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CULTURE > Résultats de recherche sur l’histoire du Burundi

Dix mémoires y ont été consacrés

 

La crise de 1965 au Burundi, la crise de 1972 en province de Ngozi, la crise de 1972 en province de Gitega, la crise de 1972 en province de Bururi, la crise de 1972 en province de Muyinga, la crise de 1972 en province de Bubanza, la crise de 1972 en province de Ruyigi, la crise de 1972 en province de Bujumbura, la crise de Ntega- Marangara en 1988 et ses conséquences et la crise de 1993 en commune de Bwambarangwe; tels sont les travaux présentés par un certain nombre d’étudiants en vue d’éclairer l’histoire récente du Burundi. Cette histoire est « écrite en lettres de sang». Ainsi, les Burundais pourraient parvenir à une meilleure connaissance de la vérité sur leur passé et à une sorte de catharsis.

 

DSC 6780Le Centre d’alerte et de prévention des conflits a procédé, le jeudi 18 août 2016, à la présentation des résultats des recherches consacrés aux périodes sombres de l’histoire du Burundi. Ce, dans l’objectif de rapprochement des populations burundaises pour une consolidation de la paix durable.
La directrice-adjointe du Cenap, Libérate Nahimana, a laissé entendre que cette présentation s’inscrit dans le cadre d’échange qui a une double mission de vulgariser dix travaux de recherche sur les grands conflits connus au Burundi. Et à travers l’intervention de deux professeurs qui ont encadrés et dirigés ces mémoires, les participants ont pris connaissance des grandes et nouvelles idées découvertes durant cette recherche qui pourrait constituer une ouverture pour d’autres recherches surtout sur les périodes sombres qui ont longtemps été considérées comme intouchables.
Pour elle, ces mémoires pourraient constituer une base de données pour des recherches futures. Ces recherches récentes effectuées par une équipe d’étudiants de l’Université du Burundi sur l’histoire des crises burundaises ont été conjointement présentées par les professeurs Nicodème Bugwabari et Jean Marie Nduwayo. Dans ces mémoires, il a été question des antécédents historiques, du déroulement des différentes crises ainsi que leurs spécificités.

Antécédents historiques

Sur une vingtaine de pages, l’étudiant Gérard Nyandwi, a ressorti pour la crise de 1972 en province de Bururi le contexte sociopolitique de la région pour une période allant de 1962 à 1971. Il a étudié les relations au sein de la population et les relations entre la population et le pouvoir. Il a mis en exergue l’influence de la crise congolaise, les effets des événements de 1965 ainsi que la représentation des événements de 1969 et de 1971.
Et la plupart de ces mémoires mettent au centre de leur analyse le « le modèle rwandais» comme phénomène explicatif des crises ultérieures, qu’il s’agisse de celle de 1965, 1972 ou 1988.
S’agissant de la crise de 1965 au Burundi, Médiatrice Niyokindi, fait intervenir le modèle rwandais pour expliquer comment le Burundi est entré dans la voie « Vers une ethnisation des institutions politiques». Elle parle alors de la « mise au point » de 1957 au Rwanda, du « Manifeste des Bahutu » de 1957, de l’effet miroir de la révolution rwandaise et de l’influence des réfugiés rwandais au Burundi.
Examinant la situation sociopolitique de la province de Ruyigi avant 1972, Balbatus Nyazuba, évoque la présence des réfugiés rwandais dans cette région. Il parle de la création du camp des réfugiés de Mugera et considère les réfugiés rwandais comme acteurs dans des crises sociopolitiques au Burundi.
Apollinaire Ndayisenga, quant à lui, évoque le fait de la perception des crises rwandaises de 1959-1964 par les populations de Ngozi et de la présence des réfugiés rwandais à Ngozi et cela par le fait de la proximité.
Dans une présentation générale de la région de Ntega-Marangara, Philbert Nkurunziza, évoque lui aussi pour la crise d’août 1988, la question de la proximité du Rwanda. Ainsi, parle-t-il du précédent rwandais et de son impact sur le Burundi, si bien que, sans les réfugiés burundais au Rwanda la naissance du Palipehutu et l’émergence de Rémi Gahutu comme « libérateur» seraient inconcevables.

Déroulement de la crise

Patience Koribitama, pour Bubanza, parle des acteurs de la guerre et de la paix. Concernant les premiers, il énumère 4 sortes d’acteurs à savoir les confectionneurs des « listes de la mort », les meneurs des arrestations, les tortionnaires et assommeurs des victimes ainsi que les acteurs de la répression. A propos des acteurs de la paix, il parle notamment de l’Eglise catholique et des « sauveteurs ».

La pacification

Dans la plupart des provinces étudiées, la pacification équivalait simplement au silence des armes et à l’ « interdiction de pleurer» à l’endroit des victimes, que ce soit celles de 1965 ou de 1972.
Cette présentation ne devait servir que de guide de lecture, une sorte d’entrée dans l’immense forêt de l’histoire des crises burundaises, encore à découvrir. Elle permettra aux lecteurs de ces mémoires et aux chercheurs de mesurer combien le chemin des découvertes est encore long à parcourir.
Masta Shabani

 

 

M J S C> Remise des prix aux lauréats du concours théâtral dans les écoles secondaires

Pour rappeler et catalyser la valorisation, l’enrichissement et la pérennisation de la culture nationale

 

Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture (MJSC), via la direction des Arts, des spectacles et des loisirs, a organisé le vendredi 19 août 2016, les cérémonies de remise des prix aux lauréats du concours théâtral des écoles secondaires, édition 2015 à Bujumbura. Le but poursuivi était de rappeler et catalyser la valorisation, l’enrichissement et la pérennisation de la culture nationale.

 

DSC01719En collaboration avec le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le MJSC a procédé à la remise des prix aux lauréats du concours théâtral dans les écoles secondaires. Le thème retenu était « Former et informer par l’expression théâtrale ». Dix lauréats dont cinq qui ont rédigé en Kirundi et cinq qui ont rédigé en Français ont été primés.
En Kirundi et en Français, le 1er recevait une enveloppe de 300 000 FBu offert par le ministère en charge de la jeunesse, 2 T’shirts, l’un offert par la société de téléphonie mobile Smart et l’autre offert par l’Agence universitaire de la Francophonie sans oublier le dictionnaire « Le petit Larousse » et quatre recueils de test à remettre à leurs écoles d’origine. Les 2e dans les deux langues recevaient une enveloppe de 250 000 FBu avec les matériels qu’ont reçus les premiers.
Selon le classement en langue nationale, le 1er a été Elysée Bamporineza de la DPE Muyinga, le second Jean de Dieu Nzambimana de la DPE Cankuzo et le 3e J M Vianney Ndihokubwayo de Ruyigi. En Français, le 1er a été Erode Niyomwugere de Muyinga, le second Raymond Bimenyimana de la mairie de Bujumbura et le 3e Vianney Ndayishimiye de Ruyigi.

L’école, un milieu privilégié pour l’éducation patriotique et citoyenne

Selon Sylvère Nsagirije, secrétaire permanent au ministère en charge de la jeunesse, les lauréats de l’édition 2015 se sont focalisés sur des thématiques en lien avec leur environnement scolaires. Les thèmes abordés sont en rapport avec des questions d’ordre sociétal comme la détérioration de la biodiversité, la polygamie, le banditisme, le vagabondage sexuel et autres. Cette préoccupation des élèves face aux problèmes de la société montre combien l’école est un milieu privilégié pour l’éducation patriotique et citoyenne, a indiqué M.Nsagirije.

Martin Karabagega

 
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