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MINISTERE DE LA JEUNESSE>Transmission d’un message de pacification au personnel

Sans la paix, rien n’est possible

 

Le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya, a transmis le mercredi 22 avril 2015 un message de pacification à l’intention de tout le personnel sous sa gouverne. Il a fait savoir que sans la paix, rien n’est possible.

 

DSC 1143Depuis une semaine, a informé M. Rukenkanya, le gouvernement a pris l’initiative de transmettre à la population burundaise un message de pacification à travers tout le pays. C’est dans ce sens qu’il se doit de transmettre ce message au personnel du ministère de la Jeunesse, a-t-il ajouté. Le nombre d’employés présents étaient autour de trois cents personnes et ont appris que sans la paix, rien n’est possible. Le ministre leur a donné des salutations de paix car cette paix a été établie et soutenue grâce à la population. Il leur a souhaité la paix dans leurs familles, communes et provinces.
M. Rukenkanya a fait savoir que renforcer la paix est une préoccupation du gouvernement et de la population. Mais, cela n’empêche qu’il y a ceux qui ne veulent pas de paix; qui diffusent des rumeurs qui font peur à une partie de la population et qui la font fuir. Certains médias propagent des rumeurs, a-t-il affirmé. Il a donné l’exemple des provinces de Kirundo, Muyinga et Kayanza où une partie de la population a fui vers le Rwanda. Ce sont des rumeurs qui ont toujours marqué la veille des élections. Il a souligné que ceux qui diffusent des rumeurs sont ceux qui ont l’intention de perturber le bon déroulement des élections. Il a tranquillisé les travailleurs en leur disant que les forces de l’ordre et les administratifs sont vigilants contre quiconqué troublerait la paix. Il en a été le cas des rumeurs à la veille des élections de 2010 où on disait qu’il y avait la distribution d’armes, des piqûres avec des seringues et des gens qui enlevaient les dents aux personnes. Mais cela n’a pas été prouvé, a-t-il martelé.
M. Rukenkanya a souhaité que ceux qui seront appréhendés en train de troubler l’ordre public soient punis immédiatement. Concernant la candidature du président à l’électorat de 2015, M. Rukenkanya a fait savoir que la cour constitutionnelle va résoudre cette question. Que ceux qui ont fui le pays à cause des rumeurs de ceux qui ne soutiennent pas le bon déroulement des élections reviennent parce qu’il n’y a pas de danger.
M. Rukenkanya a rappelé que dans les médias y passent beaucoup d’informations, y compris des rumeurs. Si la population a des ambigüités sur une telle ou telle autre information, qu’elle demande des éclaircissements aux autorités locales.

Ezéchiel Misigaro

 

ART ET CULTURE > Promotion des activités culturelles

Des taxes de l’OBR en seraient un blocage

 

Des avancées significatives en matière de protection des artistes et de la promotion de l’activité culturelle ont été enregistrées ces dernières années au Burundi. Il s’agit notamment de l’adoption de la loi portant protection de la propriété intellectuelle. Toutefois, des interrogations persistent en ce qui concerne la protection effective des œuvres et les taxes exigées par l’Office burundais des recettes (OBR) lors des activités promotionnelles.

 

La mise en place de la loi portant protection des droits d’auteur et des droits voisins et des ses textes d’application, ainsi que l’adhésion du Burundi aux traités de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) contribuent à l’activité artistique. En effet, grâce à ces textes, les artistes bénéficieront de la protection nationale et internationale de leurs productions.
Les taxes versées à l’Office burundais des recettes lors des activités promotionnelles notamment au lancement d’un album de chansons ou d’un film freinent les efforts fournis par le gouvernement en faveur des artistes. Cette question a été évoqué a l’Assemblée nationale lors de l’analyse et adoptions des traités susmentionnés. Le cas évoqué s’est produit lors du lancement d’un film sur le tambour du Burundi au centre culturel américain où les agents de l’OBR ont demandé le paiement des taxes. Ramadhani Karenga, parlementaire qui a assisté à cet événement culturel a demandé si les producteurs sont informés quand et combien ils doivent payer.

Pour jouir de la protection des textes régissant le domaine

Selon M.Karenga, il faut que les réalisateurs de film et ceux qui veulent faire des exposition-photos soient informés sur ces modalités pour jouir de la protection des textes régissant le domaine. Le ministre ayant le commerce dans ses attributions a expliqué que les textes d’application de la loi portant protection des droits d’auteur et des droits voisins prévoient seulement les frais que les utilisateurs des œuvres d’art protégés notamment les médias, doivent payer en contre partie. Le ministre est d’avis que celui qui veut montrer gratuitement sa production ne devrait pas payer à l’OBR sauf si l’office peut prouver que cette activité a des fins publicitaires.
Grâce-Divine Gahimbare

 
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