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Justice> Cour spéciale des terres et autres biens

A la découverte des membres de la cour

 

Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a publié le décret n°100/215 du 2 octobre 2014 portant nomination des membres de la Cour spéciale des terres et autres biens. Cela est intervenu en se référant aux différents décrets-lois et lois, spécialement la loi n° 1/26 du 15 septembre 2014 portant création, organisation, composition, fonctionnement et compétence de la Cour spéciale des terres et autres biens ainsi que la procédure suivie devant elle ; et le décret n° 100/122 du 28 novembre 2005 portant organisation du ministère de la Justice. Cette cour comprend treize membres. Une brève présentation des membres de cette cour vous est proposée par le quotidien burundais Le Renouveau.

 

Sur proposition du ministre de la Justice et garde des sceaux, Pascal Barandagiye, le président de la République, Pierre Nkurunziza, a nommé les membres de la Cour spéciale des terres et autres biens le 2 octobre 2014. Une série de présentations de ces membres vous est livrée par Le Renouveau. Cette présentation suit celles parues dans le journal Le Renouveau n° 8956 du lundi 3 novembre, Le Renouveau n° 8958 du mercredi 5 novembre 2014 et le n° 8962 du mardi 11 novembre 2014.

DSC05321Prudence Nsaguye

Prudence Nsaguye, est né en commune et province de Kayanza en 1972. Ce fils de Mathias Ndarugirire et de Sophie Nsekanabo a fait l’école primaire à Kabuye. Il a par après fréquenté successivement le lycée Don Bosco de Ngozi en 1987 et le lycée de Kayanza jusqu’en 1998 où il a obtenu le diplôme des Humanités générales. Il passera ainsi une année au service civique obligatoire avant d’entrer à l’Université de Ngozi en 2000. Au cours et après sa formation académique dans le département de Droit jusqu’en 2004, il a enseigné aux lycées de Kabuye et de Rubura ainsi que dans d’autres écoles privées.
Depuis 2007 jusqu’en 2009, il était magistrat au tribunal de Grande instance de Bubanza. Il a par après bougé vers la cour d’Appel de Bujumbura pendant trois ans. Ente 2012 et 2013, il était inspecteur de la Justice. Il vient ainsi d’être nommé membre de la Cour spéciale alors qu’il était conseiller au cabinet du ministre de la Justice et garde des sceaux depuis 2013. Il était également secrétaire de la cellule de modernisation des services judiciaires.

DSC05276Josine Umarintimba

Fille de Simon Bitoto et de Bibiane Ntancuti, Josine Umari-ntimba est originaire de Musongati en province de Rutana. Elle est née en 1978 et a fait ses études primaires à Kamaramagambo. Elle a par après fréquenté le lycée Saint Thérèse de Gitega et a obtenu le diplôme des Humanités générales. Elle a alors poursuivi ses études universitaires à l’Université du lac Tanganyika. Après ses études, elle a travaillé depuis 2008 au tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura.

 
DSC05270Chantal Mbonankira

Chantal Mbonankira est née de l’union entre Tharcisse Mbonankira et Capitoline Nzeyimana en 1979 en commune Bugendana de la province de Gitega. Elle n’y tarda pas car elle a fait ses études primaires au quartier VII de la commune urbaine de Ngagara en mairie de Bujumbura. Elle a ensuite fait ses études secondaires au Lycée pédagogique de Ngagara avant d’entrer à l’Ecole secondaire des techniques administratives. Elle a fait ses études supérieures à l’institut supérieur de management.
Dans son expérience professionnelle, Mme Mbonankira a d’abord travaillé au tribunal de Résidence de Kinama, puis au tribunal de Commerce, au tribunal de Grande instance de Bujumbura puis celui de la mairie de Bujumbura avant d’être nommée membre de la Cour spéciale des terres et autres biens.

Alfred Nimbona

 

 

Musée national de Gitega> Etat des lieux

A peu près 3 700 000 FBu ont été récoltés de janvier à octobre 2014

 

Le musée national de Gitega a été fondé en 1955 par la tutelle belge. C’était en guise de remerciement parce que le Burundi avait participé à la Deuxième guerre mondiale. Le but fixé était de pouvoir rassembler ou collecter tout ce qui a caractérisé le Burundi d’avant la colonisation. Ce musée reçoit en moyenne vingt à cinquante visiteurs par semaine.

 

DSC 0514Pascal Ndayisenga, conservateur adjoint du Musée national de Gitega a indiqué qu’en fixant cet objectif, les Belges avaient peur que la génération montante ne perdît cette richesse. Les objets trouvés dans ce musée sont l’archéologie ( la pierre taillée), les métiers (la forge, l’élevage bovine, l’agriculture, l’habillement et l’ornement, la poterie, la menuiserie), la vie en générale à la Cour du roi. Pour que ces objets restent en bon état, les ambassades d’Allemagne, de Belgique et des Etats-Unis, ont doté le musée des vitrines permettant aux objets de rester en bonne forme.

Sa fréquentation dépend de la situation sociopolitique du pays

Après le départ des Belges, le Musée national de Gitega a connu beaucoup de mutations. La fréquence des visiteurs dépend de la situation sociopolitique du pays. « Chaque fois que le pays a connu de bons moments, le musée a été beaucoup fréquenté. S’il y a des rumeurs dans le pays, cela se répercute sur la fréquence des visites au Musée national de Gitega», a précisé M.Ndayisenga.
D’après le conservateur adjoint dudit musée, la moyenne des visiteurs est satisfaisante. «Nous avons en moyenne vingt à cinquante visiteurs par semaine. De janvier au 30 octobre 2014, le Musée national de Gitega a récolté

à peu près 3 700 000 FBu ».
Le problème majeur est lié au manque de fonds pour pouvoir sillonner toutes les communes et provinces afin de collecter les objets qui sont encore aux mains de la population. Pascal Ndayisenga souhaite que ce musée soit agrandi car il est très exigu et que les médicaments traditionnels fassent objet du Musée national de Gitega.
L’importance du musée est de conserver, d’éduquer et de sauvegarder cette richesse qui a caractérisé notre pays dans le passé.
Yvette Irambona

 
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