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Sport> Sponsor en athlétisme burundais

Certaines entreprises s’y sont déjà lancées

 

DSC09233Le sponsor est nécessaire pour le développement du sport. Au Burundi, certaines entreprises ont déjà compris le bien-fondé du sponsoring et sont en train de se battre pour leur survie. C’est le cas de l’athlétisme où deux entreprises (Global Contec et la Bancobu) s’y sont déjà lancées.

 

La Fédération d’athlétisme du Burundi a, depuis deux ans, deux partenaires, à savoir : Global Contec et Bancobu. Pour Sylvère Nsengiyumva, directeur technique national à cette Fédération, les résultats s’observent à la fin de l’année dans la mesure où beaucoup de compétitions sont organisées. Ainsi, le calendrier est suivi à la loupe. « Avec les moyens qui nous sont donnés par l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme, on essaie de tenir et de répondre à notre calendrier », a-t-il souligné.
Le gouvernement via le ministère en charge du sport, fait son travail avec les moyens dont il dispose. Pour cela, le Burundi a participé dernièrement aux Jeux Olympiques et au Championnat du monde d’athlétisme. Ceci explique que le gouvernement s’occupe des grandes échéances au niveau des sorties. Les deux entreprises (Global Contec et Bancobu) quant à elles, nous aident à organiser localement des compétitions sans oublier le DZAEF qui donne chaque année des subsides, poursuit notre interlocuteur. « Ce n’est pas suffisant mais on essaie de gérer au maximum en bon père de famille pour qu’on puisse achever notre calendrier et nos activités ».

La visibilité de l’entreprise

D’après le directeur technique national, les partenaires viendront car les résultats sont là. « Nous avons déjà cinq athlètes déjà confirmés. Ils ont leurs minimas pour les mondiaux de Londres. Il y en a d’autres grandes nations ou fédérations ayant beaucoup de moyens mais qui n’ont même pas un sponsor jusqu’à maintenant. Donc, on a espoir ».
Les entreprises gagnent en visibilité. Quand il y a un athlète qui peut avoir un minima quand il est local (minima au niveau mondial), il s’agit d’un minima très sévère lorsqu’il est hautement placé. Cela implique qu’il y a de l’audience au niveau des événements athlétiques. Ainsi, c’est la visibilité de l’entreprise qui se présente en leur donnant un espace de faire leur publicité. Il s’agit d’un partenariat car à chaque fois qu’il y a un événement de l’athlétisme, les logos de ces entreprises sont là. La visibilité pour une entreprise récolte sa crédibilité.
Yvette Irambona

 

SOCIETE BURUNDAISE> L’importance multiforme de la vache

Elle est l’objet d’une grande considération

 

DSC 001Depuis longtemps, les Burundais étaient très attachés à l’élevage. Différents animaux domestiques étaient importants pour eux. Mais la vache était très particulière vue son importance multiforme. Cela est ainsi même aujourd’hui.

 

Au Burundi comme ailleurs, la valeur de la vache n’est pas négligeable en comparaison avec les autres animaux domestiques. Son rôle multiforme la rend si importante que celui qui parvient à en avoir une, surtout en milieu rural, est considéré comme riche. Même celui qui n’est pas capable de s’acheter la sienne s’adresse à celui qui en a beaucoup pour demander une à garder pour lui en vue d’entirer profit (kubitsa). Bien entendu, la grande partie de l’importance de la vache se remarque quand elle est vivante même si la viande est un des produits de la vache.
Plusieurs familles burundaises parviennent à se procurer de tout ce dont elles ont besoin grâce aux produits de la vache de son vivant. En vendant le lait et le fumier, on satisfait ses besoins. En premier lieu, le fumier est nécessaire pour la culture des vivres pour éviter la famine et les maladies conséquentes de la malnutrition. Ensuite, le lait est plus important pour la famille possédant la vache mais aussi pour l’entourage. Vue son importance dans la santé humaine, le lait sauve la vie des enfants qui perdent leurs mères étant très petits ou ceux dont leurs mères ne produisent pas de lait maternel suffisant. Non seulement les enfants, mais aussi les adultes en ont besoin parce que c’est un bon produit alimentaire.
Dans certaines régions du pays, ce sont les vaches qui servent de dot à l’occasion des mariages. Deux à trois vaches suffisent pour doter une belle fille. Cela montre que la vache est comparée à l’argent, donc à la richesse. Même dans les régions où on utilise l’argent pour la dot, des fois on vend des vaches pour pouvoir doter.

Cette grande importance accordée à la vache se remarque dans la vie quotidienne des Burundais. En dialoguant entre amis, dans les chansons traditionnelles ou dans les poèmes, des mots se rapportant à la vache sont très usités : « yampaye inka », «sabwe wampay’inka », «noyisasira Ruvuzo nkayorosa Birenzi », etc. Tout cela montre que la vache est beaucoup considérée dans la société burundaise.

Eric Sabumukama (Stagiaire)

 
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