Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CENTRE DE LECTURE ET D’ANIMATION CULTURELLE De véritables lieux de vie et d’échanges

La population des milieux environnants en profitent

 

Les Clac (centre de lecture et d’animation culturelle) sont des véritables lieux de vie et d’échanges. Ces sont des lieux où la population rurale vient s’informer, lire, échanger et se distraire. Ainsi, ces centres dispose d’espaces publics de la documentation variée, d’équipements variés et de programmes d’animation culturelle pour la population environnante surtout les jeunes.

DSC04759Dismas Karenzo surnommé « Kadis », un enseignant de formation, est parmi les premiers animateurs des Clac. Il a fait savoir qu’il est animateur bénévole du clac de Busiga en province de Ngozi depuis 1992. C’est en cette année que le premier réseau des clac a été créé.
Il a révélé qu’il a été sollicité pour appuyer les animateurs qui étaient déjà en place. Chose qu’il a généreusement accepté. Il a souligné que souvent, il a été obligé de s’occuper de ce centre étant donné que la plupart des fois ce dernier se retrouvait sans animateur pour différentes raisons.
M. Karenzo a en outre souligné que le Clac de Busiga est situé dans un lieu favorisant la grande partie de ceux qui peuvent l’utiliser. Il est tout près des écoles secondaires, primaires, des couvents, des noviciats, etc.
« C’est vrai que nous disposons de livres variés, un poste téléviseur pour les films et les documentaires, mais les séances d’animation ne se font pas faute de locaux adaptés », a-t-il dit.
Toutefois, il salut l’initiative du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture d’avoir fourni les efforts pour promouvoir les Clac, qui sont des pépinières des futurs cadres.
Contrairement au clac de Busiga, celui de Rusengo dispose des locaux suffisants pour le fonctionnement prévu des clac, même s’ils ont besoin d’être réhabilités, d’après Frédéric Micomibi, animateur du Clac Rusengo. Ces locaux lui ont été octroyés par la commune.
Selon M.Micomibi, le Clac dispose de jeux de société (damien, urubugu, etc.), des jeux de construction pour les enfants, offrent des films éducatifs, d’animation autour d’un livre. Le centre a aussi deux clubs culturels qui vont d’ailleurs participer au festival prévu le 17 mai 2014 en province de Gitega.
En plus des bancs ou de la clôture du centre, ils ont besoin aussi d’outils informatiques pour évoluer avec le temps.

Bénigne Gahimbare

 

POINT DE PRESSE Sur le dossier du roi Mwambutsa

Honorer la mémoire du grand monarque burundais

 

Le Cirid (Centre indépendant de recherche et d’initiatives pour le dialogue) a organisé, le jeudi 15 mai 2014, un point de presse afin de rappeler qu’il y a un dossier important qui est en suspens, depuis deux ans. Celui-ci concerne la dépouille du roi Mwambutsa malmenée, il y a deux ans.

déoSelon Déo Hakizimana, président et représentant légal du Cirid, c’était le 15 mai 2012 à Genève, à 8h30, qu’il y a eu l’exhumation des restes de l’ancien roi Mwambutsa Bangiricenge, décédé il y a 35 ans pour être ensuite rapatrié au Burundi dans le but de la réconciliation nationale. Mais, a-t-il signalé, le rapatriement n’a pas eu lieu parce que, selon la chargée de la justice à Genève et sur demande d’Esther Kamatari, la nièce du défunt, l’exhumation n’a pas respecté les procédures d’usage. Ce qui a engendré non seulement un conflit judiciaire, mais également une affaire d’Etat dans laquelle trois parties s’affrontent, à savoir le gouvernement du Burundi, la fille du défunt Rosa Paula Iribagiza et la nièce du défunt.
M. Hakizimana a en outre indiqué que ce dossier important est porteur d’enjeux exceptionnellement déterminants qui peuvent aider à décanter les blocages à l’origine du difficile processus de la vérité et de la réconciliation au Burundi.

Engager le dialogue et clore le dossier

Le Cirid propose que les parties en conflit puissent engager le dialogue et clore le dossier. Ce qui pourra d’ailleurs être un bon point de départ vers la réconciliation nationale. Car, selon M.Hakizimana, à partir du dossier de ce grand monarque du Burundi, on aura donné aux Burundais l’occasion de discuter ouvertement et franchement de ce qui s’est passé dans les années écoulées, et partant de parvenir à la réconciliation nationale tant désirée dans notre pays. Ce serait aussi une occasion d’honorer la mémoire du défunt afin qu’il repose en paix. Il a également invité les Burundais à tout faire pour régler ce dossier et surtout à inhumer en toute dignité les restes du Mwami, qui, depuis deux ans, sont gardés dans le sous-sol d’un immeuble funéraire après son exhumation sur les frais du gouvernement burundais.
Bénigne Gahimbare

 
Ouvrir