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MUSIQUE> Encadrement de l’artiste dans son travail

Sa carrière doit se placer obligatoirement entre les mains de trois spécialistes du domaine

 

DSC 0653Quelque soit le genre ou le style de musique d’un chanteur visant la conquête du marché musical, les exigences suivantes du business musical doivent être considérées à savoir : la qualité des œuvres musicales produites d’une part et, l’organisation intelligente d’un encadrement efficace autour de l’artiste dans son travail en tant qu’auteur-compositeur et dans la distribution de ses œuvres sur le marché, d’autre part. 

 

Pour Mgr Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de musicologie de Gitega, avoir des chansons de qualité ne suffit pas pour assurer à l’artiste de conquérir le marché du disque, où sa carrière doit se placer obligatoirement entre les mains de trois spécialistes du domaine, à savoir ; le label, le tourneur et l’éditeur. Le label qui normalement, détient un contrat avec le producteur de la musique de l’artiste, est la maison commerciale qui se charge de proposer à la vente les albums du chanteur. Le label s’associe à un distributeur qui va commercialiser par ventes en gros les albums dans les magasins. En outre, le label engage un attaché de presse qui s’occupe de l’expédition des albums aux médias. Enfin, le label paie le marketing des albums dans les journaux, sur panneaux d’affichage, sur sites internet, radios, télé, etc.Deuxièmement, l’artiste doit aussi travailler avec celui qu’on appelle tourneur, qui est une personne chargée de tenter de convaincre la programmation des salles ou des festivals d’acheter le concert de son chanteur. Une fois le contrat de vente acquis, le tourneur organise le déplacement du groupe musical de son artiste. 

Des erreurs sont commises par nos chanteurs

Selon toujours le directeur de l’Institut de musicologie de Gitega, l’artiste a besoin également d’un éditeur musical, qui est la personne ou l’entreprise qui protège et gère les droits de l’artiste auteur-compositeur des chansons. Pour ce faire, l’éditeur aura aussi besoin de l’appui professionnel d’un conseiller juridique. L’éditeur pourra aussi appeler des investisseurs à injecter de l’argent pour notamment l’enregistrement, la promotion de l’artiste qu’il représente.        « Comment voulons-nous que le secteur de la production musicale soit productif et profitable chez nous au Burundi, alors que toutes les tâches que nous venons de mentionner sont accomplies par le chanteur/musicien lui-même, avec toutes les maladresses et incompétences que cela entraîne ? », déplore notre interlocuteur. A cet effet, il a donné l’exemple du chanteur Fariouz qui s’est plaint vis-à-vis des animateurs des radios qui préfèrent diffuser des chansons étrangères plutôt que celles des artistes locaux. « Voilà un exemple clair d’une grave erreur, car cela ne devrait pas être le rôle de Fariouz, chanteur, mais bien de son label, de son tourneur et de son éditeur, s’il en avait bien sûr ! », a-t-il souligné.                              Yvette Irambona

 

CAF>Eliminatoires des Coupes africaines des clubs, 32e des finales Lydia Ludic Burundi et Olympic star ont réalisé des résultats nuls

Lydia Ludic Burundi et Olympic star ont réalisé des résultats nuls

 

Le samedi 10 février 2018, les deux clubs qui représentent le Burundi dans les compétitions de la Confédération africaine de football (Caf) ont joué leurs matches. En Ligue des champions, Lydia Ludic Burundi a arraché un match nul (1-1) en déplacement à Kigali devant Rayon sport du Rwanda et pour la coupe de la Confédération, Olympic star a été tenu en échec, à domicile, par Etoile Filante du Burkina Faso, sur le score nul et vierge (0-0). Les matches retours sont programmés à la fin de ce week-end.

 

Au stade Prince Louis Rwagasore de Bujumbura, le club Olympic star, soutenu par quelques supporteurs qui ont fait le déplacement à partir de la province de Muyinga, le fief de l’équipe, a bien débuté le match car à la deuxième minute de jeu, il avait obtenu un joli coup franc sur la ligne des dix-huit mètres pour une faute sur Lomeya Magloire. Mais il a été très mal exécuté.Après les cinq premières minutes de jeu, Olympic star a laissé le contrôle du match à l’équipe visiteuse qui s’est procurée des belles occasions d’ouvrir le score. A la neuvième minute, sur un corner, Sedogo Malipha, seul à l’entrée de la surface de réparation, loupe la première véritable occasion de but pour l’Etoile Filante. Quelques minutes après, la tête de Guerra Mohamed passe à quelques centimètres du montant gauche de Lucien Watulasubi, le portier d’Olympic star.Les deux équipes se sont enfin neutraliser au milieu du terrain, jusqu’à la fin de la première période au cours de laquelle l’équipe locale a beaucoup joué des longs ballons aériens alors que le bloc de récupération burkinabé était composé par des joueurs de grandes tailles. A la reprise de jeu, Wello Hussein, l’entraineur d’Olympic star, demande à ses joueurs, particulièrement ses attaquants, de jouer plus à terre et en profondeur mais sans toute fois trouver la faille au sein de la défense burkinabé. Il a été finalement obligé d’opérer des remplacements au niveau de cette attaque jusqu’à sortir le meilleur buteur du club, Slim Saidi. Mais cela n’a rien changé jusqu’au sifflet final du trio arbitral rwandais.

« Les burkinabés étaient venus pour chercher un nul »

Réagissant après le match, l’entraineur d’Olympic star, Wello Hussein, a indiqué que l’équipe burkinabé était venue avec la mission de chercher un résultat nul mais pour le match retour elle sera obligée à se découvrir et le match sera autre. Il a promis de corriger les inefficacités offensives afin de marquer au moins un but lors du match retour. Il a enfin reconnu qu’au Burkina Faso, il fait très chaud, cela risque de rendre plus difficile la tâche à ses joueurs.Pour le capitaine d’Olympic star, Baba Mbazumutima, le match était bon mais       « nous n’avons seulement pas eu l’occasion de marquer un but. Rien n’est perdu, tout va se jouer au match retour ».De son côté l’entraîneur de l’Etoile Filante, Bourama Kaboré, a reconnu qu’ils avaient subi le jeu à certain moment mais qu’ils avaient bien préparé leur tactique pour ce match en déplacement. Il a indiqué qu’il va récupérer quatre joueurs cadres qui n’avaient pas fait le déplacement suite à des blessures et qu’il va faire un grand match à Ouagadougou.

Un résultat nul favorable pour Lydia Ludic Burundi

Ce résultat nul avec but réalisé par Lydia Ludic Burundi, en déplacement à Kigali, est une bonne affaire pour le club burundais car il aura besoin d’un petit but de différence à Bujumbura ou d’un match nul sans but pour passer au tour suivant. Notons que le club burundais menait au marquoir à dix minutes du temps réglementaire et c’est Hussein Tchabalala, un ancien joueur de Lydia Ludic Burundi, qui a égalisé pour Rayon sport. 
Kazadi Mwilambwe

 
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