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IFB ET IWACU> Remise du prix Michel Kayoya, Edition 2015

Il a été remporté par Joëlla Sayubu

Le prix Michel Kayoya, Edition 2015 a été remporté par Joëlla Sayubu grâce à la Nouvelle qu’elle a écrite intitulée « Espoir de la Fleur de Dieu ». Selon Mlle Sayubu, le message que cette nouvelle véhicule est l’espoir que notre pays peut sortir de la crise grâce à la volonté des jeunes et des moins jeunes.

01ABC01L’Institut français du Burundi (IFB) et le groupe de presse Iwacu ont procédé, le samedi 9 janvier 2016, à la remise du prix Michel Kayoya, édition 2015 dans l’enceinte de l’IFB. Les cérémonies étaient rehaussées par la présence de l’ambassadeur de France au Burundi, Gerrit Van Rossum. Le prix a été remporté par Joëlla Sayubu. C’est grâce à la nouvelle qu’elle a écrite intitulée « Espoir de la Fleur de Dieu ». Selon Mlle Sayubu, le message que cette nouvelle véhicule est l’espoir que notre pays peut sortir de la crise grâce à la volonté des jeunes et des moins jeunes. Les concourants pour ce prix étaient au nombre de sept:quatre hommes et trois femmes. Le 2e parmi eux est Jean Claude Ndayipfukamiye. Il a écrit une nouvelle intitulée « Fœtus 4G ». Selon lui, qui a été touché par ce qui se passe dans le pays, le Burundi a besoin d’une nouvelle génération incarnée par des valeurs morales et patriotiques. Alex Derrick Matabaro est le 3e avec sa nouvelle « Tribulations d’un enfant du pays».

Faire vivre l’esprit de littérature
Selon M. Van Rossum, le prix Michel Kayoya est un prix littéraire qui est donné en la mémoire de l’abbé Michel Kayoya qui a disparu pendant les événements tragiques de 1972. Ce prix a pour objectif de maintenir l’espace de l’expression écrite qui donne la parole aux jeunes et aux moins jeunes. Le prix est à sa 7e édition. « Comme l’on dit que l’enfant de 7ans a l’âge de raison, le prix Michel Kayoya a également l’âge de raison. Je souhaite que le prix Michel Kayoya entre dans l’adolescence et puis dans la maturité », a-t-il dit. Il a informé que le groupe de presse Iwacu a souhaité mettre ce prix sous le patronage littéraire de l’abbé Kayoya pour lui souhaiter, là où il est, de voir que son nom reste vivant. Et cela parce que les plus frappants des écrits de l’abbé Kayoya sont d’actualité encore aujourd’hui. C’est le directeur de presse Iwacu, Antoine Kaburahe qui est à l’origine de la création du prix Kayoya.
L’ambassadeur de France s’est réjoui du partenariat qui s’est noué entre Iwacu et l’ambassade de France, service d’action culturelle et l’IFB. Selon lui, ce partenariat continue de faire vivre l’esprit de littérature parmi les concourants à ce prix. « Je ne cacherais pas que nous avons tous au Burundi des préoccupations très graves, c’est la situation que nous avons connue depuis des mois. L’on pourrait se demander dans ce cotexte à quoi sert un prix littéraire à ce moment précis », a-t-il exprimé. Il a apprécié que la situation politique dramatique que traverse le Burundi se retrouve dans les écrits des concourants. Et de dire que l’expression dit « mettre les mots sur les maux ». La littérature sert à exprimer ce qu’on ressent personnellement et bien mettre une médiation des écrits. « Mettre les mots sur les maux » peut avoir des finalités sur la guérison. Et la guérison des maux que traverse le Burundi doit se faire par la politique, la voie pacifique, la tolérance, l’écoute, la reconnaissance de celui qui ne pense pas comme vous. Bref, par l’ensemble de prises de conscience que le Burundi ne peut pas continuer dans la voie de ces derniers maux qui permettront l’espoir d’aller dans la guérison. La réconciliation est également importante dans ce pays.
De façon plus immédiate, a révélé M. Van Rossum, les gens qui ont concouru à ce prix Kayoya ont mis des mots sur les maux, ce qu’on appelle en psychologie « la résilience » Selon lui, la résilience c’est chez ceux qui ont particulièrement souffert , la possibilité de surmonter leurs épreuves, de se rendre plus fort et de continuer leur vie en rejetant toutes ces formes de violence et de déshumanisation. L’ambassadeur de France a indiqué que l’objectif fixé par ce prix Kayoya est de maintenir l’espace de l’expression écrite qui donne la parole aux jeunes et aux moins jeunes étant donné que la littérature n’a pas d’âge. Il s’est réjoui de constater la vivacité masculine et féminine des concourants. Il a également salué le courage qui a marqué les concourants qui n’ont pas eu peur de la page blanche qui ont transmis avec sincérité leurs ressentis personnels, les récits et des témoignages des événements qui ont affligé le Burundi.

Ezéchiel Misigaro

 

Dossier> Au cœur de la lecture

Une information qui édifie

Le livre est un instrument qui vous permet d’accéder à un savoir sans toutefois être à côté de quelqu’un qui vous enseigne. Quand vous lisez, vous avez un savoir qui n’est pas du mensonge. Pour cela, la lecture permet à la société de changer, de se transformer. Il s’agit d’une base solide du développement mais également de la paix. Plus les gens lisent, plus ils quittent l’obscurantisme et embrassent la lumière, l’humanité. Tels sont les propos de Joseph Butoyi, président de l’Association des écrivains du Burundi.

03AB01Selon Nicodème Nyandwi, chef de service archives et bibliothèque nationale, l’intérêt de la lecture que ce soit pour les jeunes ou les adultes, c’est pour qu’ils soient au courant de ce qui se passe autour d’eux.

Les raisons du désintéressement à la lecture
Pour Joseph Butoyi, les Burundais aiment écouter ce que les gens racontent. Ils n’aiment pas prendre un livre pour essayer de lire eux-mêmes. Ils se contentent des «on dit». Il s’agit de choses qui n’ont pas de sources. Aussi, les parents ne donnent pas un bon exemple aux enfants». C’est un problème culturel dans la mesure où les gens n’ont pas cette culture de lecture. La culture de la médiocrité fait que les gens ne sont pas encouragés à améliorer leurs connaissances notamment par la lecture.
La deuxième raison est que les livres coûtent cher alors que c’est un instrument pédagogique. « Pour l’éducation des enfants, la pédagogie, on ne devrait pas taxer ce genre de produits », a-t-il déploré. La troisième raison est liée au fait qu’il n’y a pas de bons livres. Pour lui, durant le cursus scolaire, les livres contiennent des histoires qui ne concernent pas les réalités de notre pays. Ce qui fait que les gens sont souvent désintéressés.
Mais aujourd’hui, on remarque un engouement à la lecture quand il s’agit d’un livre qui reflète notre réalité. M.Butoyi se réfère à son livre intitulé «Les femmes battues» pour lequel il reçoit des messages d’autres écrivains mais aussi des lecteurs qui ont été intéressés par ce livre.
L’autre raison évoquée par cet écrivain est que les lecteurs ne sont pas motivés. Et pourtant, quand on ne lit pas beaucoup, on ne peut pas prétendre écrire. Avec le projet « biblio malle » où des malles de livres donnés tour à tour aux établissements scolaires et où des prix sont prévus pour les élèves. Joseph Butoyi recommande d’encourager les gens à aimer la lecture. Concernant le milieu scolaire, M.Butoyi a indiqué que les élèves sont paresseux, peut-être que les enseignants ne leur forcent pas à lire ou ne leur montrent pas l’intérêt de la lecture. L’autre problème est qu’il n’y a pas tellement de bibliothèques.
On peut faire par internet la lecture des livres ou acheter des livres physiques surtout que l’internet offre une possibilité de pouvoir accéder aux livres à peu de frais.

Les bibliothèques sont relativement fréquentées
Nicodème Nyandwi a fait savoir que les bibliothèques dont dispose notre pays sont relativement fréquentées, peut-être plus fréquentées dans la capitale qu’à l’intérieur du pays car c’est à Bujumbura qu’ il y a assez de gens instruits, où se trouvent des fonctionnaires. Pour le cas de l’intérieur du pays où on trouve très souvent les centres de lecture et d’animation culturelle et les bibliothèques scolaires, la fréquentation n’est pas très grande dans la mesure où il n’y a pas assez d’intellectuels, même s’il y en a, ils préfèrent vaquer à d’autres activités plutôt que de s’adonner à la lecture.
« Il n’y a pas beaucoup d’engouement de nos fonctionnaires pour la lecture. Avec le temps, la tendance va changer », a précisé M. Nyandwi.

Inciter les gens à lire
Cela est dû au manque d’intérêt provenant du fait qu’ils n’ont pas souvent de quoi lire. Par exemple, sur une période de deux ans ou de dix ans, les livres sont toujours les mêmes dans les bibliothèques, il n’y a pas de nouveautés, de nouvelles acquisitions, si bien que la population potentielle finit par être découragée.
Egalement, la population burundaise est à 80% analphabète pour dire que ce n’est pas donné à tout le monde. Il s’agit d’une petite tranche de la population qui a eu accès à l’instruction pour pouvoir fréquenter les bibliothèques. Aussi, la population burundaise est toujours au stade de l’oralité. L’autre point est que les gens n’ont pas toujours accès aux bibliothèques. Si on pouvait les implanter dans les différentes agglomérations, cela contribuerait peut-être à cultiver ce goût de la lecture au sein de la population, d’après Nicodème Nyandwi.

La production burundaise n’est pas suffisante
M. Nyandwi a aussi indiqué que la production burundaise pose un problème car elle n’est pas suffisante. La preuve étant qu’au Burundi, il n’y a pas assez de livres, d’ouvrages qui soient publiés comme ailleurs dans d’autres pays. Des écrivains, des auteurs, il y en a, mais comme ils n’ont pas de débouchés pour leurs œuvres, cela freine la production littéraire. S’il y avait une forte demande en termes de lecture, cela pourrait encourager les écrivains à produire davantage, a-t-il souligné. Le livre coûte très cher et si on veut le produire, l’écrivain s’adresse très souvent aux maisons d’édition spécialisées de l’étranger. Une fois arrivé au Burundi, le prix est élevé et le livre n’est pas accessible à la population.
Pour lui, l’internet constitue actuellement un défi pour le livre mais aussi pour les archives car avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, il y a des documents virtuels. Même les archives subissent des conséquences de cette situation. « Nous devrions voir comment essayer d’évoluer et constituer des archives virtuelles », a signalé M. Nyandwi.

Connaître les besoins du lecteur
D’après Nicodème Nyandwi, les bibliothèques doivent intéresser leur audience en allant au devant de cette audience pour connaître ses besoins. Pour cela, il faut diversifier la documentation, multiplier les bibliothèques et les centres de lecture. Il faut également y affecter des techniciens, des professionnels afin de les animer. Des locaux bien aménagés sont importants car le lecteur va dans une bibliothèque non seulement pour y acquérir des connaissances, c’est aussi un espace de loisir.

« Ceux qui fréquentent notre centre sont tout le temps occupés par la lecture »
Le centre d’information des Nations Unies est la première agence Onusienne opérationnel au Burundi depuis les années 1961. Chargée d’informer sur les activités des Nations unies dans le monde, ce centre dispose de l’une des bibliothèques les plus fréquentées de la capitale Bujumbura avec un effectif de 2 000 à 2 300 lecteurs par mois comme le précise Balthazar Nimbeshaho, responsable de la bibliothèque.
La majorité des lecteurs est composée d’étudiants et de chercheurs qui pour des besoins immédiats, sont à la quête de telle ou telle autre information. Les ouvrages parlant des droits de l’Homme, des sciences sociales et de développement communautaire, ceux de l’économie et des relations internationales sont les plus consultés de la bibliothèque. Le centre offre également le service internet qui facilite les recherches sur différents sujets. Les journaux nationaux constituent selon notre interlocuteur, la deuxième source d’information après les ouvrages ci-haut cités.
Entre autres missions de l’agence, c’est la sensibilisation des populations des Nations unies et ses apports dans le développement du monde en mettant un accent particulier sur le respect des droits de l’Homme. « Ceux qui fréquentent notre centre sont tout le temps occupés par la lecture », affirme M. Nimbeshaho.

Orientation des lecteurs selon leurs besoins
Pour M. Nimbeshaho, l’autre activité et non la moindre, consiste à orienter les lecteurs selon leurs besoins. « Nous sommes satisfaits du nombre de visiteurs selon notre capacité d’accueil », souligne le responsable du centre d’information des Nations unies au Burundi. Cependant, il indique qu’un bon nombre de lecteurs ne savent pas que l’accès à ce centre est gratuit, une des raisons qui expliquerait, selon lui le peu d’affluence. « Ce n’est pas souvent que les quatre cents places assises soient entièrement occupées ».
Des films suivis de débats sont également projetés dans des écoles. Il s’agit, dit-il, des films en rapport avec les activités onusiennes pour des occasions particulières pour prévenir contre la déshumanisation des gens qui conduit vers les crimes internationaux comme le génocide. C’est aussi pour rehausser le niveau d’expression et améliorer le vocabulaire des jeunes élèves. Le centre d’information des Nations unies distribue des livres à ses partenaires en cas de disponibilité. Il s’agit, entre autres, des manuels de rapports des agences des Nations unies, des livres se rapportant auxdroits de l’Homme, des livres d’économie ainsi que ceux se rapportant au développement social.

La lecture constitue une valeur ajoutée
« La lecture présente plusieurs avantages», dit Gilbert Ntahorwamiye responsable du service rédaction au sein de la direction de la documentation à la Direction générale des publications de presse burundaise. La lecture permet l’ouverture des horizons, d’esprit et de la culture. Avec la lecture, on peut, dit-il, suivre le Moyen-âge à travers le livre, suivre les idées d’un philosophe X qui a vécu sur d’autres continents à d’autres époques, être au parfum des cultures diverses alors qu’on est à mille et un kilomètres, rien qu’en consultant un livre. Elle permet en outre d’avoir des connaissances complémentaires à celles du cursus scolaire et universitaire. « Pour enrichir son vocabulaire, il n’y a pas d’autres voies que la lecture », indique M. Ntahorwamiye.
Pour lui, quand on lit des livres recommandés, écris suivant les règles de l’art par des scientifiques, on a une information sûre qui n’est pas de l’opinion ni de la rumeur, mais une information véridique de nature à édifier le lecteur. La lecture constitue une valeur ajoutée au niveau des connaissances acquises aussi bien à l’école ou que dans la vie professionnelle.

Adapter le contenu aux besoins
Ayant servi longtemps dans la presse écrite, M. Ntahorwamiye reste sur sa soif quant au nombre de tirages des journaux locaux dont notre quotidien Le Renouveau. Il indique que certains journaux sont vieux d’une trentaine d’années, ce qu’il considère comme toute une génération. Tenant compte de la population burundaise estimée autour de dix millions, il considère que le tirage local n’est pas proportionnel à cette dernière. Evoquant les raisons de cette faiblesse, il pense que la cause majeure du manque d’intérêt pour la lecture des journaux serait liée au contenu inadapté aux besoins du lecteur.
L’information est une marchandise dont la vente dépend de sa qualité et des besoins du marché d’écoulement. Une étude du lectorat s’avère aux yeux de notre interlocuteur, un impératif pour connaître ses besoins afin d’adapter le contenu aux besoins. Partant d’un exemple du journal Le Renouveau, M. Ntahorwamiye fait remarquer que l’introduction de la rubrique sport a permis aux jeunes, souvent moins intéressés par la politique, de trouver leur place dans le sport et la culture.
Pour ceux qui pensent que les Burundais n’ont pas la tradition du livre, M. Ntahorwamiye trouve que cette affirmation n’est pas fondée sur la réalité. Il suffit que le manuel réponde aux aspirations du lecteur, car pour un médecin spécialiste en cardiologie, c’est par amusement, qu’il lira un Voltaire, mais par besoin qu’il s’intéressera à un manuel de la chirurgie cardiaque. A ce sujet, « Il ne suffit pas de pondre des articles sans penser au lectorat », dit M. Ntahorwamiye qui, parlant de la presse, trouve en guise d’exemple, que des articles en rapport avec les maladies chroniques qui font rage dans une catégorie de la population intéresseraient plus. Le parle-moi docteur est un volet plus documenté par des sources appropriées bien carrées en la matière, très intéressant pour un effectif non négligeable de lecteurs et surtout ceux qui ont un âge avancé.

Il faut définir la politique du livre
« Ijwi ry’Abanyaruyigi » est un feuilleton qui s’est très bien vendu, il y a une dizaine d’années, bien aimé par les lecteurs car il parlait des spécificités de la région de Kumoso », dit M. Ntahorwamiye pour appuyer l’argument d’adaptation du contenu au besoin. Les faits divers de cette région, passant des pratiques obscurantistes comme le fétichisme et la sorcellerie, les pratiques agricoles de la région et les manières de vivre typique à la province de Ruyigi et la région tout entière, attiraient les gens de la région qui se retrouvaient dans leurs réalités. Pour cet homme de médias, il appartient aux intellectuels, académiciens et aux hommes politiques de trouver ce qui correspond aux vœux de la population burundaise et du lecteur burundais. Ce ne sont pas les Burundais qui sont foncièrement inadaptés à la lecture, mais il faut définir la politique du livre et surtout trouver le contenu adapté au contexte local.
Les exemples sont légion pour prouver que les Burundais ne sont pas forcément ignorants en matière de lecture, poursuit M. Ntahorwamiye. Il parle du journal Kanura burakeye qui fut un journal de l’opposition le plus vendu au Burundi à la veille du multipartisme car les Burundais aspiraient aux changements qu’incarnait le médium après tant d’année de monopartisme caractérisé par les coups d’Etat.
Par rapport au niveau de formation de la population burundaise, M. Ntahorwaniye trouve qu’il y a de la matière indigeste par rapport au niveau de formation. Selon lui, donner un livre qui parle de Carl Marx ou de Socrate, à un paysan, sauf pour meubler le temps, ce livre ne pourra pas attirer sa curiosité. Il faut, à un niveau très élevé des sujets musclés et du sujet facile à aborder pour un niveau moyen, dans un style facile à aborder.

Lecture par obligation
Les étudiants sont obligés, tout comme les chercheurs, de citer des sources autorisées au cours de leurs travaux. Cela explique pourquoi cette catégorie constitue la grande partie des lecteurs. Ce sont également les chômeurs et les sans emplois qui cherchent les appels d’offres d’emploi qui passent beaucoup de temps à lire et à chercher. Mais aussi, il faut, dit Gilbert Ntahorwamiye, comprendre la lecture comme un plaisir au même titre qu’aller au match de football dont l’accès demande peu de moyens qui ne sont pas toujours disponibles dans le contexte de pauvreté. Des gens préfèrent économiser pour d’autres fins que la lecture.
Quant à la nouvelle technologie liée à l’Internet qui viendrait supplanter le support papier, M. Ntahorwamiye parle par contre de la complémentarité car souligne-t-il, on avait cru que l’invention de l’imprimerie allait supplanter les crieurs mais par contre il l’a modernisé par les sirènes et les mégaphones. Il trouve que le support papier garde sa valeur et qu’il ne peut être valablement remplacé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Voies pour encourager la lecture
Le président de l’Association des écrivains du Burundi propose l’instauration d’une politique qui favorise la lecture comme la détaxation des livres. Il faut aussi encourager tout le monde à aimer la lecture et à ce propos, il a surtout insisté sur les parents car si ces derniers lisaient, ils donneraient un bon exemple aux enfants car ces derniers aiment imiter. Egalement, il faut initier des prix et des concours pour encourager la lecture. Quand le lecteur lit un livre, il a le temps de feuilleter et de revenir sur ce qu’il a lu et faire une méditation. Et cela faciliterait de faire passer le message à la population.
Yvette Irambona
Charles Makoto

 
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