Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Centre technique national de football> Formation des entraîneurs en licence A

Ils vont faire progresser le football burundais

 

Vingt-deux entraîneurs burundais, en provenance de toutes les provinces du pays, suivent une formation en licence A, depuis le 25 juillet jusqu’au 5 août 2016. Les entraîneurs ayant réussi la licence B bénéficient de cette formation qui se déroule au Centre technique national de football.

 

Le quotidien Le Renouveau a approché Abdel Hay Lammini, d’origine marocaine, et instructeur Caf (Confédération africaine de football) qui a répondu à certaines questions en rapport avec cette formation qu’il dispense.

Le Renouveau (R) : Connaissiez-vous le football burundais avant d’arriver ici ?

Abdel Hay Lammini (A.H.L) : Pas beaucoup mais à travers mon ami Dominique car on a fait plusieurs cours ensemble au niveau de la Caf. A chaque fois, il me racontait le football qui est connu par une masse de jeunes qui veulent pratiquer ce jeu. Peut-être qu’il n’y a pas assez d’infrastructures mais quand même, il y a une volonté aujourd’hui devant cette promotion. Il faut aider cette dernière pour qu’elle prenne le football burundais et le pousse vers l’avant.

Le R : Le football est un peu vaste, quels sont les thèmes pour cette formation ?

A.H.L : Oui on est à la licence A, cette dernière c’est au niveau africain. Les thèmes sont en rapport avec les problèmes au niveau du jeu, la gestion de l’équipe, les moments forts, la planification, le football moderne à travers des transitions, les systèmes de jeu, un peu de la dynamique de groupe, un peu de la psychologie liée au football, quelques notions sur la physiologie appliquée au sport, donc, tout ce qui est lié au haut niveau, on essaie de le toucher mais on essaie beaucoup de pousser les candidats eux-mêmes qui donnent leurs avis, leurs expériences à partager d’abord entre eux, ensuite avec l’instructeur.

Le R : Quelle est sa valeur au niveau d’abord du continent africain puis européen ?

A.H.L : Oui la licence A c’est le haut niveau. Il n’y a pas d’attestation plus intéressante que la licence A. Cette dernière vient après la licence B et avant la licence C. Donc, elle permet à l’entraîneur d’être un professionnel. Peut-être, il y a une convention avec les autres continents surtout asiatique. Nous les marocains qui avons cette licence, il nous arrive de travailler facilement dans les pays du Golf. C’est une licence qui a de la valeur et le porteur de cette licence est dans la plupart des cas quelqu’un d’expert et qui peut apporter beaucoup au football africain peut-être au niveau mondial.

Le R : Après une semaine de formation, comment appréciez-vous le niveau des entraîneurs burundais ?

A.H.L : Oui, ici les candidats sont pour la plupart intéressants vu d’abord comme ex joueurs qui les ont aidés beaucoup. On a des entraîneurs qui ont beaucoup travaillé en première division au Burundi. Ce qui fait que la base est là et cette formation vient comme une crème. On peut faire des sous-groupes de ce groupe où il y a ceux qui peuvent être plus performants au niveau des équipes professionnelles, des équipes de première division ou des équipes nationales. D’autres peuvent beaucoup donner encore plus au niveau de la masse, de football d’animation. D’autres encore peuvent aider la DTN (Direction technique nationale) à la formation des équipes nationales.

Le R : Votre dernier mot en rapport avec cette formation ?

A.H.L : J’espère continuer avec élan car la deuxième semaine est encore plus chargée. Je tiens à féliciter les candidats parce que le nombre d’absence est presque nul, le nombre de retard est presque zéro. On a tendance d’avoir entre nous un groupe professionnel dans l’esprit. Il y a de la rigueur, de la volonté de leur part, ils posent des questions. Ils veulent progresser eux-mêmes et faire progresser le football burundais. Il faut les accompagner par des recyclages, voire inviter des experts pour qu’ils restent toujours dans l’élan du football moderne.
Yvette Irambona

 

Entente sportive> Encadrement des enfants

La natation, un des sports favoris

 

Les enfants s’occupent différemment pendant la période des vacances. Certains restent à la maison pour faire des travaux ménagers, tandis que d’autres s’occupent en faisant du sport dans des encadrements organisés pendant cette période. C’est le cas de l’Entente sportive où le quotidien Le Renouveau s’est rendu le mercredi 27 juillet 2016, pour voir comment cet encadrement se déroule.

 

DSC 6931Lors de cet encadrement, certains enfants font la natation et d’autres jouent au tennis. Mais ces derniers n’étaient pas sur le terrain car c’était leur jour de repos.
Selon Prosper Ndegeya, maître-nageur à l’Entente sportive et encadreur des enfants en vacances, le bassin est subdivisé par âges, celui de 3-5 ans, l’autre de 6 à 12 ans et un autre de 12 ans et plus. Etant donné que c’est une tâche qui n’est pas facile, ce maître-nageur a indiqué qu’il y a toujours des hauts et des bas dans un travail. « Mais, on essaie de faire son mieux ».
A la fin de l’encadrement, il y a une compétition qui est organisée. Pour cela, les meilleurs gagnants sont primés par l’Entente sportive. Malheureusement, il n’y a pas eu de compétition l’année passée car l’Entente sportive était presque vide à cause de la crise qu’a connue notre pays, a-t-il déploré.

La natation fortifie le corps

Pour M.Ndegeya , la natation fortifie le corps. Aussi, elle donne de l’appétit aux enfants qui ne mangent pas à la maison lorsqu’ils quittent la piscine affamés. Egalement, c’est comme une école dans la mesure où les enfants se familiarisent entre eux.
D’après un parent rencontré sur place, la natation est conseillée pour la santé dans la mesure où elle permet de lutter contre certaines maladies comme les nerfs sciatiques et le mal de dos. On peut faire la natation suivant le programme de chacun. Pour lui, le désavantage est qu’il n’y a pas d’amitié comme dans le sport de masse car on fait sa natation puis on rentre chez soi. Ce parent a aussi fait savoir qu’il fait lui aussi la natation à l’Entente sportive.

Un sport cher

A la question de savoir pourquoi il a amené ses enfants à cet endroit, il a indiqué que la piscine est propre par rapport aux autres d’ailleurs. Ainsi, l’eau est de la nappe phréatique et elle se renouvelle. L’autre point soulevé est que cette piscine est subdivisée en quatre parties suivant les âges. Aussi, des maîtres- nageurs sont là pour suivre cet encadrement. “Il n’y a pas non plus beaucoup d’incidents pour nos enfants car ils sont bien suivis”. Il a souligné que la piscine de l’Entente sportive est la plus chère.
La natation reste un sport un peu cher au Burundi d’autant plus qu’il y a très peu de piscines. Leur nombre reste toujours insignifiant par rapport à la population de Bujumbura, indique maître-nageur Ndegeya.
Yvette Irambona

 
Ouvrir