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Présidence de la République > Conseil des ministres de deux jours

Le projet de décret portant réorganisation du Secrétariat exécutif permanent du Conseil national de lutte contre le sida (SEP/CNLS), un des points à l’ordre du jour

 

Sous la présidence du chef de l’Etat, le Conseil des ministres s’est réuni, le mercredi 11 mai 2016. Les membres du gouvernement ont étudié et analysé différents projets de loi et de décret dont le projet de décret portant réorganisation du Secrétariat exécutif permanent du Conseil national de lutte contre le sida (SEP/CNLS).

 

DSC 2341Comme l’indique le document reçu de la part du secrétariat général du gouvernement, le Conseil des ministres a étudié le projet de loi portant ratification par le république du Burundi de l’accord de financement pour le projet d’urgence pour la résilience des infrastructures au Burundi qui a été présenté par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement.
Le même document indique qu’il ont également étudié le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord de don n° D0470-BI entre le république du Burundi et l’Association internationale de développement (Ida) relatif au financement additionnel du projet de mise en réseau des laboratoires de santé publique des pays de la Communauté est-africaine, signé à Bujumbura le 1er avril 2016; le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord de don n° D0449-BI entre la république du Burundi et l’Association internationale de développement (Ida) relatif au financement du projet de renforcement des capacités institutionnelles pour l’efficacité gouvernementale (PRCIEG), signé à Bujumbura le 1er avril 2016 ainsi que le projet de décret portant fixation des plafonds des engagements des dépenses du deuxième trimestre 2016. Ils ont été présentés par le ministre des Finances, du budget et de la privatisation
Au cours de cette réunion, il s’agissait aussi d’analyser le projet de décret portant déclaration provisoire d’utilité publique le terrain destiné à accueillir les infrastructures hydrauliques, qui a été présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme ; le projet de décret portant réorganisation du Secrétariat exécutif permanent du Conseil national de lutte contre le sida (SEP/CNLS) présenté par la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida; la note relative à la clôture du Projet des travaux publics et de gestion urbaine (PTPGU), présenté par le ministre des Transports, des travaux publics et de l’équipement et la note relative à la stratégie pour éliminer la dépendance du budget de l’Etat à l’aide extérieure qui a été présentée le ministre des Finances, du budget et de la privatisation.

Astère Nduwamungu

 

CEA> La promotion de la langue kiswahili au Burundi

«Le changement de mentalité au-delà de toute chose»

 

Le kiswahili est une langue qui n’est pas beaucoup parlée au Burundi. Sans compter qu’il n’y a pas longtemps, parler le Kiswahili dans certaines régions du Burundi était un sacrilège. Or, le Burundi fait partie de la Communauté est-africaine, laquelle Communauté utilise cette langue. C’est dans ce cadre qu’une commission du Kiswahili au sein de la Communauté vient d’être créée pour faciliter l’intégration avec l’accompagnement de cette langue. Cela serait un avantage pour la communauté sur le plan socio-économique et politique car au monde entier aujourd’hui, on retrouve des gens qui communiquent facilement en Kiswahili. C’est du moins ce qui ressort de la réunion qui a été rehaussée par la présence du secrétaire exécutif de l’East african kiswahili commission (EAKC).

 

DSC00390Dans son discours d’ouverture de la réunion, le secrétaire permanent au ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté-est africaine, Jean Rigi, a montré combien le Burundi est engagé dans les initiatives d’intégration de la communauté. Malgré les défis liés à la propagation de la langue kiswahili au Burundi, M. Rigi fait savoir que l’intégration régionale est un processus. Il donne espoir en disant qu’il est temps de comprendre que la langue Kiswahili, si elle est exploitée, renferme des potentiels sur le plan social, économique et politique. Selon M. Rigi, cette commission vient à point nommé. C’est le moment d’établir et d’opérationnaliser les activités de l’EAKC. Entre autres aussi encourager et développer une collaboration mutuelle entre les conseils nationaux sur la langue kiswahili et les autres organisations des gouvernements de la Communauté, veiller à ce que dans tous les domaines de la vie du pays, on y trouve du kiswahili, renforcer les associations régionales et nationales de la langue kiswahili, etc.
Pour cela, la Commission a besoin de s’armer d’outils nécessaires pour la réussite de ses activités. Cela aidera à atteindre les objectifs de la Communauté est-africaine en rapport avec l’intégration régionale. Le secrétaire permanent au ministère à la présidence chargé des Affaires de la Communauté Est africaine indique que la tâche incombe à ladite Commission. Pourquoi ne pas faire du kiswahili une lingua franca de la Communauté. Selon M. Rigi, le gouvernement du Burundi s’est engagé à soutenir les projets en rapport avec l’intégration.

Effacer les mentalités erronées

Le secretaire exécutif de l’EAKC, Kenneth Simala a fait savoir que même si la Communauté est encore nouvelle, il s’avère qu’elle a des outils pour démarrer ses activités. En effet, des défis en rapport avec les mentalités de certains Burundais sont nombreux. Au moment où la langue kiswahili est là depuis l’époque de la colonisation, il s’est avéré que les comportements des colonisateurs comme « Rumariza » ont découragé la propagation de cette langue. Sans oublier que la conquête du Burundi par différentes religions (catholique et Islam), en sont aussi la cause. Les Burundais doivent donc changer de mentalité, car les temps sont révolus.
Pour que la promotion du Kiswahili soit efficace, les Burundais et tous les peuples de la Communauté doivent comprendre qu’elle est un atout au point de vues échanges commerciaux, sociaux et politiques. On s’ouvre au monde, car aujourd’hui, presque le monde entier parle kiswahili. M. Simala recommande que des recherches soient poussées et qu’on aille loin jusqu’à écrire des livres et des mémoires de fin d’études en kiswahili. Il recommande aussi qu’il y ait rencontres entre des gens venant de tous les coins de la Communauté pour échanger sur la question.
Blandine Niyongere

 
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