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POINT DE PRESSE Sur le dossier du roi Mwambutsa

Honorer la mémoire du grand monarque burundais

 

Le Cirid (Centre indépendant de recherche et d’initiatives pour le dialogue) a organisé, le jeudi 15 mai 2014, un point de presse afin de rappeler qu’il y a un dossier important qui est en suspens, depuis deux ans. Celui-ci concerne la dépouille du roi Mwambutsa malmenée, il y a deux ans.

déoSelon Déo Hakizimana, président et représentant légal du Cirid, c’était le 15 mai 2012 à Genève, à 8h30, qu’il y a eu l’exhumation des restes de l’ancien roi Mwambutsa Bangiricenge, décédé il y a 35 ans pour être ensuite rapatrié au Burundi dans le but de la réconciliation nationale. Mais, a-t-il signalé, le rapatriement n’a pas eu lieu parce que, selon la chargée de la justice à Genève et sur demande d’Esther Kamatari, la nièce du défunt, l’exhumation n’a pas respecté les procédures d’usage. Ce qui a engendré non seulement un conflit judiciaire, mais également une affaire d’Etat dans laquelle trois parties s’affrontent, à savoir le gouvernement du Burundi, la fille du défunt Rosa Paula Iribagiza et la nièce du défunt.
M. Hakizimana a en outre indiqué que ce dossier important est porteur d’enjeux exceptionnellement déterminants qui peuvent aider à décanter les blocages à l’origine du difficile processus de la vérité et de la réconciliation au Burundi.

Engager le dialogue et clore le dossier

Le Cirid propose que les parties en conflit puissent engager le dialogue et clore le dossier. Ce qui pourra d’ailleurs être un bon point de départ vers la réconciliation nationale. Car, selon M.Hakizimana, à partir du dossier de ce grand monarque du Burundi, on aura donné aux Burundais l’occasion de discuter ouvertement et franchement de ce qui s’est passé dans les années écoulées, et partant de parvenir à la réconciliation nationale tant désirée dans notre pays. Ce serait aussi une occasion d’honorer la mémoire du défunt afin qu’il repose en paix. Il a également invité les Burundais à tout faire pour régler ce dossier et surtout à inhumer en toute dignité les restes du Mwami, qui, depuis deux ans, sont gardés dans le sous-sol d’un immeuble funéraire après son exhumation sur les frais du gouvernement burundais.
Bénigne Gahimbare

 

Ministère des sports Point de presse sur la phase finale du championnat national de basket

«Le choix de la province de Cibitoke a été dicté par le contenu du rapport technique»

 

Le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya, a donné un point de presse le jeudi 22 mai 2014 au cours duquel il a donné des éclaircissements sur le choix de la province de Cibitoke pour abriter la phase finale du championnat national de basketball, édition 2013 et la suspension temporaire de la Fédération de cyclisme du Burundi.

 

DSC09380Le ministre Rukenkanya est allé droit au but en demandant aux hommes et femmes des médias de poser des questions sur les deux éléments ci-haut-cités qui font couler d’encre et de salive.
S’agissant du choix de la province de Cibitoke, qui se disputait l’organisation de la phase finale du championnat national de basketball édition 2013 avec celle de Ngozi, M. Rukenkanya a indiqué qu’il s’est tenu au rapport de la commission technique pour prendre la décision et toutes les conditions sont requises pour abriter cette finale. En réalité, a-t-il dit, ce n’est pas au ministère de prendre une telle décision. Il a été obligé d’agir ainsi parce qu’il y avait un blocage au sein de la fédération elle-même. Il a mentionné que tout ce qu’il a fait, c’était de s’entretenir avec le comité directeur de la fédération ; de prendre connaissance du rapport technique et de s’entourer de personnes ressources susceptibles d’apporter leurs contributions à la résolution du conflit.
Pour le ministre Rukenkanya, quand deux villes se disputent l’organisation d’un championnat, c’est extrêmement intéressant pour le sport national car cela montre qu’il y a de plus en plus de l’engouement au sein des différentes villes en faveur de la promotion du sport national. Le problème réside dans le rapport technique qui n’a pas été largement diffusé. Il a notamment fait état d’un certain nombre de lacunes par rapport à la qualité des infrastructures (terrains de jeu) et à la capacité d’hébergement des différentes délégations. Le comité exécutif de la fédération s’est réuni et a trouvé que la ville de Cibitoke était bel et bien capable d’héberger cette finale. Et c’est là l’origine de la polémique.
Expliquant la présence de l’ancien ministre des sports, Jean Jacques Nyenimigabo, au cours d’une réunion qu’il a tenue avec le comité exécutif de la fédération et le représentant du Comité national olympique, il a été répondu que c’était à la suite de ses capacités à pouvoir apporter des points de vue utiles aux uns et aux autres et non pas pour représenter le bureau du chef de l’Etat comme certains ont pu l’insinuer.
M. Rukenkanya a enfin indiqué que la ville de Ngozi, qui accueille déjà, à la fin de cette semaine, la finale interscolaire d’athlétisme, pourra abriter peut-être, dans deux semaines, les jeux des Play off à la grande satisfaction des administratifs de Ngozi

Le comité exécutif de la fédération sera choisi par les clubs reconnus officiellement

S’agissant de la suspension temporaire de la fédération de cyclisme du Burundi, le ministre Rukenkanya a indiqué que celle-ci a, à plusieurs reprises, manifesté un manque de respect par rapport à la loi nationale. L’autonomie de fonctionnement que reçoit une fédération, a-t-il dit, ne signifie pas qu’elle est au-dessus de la loi nationale sur le sport. Pour toute fédération qui viole la loi, il est du devoir du ministère de la ramener à l’ordre. Il a ajouté qu’après une enquête, il s’est avéré que cette fédération fonctionnait avec des clubs fictifs. La fédération naîtra de ces clubs qui seront agréés par le ministère et reconnus officiellement. Il a toutefois signalé que les clubs continuent leurs activités.
Kazadi Mwilambwe

 
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