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ENTRETIEN> Sur le Festival «Amahoro»

Transmettre à la population burundaise un message de paix

 

DSC00381Le festival « Amahoro » est une manifestation culturelle et sportive qui a pour objectif de servir de tremplin pour la population burundaise, et surtout la jeunesse, afin de porter haut et fort l’appel à la paix et à la tolérance. C’est une initiative privée des confessions religieuses, du monde sportif et des artistes burundais. L’idée est de transmettre à la population burundaise un message constructif, un message de paix.

 

Au moment où le Burundi traverse depuis une année une crise qui a affecté les différents secteurs de la vie, c’est dans cette optique qu’est né le festival « Amahoro ». Dans un entretien que Bruno Simbavimbere, président de l’Amicale des musiciens du Burundi, a accordé ce mercredi 17 août 2016 à la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau, il indique que le festival « Amahoro » est une initiative privée des confessions religieuses, du monde sportif et des artistes burundais.
Ce festival a comme objectif de transmettre à la population burundaise un message constructif, un message de paix, parce que la paix est la base de tout. Sans la paix, il n’y a pas de développement, a-t-il précisé.

Une action pour la réconciliation et la paix est nécessaire

Plusieurs activités ont été organisées par le festival, dont un concert qui aura lieu au stade Prince Louis Rwagasore ce dimanche sous le thème « la musique, outil de promotion de la paix et de la cohésion sociale ». Ce concert permettra de mettre en valeur la diversité des nouvelles productions musicales burundaises locales et de clôturer en beauté l’été avec le meilleur de la musique burundaise.
« Nous avons touché le monde artiste qui peut donner des messages constructifs à travers la musique, les chansons, etc. Nous avons choisi 80% des jeunes artistes qui jouent différents styles qui peuvent intéresser les jeunes. Car ces derniers ont été touchés par cette crise.
C’est ainsi qu’une action pour la réconciliation et la paix est nécessaire » a dit M. Simbavimbere. « Nous avons essayé de combiner les artistes pour que tout le monde puisse se sentir à l’aise », a-t-il ajouté.

EMELYNE IRADUKUNDA

 

Art et culture> Entretien et promotion des oeuvres artistiques et culturelles

Quelques pratiques bloquent leur développement au Burundi

 

DSC04300Bernard Bigendako, artiste sculpteur a indiqué qu’il est difficile de vivre de l’art au Burundi mais, quelques artistes persévèrent car, ils aiment ce qu’ils font. Selon lui, quelques pratiques en ce qui concerne l’entretien des œuvres d’art et leurs expositions bloquent l’épanouissement de l’art au Burundi.

 

« Des fois le Burundi est invité pour participer à des foires internationales ou régionales. La plupart des cas, des œuvres d’artistes burundais sont exposés sans qu’elles soient accompagnées de leurs auteurs.», a-t-il dit. Il a expliqué que cela limite les résultats de l’exposition. « L’exposition aurait été une occasion pour les artistes burundais d’aller se comparer aux autres et d’expliquer ce qu’ils ont fait. On peut demander dans quel bois l’œuvre a été réalisée, pendant combien de temps, etc. Seul l’artiste qui l’a faite peut répondre à toutes ces questions. C’est aussi une occasion pour l’artiste d’être informé sur les techniques que les autres utilisent dans d’autres pays.», a-t-il dit. Il a souligné qu’il y a des objets d’arts et de l’artisanat burundais exposés dans les musées de différents pays et que pour les rapatrier, il faudrait des infrastructures d’accueil.

Des danses perdent leur authenticité

Notre interlocuteur a fait remarquer que le manque d’entretien touche d’autres secteurs de l’art et de la culture. «Dans le temps, il y avait un ballet national qui regroupait les tambourinaires, Intore, les danses de femmes, agasimbo, etc. Il n’existe plus. C’est une grande perte. C’était un groupe très apprécié et sollicité pour faire des tournés à l’étrangers. Ce qui permet à la fois de vendre notre culture et de faire rentrer les devises au pays.», a indiqué l’artiste. Il a également déploré le fait que quelques danses perdent leur authenticité. «Je dansais Agasimbo quand j’étais jeune. A l’époque, c’était comme un jeu et c’est maintenant que je constate avec regrets ce que j’ai perdu. Il y a des passages de cette danse qu’on essaie de moderniser au lieu de garder notre culture.», a-t-il dit.

Grâce-Divine Gahimbare

 
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