Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CULTURE> Les bienfaits de la lecture


Notamment le gain en intelligence et les facilités d’apprentissage

 

aaaaacccjdghj Lire est la façon de prendre un livre et essayer de s’informer à partir de ce qui est écrit. Généralement, on peut recevoir des informations de la part des autres, c’est -à-dire de bouche à oreille et c’est souvent ce qui est fait et aimé par les Burundais. Il s’agit en fait d’une culture de l’oralité. Mais il y a aussi la culture de la lecture qui est venue de l’Europe et qui permet également de s’informer et de gagner beaucoup en connaissance donc par la lecture.

 

 Dans notre pays, les gens n’aiment pas faire la lecture parce que si on analyse, il s’agit d’une culture qui est venu de l’étranger. Mais, il y a d’autres cultures qui proviennent de l’étranger mais qui sont aimées par les gens. Mais, aujourd’hui on trouve que les Burundais n’ont pas adopté cette culture. Plusieurs raisons peuvent être évoquées. Notamment le fait que le livre n’est pas disponible et qu’il coûte cher. Une autre raison à part que les élèves ou même les adultes ont fait la lecture parce qu’ils étaient obligés de le faire au cours de leur scolarité, certains Burundais grandissent sans qu’ils apprennent cette lecture au niveau familiale. Parce que normalement, les enfants grandissent en imitant les autres. Alors si les parents ne lisent pas, les enfants ne liront pas non plus. Cela ressort d’un entretien que Joseph Butoyi, président de l’Association des écrivains du Burundi et en même temps professeur à l’Ecole internationale de Bujumbura a accordé à la rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau.

Les livres qu’on rencontre ne relatent pas réellement des réalités burundaises

Joseph Butoyi a indiqué qu’une autre raison est que les livres qu’on lit à l’école secondaire sont des livres qui relatent des faits soit de l’Europe, soit de l’Afrique de l’Ouest. Dans ces livres, on parle des rivières de la France, de la Belgique, etc. Mais souvent, on ne parle pas des réalités de notre pays. Alors les gens ne sont pas intéressés parce qu’on ne parle pas de leur réalité. Il a précisé que les Burundais aiment écouter les informations qui proviennent des gens mais le problème est qu’ils ne savent pas que ces informations ne sont pas vérifiables.
« Une autre raison qui fait que les Burundais n’aiment pas faire la lecture est qu’il n’y a pas d’émulation au sein des jeunes et des adultes. Normalement, cela est aussi dans le projet de notre association, il faut qu’il y ait émulation, il faut classer les meilleurs lecteurs. On devrait avoir les meilleurs lecteurs au niveau des enfants et des adultes, hommes et femmes confondus. C’est ce qu’on envisage et à ce moment on pourra prévoir des prix pour les meilleures lecteurs de l’année. A ce moment, on créera ce qu’on appelle le dynamisme au sein de la société. Et puis les gens pourraient s’intéresser à la lecture mais aussi aux livres. Il faut que les livres soient disponibles. Dans ce cas, les gens vont les trouver et les acheter. A ce moment, les gens vont gagner doublement en intelligence mais aussi au niveau des prix. Il faut d’abord qu’on encourage les écrivains burundais à parler des réalités burundaises », a fait savoir M. Butoyi.

Le livre est aussi une thérapie et une prévention à certaines maladies

Selon M. Butoyi, les bienfaits de la lecture sont nombreux. La lecture permet généralement aux enfants de réussir, les enfants qui lisent beaucoup sont aussi des enfants qui gagnent en intelligence mais qui également, ont des facilités d’apprendre les mathématiques, la géographie, l’histoire, etc. parce qu’en fait, tout se transmet dans cette langue. « Si vous lisez, vous améliorez votre niveau de connaissance dans les langues. Dans la vie active, vous avez la facilité de rédiger, de faire des rapports pendant que les autres ont des difficultés, vous avez la facilité d’émettre votre idée pendant les conférences, le travail et vous pouvez beaucoup plus avancer par rapport aux autres. Donc, pendant que les autres hésitent, vous avez la facilité de dire ce que vous pensez et finalement de pouvoir convaincre les autres », a insisté M.Butoyi.
Pour lui, le livre est aussi une thérapie et une prévention à certaines maladies. Il permet de lutter contre l’ennui et de prévenir les maladies psychologiques car on peut rencontrer à travers votre livre, une situation qui ressemble à celle que vous vivez et elle peut vous aider à surmonter votre problème.
Si par exemple le soir, au lieu de se présenter dans les cabarets, on fréquente les bibliothèques, il y aurait moins de problèmes liés à l’alcool.

Emelyne Irankunda

 

FEDERATION BURUNDAISE DE KARATE> Stage de perfectionnement technique de l’équipe nationale


Pour améliorer le niveau des karatékas burundais

 

azdvh La Fédération burundaise de karaté (Febuka) a organisé depuis le mardi 25 avril 2017 un stage de perfectionnement technique et de préparation de l’équipe nationale au Dojo de la fédération de Judo. Ce stage est dirigé par deux Sensei: Farid Mohamed Al-Shuhaibi, 7e Dan en Shotokan et Louis Sindayihebura, 5e Dan en Wado Ryu. A la fin de ce stage, il y aura une compétition amicale entre les sélections des équipes de Bujumbura (Burundi), du Sud-Kivu (République Démocratique du Congo) et de Kigoma (Tanzanie) qui aura lieu le dimanche 30 avril 2017

 

Lors de l’ouverture solennelle de ce stage, la Febuka avait invité certaines autorités en l’occurrence l’ambassadeur du Japon au Burundi ; le directeur général des sports ; le conseiller permanent à l’ambassade du Japon au Burundi ; le Secrétaire exécutif du Comité national olympique (Cno) et bien d’autres. Le Président de la Febuka, Sensei Christophe Nkurunziza, fait savoir dans son discours que ledit stage est un grand honneur pour la Febuka en général et pour l’équipe nationale en particulier.

« Nous voulons former un cadre d’éducation des enfants »

Sensei Nkurunziza a adressé ses remerciements aux autorités qui avaient répondu à l’invitation et plus particulièrement au Sensei Farid qui a accepté de quitter Oman pour venir en aide à l’équipe nationale. Il a également remercié aussi l’ambassadeur du Japon qui ne ménage aucun effort pour soutenir la Febuka. Le Japon a fait beaucoup de choses pour que le Burundi participe dans les compétions de Tokyo. Selon Sensei Nkurunziza, le stage est organisé sous le slogan : Tous ensemble pour développer le karaté au Burundi. « Nous voulons former un cadre d’éducation des enfants parce que le karaté contribue beaucoup dans l’encadrement des enfants surtout les jeunes », a-t-il dit.
« La différence entre l’impossible et le possible c’est la volonté », a-t-il ajouté. Si tous les Burundais soutiennent le karaté rien ne l’empêchera de se développer. L’objectif est de développer les capacités et de s’adapter à la nouvelle réglementation de la Febuka, a-t-il poursuivi.
Sensei Farid, à son tour, a fait savoir qu’il se sent très content quand il vient au Burundi pour partager son expérience avec l’équipe nationale de karaté. « C’est comme si je viens dans mon pays natal parce que je suis né au Burundi », dit-il. « J’ai quitté Oman pour venir apprendre aux karatékas burundais le kata et le kumité. Ce qui aide beaucoup lors des compétions ».

Olivier Nishirimbere
(Stagiaire)

 
Ouvrir