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Tourisme>Etat des lieux du secteur au Burundi

Des infrastructures devraient être érigées pour accroître le nombre de touristes

 

Par sa situation géographique, le tourisme au Burundi dispose d’un potentiel extrêmement appréciable  avec des aires protégées, des réserves naturelles, des sites historiques, avec de nombreux lacs. Ces sites touristiques enregistrent un manque d’infrastructures pour accueillir les touristes dans de bonnes conditions. Ce secteur devrait être privilégié car il est un des secteurs clé qui pourrait contribuer au développement de l’économie

 

DSC09477Au cours de notre visite dans la province de Rutana, plus précisément dans les communes Musongati et Mpinga  Kayove où se trouvent les failles de Nyakazu et les chutes de Mwishanga, nous nous sommes persuadé que le pays dispose d’importantes ressources de revenus. Pour assurer l’accroissement du nombre des touristes et l’accumulation de revenus significatifs, le gouvernement a adopté une Stratégie nationale de développement durable  du tourisme. Cette stratégie offre une opportunité unique pour démarrer une phase nouvelle de mise en  valeur des sites qui sont reconnus parmi les patrimoines culturels mondiaux. Cependant, il existe plusieurs sites qui pourraient favoriser le tourisme, mais par manque d’infrastructures hôtelières sur  ces sites, le nombre de touristes a connu une évolution lente.

Le Burundi possède des sites touristiques très importants

Pour  bien éclairer les hommes d’affaires qui pourraient investir dans le domaine du tourisme, le quotidien Le Renouveau a préféré vous  citer  certains sites jugés très importants. Il s’agit,  entre autres,  des réserves naturelles, des aires protégées et des lacs et rivières, comme le lac Tanganyika qui abrite des espèces rares comme le Ndagala.  Il y a aussi la source du Nil, les musées, les espèces rares et les autres traits caractéristiques  du Burundi ancien, dont les domaines royaux. En dépit du manque d’infrastructures nécessaires pour accueillir les touristes qui viennent visiter l’intérieur du pays où se trouvent les sites ci-haut cités, le pays dispose actuellement d’une centaine d’hôtels qui répondent aux normes internationales. Cela s’est expliqué par la prépondérance des conférences nationales et internationales qui sont organisées dans certaines de ces infrastructures. Un autre élément qui mérite d’être noté est que le tourisme constitue  l’un des facteurs  qui ont des effets positifs. Ces derniers ont été ressentis lors des présentations touristiques du Burundi aux foires internationales du tourisme, organisées à Berlin, en Allemagne et à Moscou en Russie où le pays a décroché le prix du meilleur exposant au niveau mondial.
Appolinaire Nimubona

 

DOSSIER > La non participation du Burundi au championnat de basketball, zone V

« La fédération devra s’expliquer »

 

L’équipe nationale de basketball du Burundi n’a pas participé aux éliminatoires de la zone V de l’AfroBasket et des jeux africains alors qu’elle avait confirmé sa participation. C’est une faute selon les textes régissant la Fédération internationale de basketball (Fiba) sanctionnée par une amende à hauteur de vingt-neuf mille $. Les représentants des clubs et associations interrogés déplorent le manque d’information à ce sujet et demandent à la fédération et au ministère ayant en charge le sport de se déployer pour éviter le pire. Quant à la fédération, elle demande audit ministère d’inclure l’amende dans le budget de l’année prochaine. Pour le ministère, la fédération devra expliquer comment elle a confirmé la participation de l’équipe sans avoir la certitude d’avoir le financement.

 

DSC00510Du côté du club Urunani, Pierre-Claver Baregeranya, président de ce club, a souligné qu’ils ont appris avec beaucoup de regret que le basketball burundais est sanctionné pour la non participation des équipes nationales aux compétitions qui ont eu lieu en Ouganda. Si on dit équipe nationale, cela veut dire tout le pays. « Que cela tombe sur nous comme une douche froide, cela me paraît un peu anormal. La hauteur de l’amende est très excessive. Je considère que c’est très élevé mais aussi, c’est anormal que nous n’avons pas été mis au courant de la hauteur de cette amende. Peut-être que si le ministère avait été informé à temps, ils auraient tout fait pour que le Burundi réponde présent. La réponse devrait provenir des organes dirigeants du basketball », a-t-il précisé. Pour lui, il faut gérer cette question de façon urgente pour qu’il n’y ait pas de blocage plus tard.

Vulgariser les textes et informer les concernés

M.Baregeranya souhaite avoir un peu plus de lumière sur les textes qui instituent cette amende,  car, dit-il, notre fédération doit en être au courant ». Il a suggéré qu’à l’avenir, ces textes soient vulgarisés ou cette information soit donnée à tous les décideurs pour que chacun sache le risque que le pays court s’il n’y a pas de participation. Ce cas ne va pas les décourager, leur souhait étant qu’on puisse assainir cette situation. Il demande au ministère de disponibiliser les moyens chaque fois que les jeunes doivent aller représenter le pays, mais aussi de chercher les moyens de construire un terrain adéquat.
Selon Pierre-Claver Baregeranye , la situation du club Urunani est bonne que ce soit au niveau du pays et même au niveau  régional, « c’est-à-dire que nous sommes champion du Burundi plusieurs fois de suite. Nous sommes aussi maintenant trois fois successives champion de toute la région. C’est un grand honneur pour le pays et pour notre équipe. Je dois être fier des réalisations de mon club », a-t-il déclaré.

Le niveau du basket burundais est appréciable mais les problèmes ne manquent pas

Pour M. Baregeranya, le niveau du basket burundais se porte très bien au regard des résultats que nous avons atteints ces dernières années. « Nous sommes champion de toute la région, et au niveau des clubs.  Nous avons livré quatre finales et nous en avons gagné trois en l’espace de quatre ans». Au niveau continental, il y a encore beaucoup de choses à apprendre parce que les moyens font défaut au club Urunani. «Nous n’avons pas les moyens qu’il faut pour que nos joueurs puissent travailler comme le font les autres. Au niveau continental, ce sont des professionnels et nous, nous sommes des amateurs mais, des amateurs qui ont un niveau très respectable ». Aussi, ils travaillent dans des conditions assez difficiles (pas de terrains couverts, souvent pas de ballons ni de chaussures, même pas beaucoup de bienfaiteurs).

Le sport se développe grâce aux privés

Le président du club Urunani demande un soutien du gouvernement, mais aussi aux initiatives privées de s’intéresser à ce sport. Ailleurs, le sport se développe grâce aux privés car on passe par le sport pour se faire de la publicité et faire connaître son nom. En guise d’exemple, sur leurs maillots, pour les grandes équipes européennes, il y a des noms de grandes entreprises. « Si nous étions sponsorisés par une grande entreprise, je suis sûr qu’il y aurait moyen d’aller loin. Mais, aujourd’hui, nous vivons des maigres cotisations de nos membres. Ce qui est vraiment insignifiant », a déploré Pierre-Claver Baregeranya
Les perspectives du club Urunani concernent  tout le pays car il doit à ce titre (en tant que champion régional), représenter toute la région au niveau de la coupe d’Afrique des nations de basketball. Pour M. Baregeranye, c’est un calendrier qui est déjà connu et ce ne sera pas la première fois qu’Urunani représente la région et le Burundi. A cet effet, ce club l’a fait l’année dernière en Tunisie et l’année d’avant au Maroc. « Notre projet imminent pour la suite est de représenter la région au niveau de toute l’Afrique ».
La fédération et le ministère en charge du sport devraient se mettre ensemble dorénavant pour voir ce qu’il faut répondre pour ne pas se voir infliger d’amendes aussi lourdes comme celles-là, et qui empêchent à notre jeunesse de s’exprimer.

L’amende exigée peut sauver l’image du pays

DSC06394Presque tous les sportifs qui devaient représenter le pays viennent de l’Association de basketball de Bujumbura. Zacharie Nzeyimana, président de cette circonscription a indiqué qu’au niveau de l’association, ils ont été indignés de cette décision. « Cette mesure sanctionne essentiellement les athlètes qui souvent prestent pour avoir des ambitions d’aller représenter le pays et surtout qu’on vient d’être champion de la zone V au niveau des clubs. C’est quelque chose qui nous a surpris parce que nous avions appris que les préparatifs se déroulaient bien et nous n’avons pas été informés pour quels mobiles notre pays n’a pas participé. Nous savons en même temps que nous agissons dans un contexte financier assez précaire puisque nous savons de quelle manière nos deux clubs champions ont pu participer au niveau de la zone V à Mombasa», a-t-il dit.
Selon Zacharie Nzeyimana, les conséquences de ces punitions sont d’abord internationales car, le Burundi aura l’image d’un pays qui ne participe pas et tout le monde sera pénalisé. « Il y a des questions qu’on devait se poser. Par exemple l’opinion internationale ne sait pas nécessairement si les fonds qu’on utilise pour participer sont ceux du gouvernement ou d’un bailleur extérieur. La mobilisation des fonds devrait être une stratégie proactive faite longtemps avant d’être coincé du fait qu’on a pensé à une seule source de financement. Cette mobilisation devrait être permanente pour que l’image du pays soit maintenue», a-t-il dit. M. Nzeyimana a mentionné que cette amende exigée peut sauver l’image du pays et qu’elle est facilement mobilisable sous d’autres cieux si on a une même vision. « Je trouve que la conséquence est surtout désastreuse pour les sportifs qui risquent de passer des années sans prendre part aux compétitions internationales.», a-t-il souligné.

Les sanctions étaient évitables

Selon nos interlocuteurs, ce genre de situation n’est jamais une surprise et on aurait pu éviter d’en arriver aux sanctions. « D’abord, quand on prépare un événement international, il faut prendre suffisamment de temps et la préparation n’est pas que la mobilisation des ressources. Il y a aussi les exigences administratives de la Fédération internationale de basketball, les préparatifs techniques par rapport aux entraînements des joueurs, les délais qu’on doit respecter... Ce n’est pas une surprise de voir que notre équipe ne participe pas. Nous savons que d’autres fédérations notamment de judo, de natation, de handball envoient des représentants dans différents pays. Est-ce qu’elles ne puisent pas au même ministère ou ne demandent pas aux mêmes partenaires techniques et financiers les fonds? Peut-être que le mécanisme de préparation de ce tournoi international connu n’a pas eu suffisamment de temps, d’attention souhaitée et de convergence de la part des décideurs puisqu’il semble que jusqu’à l’avant-dernière journée, l’équipe burundaise était sur la liste des participants», a expliqué le président de l’Association de basketball de Bujumbura. Il a ajouté qu’il est dangereux d’aligner une équipe quand on sait qu’elle peut ne pas avoir de fonds pour participer. « Je me demande qui aurait eu l’autorisation de confirmer à la Fiba d’aligner l’équipe nationale burundaise sans détenir toutes les informations et tous les moyens nécessaires. Le problème n’est pas seulement qu’on n’a pas participé mais aussi qu’on a communiqué qu’on allait participer alors qu’on n’avait pas de garantie pour la participation. Et si on savait qu’on n’allait pas participer, il aurait été souhaitable de le faire dans les délais pour éviter d’être sanctionné», a-t-il conseillé.
Toutefois, il a précisé qu’il a un sentiment d’optimisme quant au dénouement de cette situation. «Nous nous disons qu’au niveau du ministère de tutelle et de la fédération, cette situation n’est pas ordinaire. Nous espérons que chacun se déploie pour analyser la décision et gérer la situation pour éviter qu’on soit dans le pépin comme on dit», a-t-il indiqué.

Les sanctions sont tombées

DSC06972Selon le président de la Fédération de basketball du Burundi, les sanctions sont déjà tombées. « Nous avons reçu une lettre officielle. Donc les sanctions sont là. Nous devons payer l’amende comme c’est prévu par les textes qui régissent la Fiba. La balle est dans notre camp si nous voulons continuer d’envoyer nos joueurs se comparer à ceux de la région et du monde», a indiqué Herman Ndayisaba. Il a souligné que ces sanctions sont pour le moment financières.
Selon une correspondance, Léa Kane de la cellule technique de la Fédération internationale de basketball, Fiba Afrique a adressé au président de la fédération burundaise. Il est inadmissible de recevoir la correspondance relative à la non-participation des équipes burundaises masculine et féminine à la compétition d’une ampleur de la Fiba Afrique qu’est l’Afrobasket un jour après la compétition. «Ainsi, conformément au Règlement unifié des compétitions (RUC), toute fédération qui aura donné son engagement définitif pour participer à une compétition et qui ne sera pas présente sera considérée comme s’étant retirée de la compétition. Dans ce cas, cette fédération devra verser à Fiba Afrique une amende de quinze mille dollars dans le cadre d’une session pour les masculins et douze mille dollars dans le cadre d’une session pour les féminins», lit-on dans la correspondance. La même source précise que la fédération devra verser les frais d’engagement, les licences encadreurs et joueurs à la Fiba.
« Si le Burundi peut payer ce montant, il n’y a pas de souci. Donc nous pouvons continuer, mais si on ne le paye pas, nous serons exclus de toutes les compétitions internationales de basketball», a expliqué M. Ndayisaba. Il a tranquillisé l’opinion que nous sommes encore dans les délais de payer « L’important est de trouver le montant exigé. Est-ce que les autorités sont conscientes ? Est-ce qu’elles peuvent mettre ce montant dans le budget de l’Etat à venir? Cette amende nous pouvons la payer même l’année prochaine. Sinon, il y a une fenêtre de négociation pour payer en deux temps. Nous allons discuter avec les autorités du ministère de tutelle pour s’ajuster par rapport à la situation», a-t-il informé.
Quant aux différents échelons de la famille de basketball du Burundi qui déplorent le non-accès à l’information relative à ces sanctions, le président de la fédération a fait savoir qu’il n’était pas obligatoire d’informer les clubs et les associations étant donné qu’il s’agissait des  sélections nationales masculine et féminine. « Tous les joueurs savaient que le dossier était entre les mains du chef de cabinet du président de la République, ils savaient qu’ils pouvaient participer ou ne pas y aller selon la disponibilité des fonds. Quand il n’y a pas eu de fonds, ils ont été informés. L’argent a fait défaut. Ce n’est pas la fédération ou les clubs qui devaient donner cet argent. C’étaient les fonds du gouvernement à travers le ministère des sports puisque c’est l’équipe nationale qui devait voyager», a expliqué M. Ndayisaba. Il a souligné qu’il ne faut pas jeter le tort à quelqu’un. « Je sais que l’argent est octroyé par le gouvernement mais, il y a seulement un mois, deux équipes ont été envoyées à Nairobi, au Kenya, dans le cadre des éliminatoires des clubs champions. Si les fonds pour l’équipe nationale n’ont pas été disponibles peut-être que les finances étaient très tendues», a-t-il indiqué.

La fédération dénonce des conséquences allant jusqu’à la disparition des équipes  

Le président de la fédération nationale reconnaît aussi que les conséquences de ces sanctions sur la carrière des sportifs et l’avenir du basketball burundais ne sont pas négligeables. « Chaque joueur, quand il joue il entrevoit un avenir, des avantages.Il entrevoit d’éclore au niveau du public burundais et international. Et quand on ne voit pas quelque chose de positive à l’horizon, c’est certain qu’on ne peut pas rester motivé. C’est tout ce qu’on peut perdre au niveau de notre jeunesse. C’est-à-dire qu’il viendra moins d’adhérents et par conséquent moins de public et moins de support financier par rapport aux équipes et ces dernières vont disparaître une à une s’il n’y a pas de motivation de faire des compétitions à l’étranger», a-t-il déploré. Toutefois, il a souligné que le dernier mot appartient au ministère ayant les sports dans ses attributions.
     
La fédération de basket n’a pas informé officiellement le ministère de tutelle

Concernant ces sanctions infligées à l’équipe nationale de basketball, Adolphe Rukenkanya, ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture a indiqué qu’il l’a lu dans les journaux, entre autres dans Net Press et dans le journal Iwacu. Mais, «  le comité de la Fédération de basketball du Burundi ne nous a jamais informé officiellement. J’étais des plus malheureux d’abord, que les équipes nationales ne puissent pas participer à cette compétition. J’avais signifié très clairement aux gens de la fédération qui étaient venus voir le ministère, que nous n’étions plus à mesure de financer cette mission. S’ils pouvaient éventuellement explorer d’autres voies, nous serions très heureux de nous associer à eux ».
Et d’ajouter qu’il a été très surpris de constater que le président de la fédération fait croire aux gens que le ministère avait donné le feu vert pour que les équipes du Burundi soient engagées. « C’est complètement faux. Nous avons exprimé clairement notre incapacité à l’époque, de financer par notre budget alloué aux compétitions sportives internationales cette participation du Burundi ».

La faute revient à la fédération de basketball

Pour le ministre en charge du sport, la faute revient au président de la Fédération de basket  à partir du moment où il n’était pas sûr du financement, il n’avait pas du tout à confirmer la participation du Burundi. Comme dans toute compétition internationale, il y a des délais d’engagement préliminaire et des délais d’engagement définitif. « Tout ce temps est donné aux uns et aux autres pour que les gens qui n’ont pas la possibilité de participer puissent se désengager à temps. Il est malvenu qu’un comité puisse penser qu’il mette la pression sur le ministère en engageant définitivement une équipe. Peut-être qu’il pense qu’en inscrivant les équipes à notre insu, on a des moyens que nous pouvons dégager », a-t-il souligné.

Les fédérations doivent respecter leurs engagements               

Concernant les amendes infligées aux équipes nationales, le ministre Rukenkanya a précisé qu’il n’envisage rien dans la mesure où il l’a appris comme les autres dans les journaux. Aussi, la fédération ne l’a pas informé. Pour cela, elle devra expliquer comment elle a confirmé la participation de l’équipe sans avoir la certitude d’avoir le financement.
Pour palier ce genre de problèmes, les dirigeants des fédérations devraient être mieux formés et informés, d’après Adolphe Rukenkanya. Il y a des procédures administratives dans toutes les compétitions internationales. Quand on confirme une participation, cela veut dire que le comité d’organisation a des obligations vis-à-vis des prestataires de service dans le pays organisateur : les hôtels, les gens qui servent le repas, les transporteurs, etc. En s’engageant définitivement à une compétition, on met le comité d’organisation dans l’obligation de respecter ces engagements vis-à-vis des prestataires de services. C’est la raison pour laquelle des amendes sont infligées aux fédérations qui ne respectent pas leurs engagements.

Planifier de façon rationnelle le budget alloué aux compétitions internationales

DSC00512Le ministre Rukenkanya reste confiant de l’avenir du basketball burundais : « le basket, ce n’est pas le comité exécutif de la fédération. Le basket, ce sont les joueurs, les clubs. Il y a de très bons basketteurs au Burundi. Je tiens à les encourager et à leur dire avec beaucoup de sympathie que j’aurai été le plus heureux du monde que les équipes masculine et féminine puissent représenter notre pays. Egalement, nous continuerons à plaider comme par le passé pour qu’on ait les moyens conséquents afin de faire participer les meilleurs joueurs dans des compétitions sportives nationale et internationale».
Pour ce qui est de la discrimination envers les équipes féminines, Adolphe Rukenkanya a fait savoir que quand les comités fédéraux introduisent des requêtes de financement, ils doivent absolument traiter les filles et les garçons sur le même pied d’égalité.
Le ministre Rukenkanya lance un appel à la fédération et aux clubs de basket en les encourageant d’aller de l’avant et que les difficultés ne manquent pas. A l’avenir, il faudra qu’on puisse planifier de façon rationnelle la ventilation du budget imparti aux compétitions sportives internationales. Ceci permettra aux jeunes filles et garçons les plus performants d’être les mieux traités, et de bénéficier en priorité des appuis financiers accordés au sport burundais.
YVETTE IRAMBONA
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 
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