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ENTRETIEN > Centre de lecture et d’animation culturelle

Leur impact est positif notamment sur le rendement scolaire

0aba1Les centres de lecture et d’animation culturelle (Clac), est un programme du ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, exécuté par le Centre burundais pour la lecture et l’animation culturelle. Vingt-deux Clac sont opérationnels mais, il y a un projet  d’ouverture de huit autres  l’année prochaine. Et, le projet de promouvoir la création littéraire est relancé. 


« Aujourd’hui, nous avons vingt-deux Clac éparpillés dans presque toutes les provinces et différentes communes du pays. Ce sont seulement les provinces de Bururi et Makamba qui n’ont pas encore de Clac», a indiqué Léonidas Ndayiragije, coordonnateur national des Centres de lecture et d’animation culturelle. Il a précisé que dans chaque Centre de lecture et d’animation culturelle, il y a deux à trois animateurs qui gèrent quotidiennement le centre. Selon la même source, chaque centre est doté d’au moins 1 650 livres, des jeux de société, des kits sonores dont les télévisions et des rétroprojecteurs. «Chaque centre a le nécessaire pour les activités de lecture et d’animation culturelle», a souligné notre interlocuteur.

Les statistiques enregistrées guident les politiques publiques

Toute personne est enregistrée avant d’entrer pour faire la lecture ou participer aux différentes activités dans le cadre de l’animation culturelle. M. Ndayiragije a expliqué que les statistiques permettent d’évaluer l’impact des Clac dans les différentes localités où ils sont implantés. « Nous devons enregistrer les entrées pour voir à quel degré l’entourage comprend l’importance des centres de lecture. C’est aussi grâce à ces statistiques que le gouvernement peut apprécier l’intérêt de ces centres pour la population afin d’orienter les politiques publiques. Nous avons déjà constaté qu’il y a un impact positif car, les élèves et les écoliers qui fréquentent les Clac, réussissent mieux que les autres», a-t-il dit. Il a fait savoir qu’un centre peut enregistrer plus de mille (1 000) femmes et plus de mille (1 000) hommes visiteurs par mois. Les statistiques des trois premiers trimestres de l’année 2017 montrent qu’il y a une nette augmentation du nombre des abonnés aux Clac et des visiteurs libres. «Nous comptons deux cent-soixante-dix mille cinq cent vingt-sept (270 527) abonnées dans les différents Clacs. Deux-mille huit cent cinquante séances d’animation culturelle ont été organisées et deux cent-seize mille cinq cent trente-trois personnes ont participé à ces séances.

Quant aux utilisateurs des jeux, nous avons enregistré 86 450 individus.  Nous avons remarqué qu’il y a beaucoup d’étudiants, de d’enseignants qui empruntent des livres. Actuellement, les statistiques montent. C’est le fruit de la conjugaison des efforts entre le ministère de tutelle et l’administration pour que la population soit sensibilisée sur l’intérêt des Clac.», s’est réjouit le coordonnateur des Clac. Il a expliqué que les activités d’animation culturelle attirent les jeunes dans les Clac et les animateurs en profitent pour les sensibiliser à la lecture. « Ils viennent pour danser ou pour voir un film et on les informe qu’il y a aussi une bibliothèque pour qu’ils deviennent membres effectifs. Ainsi, nous avons beaucoup d’abonnés», a-t-il dit. Il a mentionné que les jeux de société contribuent aussi à l’intégration des personnes vivant avec un handicap notamment les sourds-muets.  

L’extension est en cours

 Il y avait aussi un projet de promouvoir les écrivains burundais en achetant les livres d’auteurs burundais ou écrits en kirundi pour les mettre dans différents Clacs. Notre interlocuteur a indiqué que ce projet date de 2013 mais qu’il n’a pas encore été réalisé. « Cette année, nous avons relancé le projet. Je pense que dans une année ou deux ans, l’achat de ces exemplaires en kirundi ou écrits par des auteurs burundais aura lieu dans le but de promouvoir la créativité littéraire au Burundi», a-t-il dit. Le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza a émis lesouhait que chaque commune du Burundi soit dotée d’un clac.           

« Nous n’avons pas encore fait une évaluation à court terme mais, nous croyons que son appel a été entendu parce qu’il y a un projet d’ouverture de huit (8) Clac l’année prochaine. Il y a un lot de plus de six mille livres qui nous est déjà parvenu. Nous attendons un autre lot de 16 mille livres. Je crois que, l’extension des Clac que le président de la République a souhaitée est en cours», a-t-il conclu.

Grace-Divine Gahimbare

 

PROVINCE DE GITEGA> Clôture de la semaine dédiée au tambour

Sous le  thème : « Le tambour burundais, pilier de la paix, de la dignité et du développement du pays »

00adLe ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture a procédé, le samedi 25 novembre 2017, en province de Gitega, aux cérémonies de clôture de la semaine dédiée au tambour, organisée sous le  thème « Le tambour burundais, pilier de la paix, la dignité et le développement du pays ».

Les cérémonies marquant cette clôture se sont déroulées dans les enceintes du Musée national de Gitega, et ont été rehaussées par la Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo. Les cérémonies ont débuté par une compétition de dix-huit groupes de tambourinaires provenant des dix-huit  provinces du pays,  après avoir été sélectionnées au niveau de  chaque  province. Chacun de ces différents groupes devait passer devant le public, et essentiellement devant les membres du jury. Signalons que le groupe des tambourinaires de Gishora, qui a représenté la province de Gitega a été élu premier  avec une enveloppe de 1 000 000 FBu. A suivi en deuxième lieu la province de Bujumbura Mairie  avec une enveloppe de 800 000FBu et le troisième était la province de Cibitoke avec  l’enveloppe de 500 000FBu.  Et les quinze provinces restantes ont reçu chacune une enveloppe de 100 000FBu.  Dans son mot d’accueil, le conseiller principal du gouverneur de la province de Gitega, a informé que la paix et la sécurité règnent dans toutes les différentes communes de cette province, affirmant que cela est dû au travail en synergie et de tous les jours de l’administration, des forces de sécurité, de la justice ainsi que des comités mixtes de sécurité. Il a rappelé que  cette province a, depuis longtemps, maintenu la culture burundaise, surtout en matière de la promotion du tambour. Il a terminé en remerciant très vivement les organisateurs de ces cérémonies d’avoir choisi la province de Gitega pour clôturer cette semaine dédiée au tambour.

« Renforcer la culture de notre pays à travers le tambour»

Quant au ministre  ayant la culture dans ses attributions, Jean Bosco Hitimana, il a rappelé que c’est depuis l’année 2014, en France, que le tambour burundais a été  désigné patrimoine mondial par  l’Unesco. « Et cela a donné une  opportunité au gouvernement du Burundi d’élaborer différents textes réglementaires  favorisant la promotion, le développement et la technique du tambour », a précisé M. Hitimana. Ce dernier a ajouté qu’au niveau du ministère de tutelle, des compétitions du genre seront chaque fois organisées dans le but de développer et promouvoir le tambour burundais.  Il a précisé qu’il sera également question de multiplier l’arbre destiné à la fabrication  du tambour (Umuvugangoma) au niveau de toutes les communes et provinces du pays. « Avec toutes ces opportunités dernièrement reçues, il faut que les tambourinaires burundais songent à développer le tambour qui a caractérisé  la culture de nos enceintes », a insisté M. Hitimana. Ce dernier a terminé  en remerciant le Premier vice -président de la République pour avoir rehaussé ces cérémonies de sa présence.

« Le  gouvernement du Burundi s’est engagé à promouvoir la culture burundaise à travers le tambour »

Dans son discours de circonstance, Gaston Sindimwo, Premier vice président de la république du Burundi, a affirmé que la clôture de cette semaine dédiée au tambour avec une participation d’un groupe de tambourinaires par province, montre bel et bien que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national.  « Et différents textes  de loi et stratégies ont été mises en place par  le gouvernement du Burundi pour   donner la valeur à notre culture au niveau national et international », a mentionné M. Sindimwo. Il s’agit entre autres de soutenir tous les groupes de tambourinaires au niveau du pays,  combattre pour que cette bonne culture soit transmise de génération en génération, réhabiliter et multiplier les centres d’encadrement des tambourinaires ainsi que les lieux qui conservent les secrets du tambour burundais, multiplier l’arbre destiné à la fabrication du  tambour dans les communes et  provinces du  pays  ainsi que l’amélioration des textes qui régissent le tambour afin qu’il puisse contribuer dans le développement du pays et des tambourinaires. « Le gouvernement du Burundi prévoit également l’implantation d’’un centre culturel du tambour dans la province de Gitega pour que tous les touristes et visiteurs qui viendront au Burundi puissent y passer afin de se rendre compte de la situation culturelle de notre pays », a informé M. Sindimwo.  Le Premier vice président a clôturé son discours  en remerciant le ministre ayant la culture dans ses attributions ainsi que ceux qui se sont donnés corps et âme pour organiser les activités de cette semaine dédiée au tambour jusqu’à sa clôture, lesquelles ne visent que le renforcement et la promotion de la culture burundaise et sa transmission à nos générations futures.AVIT NDAYIRAGIJE

 
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