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FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI > Championnat national de Ligue A, 7e journée

Vital’0 gagne difficilement devant Messager Bujumbura (1-0) et retrouve la septième place

 

Nouvelle image VLe championnat national de football de Ligue A s’est poursuivi, le week-end du 14 au 15 octobre 2017, pour le compte de la septième journée. La formation de Vital’0, qui a mal débuté le championnat, retrouve petit à petit ses marques. Il s’est imposé par 1-0 devant Messager Bujumbura, un but inscrit sur penalty, douteux, accordé par l’arbitre de cette rencontre à la 74e minute de jeu.  

 

Le match était équilibré entre les deux équipes, la formation de Vital’0 procédant par de longs ballons qui ont été arrêtés net par le bloc constitué par les joueurs de Messager Bujumbura. Le score à la pause était nul et vierge. A la reprise, c’était le même scenario, et il a fallu attendre la 74e minute où l’arbitre a accordé un penalty (douteux et contesté par le public) en faveur de Vital’0. Cette victoire place les mauves-blancs de Vital’0 à la 7e position du classement provisoire.Les équipes et même le public se plaignent de plus en plus de l’arbitrage, car on se souviendra que lors du match qui a opposé Aigle noir et Les Lierres, l’arbitre central avait refusé un but égalisateur pour Les Lierres et qui a fait beaucoup de bruits dans les médias et réseaux sociaux. Le coach d’Inter star se plaint aussi du penalty accordé par l’arbitre en faveur de Flambeau de l’Est lors du match qui a opposé les deux équipes à Ruyigi, le dimanche 15 octobre. Flambeau de l’Est et Olympic star ont profité de leurs matchs à domicile pour s’imposer respectivement face à Inter star (1-0) et Les Lierres (1-0). Olympic star qui réalise trois victoires consécutives se replace à la quatrième position avec 16 points à trois longueurs du leader. Ngozi city, au stade Urukundo de Ngozi, s’est incliné, 0-1, devant Musongati.Pour les autres rencontres qui se sont jouées samedi, Aigle noir a conservé la première place en s’imposant, 2-0, devant Les Jeunes athletics. Lydia Ludic Burundi, après sa défaite face à Aigle noir, a gagné contre Athletico, 2-1, et reste à la deuxième place ex-æquo ave Messager Ngozi, vainqueur de Delta star, 3-0. Les deux équipes comptent 18 points. Et pour le dernier match de cette journée, Flambeau du centre, à domicile, s’est incliné, 0-1, face à Bujumbura city.Au niveau du classement pour les cinq premiers, Aigle noir est en tête avec 19 points, suivi par Lydia Ludic Burundi (2e, 18 pts), Messager Ngozi (3e, 18 pts), Olympic star (4e, 16 pts) et Les Lierres (5e, 13 pts).
Kazadi Mwilambwe

 

ENTRETIEN> La revalorisation du Kirundi

«Que chaque Burundais joue son rôle»

 

DSC01418Selon l’abbé Simon Ruragaragaza, la situation du kirundi n’est pas reluisante. Il a énuméré quelques facteurs qui ont influencé et continuent d’influencer cette situation. Il a interpellé chaque Burundais à jouer son rôle pour rétablir la langue maternelle dans ses droits.  

 

Interrogé sur comment revaloriser le kirundi, l’abbé Simon Ruragaraza a cité cette maxime de Mgr. Ntuyahaga, d’heureuse mémoire selon lui. « Dans la première Constiution du royaume du Burundi, un article disposait que le Burundi avait deux langues, à savoir le kirundi, langue maternelle et le français, langue de travail et de communication avec l’extérieur. J’entends le professeur Ndabambarire conclure son article intitulé « Mémoire sur le cheptel bovin » en disant que, qui aime l’agriculture et l’élevage, aime sa patrie, paru dans le Renouveau du 3 janvier 1992. Il paraphrasait Colbert, Homme d’Etat français sous Louis XIV qui disait que l’agriculture et l’élevage sont les deux mamelles de la France», a-t-il dit.

Le rôle des chercheurs est incontournable pour le kirundi

Il a rappelé que, dix ans avant l’indépendance du Burundi et dix ans avant son ordination épiscopale,  Mgr. Ntuyahaga avait écrit un texte qui devrait servir de référence  dans la littérature et la culture burundaises. « Il s’agit d’un poème en kirundi « Igisha n’igishuka ry’inka ou la rentrée des troupeaux » en français. Le poème fut traduit en français et en anglais, orna les littératures londoniennes et européennes. Sa lettre sur l’orthographie du kirundi fut sujet d’un séminaire et d’âpres discussions dans la littérature, page des savants et chercheurs linguistiques,  non dépourvu de sagacité mi-scientifique mi-politique», a-t-il souligné. Selon notre interlocuteur,  que Mgr Ntuyahaga ait une position en la matière n’est pas étonnant, car à l’époque où il était encore séminariste il sillonnait les environs des séminaires, à la quête des mœurs et coutumes délivrées dans la langue locale.L’Abbé Ruragaragaza a précisé que l’autorité locale administrative doit jouer un rôle dans la revalorisation du Kirundi. « La langue locale avait ses lettres de noblesse chez Joseph Rugomana, 1er président de la Cour d’Appel du Burundi, co-auteur des idées qui cisèlent l’hymne nationale, «Burundi bwacu», a-t-il dit. Il a ajouté qu’on lui doit aussi la traduction des livres dont l’ouvrage de piété communément appelé « l’Initiation de Jésus Christ » sorti du séminaire de Kabgayi, quoique originaire du séminaire du Buhumuza à Muyaga. « Evidemment, on ne peut pas parler du kirundi sans mentionner le véritable savant inventeur de l’autre accent circonflexe (Agatemere kubitse n’akuburuye), directeur de la création de l’hymne nationale « Burundi bwacu », Jean Baptiste Ntahokaja et d’autres chercheurs en herbe tels Denis Bukuru, Abbé Bonja, Nkanira, etc.», a-t-il indiqué.

Il y a des voies de sortie  

Notre interlocuteur a fait savoir que, géographiquement, la Capitale joue un rôle prépondérant dans la situation actuelle du kirundi et les autres villes suivent de près. Selon lui, les moyens de communication, à savoir la presse, la radio, la télévision et surtout les dernières inventions autour de l’ordinateur risquent de véhiculer un mélange étrange de canulars et de vérité. Il a précisé que l’école vient en tête des occasions susceptibles de rétablir la langue maternelle dans ses droits pour une culture en rapport avec d’autres, car, dans l’optique mondialisation, le monde est devenu un grand village dont parle Mac Luhan. « A chaque Burundais de jouer son rôle. J’interpelle chaque famille, chaque responsable d’école, chaque enseignant, chaque fonctionnaire, etc. à jouer son rôle en matière de la revalorisation du kirundi. Il y a quelques années, un missionnaire suisse me disait que les Burundais devraient être heureux du fait que la radio nationale ouvre le matin  et ferme le soir ses émissions par ces pensées : veille Dieu qui nous a fait don de toi, te conserver à notre vénération (16e pensée de l’hymne nationale «Burundi bwacu» traduit en français», a conclu Simon Ruragaragaza.             

Grâce-Divine Gahimbare

 
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