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FOOTBALL > Coupe du monde féminine U20, France 2018

Les Hirondelles du Burundi, sauf miracle hautement improbable, sont toujours en course pour France 2018

 

aaadsgdgeyeu Le vainqueur de Burundi-Djibouti a un joli coup à jouer. Il sera directement qualifié pour le 2 e tour des qualifications, puisque le Rwanda qu’il était censé rencontrer au premier tour ne participera finalement pas à la compétition qualificative. Confirmation recueillie sur le site de la Confédération africaine de football (Caf).

 

 Les qualifications africaines pour la Coupe du monde féminine U-20 de la Fifa, France 2018 ont débuté le vendredi 21 juillet 2017, avec le tour préliminaire. Le Burundi a corrigé le Djibouti sur le score de 6 buts à zéro, le Kenya a pulvérisé le Botswana par 7 buts à 1 et la Libye a perdu par forfait devant la Sierra Leone (2-0). Les matches retour auront lieu deux semaines plus tard.
Les vainqueurs de ces doubles confrontations rejoindront ensuite le contingent de sélections exemptées de ces barrages pour le premier tour, programmé mi-septembre. On y retrouvera alors des équipes du calibre du Nigeria, du Ghana ou encore du Cameroun. Deux autres tours de qualifications suivront, à l’issue desquels il ne restera plus que deux équipes.
Ce duo sera connu à la fin du mois de janvier 2018 et s’ouvrira les portes de la neuvième édition de la Coupe du monde féminine U-20 de la Fifa qui se déroulera en France, du 7 au 26 août 2017.
Signalons qu’au tour suivant, les Kenyanes joueront contre les Ethiopiennes, les Sierra Léonaises seront confrontées aux Tunisiennes. Quant aux Burundaises, elles attendront le tour d’après, leurs adversaires désignées, les Rwandaises, s’étant retirées.

La statistique

Seules trois équipes du continent africain ont goûté aux joies d’une Coupe du monde U-20 de la Fifa. Il s’agit du Nigeria, du Ghana, et de la République du Congo, présente en 2006 et 2008, mais qui ne concourt pas à une qualification cette année.

Les favoris

Le Nigeria, qui n’a raté aucun rendez-mondial de la catégorie, fera encore une fois figure d’épouvantail dans ces éliminatoires. Les Falconet commenceront leur parcours qualificatif par un duel face à la Tanzanie. Si la logique est respectée, elles devraient ensuite retrouver le Sénégal puis l’Afrique du Sud, dont elles devront particulièrement se méfier, pour se disputer l’un des deux billets pour la France.
L’autre favori semble être le Ghana, présent lors des quatre dernières éditions de la Coupe du monde U-20 au côté du Nigeria. Les Black Maidens devraient toutefois croiser le Cameroun sur leur route, et contre lequel elles devront faire preuve de vigilance pour passer.

Kazadi Mwilambwe

 

TRADITION> Entretien sur la préparation et la vente de repas traditionnels au Musée vivant de Bujumbura

Pour garder la culture burundaise

 

aahsgdgdu Le Musée vivant de Bujumbura est plus visité par les amateurs de la tradition burundaise. Cela est la raison qui a poussé l’association Ab’Inkoma à y préparer et y vendre des repas traditionnels pour permettre aux visiteurs de découvrir davantage cette tradition burundaise. Pascaline Nahimana, membre de l’association parle de ses objectifs.

 

 Lors de sa visite au Musée vivant, la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau a rencontré Pascaline Nahimana, préparatrice et vendeuse de repas traditionnels, dans l’une des cases s’y trouvant mais plus isolée par rapport aux autres. Sur cet isolement, Mme Nahimana explique que cette case est considérée comme la cuisine, d’où, selon la tradition burundaise, elle doit être placée dans la partie arrière de l’enclos (mu kigo). Là-bas, on y trouve des repas et de la bière reflétant la tradition burundaise ; on peut citer, entre autres, les graines de maïs cuites, les colocases locales (amateke y’ikirundi) et de la bière de sorgho (impeke). Notre interlocutrice signale que tout ça se prépare là-bas par les membres de l’association. «Nous achetons tous les produits dans les régions où ils sont disponibles et nous les préparons ici pour donner l’occasion à ceux qui veulent assister à la préparation », dit Mme Nahimana. Elle ajoute que la préparation est simple pour ceux qui ont évolué à l’intérieur du pays, mais toujours étrange pour les citadins. « Pour les graines de maïs, il suffit tout simplement de les mettre dans un même récipient avec les haricots et de chauffer avec les tiges de bois secs jusqu’à ce qu’ils soient faciles à mâcher, mais il faut mesurer la quantité d’eau pour assurer la bonne concentration de la soupe. Les colocases locales (amateke y’ikirundi) sont cuites sans être épluchées », explique-t-elle. 

Même si la place semble isolée, Mme Nahimana dit que les amateurs de leurs produits viennent toujours les visiter et ce sont eux qui amènent les autres. Elle rappelle qu’elles ont fondé cette association pour leur esprit patriotique de perpétuer la culture burundaise. Elles vendent ces produits pour garder leur capital et non chercher du bénéfice. Elle appelle tout un chacun à aller découvrir cet héritage de nos grands parents tout en signalant que la bière de sorgho n’est disponible que les week-ends.


Eric SABUMUKAMA
(STAGIAIRE)

 

 
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