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FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI> Elections du comité exécutif

Révérien Ndikuriyo, réélu président pour un nouveau mandat de quatre ans

 

DSC09937La Fédération de football du Burundi (FFB) a organisé, le dimanche 8 octobre 2017, une assemblée générale élective, à l’hôtel Tropitel de Gitega. Réverien Ndikuriyo, président sortant, a été reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans (2017-2021). Il a eu 48 voix sur les 50 votants. Ont été  également reconduits, Aimable Habimana et Mustafa Samugabo, respectivement aux postes de premier et deuxième vice-président. 

 

C’est dans un climat de fair-play que les élections se sont déroulées, les candidats ainsi que les électeurs échangeaient sans faux-fuyant et tous ne parlaient que du développement du football burundais. Du fair-play qui s’est fait remarqué dans le message du président sortant, Réverien Ndikuriyo où il a annoncé, avec sourire, la fin du mandat du comité sortant dont il était le président et souhaité bon travail au nouveau comité qui sera mise en place par la voie des urnes. Avant de céder la place à la commission électorale, le président sortant de la Fédération de football du Burundi et président du Sénat du Burundi, Réverien Ndikuriyo, a demandé aux candidats perdants d’accepter le verdict des urnes et à ceux qui seront élus de compter aussi sur l’expérience des sortants afin de constituer un corps solide pour le développement de notre football.

Désistement, le jour de vote, de deux candidats  

Prenant la parole, le président de la commission électorale, Jean Paul Manwangari, a annoncé le retrait de deux candidats. Il s’agit d’Alexandre Muyenge « Manalex » au poste de président de la fédération et de Gloriose Ndayizeye, à la présidence de la Commission du football féminin.La commission électorale a donné dix minutes maximum au président sortant de présenter son programme et deux minutes pour chaque candidat au niveau des commissions pour présenter leur curriculum vitae sportif (selon l’article 22 al 2 du code électoral). Elle a ensuite présenté le bulletin et le matériel de vote et expliqué le déroulement.

Réverien Ndikuriyo réélu avec 48 voix sur 50 votants

Après le désistement d’Alexandre Muyenge, Réverien Ndikuriyo est resté le seul candidat au poste de président. Les électeurs, lui ont de nouveau fait confiance en lui donnant 48 voix sur les 50 votants. Il est reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans.Pour le poste de premier vice-présidence, il y avait trois candidats à savoir Aimable Habimana Marandura, Apollinaires Ryivuze Bayano et Hussein Muzba. Au premier tour, Apollinaires Ryivuze a eu 21 voix et les deux autres candidats ont eu chacun 14 voix. Il fallait alors les départager pour faire le deuxième tour. C’est ainsi qu’Aimable a remporté avec 27 voix contre 17 pour Hussein. Pour la dernière confrontation, Aimable Habimana l’a emporté avec 28 voix contre 22 pour Apollinaires Ryivuze (22 voix). Pour la deuxième vice-présidence, Mustafa Samugabo a été réélu au premier tour avec 27 voix. Il compétissait avec Arcade Nimubona (17 voix) et Emile Rwabanyinkovu (6 voix).Au beach soccer, Juma Musoma a été élu au deuxième tour avec 25 voix contre 22 pour Aboubakar Nkejimana. Au premier tour les deux candidats n’avaient pas atteint 50%, Juma comptait 24 voix et Aboubakar 23.Dans les autres commissions, il n y avait que des candidatures uniques : Denis Karera (finances, 37 voix), Yussuf Mossi (compétitions, 42 voix), Sylvestre Ndayizeye (football des jeunes, 37 voix), Kibuga Ramadhani (Relations publiques, 45 voix), Marc Manirakiza (juridique, 45 voix), Eugénie Kabura (football féminin, 49 voix).Les quatre membres adoptés et présentés par le président de la fédération ont été tous acceptés par plus de 40 voix. Il s’agit de Jean Claude Niyongabo (arbitrage), Dr Boniface Maronko (médecine sportive), Jean Pierre Gishikizo (direction de développement) et Alexandre Muyenge Manalex (sécurité et fair-play).  
Kazadi Mwilambwe

 

ART> Des suggestions pour contourner le manque de moyens financiers

Il faut une loi visant la subvention de l’activité artistique 

 

IMG 0003Le chanteur de gospel Régis Barigume alias Big Zoé a déploré le manque de moyens financiers qui bloque les artistes et les sportifs en particulier. Il a suggéré quelques solutions pratiquées dans d’autres pays pour contourner ce défi.  C’est notamment la mise en place d’une loi portant sur le soutien des artistes par les entreprises. 

 

Régis Barigume alias Big Zoé a expliqué que la carrière artistique est différente des autre. « On s’y engage par passion et non pas comme métier métier le mieux  rémunéré. Au Burundi, s’il était demandé de trouver dix chansons de Kidumu, il serait difficile de les trouver. Il serait encore plus difficile de trouver au moins trois clips qui soient au niveau international. Et, pourtant il est l’un des meilleurs artistes du pays. De même, il serait impossible de trouver une chanson d’Apollinaire Habonimana remplissant les normes internationales pour une chaine de télévision américaine de gospel. Même au niveau africain, si une émission hebdomadaire des chants de louange était initiée, celles des chanteurs burundais n’y auront pas accès car, elles ne remplissent pas les standards internationaux. Tout cela est causé par le manque de moyens financiers», a-t-il indiqué. Il a ajouté qu’il y a des artistes qui se permettent de réaliser un clip vidéo de 5 million voire plus car, ils savent qu’une fois terminé, le clip va générer des dividendes sur youtube.

Valoriser la culture burundaise

Selon notre interlocuteur, le gouvernement devrait mettre en place une loi pour le soutien des artistes. « C’est ce qui se fait dans d’autres pays. Dans la Sous-région, il y a des pays où chaque entreprise doit accorder 2% de son budget annuel au sponsor des artistes et sportifs du pays. Ainsi, si une équipe de basket ou un artiste doit participer à une rencontre à l’étranger, les entreprises fournissent les moyens nécessaires grâce à ce fonds. A la fin de l’année, le vérificateur d’impôts rend compte si l’entreprise a subventionné des activités artistiques ou sportives», a-t-il dit. Il a tranquillisé les patrons d’entreprise que cette politique ne génère pas les affaires mais, surtout qu’elle valoriserait la culture burundaise.Big Zoé a conseillé aux églises de soutenir leurs artistes. «Par exemple au Kenya, quand un artiste vient de sortir un album des chants de louange, le pasteur lui-même invite les fidèles à contribuer et l’artiste peut rentrer avec tous les frais qu’il a utilisé pour la sortie de cet album», a-t-il indiqué.
Grâce-Divine  Gahimbare

 
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