portes autrefois fermées pour elle dans l’acquisition des capacités pour l’exercice de la profession musicale. Mais très peu comprennent cela. La preuve est que la première promotion que nous avons sortie l’an dernier ne comptait que trois jeunes filles sur un total de dix lauréats. Nous croyons que, « pour encourager la fille burundaise à se lancer dans les études de musique et de musicologie, il faudrait trouver les moyens de la soutenir financièrement dans les frais de scolarité que plusieurs ont du mal à collecter », a-t-il souligné. Autrement, nous nous retrouverons toujours face à cette problématique de l’inégalité des genres que nous cherchons difficilement à enrayer. Bientôt, nous allons entamer un grand projet de recherche au sein des musiques traditionnelles du Burundi en vue d’arriver à une véritable promotion de la musique burundaise moderne.
Nous aurons besoin des jeunes filles à former et à implanter dans la recherche ethnomusicologique sur les Imvyino des femmes burundaises. Comment y parviendrions-nous sans elles ?
Selon lui, si la fille burundaise s’intéresse davantage à participer dans la musique moderne, c’est là un cachet d’honneur qu’elle est en train de donner à la culture de notre pays à l’échelon national et international, et qui nous interpelle tous à nous lever pour la soutenir. « Saisir cette opportunité pour lui ouvrir les portes et lui donner toutes les possibilités et les chances de se lancer définitivement pour s’exprimer à travers cet art devrait être notamment une des préoccupations du ministère ayant l’égalité des genres dans ses attributions. Alors, la fille burundaise pourra imposer et inaugurer la naissance d’un important changement au sein de la musique burundaise moderne.», a-t-il dit.

Des avantages économiques à tirer
Il a fait savoir que grâce à la musique moderne, la fille burundaise trouve, mises à sa portée, diverses sources de revenu pour elle. « De nombreuses opportunités de gagner sa vie dignement lui sont ainsi offertes. En effet, se lancer sur le marché de la chanson et devenir une grande vedette parmi les grandes figures de la musique burundaise, africaine et internationale, à l’exemple de Miriam Makeba, devenir responsable en matière de musique dans les services publics et privés, pourquoi toutes ces sources génératrices de revenu continueraient-elles à échapper à la jeune fille burundaise » ?
Mgr Baransananikiye insiste sur l’impact de la musique sur l’économie d’un pays. « Mes compatriotes burundais, dans leur grande majorité, ne mesurent pas l’impact que la musique a dans l’économie d’un pays. Tenez, si le Burundi pouvait obtenir seulement une centaine de musiciens/ chanteurs correctement formés et ayant une vison patriotique commune de promouvoir notre musique dans un cadre moderne, et s’ils s’organisaient pour enregistrer et produire leurs albums ici au pays, cette stratégie aboutirait à des avantages économiques», a-t-il souligné. Quelques uns des ces avantages sont notamment le fait que nos musiques originales bien travaillées et modernisées attireraient ainsi une grande clientèle internationale qui achèterait de nombreux albums, ce qui générerait des recettes au profit des impôts et taxes perçus par l’Etat. « Les chansons originales burundaises développées et produites de manière professionnelle ne manqueraient pas d’attirer également des investisseurs culturels internationaux à venir implanter au Burundi des maisons de production, de promotion et de distribution de notre musique dans le monde entier. Des chercheurs en « musiques du monde » seraient également appelés à venir établir des centres de recherche et d’études sur notre art musical traditionnel, multipliant ainsi la présence des capitaux étrangers au Burundi.», a-t-il expliqué. Ainsi, selon lui, l’industrie musicale bien organisée constituerait une base d’importants revenus pour le Trésor public tout en procurant un nombre important d’emplois. « Enfin, nos chansons devenant carrément un produit d’exportation, le secteur des droits d’auteur se verrait obligé de mieux s’organiser afin qu’aucun impôt sur les revenus perçus par les artistes n’échappe aux recettes de l’Etat », a-t-il conclu.

Quelques obstacles viennent de l’extérieur
Selon Christian Nsavye, journaliste culturel à la radio Isanganiro, la place de la fille burundaise dans la musique moderne n’a pas encore pris ses racines convenablement. Il a expliqué que les chanteuses burundaises rencontrent beaucoup de difficultés et que certains des blocages auxquels elles font face viennent d’elles-mêmes, d’autres de l’extérieur. « Dans notre culture, nous ne sommes pas habitués à voir des filles qui s’exhibent devant un public. C’est souvent un handicap énorme. Il y a beaucoup de talents que j’ai déjà rencontrés dans les petits coins, à la maison. Des jeunes filles qui composent, qui s’expriment. Il y en a qui arrivent à enregistrer au studio mais qui ne peuvent pas aller chanter devant un grand public. Il y a aussi celles qui ne veulent pas que leurs musiques soient diffusées par différents médias pour la simple raison qu’elles comprennent que la communauté ne tolère pas leur présence.», a-t-il dit. Selon lui, une petite partie de ces jeunes filles encouragée par la famille arrive à émerger. « C’est notamment le père ou le frère qui a évolué dans ce domaine qui encourage la fille à progresser dans la musique moderne. Si la fille n’a pas de marraine ou de parrain qui l’encourage, elle préfère abandonner.», a-t-il dit.
D’après les observations du journaliste culturel en ce qui concerne les effectifs des filles engagées dans la musique moderne, il y a deux tendances. « Il y a des filles burundaises qui évoluent dans la musique «live», qui jouent dans les orchestres. Celles-là, on peut les compter, elles n’occupent que 20 à 30% dans différents orchestres. Concrètement, sur huit membres d’un orchestre, on peut avoir une ou deux filles, et elles ne jouent pas d’instruments, elles chantent seulement», a expliqué M. Nsavye. Il a souligné que les filles qui chantent en solo sont surtout présentes dans les spectacles commandés par les ONG avec un thème à développer. Il a souligné qu’il y a des filles qui ne font pas du « live music », qui vont dans les studios d’enregistrement, mais qu’elles ne sont pas très nombreuses.

Pour réussir, il faut établir des priorités
Se référant à une émission qu’il a animée intitulée «la place de la musique au féminin» où l’on essayait de comparer la situation de la fille burundaise dans la carrière musicale à travers les époques, il a fait savoir que les chanteuses burundaises ont toujours connu des défis de se faire accepter par le public. « Actuellement, il y a une certaine évolution. On voit les filles burundaises prendre le micro et chanter dans les heures avancées, notamment lors des karaokés, ou faire des enregistrements au studio. D’après ce que j’ai compris, les filles ont plus de liberté de se produire sur scène par rapport aux années passées.», a-t-il dit. Christian Nsavye a regretté qu’il y ait des filles qui font de la musique pour se faire remarquer mais, heureusement, qu’elles ne sont pas nombreuses, a-t-il dit.
Christian Nsavye a indiqué que, pour que les filles réussissent la carrière musicale, elles doivent rêver, avoir de l’ambition, avoir le soutien d’un manager et de sa famille. Partant de l’expérience d’une chanteuse burundaise de gospel music qu’il a interviewée lors d’une émission radiodiffusée, il a fait savoir que tous les défis que les chanteuses burundaise rencontrent peuvent être levés grâce à la persévérance et l’établissement des priorités. « Elle m’a raconté que, il y a plus de 15 ans, après un long mois de répétition avec sa chorale et en cours de route vers le lieu du spectacle, son mari l’a téléphoné, lui intima l’ordre de revenir à la maison. La femme était déçue, elle ne comprenait pas pourquoi le mari a attendu tout ce temps pour l’arrêter au dernier moment, mais elle s’est souvenue d’une parole biblique qui dit que l’homme est la tête de la famille. Elle s’est excusée auprès de ses co-équipiers et elle a obéi à son mari. Ce dernier a compris qu’elle n’en fait pas à sa tête, qu’elle lui obéit et il fait tellement confiance à son épouse depuis ce jour. Elle m’a confié qu’elle peut passer toute une nuit dans un studio d’enregistrement sans que son mari le lui en empêche. Je me souviens que c’était une grande émission à laquelle les hommes ont beaucoup réagi et apprécié le comportement de cette femme», a indiqué le journaliste. Il a conclu qu’il est nécessaire de rêver, mais qu’il faut établir les priorités et gagner la confiance des membres de la famille.

L’encadrement moral attire la fille dans les clubs culturels
Selon Christian Nsavye, le fait qu’il y ait beaucoup de filles dans les clubs de danses traditionnelles que dans la musique moderne est justifié par le fait que ces clubs en plus d’apprendre aux jeunes de danser, ils leur procurent un certain encadrement. « Au-delà de la danse, on apprend autres choses dans les clubs de danse culturelle et je sais qu’il y a des parents qui encouragent leurs filles à se joindre à ces clubs pour bénéficier de cet encadrement tandis que au sein des groupes modernes, l’encadrement est beaucoup plus limité, les jeunes se focalisent sur la danse par rapport à un autre encadrement moral», a-t-il dit.
Quant à ce qu’il faut faire pour stimuler les filles burundaises à s’intéresser à la musique moderne, notre interlocuteur a d’abord demandé à la société burundaise de porter un autre regard sur la fille burundaise. Il a également demandé aux familles qui ont des enfants, surtout des filles, qui s’intéressent à la musique d’essayer de communiquer avec elles, et leur demandent ce qu’elles y gagnent ; c’est le plus important. « Une certaine pensée dit que les gens qui font de la musique vivent d’une façon harmonieuse avec les autres. Il paraitrait aussi qu’il y a beaucoup de maladies qu’on n’attrape pas quand on aime la musique, et puis on peut gagner de l’argent grâce à la musique», a-t-il conclu.

Témoignage d’une chanteuse burundaise
Ariane Kanyamuneza est une chanteuse burundaise connue dans ses chansons «Hankana abakundana», «No love, no peace» ou dans son featuring avec Mukombozi «Umubanyi niwemuryango». Ariane a reconnu que comparativement aux garçons, les filles burundaises qui s’intéressent à la musique moderne ne sont pas nombreuses. Elle a salué le fait qu’elles commencent à être éveillées. « Pour le moment, il y a une trentaine de filles qui exercent ce métier. Chance, Natacha, Olga, Gretta, Chanyqueen, Makarena, l’une des pionnières je dirais, Ashley, Samantha, etc», a-t-elle dit. Elle a souligné que les obstacles auxquels elles font face ne manquent pas. «Prenons l’exemple de celles qui font les karaokés, elles sont mal considérées comme si elles vendent leurs corps, mais il y a celles qui ont déjà compris que c'est un métier comme d’autres», s’est-elle réjouie. Elle a fait savoir qu’en ce qui la concerne, elle n’a pas eu de motivation quelconque car la musique est sa passion. « C'est une partie de ma vie. Je la sens en moi, elle coule dans mes veines», a-t-elle dit.
« Quant aux avantages que je tire de l’exercice de ce métier, la musique, je citerais notamment le fait que je fais des connaissances un peu partout. Je gagne aussi la paix intérieure, l'amour, la compréhension, l'épanouissement, en plus d’entrer en communication avec différentes personnes et des milliers de personnes grâce à la musique. Notre rôle est de contribuer au bien-être et au développement de la société. Voilà ce que je gagne», s’est-elle félicitée. Son constat est que la fille est mieux représentée dans la musique moderne dans les autres pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est.
« Elles sont mieux représentées dans leur pays et elles gagnent de plus en plus les scènes internationales. Tenez l’exemple de Knowless, elle est connue partout. Et dans notre pays aussi, il y a des femmes artistes chanteuses qui travaillent dur, on les juges de par leurs œuvres audio et clips vidéos. C’est notamment Natacha, elle représente bien notre pays», a-t-elle souligné.
Selon elle, la musique traditionnelle peut apporter à la musique moderne les bonnes manières de la culture burundaise, ce qu’elle a appelé «urupfasoni ! ». « Je demanderais à toutes les filles burundaises qui ont l'inspiration et le talent de la musique de foncer sans regarder derrière ou se soucier de ce que les autres penseraient d’elles. Et de montrer la différence. Prouver qu'elles peuvent!», a-t-elle conseillé.
Yvette Irambona
Grâce-Divine Gahimbare

 
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