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ENTERTIEN > Sur la chanson «Intwari»

«Chacun peut être “héros” dans son domaine»

 

IMG WA0006La chanson «Intwari» Signée Sag Wise et Spoks man est sortie le dimanche 01 juillet 2018. L’un de ces auteurs, Spoks man partant de cette chanson nous a parlé du concept de l’héroïsme à cette époque. Il a encouragé toute personne à être “héros” à travers ce qu’il fait.  

 

Eric Dushimirimana connu sous le nom de Spoks Man est le co-auteur de la chanson Intwari qui signifie héros. « Le chanteur Sag Wise qui évolue en Belgique m’a contacté et nous nous sommes convenus sur le thème de la chanson Intwari. C’est une chanson qui appelle tout un chacun à être loyal dans ce qu’il fait. Les héros ne se limitent pas à ceux qui sont morts pour l’indépendance de leurs pays, chacun peut être un héro en faisant du bien là où il vit par le biais de son métier. Qu’il soit chanteur, journaliste, etc., la société se rappellera de lui à partir des œuvres qu’il aura réalisées», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’ils ont préféré sortir la chanson le 1er juillet 2018, le jour de la commémoration de l’indépendance du Burundi pour donner un sens aux paroles de la chanson. « Qui dit indépendance du Burundi, voit directement notre héros de l’indépendance Rwagasore. Bien que nous n’ayons pas chanté spécifiquement le héro de notre indépendance, nous appelons les gens à être comme lui», a-t-il souligné.

Il faut encourager tous ceux qui font le bien

Il s’est réjoui qu’il y a plusieurs Burundais qui ont bien exécuté les tâches qui leur étaient confiées. « En plus de Rwagasore et Ndadaye, il y a beaucoup de Burundais qu’on peut qualifier de héros. Dans une autre chanson intitulée « Iy’uba wobaye uwundi » j’ai parlé de plusieurs héros comme Bihome, Mamfu, Ntunguka, etc. C’est surtout quand une personne n’est plus qu’on ose la qualifier de héro, il faudrait aussi encourager tous ceux qui font le bien de leur vivant», a-t-il dit. En écoutant la chanson «Intwari» on remarque que Spoks Man a changé son style. « Quand Sag Wise m’a contacté j’étais grippé et je ne pouvais pas chanter comme d’habitude. Je devais faire recours à des rythmes qui ne sont pas trop exigeants en matière de qualité de la voix et j’ai opté pour le hip pop. Je ne vais pas définitivement changer mon style. J’aime beaucoup le R and R», a-t-il souligné.
Grâce-Divine Gahimbare

 

MUSIQUE> Des avis sur son état des lieux

Malgré l’amélioration, le manque d’infrastructures et  de matériel persiste

 

DSC01472La musique burundaise connaît une certaine évolution, selon certains artistes. Pour d’autres, le manque d’infrastructures et de matériel musical reste toujours un tabou pour le développement de la musique burundaise. 

 

Le manque d’infrastructures et de matériel est l’un des éléments qui hantent l’évolution de la musique burundaise. Le président de l’Amicale des musiciens du Burundi, Bruno Simbavimbere, évoque le manque de salles et de matériel adaptés aux concerts du moment pour pouvoir accueillir les festivals internationaux. « C’est un défi pour nous car nous n’avons pas encore une sonorisation capable d’animer convenablement », indique-t-il. S’agissant du problème soulevé sur l’absence de l’orchestre national, M. Simbavimbere indique que ce dernier manque du matériel complet pour pouvoir produire. Pour lui, il faut que l’orchestre national soit bien encadré, étant donné qu’il donne référence à la nouvelle génération. Il invite le ministère ayant la culture dans ses attributions à bien encadrer cet orchestre national et mettre à sa disposition le matériel nécessaire.Sur la question du piratage des chansons burundaises, M. Simbavimbere indique que cette question a trouvé une solution grâce à la mise en place de l’Office burundais des droits d’auteur (OBDA) et du Conseil d’administration. « Nous sommes en train de faire des efforts au niveau de  l’Office pour que nous puissions, avec le temps, arriver à autoriser les gens qui aimeraient installer des maisons d’édition et la vente légale des chansons », précise-t-il, en invitant les  artistes de  commencer à porter plainte à l’endroit des récalcitrants afin de prendre des mesures à leur encontre.Le chanteur et producteur Roméo Ininahazwe du groupe Etoile du Centre estime, quant à lui, que la musique au Burundi est relativement bonne. En ce qui le concerne, la situation semble évoluée. « Plus la sécurité évolue, plus la musique aussi évolue du côté financier mais également du côté des talents. Nous essayons tant bien que mal de nous adapter face à la situation d’après la crise ». Pour lui, les choses semblent évoluer du bon côté. Même ceux qui étaient à l’extérieur du pays commencent à revenir. Il appelle les musiciens à chercher  toujours à améliorer leurs talents.
Eric Mbazumutima

 
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