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Cebulac> Etat des lieux des Clacs

Vingt-deux Clacs déjà opérationnels

 

Les Clacs (centres de lecture et d’animation culturelle) sont des bibliothèques publiques. Chaque centre dispose d’une collection de livres non spécialisés composés de volumes, de périodiques, de journaux et complétés par d’autres biens culturels dont les jouets éducatifs, les supports et équipements audio visuels.

 

DSC 0133Selon Jean-Bosco Nzigamiye, directeur du Cebulac (Centre burundais pour la lecture et l’animation culturelle) les clacs sont nés en 1992 sur demande du ministère en charge de la culture. Ces clacs devaient être implantés dans toutes les communes du pays.
En 1993, les choses ont complètement changé car l’objectif ne pouvait lui-même continuer. En 2003, le programme a évolué en véritable programme d’appui à la politique de lecture publique. Pour cela, ledit ministère en a profité pour mettre sur pied une politique culturelle qui a débouché sur la création du Cebulac. C’est à partir du 31 décembre 2010 que le Burundi comptait au moins neuf clacs répartis sur le territoire national. Actuellement, le Burundi compte vingt deux clacs opérationnels, éparpillés dans toutes les provinces du pays.

Une descente de prêt adultes en 2015

Pour M. Nzigamiye, la lecture publique sert au changement des mentalités de la jeunesse alphabète en particulier et de toute la population en général qui avoisine les clacs. Il soutient également la politique du gouvernement en matière d’éducation pour tous et de la promotion de la culture. Ces centres sont susceptibles d’être utilisés par tout ministère ou tout organisme qui exerce des fonctions dans le milieu rural.
S’agissant des statistiques, le directeur du Cebulac a indiqué qu’au niveau des prêts adultes, il y a eu en 2015, une descente par rapport à l’évaluation. Cela a été dû à la crise qu’a vécu notre pays, qui n’a pas permis que les fréquentations puissent continuer au même rythme.

Constats négatifs

Les expériences relatives au développement de la lecture publique en milieu rural ont donné des constats négatifs car il y a des collections sensiblement identiques. Ainsi, on retrouve peu à peu partout les mêmes titres, les mêmes acquisitions nouvelles. L’autre problème relevé est l’administration et la gestion aléatoires par des personnes sans connaissances techniques et sans formation en bibliothéconomie. Aussi, il y a peu de recherches et de références possibles compte tenu du faible stock de volume, ce qui éloigne les bibliothèques de leur véritable rôle de formation, d’information et de loisir. Egalement, le service est peu reconnu par les autorités. Pour M. Nzigamiye, la solution à ces carences consiste à impliquer le principe de coopération, de décentralisation du personnel, des achats et du travail technique pour plus de cohérence et d’économie.
En vue de promouvoir les écrivains burundais et avec l’appui de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), le Cebulac a déjà sélectionné quelques ouvrages écrits par les auteurs burundais ou écrits en Kirundi qui seront bientôt achetés pour les mettre dans les différents clacs.
Le Burundi travaille dans un réseau de 21 pays francophones. L’OIF fournit les biens culturels et les équipements. Il existe une convention entre le Burundi et l’OIF qui subventionne à raison de 15 mille euros par an, le développement des clacs.
Yvette Irambona

 

REDEMPTION VOICE> Lancement de l’album «Ni wewe gusa»

Il est produit dans la continuité de proclamer le message de la rédemption

 

Le groupe de musique « Redemption Voice » vient de produire son deuxième album qui comporte dix chansons intitulé « Ni wewe gusa ». Cela a été annoncé le mercredi 6 avril 2016 lors d’une conférence de presse animée par les membres du groupe.

 

DSC 3019« L’objectif de la conférence de presse est d’annoncer la sortie du nouvel album et de montrer au public que le groupe est en train de développer le côté artistique », a fait savoir Eric Mugisha, président du groupe. Redemption Voice est en train de travailler pour accomplir son objectif de proclamer le message de la rédemption et mieux continuer leur message d’évangéliser, a-t-il poursuivi.
Le nouvel album comporte dix chansons dont le thème central est de rendre gloire à Dieu. Dans la continuité de prêcher le message de rédemption à un plus grand public, cet album est caractérisé par une technique de la musique moderne et une diversité de musique et de langues qui permettra à tout le monde de s’y retrouver.
Redemption Voice est un groupe de musique fondé en 2010 et qui trouve sa mission dans les versets 18 à 22 du chapitre 4 de l’évangile de Luc : Proclamer le message de rédemption. Il a également pour objectif de rehausser le niveau de la musique gospel. Le groupe s’est fait surtout connaître par sa technique au chant Accapela. Mais en général, il fait, entre autres, de l’Urban gospel, RnB, Reggae, Pop et Techno. Le groupe avait sorti des singles avant de sortir leur premier album intitulé «Yuguruye Ntawugara» en 2012 qui l’a révélé au public.
Le récent événement du groupe a été organisé le 17 janvier 2016 dans la ville de Kigali au Rwanda. Dans ce concert, des personnes ont reçu Jésus Christ comme leur maître et sauveur, ce qui constitue la plus grande satisfaction du groupe. Comme expérience des valeurs culturelles, Redemption voice constate que la technique musicale burundaise est beaucoup appréciée à l’étranger en général et au Rwanda en particulier.
Redemption Voice a, en outre, reçu pas mal de nominations et trophées. En 2013, il a été nominé dans BFFTA awards de la Grande Bretagne. Il est également nominé dans Kora awards 2014 dans la catégorie Best African gospel group. Et bien d’autres nominations et trophées lui ont été attribués.
Eric Mugisha a précisé que le groupe est en train de préparer d’autres événements. Il a conclu en interpellant le public d’écouter les musiques du nouvel album.
Eric Mbazumutima

 

 
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