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FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI > Coupe du président, résultats des huitièmes de finale

Vital’0 et Messager Ngozi se sont qualifiés aux tirs au but

 

Les deux équipes, classées première et deuxième du championnat national de Ligue A, Primus Ligue, ont obtenu leurs qualifications aux séances des tirs au but respectivement devant Rusizi de Cibitoke (7 contre 6) et Olympic star de Muyinga (4 contre 3). La surprise est qu’Aigle Noir (première division) a été éliminé par Dynamik (1-2)

 

Le week-end dernier, il n y avait pas de match de championnat, le public sportif n’a tout de même pas chômé, car il a suivi les matches des huitièmes de finale de la Coupe du Président de la République au cours desquels les supporteurs de Vital’0 ont cru que les miracles existent. Leur équipe était menée, 1-2, par Rusizi, et à quelques secondes du coup de sifflet final, Vital’0 a égalisé (2-2). Aux tirs au but, Vital’0 a difficilement gagné sur le score de 7 tirs contre 6. Une qualification à l’arrachée.
Dans une autre rencontre qui s’est déroulée au stade de Kayanza, Messager Ngozi et Olympic star de Muyinga ont terminé le temps réglementaire sur le score vierge de zéro partout. Comme le règlement ne prévoit pas de prolongation, à la séance des tirs au but, les joueurs de Messager Ngozi ont marqué 4 tirs contre 3 d’Olympic star.
CF Pépinière et Espoir, deux équipes de la troisième division, se sont, elles aussi départagées aux tirs au but, 4 tirs contre 3 en faveur de CF Pépinière. Buja city a largement dominé Pahorina de Mutimbuzi, sur le score 5 buts à 1, et c’est encore sur ce score de 5 buts à 1 que Lydia Ludic Burundi s’est imposé face à Buceco de Cibitoke. Victoires de Rugofarm et Moso Sugar de Rutana respectivement devant Musongati de Gitega (3-1) et les Crocos de Rumonge (1-0).
La surprise de cette journée, c’est l’élimination d’Aigle Noir de Makamba (première division) par BS Dynamik (deuxième division) sur le score d’1 but à 2. Au cours de cette rencontre deux joueurs d’Aigle Noir ont reçu des cartons rouges et à la fin de la rencontre, les joueurs d’Aigle Noir se sont attaqués à l’arbitre.
Après cette élimination et les mauvais comportements manifestés par les joueurs d’Aigle Noir, le président dudit club et son comité exécutif ont pris la décision de ne pas payer aux joueurs le salaire du mois d’avril. Cet argent, a-t-on appris, servira aux travaux de construction du stade Peace Park de Makamba. Cela ne s’arrête pas là, d’autres sanctions sont prévues pour les indisciplinés.
Kazadi Mwilambwe

 

GITEGA > Deuxième festival national du tambour

La province de Gitega a pris la première place devant celle de Ngozi

 

Le deuxième festival national s’est déroulé, le vendredi 22 avril 2016, dans la province de Gitega. Celle-ci a pris la première place avec 80,3 %, devant la province Ngozi, deuxième, avec 65,6%. Sylver Nshagirije, Secrétaire permanent au ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, a indiqué qu’il ne s’étonnerait pas qu’un jour, les filles et les femmes burundaises puissent battre le tambour comme le font les hommes maintenant.

 

DSC 4025Dix sur les dix huit provinces du Burundi ont participé à ce festival. Il s’agit de Bujumbura, Cibitoke, Gitega, Karusi, Muramvya, Muyinga, Mwaro, Ngozi, Rumonge et Rutana. Le thème de ce deuxième festival est « Le tambour, lumière du Burundi et cordon de la paix». Le tambour, c’est le symbole du pouvoir et de la bravoure.
Ce festival, a indiqué le secrétaire permanent au ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, Sylver Nshagirije, s’inscrit dans le cadre de la promotion du tambour burundais. C’est le deuxième festival-concours, a-t-il dit, depuis que le tambour burundais a été reconnu comme patrimoine culturel mondial, le 26 novembre 2014, par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) à son siège à Paris.
Sylver Nshagirije a fait savoir que le tambour burundais constitue aujourd’hui une valeur ajoutée ; il est pour cela du devoir de tous les Burundais de le protéger et de faire en sorte qu’il s’enracine au niveau de la jeunesse burundaise.
Le tambour a une grande valeur parce qu’il servait à des cérémonies et à des événements grandioses à la Cour royale. Et maintenant, il est devenu de plus en plus populaire, il permet aux tambourinaires de se procurer des petites sources de revenus.

Les arbres sont en voie de disparition

Pour les projets à court terme, M. Nshagirije a dit qu’il se fait constater aujourd’hui que les arbres, dans lesquels on fabrique les tambours, sont en voie de disparition. Il a pour cela demandé de faire des pépinières et planter ces arbres partout où c’est possible, dans le pays, pour que finalement cette culture ne disparaisse jamais.
La deuxième chose est la protection du tambour, pour que lors des manifestations culturelles, les demandeurs payent pour que les redevances puissent revenir aux tambourinaires du Burundi.

Le tambour est jusqu’à présent réservé aux hommes

Selon M. Nshagirije, une équipe de filles de Kinama voulait battre le tambour mais quand ils ont approché les sages au niveau du ministère, ces derniers ont formellement déconseillé, disant que les jeunes filles peuvent danser et non battre le tambour. C’est une question de mentalité et il n’est naturellement pas facile, a-t-il souligné, d’en déterminer le temps de changement de cette conception. Sinon, selon lui, il n’y a aucunement pas d’exclusion mais jusqu’à ce jour, les filles et les femmes n’ont jamais battu officiellement le tambour.
La culture, a ajouté M. Nshagirije, n’est pas statique, elle change avec le temps mais, a-t-il conclu, il ne s’étonnerait pas qu’un jour, les filles et les femmes burundaises puissent battre le tambour comme le font les hommes maintenant.

Le classement et la distribution des prix

Le premier a reçu une enveloppe de 500 mille francs burundais, le deuxième, 300 000 FBu, le troisième, 200 000 FBu et du 4e au 10e, ils ont reçu chacun une enveloppe de 100 mille FBu. Notons que pour le premier festival qui s’est déroulé en 2015 à Bujumbura au Musée vivant, c’est la province de Gitega qui a gagné la première place. L’arbitrage était assuré par trois juges dont Dismas Ntiranyuhura (président), Gabriel Ntagabo et Bruno Simbavimbere.
Pour ce qui est du classement : Gitega (1er, 80,3%), Ngozi (2e, 65,6), Rutana (3e, 65,3), Rumonge (4e, 65,3), Cibitoke (5e, 65), Muyinga (6e, 59), Muramvya (7e, 57), Karusi (8e, 57), Bujumbura (9e, 54,3) et Mwaro
(10e, 40,6)
KAZADI MWILAMBWE

 
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