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Téléphones portables modernes>Impacts sur la culture burundaise

La nouvelle technologie ne devrait pas entamer la culture burundaise

 

Les téléphones portables modernes ne devraient pas heurter la culture du peuple burundais à cause des messages et images obscènes qu’on y trouve. Plutôt, ils devraient servir de meilleurs canaux pour transmettre les modes de vie de nos ancêtres. Une fois cette culture transmise via la téléphone, elle procurerait au reste du monde une bonne réputation de ce beau pays qu’est le Burundi.

 

DSC 0017Dans un entretien accordé à la rédaction du quotidien d’informations Le Renouveau du Burundi , Emile Kwizera, actuellement conservateur du Musée vivant de Bujumbura et amateur de pratiques culturelles burundaises, a indiqué que la téléphonie mobile moderne en soi ne devrait pas déstabiliser les mœurs et coutumes des Burundais. Par contre, informe-t-il, cette nouvelle technologie de réception et de transmission d’informations devrait aider les Burundais à connaître davantage leur culture. Par là, M. Kwizera explique que les radios, les télévisions et les réseaux sociaux trouvés dans les téléphones portables modernes devraient absolument émettre des magazines, des émissions ou des informations relatant les faits culturels du Burundi, à savoir les danses traditionnelles de différentes régions, les activités diverses qu’exerçaient nos ancêtres. Il a mentionné la vannerie, la forge, la sculpture, etc. Une fois cette culture bien transmise via la téléphonie, elle procurerait à l’étranger une bonne réputation du Burundi et de ceux qui y vivent. De plus, ajoute Emile Kwizera, ces téléphones portables modernes devraient également nous faire parvenir des informations ou documentaires révélant les faits culturels étrangers. Ces derniers ne devraient pas heurter notre propre culture. Cette idée, notre interlocuteur l’a renforcée en affirmant que les jeunes burundais abusent souvent de la nouvelle technologie de l’information et de la communication par la réception et la transmission directe des messages et images horribles qui peuvent effacer complètement les bonnes manières des Burundais. Parmi ces images obscènes, M. Kwizera a évoqué des films pornographiques, des artistes qui chantent étant presque nus, etc.

Les parents et éducateurs doivent jouer un rôle significatif

S’agissant de ce qui devrait être fait pour ne pas faire mauvais usage des téléphones portables modernes, notre interlocuteur souhaite la réception et la transmission des messages et informations constructifs et non destructifs. Pour y parvenir, un apport de tout un chacun est nécessaire. Mais l’insistance est appliquée aux parents et éducateurs. Ceux-ci doivent inculquer dans l’esprit de la jeunesse, « Burundi de demain », les pratiques voire les coutumes et mœurs de nos ancêtres. Il faut faire connaitre à cette jeunesse ce qui est bon à voir et ce qui ne l’est pas. « Si rien n’est fait, nous risquons de perdre complètement notre culture et nous savons qu’une population sans culture n’en est pas une », renchérit Emile Kwizera.

Le tambour était un canal de communication

L’amateur des mœurs et coutumes burundaises a en outre signalé qu’autrefois, les ancêtres avaient leurs propres moyens d’information et de communication avant la venue des postes radios et télévisions, les téléphones fixes et portables modernes ainsi que les ordinateurs. Le tambour pouvait servir comme moyen ou canal de communication. Pour adresser une information quelconque, ajoute-t-il, il y avait un style de battement du tambour et la population décodait directement le message émis.

Les films passionnants sont enregistrés

Interrogé sur l’importance des téléphones portables modernes chez la jeunesse, Christophe Niyongere, un jeune âgé de 28 ans possédant un « smart phone » a fait savoir que ce dernier est très important dans la réception et la transmission des messages et informations. Il a signalé qu’avec ces téléphones modernes, l’on peut se connecter sur Internet et pouvoir communiquer avec le reste du monde. En outre, l’on peut y enregistrer des photos, des musiques et des films passionnants. A côté de cela s’ajoute la recherche scientifique qui peut y être exercée.

Malheureusement, ils font distraire les jeunes

Quant aux désavantages, M. Niyongere a précisé que ces téléphones modernes font distraire les jeunes. Car à tout moment, ils sont connectés sur les réseaux sociaux pour communiquer avec leurs amis. Cela peut causer des pertes à la fois pour cette jeunesse et le développement du pays étant donné que ces jeunes ont encore du sang chaud et de la force pour exercer des activités génératrices de revenus. Notre interlocuteur a en outre souligné que ces nouveaux moyens de communication présentent des entraves surtout au niveau de la dépravation des mœurs et coutumes. Il a expliqué qu’à cause des messages et images indignes trouvés sur différents réseaux, les jeunes peuvent adopter de mauvaises attitudes liées aux styles vestimentaires et à la manière de se comporter dans la société.

La gestion de la nouvelle technologie est difficile

Interrogé sur les remèdes à envisager face à ces entraves ci-haut mentionnées, M. Niyongere a affirmé qu’il est difficile de contrôler ou de faire la gestion de ces nouvelles technologies dans la mesure où le monde est ouvert à presque tous les horizons. « Actuellement, nous vivons la globalisation voire la mondialisation où chaque individu cherche à savoir ce qui se passe à la fois dans sa localité et dans le monde extérieur tout en se penchant sur différents domaines de la vie humaine. C’est ainsi que la gestion de la nouvelle technologie devient difficile à mener », a expliqué Christophe Niyongere. Mais, il propose que l’utilisateur de ces canaux de communication soit ferme devant la culture burundaise pour éviter l’adoption de mauvais comportements copiés sur l’étranger. Aline Muco, une jeune demoiselle d’une trentaine d’années, qui utilise elle aussi le smart phone pour communiquer épouse la même idée.

ESPERANCE NDAYIKENGURUTSE

 

FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI> Super coupe

Vital’0 écrase Athletico sur le score sans appel de 3 buts à zéro

 

La rencontre a eu lieu le samedi 25 juillet 2015 au stade Prince Louis Rwagasore de Bujumbura. Un match complètement dominé par les joueurs de Vital’0 qui ont marqué trois buts par Moussa Mossi, Laudit Mavugo et Hussein Shabani. Ce qui a permis à la formation de Vital’0 de réaliser le triplé au cours de cette saison. Toutefois, la formation d’Athletico représentera le Burundi à la Coupe de la Confédération africaine.

 

f-1Après une bonne prestation des joueurs d’Athletico à la Coupe du président, quoique perdue, on attendait la revanche pour la Super coupe mais Gilbert Kanyenkore alias Yaoundé, entraineur de Vital’0, avait juré de ne rien laisser. Le message a été bien compris par les joueurs qui ont mouillé leurs maillots et soulevé les trois trophées : le championnat, la Coupe du président et la Super coupe.
Moussa Mossi a ouvert le score à la demi-heure de jeu après avoir éliminé deux défenseurs d’Athletico. Un but qui a confirmé la domination des joueurs de Vital’0 depuis le début de la rencontre. Ce but sera maintenu jusqu’à la pause.
A la reprise, les joueurs d’Athletico se sont réveillés de leur sommeil sans toute-fois trouver la faille devant un Arthur Arakaza, le gardien de Vital’0, très vigilant dans son but. Laudit Mavugo, le meilleur buteur du championnat, a coupé le souffle des supporteurs d’Athletico, qui attendaient l’égalisation, par un 2e but. Et pour célébrer la cerise sur le gâteau, Hussein Shabani alias Chabalala a inscrit le 3e but, un but du K.O. Et c’est sur ce score de 3 buts à zéro, en faveur de Vital’0, que l’arbitre a mis un terme à cette finale.
Le match a débuté par une minute de silence en mémoire de Paul Morisho, l’un des anciens dirigeants du club Maniema Fantastique qui avait rendu l’âme le mercredi 22 juillet 2015.

Réactions après le match
Gilbert Kanyenkore, l’heureux coach de Vital’0, a remercié le président du club, les joueurs ainsi que les supporteurs de Vital’0 pour le travail que tout un chacun a accompli au cours de la saison qui vient de s’achever et qui a permis au club de remporter les trois trophées. Ce qui reste maintenant, a-t-il dit, est de représenter honorablement le pays dans la Coupe africaine des clubs champions.
De son côté, Cédric Kaze, l’entraineur d’Athletico, a accepté sportivement la défaite et il a promis de poursuivre le travail pour représenter valablement le pays à la Coupe de la Confédération africaine.

Les prix
- Vital’0, le vainqueur de la Super coupe : 1 500 000 FBu (en plus des médailles)
-Athletico, le perdant de la Super coupe : 1 000 000 FBu (en plus des médailles)
-Vital’0, champion national Primus Ligue : 7 000 000 FBu
-Lydia Ludic, 2e du championnat national Primus Ligue : 5 000 000 FBu
-Bujumbura City, 3e du championnat national Primus Ligue : 3 000 000 FBu
-Messager Ngozi, 4e du championnat national Primus Ligue : 2 000 000 FBu
-Laudit Mavugo de Vital’0, meilleur joueur du championnat : 1 000 000 FBu
-Laudit Mavugo de Vital’0, meilleur buteur du championnat (31 buts) : 1 000 000 FBu
- Abassi Nshimirimana de Bujumbura city, révélation de l’année : 500 000 FBu

B. Deuxième division (Ligue B)
Poule A :
-Les Crocos, 1ère place : 2 000 000 FBu
-Jean Etando Ndikumana (Aigles noirs) et Pegal Nijimbere (Les Lierres), meilleurs buteurs avec 6 buts chacun : 250 000 FBu chacun

Poule B :
-Olympic Muremera, 1ère place : 2 000 000 FBu
- Eliphaz Ndayisenga de Les Eléphants, meilleur buteur : 500 000 FBu

Fair play
-Ligue A : Volontaire (500 000 FBu)
-Ligue B : Espoir (500 000 FBu)

KAZADI MWILAMBWE

 
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