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ENTRETIEN> Avec Miss Burundi 2016

Etat d’avancement de son projet

 

IMG 0026Quelques mois après l’élection de Miss Burundi 2016, Ange Bernice Ingabire, qui a remporté la compétition, a accordé un entretien au quotidien Le Renouveau sur l’état d’avancement de son projet. Miss Burundi 2016 a orienté son projet sur l’assistance des enfants nés avec des malformations, et qui souffrent des maladies mal traités aboutissant en handicaps.

 

Ange Bernice Ingabire, élue Miss Burundi 2016, est une étudiante en médecine à l’université du Burundi, d’où l’orientation de son projet vers un domaine médical. Après avoir énoncé son désir de soutenir les enfants nés avec des malformations lors de l’élection Miss Burundi 2016, nous nous sommes intéressés à l’état d’avancement de son projet. A.B.Ingabire a expliqué son projet en trois grands points, qui est de sensibiliser les femmes et les filles à faire des consultations prénatales. Elle dit : « Les consultations prénatales chez les femmes et les filles peuvent aider à traiter les malformations avant la naissance de l’enfant ». Un autre point de son projet est de changer la mentalité de la société sur les enfants malformés à travers des sensibilisations, fait-t-elle savoir. C’est dans ce cadre qu’elle est en train d’organiser un événement pour la promotion de leurs talents. Elle souhaite aussi appuyer ces enfants dans l’éducation et faire le plaidoyer pour que ceux qui sont malades puissent bénéficier des soins.

Les problèmes financiers bloquent la réalisation de son projet

Pour ce qui est de l’avancement de son projet, Miss Burundi a indiqué que les problèmes financiers bloquent un peu sa réalisation. Cependant, elle a fait savoir qu’elle a commencé à faire des visites dans différents centres de la municipalité de Bujumbura et à l’intérieur du pays. Pendant ces visites, elle a eu l’occasion de parler avec les enfants malformés et leurs parents, ce qui a permis de bien orienter son projet.

Miss Burundi 2016 ajoute : « Certaines organisations soutiennent mon projet comme la société Smart et, récemment, j’ai signé un accord de partenariat avec le Réseau des centres des personnes handicapées du Burundi (RCPHB) dans son programme Pied bot Burundi».
A.B.Ingabire demande au gouvernement et aux organismes d’appuyer son projet et les œuvres des autres jeunes, avant d’ajouter qu’ils représentent le Burundi de demain.
Lorène Nubwabo (stagiaire).

 

IFB > Expositions des œuvres du collectif Maoni

« Formes et couleurs harmonieuses »

 

expoUne exposition-vente des œuvres du collectif Maoni se tient à l’Institut français du Burundi du 1er au 23 décembre 2016. Djumanjy, un artiste plasticien membre du collectif a parlé de l’intérêt de cette exposition dans un entretien qu’il a accordé au journal Le Renouveau le mercredi 7 décembre 2016.

 

Djumanjy, artiste plasticien du collectif Maoni rencontré sur le lieu de l’exposition a fait savoir que des artistes de différentes disciplines participent à l’exposition-vente des œuvres du collectif Maoni à l’Institut français du Burundi. « Autant il y a des peintres, autant il y a des sculpteurs. Nous essayons de faire valoir l’art au Burundi.», a-t-il dit. Il a souligné qu’il n’est pas facile de faire valoir l’art au Burundi car, quand on voit se qui se passe dans d’autres pays africains comme le Sénégal, l’art n’est pas compris par les Burundais en général. Selon la même source, le second objectif de cette exposition-vente est de faire sortir les artistes, de montrer que l’art n’est pas quelque chose de facile à faire. « L’art est complexe avec beaucoup de recherches et de conceptions derrière. Souvent, quand on voit un tableau, on se dit moi aussi, je peux le faire. C’est une occasion de dire au public, si vous pouvez le faire, alors faites-le ».
L’artiste plasticien a indiqué qu’à travers le thème «Formes et couleurs harmonieuses», il a été démontré qu’à partir d’un thème, il est possible de réaliser beaucoup d’objets, beaucoup de formes et de concepts différents. « Il y a des artistes qui ont préféré être plus sur du concret et d’autres qui ont favorisé l’abstrait. Je pense que c’est un sujet qui correspond à chaque artiste. L’avantage de l’abstrait est qu’il laisse libre cours à l’imagination. Le public qui se trouve devant un tableau, lui aussi, a sa propre imagination et sa propre interprétation de l’œuvre.», a expliqué Djumanjy.

« L’art n’est pas que des tableaux, c’est aussi d’autres diversités »

Il a mentionné que l’expression artistique est personnelle et subjective, mais que toute œuvre est intéressante à condition qu’elle soit authentique et qu’elle vienne du cœur de l’artiste. « Les œuvres que j’ai présentées sont à base de matériaux typiquement locaux. J’ai fabriqué un bateau avec des pic à brochette, j’ai fabriqué des sculptures à trois dimensions à partir du ciment avec une mise en couleur de peintre comme si un peintre travaillait sur tableau. Mon objectif était de montrer que l’art n’est pas que des tableaux, c’est aussi d’autres diversités.», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’en tant qu’artiste cette exposition lui aura servi à démontrer que l’art est quelque chose qui se fabrique, qui prend du temps pour réfléchir sur ce qu’on va faire. « Ce qui touche davantage l’artiste est de voir les émotions du public, l’attirance du public par rapport à ses œuvres. Les artistes travaillent souvent dans l’ombre, je pense que la récompense d’un artiste est de voir un sourire, une émotion sur un visage de quelqu’un après avoir travaillé dans l’ombre.
M.Djumanjy a salué le fait qu’il y a déjà des visiteurs à l’exposition-vente qui ont déjà manifesté l’envie d’acheter. « Il y a déjà des réservations. On remarque qu’il y a un grand intérêt. Il y a des curieux aussi, c’est une grande récompense au collectif Maoni.», a-t-il conclu.
Grâce-Divine Gahimbare

 
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