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FOOTBALL> Coupes africaines des clubs, préliminaire retour

Lydia Ludic Burundi et Messager Ngozi ont fermé leurs valises

 

Messager Ngozi, en coupe de la Confédération, s’est incliné à domicile (0-1) face au Benfica de Luanda, le dimanche 1er mars 2015. Au match aller, la formation angolaise avait gagné par 2 buts à zéro. Pour la ligue des champions, Lydia Ludic a été battu à Luanda (1-0) par Kabuscorp, alors qu’au match aller, à Bujumbura, les deux équipes s’étaient séparées sur un score nul et vierge.

 

DSC 5113Les deux représentants du Burundi en coupes africaines des clubs, Lydia Ludic Burundi et Messager Ngozi, ont tous été écartés des compétitions au tour préliminaire par deux clubs angolais, Kabuscorp et Benfica de Luanda. Messager Ngozi a payé son manque d’expérience alors que Lydia Ludic avait tout simplement gâché ses chances de qualification depuis le match aller à Bujumbura.
Le match entre Messager Ngozi et Benfica de Luanda, qui était prévu le samedi 28 février, a été reporté au dimanche 1er mars consécutivement à une forte pluie qui s’était abattue sur Bujumbura et qui a rendu impraticable le terrain du stade Prince Louis Rwagasore. On a essayé d’évacuer les eaux pluviales mais sans succès jusqu’à 16h15. Après avoir consulté le trio arbitral, le commissaire du match a directement décidé de reporter le match.

Un début timide

Un début de match très timide pour les deux équipes car il a fallu attendre la 9e minute pour voir le premier tir au but par Enock Sabumukama, mais qui n’était pas cadré et la 19e minute où Iddy Museremu, seul devant le portier angolais, rate sa tête au moment où le public était déjà débout. Une minute après, Fatak Ali Intelligent récupère un ballon, au niveau de la ligne de 18 m mais il hésite à frapper alors qu’il était bien placé.
A la 37e minute, belle offensive menée par les joueurs de Messager Ngozi mais la frappe de Cédric Urasenga n’est pas suffisamment appuyée pour tromper le portier angolais. Une minute après, Enock donne un centre à Olivier Bayizere, ce dernier réussit son contrôle orienté de la poitrine et lâche un tir puissant qui sera arrêté en deux temps par le gardien de Benfica.
A la pause, le score était vierge (0-0), une première période légèrement dominée par les joueurs de Messager Ngozi.
Au retour des vestiaires, ce sont les visiteurs qui ont pris le contrôle du match, jusqu’à la 65e minute où Valdo a ouvert le score pour Benfica. A partir de ce moment, le match était terminé et d’ailleurs le public a commencé à sortir du stade, car marquer 4 buts était pratiquement impossible. Les remplacements opérés par l’entraîneur de Messager Ngozi n’ont rien donné et le match s’est terminé sur la victoire d’un but à zéro en faveur du Benfica de Luanda.

Le manque d’expérience

L’entraîneur de Messager Ngozi, Jocelyn Bipfubusa, a laissé entendre, après le match, qu’il n’a rien à reprocher à ses joueurs, indiquant que ces derniers ont pêché par le manque d’expérience. A la question de savoir pourquoi Enock a joué devant la défense alors que d’habitude, il se place toujours derrière les deux attaquants,M. Bipfubusa a répondu que la condition physique de son joueur était trop basse, ce qui n’a pas convaincu les hommes des médias ainsi que le public qui a assisté à cette rencontre.
De son côté, le capitaine de l’équipe, Cédric Urasenga, a félicité ses collègues pour avoir donné ce qu’ils pouvaient donner. “Dans le jeu, il y a la victoire et la défaite, ce n’est pas à moi de dire autrement mais nous avons bénéficié de plusieurs choses dont l’expérience ».

Kazadi Mwilambwe

 

LES ECRITEAUX > Critiques des linguistes

Pour qui écrit-on ?

 

Les écriteaux ici et là, désignant les dispensaires, les hôpitaux, les restaurants ou d’autres lieux publics sont écrits avec une orthographe dans laquelle on ne reconnaît pas le Kirundi ou écrits en français alors que le Burundi a encore un faible niveau d’alphabétisation.

 

DSC01519Selon Ferdinand Mberamihigo, professeur à l’Université du Burundi dans le domaine de la linguistique, il y a des écriteaux dans lesquels on ne se reconnaît pas par rapport à l’orthographe usuelle du kirundi parce que nous n’avons pas de contexte suffisant d’emploi du kirundi. « La deuxième explication est qu’il n’y a pas de norme. Il n’existe pas de règle orthographique officielle du kirundi», a déploré professeur Mberamihigo. Il a fait savoir qu’il y a d’autres fautes de forme dans ces écriteaux car, la structure du kirundi n’est pas maîtrisée et le remède est de mettre de l’importance sur le kirundi. « Tout cela tourne autour des normes et de l’appropriation du kirundi et autour de la compréhension de l’importance de la langue», a-t-il dit.
Il a critiqué le fait que les concepteurs de ces affichages mettent l’importance sur les langues étrangères. « Il y a beaucoup de panneaux qui sont exclusivement en français dans des milieux où presque personne ne parle français. C’est un problème d’aménagement. On communique aux gens qui ne comprennent pas ce qu’on est en train de dire. C’est un problème pour les destinataires de l’information. S’il y a un Européen qui passe par là, il sera informé alors qu’il y a des millieurs de Burundais qui passent sans comprendre ce qui est écrit», a ajouté cette source.
Cet interlocuteur a conseillé que dans le cadre légal, l’installation de ces écriteaux soit bilingue et de cette façon, les consommateurs quotidiens de cette information pourront y avoir accès. « S’il n’y a pas de cadre légal, chacun le fait comme il l’entend et nous débouchons sur le blocage.», a dit Ferdinand Mberamihigo.

Trouver des mots qui ont des sens plus ou moins équivalents à défaut des synonymes

DSC01522Jean Bosco Manirambona, enseignant à l’Université du Burundi, également au département des études africaines, a indiqué qu’en voyant les différentes indications dans les bureaux administratifs et surtout dans les milieux hospitaliers, il se pose des questions. « Pour qui on a écrit cela ? Est-ce que c’est pour la population burundaise ou pour les citoyens burundais ?» s’est-il interrogé. Il a évoqué la notion d’Umunyagihugu qui signifie en kirundi une personne qui ne parle qu’une seule langue, le kirundi et qui est le prototype des Burundais des milieux ruraux. « Rarement associés aux projets de développement, ils vont au moins se faire soigner. Et sur les portes, c’est marqué gynécologue, pédiatrie, la chirurgie, médecine interne, etc. alors qu’il n’y a pas trois pour cent de Burundais qui peuvent lire et comprendre ces écrits», a regretté M. Manirambona.
A la question de savoir si les synonymes de ces désignations sont disponibles en kirundi, il a indiqué qu’il a fait des enquêtes auprès des tradi-praticiens. Ces derniers ont précisé qu’il existe des synonymes pour toutes les maladies. « Même si on ne trouve pas de synonymes, on pourra trouver des mots qui ont des sens plus ou moins équivalents, non seulement en médecine, mais aussi dans tous les domaines. Ceux qui disent que le kirundi est pauvre, ce n’est qu’un prétexte. Je ne suis pas contre qu’on écrive en français mais, il faut qu’à côté il y ait un autre mot en kirundi pour que plus de gens aient accès à l’orientation», a-t-il conclu.
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 
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