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MAIRIE DE BUJUMBURA> Evaluation des mesures dernièrement prises

« La mairie est satisfaite du respect de ces mesures »

00000azazazazazLe maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a animé, le lundi 16 décembre 2019, un point de presse pour évaluer l’état des lieux de la mise en application des mesures qui ont été dernièrement prises par les autorités municipales dans le sens de réglementer certaines habitudes  des populations citadines. M. Mbonimpa a affirmé que la mairie est satisfaite du respect  de ces mesures bien qu’il y ait des récacitrants.

 
Dans son mot liminaire, M. Mbonimpa a d’abord rappelé que s’est tenue, en date du 22 novembre de cette année, une réunion avec les responsables administratifs, sécuritaires et ceux de la Justice, au cours de laquelle certaines mesures  allant  dans le sens de réglementer certaines habitudes ont été prises. Il s’agit notamment des mesures  visant la redynamisation  des comités mixtes de sécurité dans la mairie, le renforcement du contrôle des mouvements de la population par la tenue d’un carnet pour chaque ménage,  la lutte contre la fabrication,  la commercialisation et la consommation des boissons prohibées,  la suspension du commerce ambulant en commune urbaine de Mukaza,  l’amélioration de l’éclairage de la ville ainsi que la réglementation du prix du ciment Buceco et la fixation des heures d’ouverture des débits de boissons de 17heures à  21 heures pour les jours ouvrables et de 13 heures à 21 heures pour les jours de repos ou congés, etc.M. Mbonimpa  a ensuite indiqué que ce point de presse était organisé  en vue d’évaluer l’état des lieux de la mise en application de ces différentes mesures. « Même s’il y a des récalcitrants  qui n’ont pas respecté certaines mesures, nous sommes satisfaits de leur mise en application par les concernés », a affirmé le maire de la ville. S’agissant de la redynamisation des comités mixtes de sécurité, il a informé que même si c’est un processus qui continue, la mairie salue les efforts fournis par la quadrilogie dans l’accomplissement de sa mission.

« Des sanctions sont appliquées contre les récalcitrants»

 Dans cette même perspective, M. Mbonimpa a mentionné que concernant les récalcitrants qui n’ont pas voulu respecter ces mesures, la mairie  a imposé des sanctions.  Pour ce cas, il  a cité la fermeture de certains bistrots dans les différentes zones de la ville de Bujumbura à savoir le Bar  Treibeka  à Kinama, bar chez Damas à Cibitoke, Camperro club en zone Rohero,  bar Guerra Plaza à Kamenge, bar Impérial situé à l’avenue Mosso ainsi que les Bar  «La Confiance»   appelé communément «chez Ntiba». « Une amende d’un montant de trois millions a été infligée à ces différents récalcitrants de bars, de boissons prohibées y  compris  ceux  du  non  respect  du  prix officiel  du   ciment   Buceco »,  a  précisé M. Mbonimpa. Ce  dernier a aussi souligné que la mairie  prévoit également porter plainte contre le responsable du Bar « chez Damas »  en zone Cibitoke, qui a osé enfermer le chef de zone de cette localité quand il allait lui demander de fermer son bistrot.

Les responsables des boutiques sont aussi prévenus

Le maire de la ville de Bujumbura a également profité de cette occasion pour mettre en garde et faire un clin d’œil aux  responsables des boutiques qui se sont donné l’autorisation de transformer leurs boutiques en bars en  vendant des boissons sans permission. « S’ils continuent de vendre de la bière alors que ce n’est pas mentionné dans leurs documents d’autorisation, ils subiront les mêmes conséquences que les récalcitrants », a signalé M. Mbonimpa.  Pour terminer, ce dernier a interpellé toutes les personnes concernées par ces différentes mesures de songer à travailler tout en restant dans l’ordre public.

AVIT NDAYIRAGIJE

 

MINISTERE DE LA JEUNESSE> Validation d’un document d’une stratégie locale

Mettre en œuvre les instruments juridiques pour la protection des filles victimes des DESC

0000aaa12121Le ministère de Jeunesse, des postes et des technologies de l’information en collaboration avec Youth empowerment and leadership initiative (Yeli), a organisé le mardi 17 décembre 2019, un atelier de validation d’un document d’une stratégie locale de mise en œuvre des instruments juridiques à partir du rapport sur l’état des lieux des droits pratiques des jeunes filles victimes de l’exode rural et du trafic humain en mairie de Bujumbura. « Les droits économiques, sociaux et culturels (DESC) des travailleurs ménagers doivent être respectés par tout le monde »

Dans son mot d’accueil, Emmanuel Wakana, chargé de programmes de Yeli, a fait savoir que Yeli travaille dans les cinq quartiers du nord de la capitale économique du pays à savoir Buterere, Kinama, Cibitoke, Kamenge et Gihosha. M. Wakana a aussi indiqué que  cette association s’est donné comme mission de contribuer à la promotion  et la protection des (DESC) des jeunes filles  victimes de l’exode rural et du trafic humain dans la ville de Bujumbura, tout en mesurant leurs connaissances ainsi que leurs niveaux de violation de leurs droits pratiques. Il a enfin remercié le ministère ayant la Jeunesse dans ses attributions d’avoir emboité le pas  à Yeli dans ses initiatives  qui ne visent que promouvoir les jeunes en général, et les filles travailleuses domestiques en particulier.

« Travaillons en synergie pour éradiquer toutes les violations faites aux filles »

Quant à Anathalie Miburo, directrice générale de la Jeunesse au ministère de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information, elle a d’abord remercié l’organisation Yeli qui s’est rendue sur terrain  pour constater l’état des lieux du respect des DESC  des filles travailleuses domestiques afin de mener des actions  pour contribuer à la promotion et au respect de leurs droits. Mme Miburo a ensuite rappelé que le ministère de tutelle a également pris le devant dans la promotion  et  la protection des jeunes en particulier les filles, qui sont le plus souvent  victimes   à  de nombreuses violations.  « C’est pour cette raison que le ministère  ne ménagera aucun effort pour soutenir toutes les initiatives qui viendront pour protéger et promouvoir la jeunesse », a promis Mme Miburo. Cette dernière a interpellé tous les jeunes de se regrouper en associations afin d’agir ensemble pour éradiquer toutes sortes de violations faites aux filles travailleuses domestiques en particulier. Au moment où le Burundi est proche des élections, Mme Miburo a profité de cette occasion pour demander à la jeunesse burundaise  sans exception, de contribuer au maintien et au renforcement de la paix et de la sécurité, sources du développement durable.

Avit Ndayiragije

 
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