Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

CULTURE> Le numérique tue le manuscrit

Le livre s’éteindra peu à peu si l’on ne fait rien

 

aagszkazz D’après les esprits pleins d’expériences et d’optimisme, c’est une question de temps avant de voir disparaitre le numérique. Malheureusement, dans les faits, il s’agit du manuscrit, le livre comme on l’a tous connu, qui perd sa valeur, les populations n’accordent plus le même intérêt pour les livres et principalement, la jeunesse qui s’accroche à l’accès facile à internet ou à la télévision.

 

 Chaque information ou connaissance provient forcément de quelque part et aujourd’hui, le numérique contrôle tout. Autrefois, les livres manuscrits étaient indispensables à la transmission des connaissances, le savoir c’était le pouvoir et il n‘était réservé qu’à une infime minorité. Mais tout évolue.
A présent, avec un accès à internet ou quelques chaines télévisées étrangères, l’on acquiert une éducation bafouée car il n’y a aucune base. Tout s’apprend et sans aucune sélection d’information au préalable. Alors, le fait d’équilibrer un peu les chances d’acquérir des connaissances est une bonne solution mais le problème se pose au niveau des bases, il faudrait néanmoins encourager toujours la lecture des livres manuscrits car, ils transmettent mieux l’information et le savoir est présélectionné. C’est dans cette optique qu’il faudrait sensibiliser les populations du 21e siècle quant à la séduction de ces nouvelles technologies, notamment, les chaines télévisées et l’internet.

La problématique sur le plan international

En effet, il y a des constats très inquiétants au sujet de cette problématique. Par exemple au Cameroun, il y a des livres au programme pour l’enseignement secondaire qu’on adapte pour en faire des films et les élèves ne sont plus obligés de lire les livres en question. Ainsi, lorsqu’ils doivent faire des dissertations en philosophie, littérature anglaise ou française, ils ont du mal à argumenter avec des citations correctes, car ils maitrisent l’histoire d’un roman par exemple, mais c’est difficile de l’analyser. C’est le cas de «Madame Bovary» de Gustave Flaubert ou encore «Dernier jour d’un condamné» de Victor Hugo qui ont été adaptés et la grande majorité des élèves concernés par ce programme ont choisi délibérément d’ignorer les livres. La principale excuse à ce phénomène serait le fait qu’ils souhaitaient gagner du temps pour se focaliser sur des matières plus complexes : mathématiques, physique, biologie…

La survie du livre manuscrit à l’angle national

L’on s’est rendu en observateur du côté de la librairie St Paul, afin de soulever des hypothèses au sujet des raisons pour lesquelles les livres ne se vendent pas aussi bien qu’à l’époque. D’après une responsable, il manquerait autant d’auteurs locaux que de lecteurs. Les frais d’importation sont de plus en plus élevés et il n’est même plus possible de se voir accorder un délai supplémentaire alors pour compenser, les livres ne sont plus accessibles à tous faute de moyen. Elle ajoute : «les livres sont conçus pour l’éducation et ne devraient pas coûter très chers et pourtant les clients se plaignent régulièrement. Malheureusement, nous sommes obligés de vendre les livres à ces prix là pour pouvoir avoir un petit bénéfice.» A cause des nombreuses taxes et du taux de valeur ajouté, le manque de devises (dollars et euros), maintenir à flot le business d’une librairie devient difficile en plus qu’il manque de clients. Ainsi, l’unique solution favorable pour éviter la faillite est d’envisager de commercialiser d’autres produits tels que des fournitures scolaires et académiques; chemises, classeurs, formats… y compris des œuvres d’art.
Par ailleurs, à l’intérieur de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique installé à Bujumbura, est située une bibliothèque à laquelle l’inscription est gratuite. Les jeunes, les adultes, tout le monde peut s’y faire abonner. Des cours d’anglais y sont également proposés et la procédure de demande du visa est beaucoup plus favorable car l’on côtoie plus ou moins les employés et bien sûr, la connexion internet est excellente. Ainsi, ceux qui sont intéressés, y vont surtout pour ces avantages énoncés plus haut. De moins en moins de jeunes saisissent l’opportunité de lire alors que de nombreuses connaissances sont à leur porté.
En définitive, la disparution du livre manuscrit est imminente si l’on se fie aux signes. Il faut à tout prix empêcher cela, car des civilisations entières disparaitront par la même occasion. Le numérique n’a rien de vital, il s’agit juste d’un outil, contrairement au livre manuscrit qui demeurera réel.

Grâce Marie Inamahoro
(Stagiaire)

 

 

SPORT> Préparatifs du Burundi au championnat du monde de natation et de tennis

Les athlètes s’entraînent régulièrement

 

ahegedihe Six athlètes en natation et au tennis vont représenter le Burundi au Championnat du monde qui va se dérouler aux mois d’août et septembre en Hongrie. Les préparatifs vont bon train pour ces deux disciplines. Pour le tennis, les entraînements se font dans les centres de formation à l’étranger.

 

 Du côté de la natation, ce sont deux garçons et une fille qui se préparent à ce grand championnat. Selon Salvator Ndikumagenge, directeur technique à la Fédération de natation, les entraînements se font deux fois par jour, de 8h à 10h et de 16h à 18h30. Quant au tennis, Desturi Selemani, coordinateur-adjoint à la Fédération de tennis du Burundi, a fait savoir que trois filles se sont qualifiées à ce championnat du monde. Il s’agit de Sada Nahimana, la numéro un au niveau africain qui s’entraîne dans un centre de formation au Maroc. Aussi, Aicha Niyonkuru qui fait ses entraînements dans un centre de la Communauté est-africaine au Kenya. Et enfin ; c’est une prénommée Osiane, une fille réserve de cette équipe qui s’entraîne également à ce centre de la CEA.

Manque de piscines pour la natation

La natation n’est pas encore connue par beaucoup de gens dans la mesure où certains disent que c’est un sport réservé aux riches. Pour M. Ndikumagenge, sa place reste un peu douteuse car il y a très peu de piscines par rapport aux terrains de football ou de basketball. Ainsi, ce manque de piscines est un handicap majeur pour le développement de la natation dans notre pays. Pour pallier à ce grand défi, le directeur technique à la Fédération de natation a indiqué qu’une sensibilisation s’avère nécessaire, surtout du côté du gouvernement et des particuliers, pour la construction des piscines.
D’après le coordinateur adjoint à la fédération de tennis, cette discipline se porte très bien même si des problèmes ne manquent pas. Pour lui, toutes les catégories de personnes en Afrique peuvent jouer le tennis, ce n’est pas comme en Europe où il s’agit d’un sport réservé aux riches.
Le Burundi participera également au championnat interscolaire de natation qui va se dérouler en Ouganda du 21 au 31 août 2017.


Yvette Irambona

 
Ouvrir